‹ Anatomie du cerveau :Chapitre 10 sur 45 · SIXIÈME MOIS · texte numérisé non relu

SIXIÈME MOIS

Je vais décrire le cerveau d’un fœtus âgé de vingt et une à vingt-deux semaines , que je tenais depuis un an dans l’alcool. Ce cerveau était parfaitement bien conservé.

La dure-mère était d’une épaisseur considérable et très-dense. Elle adhérait à la face interne des os du crâne par le moyen de petites ramifications vasculaires. Son tissu se composait de fibres d’un blanc grisâtre , entre-croisées dans plusieurs sens différens. Outre la grande faux et la tente , on apercevait encore la petite

faux , sous la forme d’une légère saillie corres-

’ Planche vi, fig. 2 et 3; planche vu, fig. 1 et 2 ; planche vui , fig. i-3.

pondante à l’échancrure postérieure du cervelet. L’arachnoïde, d’un tissu extrêmement délicat , formait une pellicule mince et transparente, à la surface de la pie-mère. Cette dernière membrane était fort épaisse et parsemée d’une multitude de vaisseaux. Elle recouvrait à l’extérieur toutes les parties du cerveau et de la moelle épinière , et s’introduisait , en outre , par-derrière , dans le canal de ce dernier cordon, aussi-bien que dans le quatrième ventricule , dans le troisième, et dans les ventricules latéraux. Elle adhérait intimement à la substance cérébrale au moyen des vaisseaux qui se détachaient de sa face interne pour s’enfoncer dans cette substance.

La moelle épinière, contenant son canal, et conformée de la manière que j’ai déjà décrite, se terminait par un filament étendu jusque dans l’os sacrum , et sur les côtés duquel on voyait les nerfs spinaux descendre pour former une queue de cheval. Elle avait trois pouces et cinq lignes de long , depuis le quatrième ventricule jusqu’au filament dont je viens de parler. La largeur de son renflement dans les vertèbres cervicales inférieures , était d’une ligne et demie ; et celle de son second renflement dans les vertèbres dorsales, inférieures et les lombaires supérieures, d’une ligne trois quarts. Elle avait trois lignes de

large dans l’endroit où elle se renfle à sa partie supérieure , et où elle forme les trois faisceaux pyramidaux, olivaires et restiformes. Sur ce même point, elle décrivait en avant (pl. vi, fig. 3, b ) une légère courbure, au-devant de laquelle elle devenait sensiblement plus large , et constituait la moelle alongée. En examinant chacun de ces deux cordons principaux, je reconnus les trois faisceaux dont je viens de parler, et que la direction de leurs fibres indiquait parfaitement, non-seulement en dehors, mais même encore en dedans.

Les faisceaux pyramidaux ( c , c ) se détachaient avant l’inflexion de la moelle épinière , s’entre-croisaient à leur partie interne , et Se dirigeaient en avant , vers la protubérance annulaire, qu’ils traversaient pour aller se jeter dans les pédoncules cérébraux. Leurs fibres longitudinales étaient couvertes par les fibres transversales de cette protubérance, dans plusieurs points de l’intérieur de laquelle je pus m’assurer que les deux ordres de fibres s’entremêlaient ensemble.

Les faisceaux olivaires (d, d) étaient larges , planes , et à peine convexes , car les éminences olivaires ne paraissaient presque pas encore à leur surface. Leurs fibres ne s’entre-croisaient pas

à l’endroit de la courbure de la moelle épinière. Elles se dirigeaient aussi en devant , vers la protubérance annulaire, qu elles traversaient, s’appliquaient ensuite à la partie supérieure et externe des faisceaux pyramidaux , et donnaient naissance, de concert avec ceux-ci, aux pédoncules du cerveau. De ces faisceaux s’élevaient des fibres qui pénétraient dans les parois de la masse commune aux tubercules quadri-jumeaux, et dont les unes s’unissaient à leurs correspondantes du côté opposé, dans la voûte de cette masse, tandis que les autres, se prolongeant en avant , allaient gagner les couches optiques.

Les faisceaux restiformes se dirigeaient en devant, et pénétraient d’avant en arrière dans le cervelet, où ils s’unissaient avec les fibres qui se portaient de celui-ci à la protubérance annulaire.

En considérant le cerveau de haut en bas , on apercevait les deux hémisphères, qui étaient volumineux , lisses , et entièrement dépourvus de circonvolutions et d’anfractuosités ( pl. vi , fig. 2, d , d,d, d). Ils couvraient non-seulement les tubercules quadri-jumeaux, mais encore le cervelet presque entier; car on n’apercevait plus qu’une petite portion de la face supérieure de cet organe, en arrière et entre

les lobes postérieurs. Ils avaient, pris ensemble, un pouce et six lignes et demie de long , sur une largeur d’un pouce en avant, et d’un pouce trois lignes en arrière. Leurs faces internes, celles par lesquelles ils se regardaient l’un l’autre, étaient parsemées d’enfoncemens profonds, et l’on y apercevait déjà des commencemens de circonvolutions ( pl. vu, fig. 2 , y, y , y , y ).

A la face inférieure du cerveau (pl. vi , fig. 3), je distinguai la protubérance annulaire (e, e); elle était large , très-saillante, et marquée, sur la ligne médiane, d’un sillon longitudinal destiné à loger l’artère basilaire. Elle avait deux lignes et demie de long. On ne pouvait douter qu’elle ne fût formée de fibres transversales, unissant en dessous les deux hémisphères du cervelet. Des deux côtés de cette protubérance et de la moelle alongée , on voyait la face inférieure des deux hémisphères du cervelet [g, g), qui était sillonnée en travers. On découvrait aussi une scissure oblongue , qui pénétrait de chaque côté dans la cavité du cervelet et dans le quatrième ventricule (f, f ). C’est par cette scissure que la pie-mère s’introduisait pour former le plexus choroïde du quatrième ventricule. Au-devant de la protubérance annulaire se trouvaient les pédoncules cérébraux, un

peu écartés l’un de l’autre. Devant et entre eux, une masse volumineuse représentait les éminences mamillaires, encore confondues ensemble à cette époque. A leur partie antérieure , on apercevait la glande pituitaire , de forme pyramidale ou conique , en avant de laquelle étaient situés les nerfs optiques. Les lobes antérieurs du cerveau, tous deux d’un volume considérable, étaient séparés des moyens par la scissure de Sylvius, qui avait beaucoup de profondeur, et remontait un peu latéralement. Cette scissure logeait de chaque côté l’artère moyenne du cerveau,, qui terminait le tronc de la carotide interne , et qui se faisait remarquer par son gros calibre. On en voyait naître le nerf olfactif , qui, après s’être avancé de dehors en dedans , se terminait par un renflement. Les lobes m'oyens faisaient une saillie arrondie bien prononcée ; une petite échancrure , ou un léger enfoncement , les séparait des postérieurs , qui offraient des dimensions considérables , et qui s’étendaient sur la face supérieure du cervelet.

Ayant écarté avec précaution les deux hémisphères du cerveau , j’aperçus le corps calleux ou grande commissure cérébrale (pl. vii , fig. 1 , g), qui les unissait l’un à l’autre, et s’opposait à ce qu’on pût les isoler entièrement sans les déchi-

rer. Ce corps avait trois lignes et deux tiers de long, sur une ligne et un quart de large , et se prolongeait si peu en arrière qu’il ne couvrait pas encore entièrement les couches optiques ( e ) et le troisième ventricule. Il est donc évident que la grande commissure cérébrale se forme d’avant en arrière , à mesure que les hémisphères s’étendent et se prolongent dans cette même direction.

Indépendamment du corps calleux , je pus distinguer aussi le cervelet ( c ), la masse commune des tubercules quadri-jumeaux ( d , d) , les couches optiques (e), et la glande pinéale , de forme arrondie, avec ses pédicules (f).

Le cervelet , presque entièrement couvert par les lobes postérieurs du cerveau ( pl. vi , fig. a , c ; pl. vu , fig. î , c ) , était un peu aplati de haut en bas. Sa partie moyenne , ou l’éminence vermiforme , était un peu renfoncée. L’échancrure postérieure existait , quoique peu prononcée. L’organe entier avait huit lignes de large ; son diamètre antéro-postérieur était de deux lignes et demie dans l’éminence vermiforme , et de trois lignes dans les hémisphères. A sa face supérieure , on apercevait un grand nombre de sillons transversaux très-profonds ; car, non seulement les lobules existaient déjà , mais encore

AÏS ATOM IE

des rameaux s’étaient développés sur leurs branches , ainsi qu’on peut s’en convaincre en jetant les yeux sur la figure d’une coupe perpendiculaire ( pl. vu , fig. 2 , f). La cavité du cervelet avait diminué de capacité , et le bord postérieur était renversé de dehors en dedans. Le pédoncule supérieur, ou la portion ascendante des bras du cervelet, la grande valvule cérébrale, et le pédoncule antérieur, destiné à produire le pont de Varole , avaient pris beaucoup de développement. On apercevait déjà , dans les hémisphères, les corps ciliaires, ou les grands noyaux médullaires de Reil.

Le quatrième ventricule, situé au-dessus de la moelle épinière et au-dessous du cervelet ( pl. vu, fig. 2,d), communiquait avec le canal de la moelle épinière par le moyen du bec du calamus scripiorius. En devant il se continuait avec le troisième ventricule, par l’intermède du conduit que couvrait la grande valvule cérébrale. Je n’ai point aperçu sur le plancher du quatrième ventricule les stries blanches que divers anatomistes regardent comme étant les racines du nerf auditif; mais j’ai vu très-distinctement, sur les côtés , les bandelettes grises de MM. Wenzel ( e ).

La masse commune des tubercules qundri-ju-

meaux , entièrement couverte par les lobes postérieurs du cerveau (pl. vu, fig. 1 , d, d) , était convexe et lisse à sa face supérieure : un faible sillon longitudinal, tracé sur la ligne médiane , la partageait en deux moitiés. Elle avait quatre lignes de long, sur trois de large et reposait principalement sur les faisceaux moyens ou olivaires de la moelle rachidienne , dont elle recevait des fibres ascendantes , qui se courbaient de dehors en dedans , et s’unissaient à celles du côté opposé. Ces fibres avaient beaucoup augmenté de volume, ainsi que le démontre une coupe perpendiculaire du cerveau ( pl. vu , fig. 2,1). L’épaisseur des parois de la masse s’élevait, en devant, à une ligne et deux tiers. En arrière , elle s’unissait peu à peu et finissait par se confondre avec la valvule de Vieussens. L’augmentation dé l’épaisseur de ses parois avait rétréci notablement la cavité circonscrite par elle ( k ).

Les couches optiques ( pl. vu , fig. 1 , e ) , convexes et lisses à leur face supérieure , avaient trois lignes et deux tiers de long , sur une largeur de trois lignes pour chacune. Elles reposaient sur les pédoncules du cerveau , dirigés eux-mêmes, d’arrière en avant et sur les c.ôtés ( pl vu, fig. 2, i, o), ou plutôt elles étaient dues

au renflement de ces pédoncules. Une commissure les unissait en dedans et en arrière; mais leur commissure moyenne n’existait pas encore. De leur bord supérieur et interne s’élevaient les pédicules de la glande pinéale, qui s’unissaient en arrière pour donner naissance à ce petit corps, de forme arrondie ( f).

Les nerfs optiques se recourbaient d’avant en arrière et de bas en haut, autour des pédoncules du cerveau. On pouvait les poursuivre jusqu’à la face externe des tubercules quadri-jumeaux et des couches optiques , où ils formaient un petit renflement , le corps genouillé , que je suis parvenu à détacher avec le nerf lui-même , sous la forme d’une couche dénuée de toute apparence fibreuse , de la face externe tant des tubercules quadri-jumeaux, que des couches optiques.

Je fis une coupe horizontale dans l’hémisphère gauche du cerveau, pour contempler le ventricule latéral et les parties qu’il renferme. Les parois de cette cavité (pl. vu, fig. 1 , h, h, h) avaient considérablement augmenté d’épaisseur, surtout l’externe , car l’interne était au delà de moitié plus mince que celle-ci. Le ventricule, encore très-spacieux, avait une forme oblongue, et s’élevait fort au-dessus de la surface du corps

calleux. On y reconnaissait la corne antérieure, qui s’étendait dans le lobe antérieur du cerveau ( o ) ; la corne inférieure, qui descendait dans l’épaisseur du lobe moyen ( p ) ; et la cavité digitale , plongée dans celle du lobe postérieur ( q ). Le ventricule était entièrement rempli par un plexus choroïde très-volumineux. J’aperçus , dans son fond, la grande corne d’Ammon [k, le), qui descendait d’avant en arrière et de dedans en dehors dans la corne moyenne , ainsi que sa bandelette ou corps frangé , qui lui formait une sorte de bordure (i). La petite corne d’Ammon , oul’éperon (/), s’étendait en arrière dans la corne postérieure. Ces deux éminences , dont la première était la continuation du pilier postérieur à la voûte , devaient naissance à une plicature de la substance cérébrale faisant saillie dans le ventricule , ce dont on ne pouvait douter en examinant la face externe de ces diverses parties ( pl. vin , fig. i ). En effet, au pilier postérieur de la voûte ( d , d ) et à sa bandelette ( c , c ) , correspondait en dehors une excavation profonde ( e,e ), de la partie postérieure de laquelle se détachait une autre fossette ( f ). C’étaient les portions du cerveau rentrées en dedans pour produire ces deux cavités , qui formaient les éminences saillantes à la surface des ventricules latéraux. Des

replis de la pie-mère s’enfoncaient dans les deux excavations.

En devant et en dehors, on découvrait, dans le ventricule latéral , une grosse protubérance arrondie et contournée autour du pédoncule cérébral , à sa sortie de la couche optique. Cette protubérance (pl. vu , fig. 1 , n) représentait le corps strié. Sa largeur était de trois lignes et deux tiers en devant , et d’une ligne et demie seulement en arrière ; elle avait sept lignes d’étendue dans son diamètre longitudinal. Entre elle et la couche optique régnait une gouttière ; par conséquent la bandelette demi - circulaire n’existait pas encore.

Ayant pratiqué une incision à la partie postérieure du corps strié, et l’ayant, avec le secours du manche mince et arrondi d’un scalpel, détaché du pédoncule cérébral situé au-dessous det lui, puis renversé de dehors en dedans (pl. vin, fig. 2 ) , j’aperçus très-distinctement les fibres du pédoncule, qui s’étalaient dans l’hémisphère du cerveau. Le pédoncule étant sorti latéralement de la couche optique ( e ) , ses fibres se portaient aussitôt, sous la forme de rayons, en devant, en dehors et en arrière ( li, h, h ). Quelques-unes ( f, f ) se dirigeaient , de haut en bas , dans le corps strié ( g, g) , dont la partie su-

périeure était formée par une couche de substance non fibreuse. Les fibres rayonnées dans les hémisphères se dirigeaient d’abord de bas en haut , puis se courbaient de dehors en dedans , et formaient de cette manière la voûte des ventricules latéraux, ainsi que la face supérieure des hémisphères. Elles redescendaient ensuite le long de la face interne de ceux-ci. Les antérieures et les moyennes, s’unissant à celles de l’hémisphère opposé, donnaient naissance au corps calleux. Les postérieures se confondaient avec le pilier postérieur de la voûte , et produisaient la corne d’Ammon. Le rayonnement des fibres des pédoncules en devant, sur les côtés et en arrière, leur direction de dehors en dedans , et la marche qu’elles prennent ensuite de haut en bas pour produire le corps calleux ainsi que la corne d’Ammon , expliquent la manière dont se forme le ventricule latéral , dans lequel on ne peut plus pénétrer que par une ouverture située sous la voûte et la bandelette demi-circulaire , et livrant passage au plexus choroïde. Mais les fibres ne s’étalent pas seulement dans la direction principale que je viens d’indiquer ; elles rayonnent en outre vers la périphérie, c’est-à-dire que, de leur surface , il s’en élève d’autres , qui se portent de dedans en dehors. J’ai aperçu très-distinctement

ccs dernières dans une coupe verticale faite aux parois des hémisphères ( i , i3 i, k, k 3 l , l). On ne pouvait douter qu’elles ne rayonnassent directement de dedans ên dehors, tandis que celles de la face interne (h, h, h) se portaient au contraire de haut en bas. Il y a donc un double rayonnement de fibres dans chaque hémisphère.

Nous avons vu jusqu’ici comment les hémisphères, d’abord minces et membraniformes , augmentent peu à peu d’épaisseur chaque mois. Voici de quelle manière cet effet a lieu , d’après mon opinion. Les vaisseaux de la pie-mère qui enveloppe la substance cérébrale, et dans lesquels personne ne refusera sans doute de voir les organes formateurs et nourriciers de cette substance, séparent, du sang qu’ils apportent à l’encéphale, au moyen des ramifications détachées de la face interne de la membrane, la nouvelle pulpe cérébrale , ou la masse qui lui donne naissance. Cette pulpe se dispose donc par couches de dedans en dehors ; elle cristallise, si je puis m’exprimer ainsi , sous la forme de libres qui s’appliquent à la surface des fibres formées les premières. L’accroissement de la pie-mère, et les dépôts successifs de couches nouvelles sur les anciennes, font acquérir plus d’épaisseur aux parois des hémisphères. L’examen de la sub-

stance cérébrale fournit des preuves à l’appui de l’opinion que je mets en avant. Lorsqu’on détache la pie-mère de l’encéphale (pl. vin, fig.2, b, b), des couches plus ou moins épaisses de pulpe cérébrale (d) demeurent toujours adhérentes à sa face interne, ce qui tient évidemment à ce que la substance molle extérieure , qui s’est déposée la dernière , adhère encore aux vaisseaux nés de la face interne de la membrane. La couche adhérente aux portions de la pie-mère qu’on a détachées, et la couche supérieure du cerveau dépouillé de cette enveloppe (a, a), sont toutes deux également molles et dépourvues de toute apparence libreuse. Examinées au microscope, elles paraissent être formées de très-petits globules. Si l’on déchire le cerveau ( e , <?),. on voit paraître les fibres , sur lesquelles se trouve appliquée une couche de substance molle et sans texture fibreuse (/*, f ). Cette substance, qui a été sécrétée la dernière, n’a pas encore eu le temps de prendre la forme de fibres. On dira peut-être qu’elle correspond à la substance corticale; mais cette objection n’a point de valeur, car la substance corticale n’est déposée qu 'après la naissance à la surface du cerveau.

Je passe à la considération de la voûte. Le quatrième ventricule (pl*. vii, fig. 2, d) se cou-

tinuaiten devant, par le moyen du conduit qui régnait sous la valvule de Yieussens(m) , avec la cavité de la masse commune des tubercules quadri-jumeaux ( k ), devenue beaucoup plus étroite; et cette dernière communiquait également avec le troisième ventricule (n, p, s). Celui-ci, placé entre les couches optiques (o) , se prolongeait en bas jusque dans la glande pituitaire ( q ) et les éminences mamillaires. De ces dernières s’élevaient les piliers antérieurs de la voûte (s), qui se courbaient d’avant en arrière , au-dessous du corps calleux et au-devant des couches optiques. En avant d’eux , on apercevait la commissure antérieure (z), unissant les deux corps striés l’un à l’autre. A l’endroit où chaque pilier de la voûte se porte de bas en haut sous le corps calleux , il envoyait à la face inférieure de celui-ci (t) une lamelle très-mince qui; réunie à celle du côté opposé, constituait la cloison transparente. Une ouverture située entre les piliers antérieurs de la voûte faisait communiquer le troisième ventricule avec l’espace compris entre les deux lamelles, et qui formait le ventricule de la cloison. La cloison et le corps calleux étaient déjà beaucoup plus développés dans ce fœtus que dans celui dont la description précède , parce que le cerveau était devenu plus volumineux, et qu’il

s’était prolongé davantage en arrière. Les piliers antérieurs de la voûte , composés de fibres longitudinales , se courbaient d’avant en arrière , autour des couches optiques, et allaient ensuite de haut en bas gagner les cornes d’Ammon, en formant les corps frangés et les piliers postérieurs.

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