‹ Anatomie du cerveau :Chapitre 24 sur 45 · DES HÉMISPHÈRES DU CERVEAU , CONSIDERES A L’EXTÉRIEUR · texte numérisé non relu

DES HÉMISPHÈRES DU CERVEAU , CONSIDERES A L’EXTÉRIEUR

Dans le fœtus âgé de deux mois on aperçoit, de chaque côté , en avant et le long des petits tubercules correspondans aux corps cannelés ,

' Rapport, p. 368. « La commissure anterieure du cer-’ ' veau s’unit évidemment aux nerfs olfactifs dans les ani-

maux. »

une membrane très-mince et très-délicate , qui . les couvre'à- peine. Cette membrane est formée de substance médullaire , renversée d’avant en arrière et de dehors en dedans , et couverte par la pie-mère. C’est le premier rudiment des hémisphères du eervëau. La petitesse extraordinaire de ces derniers fait que les couches optiques, les tubercules quadri-jumeaux et le cervelet ne sont pas encore couverts par eux à cette époque. Au commencement du troisième mois, les membranes des hémisphères couvrent complètement les corps cannelés , y compris lesquels elles ont trois lignes de large. Vers la fin du même mois elles ont acquis des dimensions beaucoup plus considérables , car elles ont alors quatre lignes de long , sur cinq de large et trois de haut : elles couvrent non-seulement les corps stries . mais même les couches optiques ; cependant elles. ne s’étendent pas encore jusque sur les tubercules quadri-jumeaux. Chaque hémisphère n’est composé que du lobe antérieur , car le moyen et le postérieur ne forment encore qli un petit appendice arrondi.

A quatre mois les, hémisphères ont dix lignes de long, sur cinq de large en avant, et huit en arrière.’ Ils se sont notablement prolongés en arrière , de sorte qu’ils ne couvrent pas seulement

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les corps cannelés et les couches optiques., mais encore la partie antérieure des tubercules quadrijumeaux. Leur face supérieure est lisse ; on y aperçoit seulement çà et là quelques légères dé7 pressions , dans lesquelles s’enfonce la piemère. Vu de côté et en* dessous, chacun d’eux est partagé par un faible sillon , la scissure de Sylvius , en un gros lobe antérieur et en une autre petite masse qui correspond à la fois au lobe moyen et au lobe postérieur. De la scissure de Sylvius, dans laquelle se trouve logée l’artère latérale du cerveau , naît le nerf olfactif , qui est très-gros , creux , et dirigé d’abord en dedans, puis en devant. Les hémisphères sont deux gros sacs membranèux , dans lesquels les plexus •choroïdes pénètrent par la partie interne , audessus des couches optiques. La plus grande épaisseur de leurs parois correspond en dedans , à la hauteur des corps striés , et la moindre en dedans et en arrière.

A cinq mois, les hémisphères sont longs d’un pouce trois lignes , et larges d’un pouce en arrière. Quoiqu’ils se soient beaucoup alongés dans ce dernier sens , ils ne couvrent cependant pas encore tout-à-faitles tubercules quadri-jumeaux.

A six mois , ils- ont un pouce et six lignes et demie de long, sur une largeur d’un pouce en

devant et d’un pouce trois ligne.s en arriéré. A cette épôque, ils couvrent non-seulement toute l’étendue des .tubercules quadri-jumeaux , mais encore la plus grande partie du cervelet. Sur leur face interne , c’est-à-dire sur celle par laquelle ils se regardent, o*n aperçoit déjà plusieurs sillons, qui sont des rudimens de circonvolutions, tandis que la surface supérieure est lisse . aussibien que les latérales. Si on les considère en dessous , on y découvre les lobes antérieurs , les moyens et les postérieurs. Les deux grands lobes antérieurs sont séparés des moyens par les scissures de Sylvius. Celles-ci logent les artères moyennes du cerveau , continuation du tronc des carotides internes. De leurs parois on voit naître les nerfs olfactifs , qui sont très-volumineux , se dirigent en dedans et en avant , et se terminent par un renflement. Les lobes moyens.' qui forment une saillie arrondie , sont séparés des postérieurs par une légère dépression.

A sept mois, le cerveau a un pouce et dix lignes de long , sur un pouce deux lignes de large en devant, et un pouce cinq lignes en arrière. Il a tellement augmenté de volume, que non-seulement il couvre les tubercules quadri-jumeaux et le cervelet, mais qu’il s etend même un peu au delà de ce dernier organe. On y aperçoit çà et là

des enfoncemens , qui sont des rudiment de circonvolutions et d’anfractuosités, et dans lesquels pénètrent des replis de la pie-mère. Lés scissures de Sylvius sont profondes, montent fort haut dans la’ substance de l’encéphale, et s’inclinent un peu en arrière. Les artères moyennes du cerveau , qu’elles logent , envoient dans la substance de cet organe un grand nombre de ramifications, qui servent à la nutrition des corps cannelés.

A huit mois, les hémisphères, qui couvrent le cervelet, et se prolongent même au delà de son bord postérieur , ont deux pouces et onze lignes de long , deux pouces et une ligne de large , et un pouce dix lignes de haut. En examinant leur face inférieure , on aperçoit les lobes antérieurs, moyens et postérieurs , dont les limites respectives sont bien tranchées. De toutes parts on y découvre un grand nombre de sillons et d’enfoncemens, tapissés par des replis de la pie-mère. Ces sillons, et les circonvolutions qu’ils produisent , sont plus nombreux à la surface du .lobe antérieur et du lobe moyen , qu’à celle du lobe postérieur.

À neuf mois, les hémisphères ont trois pouces et quatre lignes de- long ., sur deux pouces et sept lignes de large. Ils ont alors exactement la

forme qU’on leur connaît .chez l’adulte, et sont garnis d’un grand nombre de' circonvolutions et d’anfractuosités.

D’après cet exposé, il est évident que les hémisphères du cerveau se forment par les côtés et d’avant en arrière , qu’ils constituent dans le principe une membrane mince et médullaire, réfléchie de dehors en dedans et de derrière en devant , qu’ils augmentent peu à peu de volume et depaisseur, et qu’à mesure qu’ils font ainsi des progrès, ils s’étendent sur les corps, cannelés, les couches optiques , les tubercules quadri-jumeaux et le cervelet , de manière à couvrir enfin toutes ces parties. On observe précisément le même mode de formation dans les hémisphères du cerveau des animaux ; seulement ils

s’arrêtent durant toute la vie, dans les différentes

espèces,- aux divers degrés de développement que ceux du fœtus parcourent dans leur évolution successive. La preuve de ce fait nous sera fournie par l’examen du cerveau des animaux.

Dans tous les poissons osseux, et dans les poissons cartilagineux des genres lophie et esturgeon, on trouve, au-devant des protubérances d’où proviennent les nerfs optiques, et qui correspondent par conséquent aux tubercules quadri-jumeaux, deux éminences pleines et so-

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lides , qui donnent naissance aux nerfs olfactifs. Haller les nommait tubercules supérieurs desnerfs olfactifs. Vicq-d’Azyrr , M. Cuvier et quelques anatomistes les ont appelées protubérances ou ganglions du cerveau d’où les nerfs olfactifs tirent leur origine. M.- Arsalcy leur donne également le nom de tubercules des nerfs olfactifs , et les considère comme les analogues des hémisphères. Ces. .protubérances ont, en général, une forme ovale; tantôt elles sont lisses, et tantôt leur surface est parsemée d’un petit nombre de sillons peu profonds et de proéminences qui ressemblent presque à de petites circonvolutions. Camper a observé ces petites anfractuosités et ces faibles saillies dans le cerveau du cabillaud, et Vicq-d’Azyr1 les a rencontrées dans celui de plusieurs poissons. Elles se sont offertes à moi dans la raie pécheresse, l’hirondelle de mer, ou pirabèbe commune, qui habite la Méditerranée, l’uranoscope , la dorée ou poisson de saint Pierre , le boulereau noir , le salut , la lotte, la truite, l’ombre, le salmo salvelinus , le saumon de Schiefermuller , etc. Le volume des protubérantes varie suivant les espèces. Ainsi je. les ai

1 Mémoires de Tac. des sc. , ann. 1783,' p. «Les tubercules antérieurs offrent dans quelques-uns des incisions ou petites circonvolutions. »

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trouvées très-grosses, et infiniment plus grandes que celles d’où naissent les nerfs optiques , dans le salut , la lotte et Yacipenser stellaris. Cependant elles sont , en' général, -moins volumineuses , comme on peut s’en convaincre en examinanfles p'ôissons des genres lophie, scorpène . uranoscope, dorée, vive, brochet, saumon, cyprin, etc. Elles sont composées d’une substance grise ou d’un blanc rougeâtre,, et unies ensemble par la petite commissure médullaire antérieure Plusieurs fibres des pédoncules cérébraux. s’enfoncent dans leur intérieur, et se confondent avec les nerfs olfactifs, auxquels elles donnent naissance. Je les considère comme les analogues des corps striés ,' du bord externe desquels les membranes des hémisphères n’ont point encore commencé à s’élever. L’analogie qui existe entre elles et lés corps cannelés du fœtus , aux premières époques de son développement, parle en faveur de cette opinion , aussi-bien que la présence de la commissure antérieure , et cette autre circonstance enfin que ce sont elles qui donnent naissance aux nerfs olfactifs. Les autres petites protubérances, en nombre variable, qu’on aperçoit en avant d’elles , doivent être considérées comme de simples renflemens des nerfs .olfactifs. On trouve quatre de ces renflemens

dans les anguilles, tandis qu’il n’y en a que deux dans les uranoscopes , les pleuronectes, les brochets et les dupées. Je n’en ai aperçu aucun dans les gades ,-les silures et les cyprins.

Le cerveau des poissons cartilagineux, notamment des raies et des squales, présente deux masses très-volumineuses et unies l’une avec l’autre, d’où naissent les nerfs olfactifs. Ces masses sont creuses , 'ainsi que l’a dit M. Arsaky , et leur cavité se prolonge dans les nerfs olfactifs. Rigoureusement parlant , la paroi supérieure , celle qui couvre le ventricule des masses en question , est formée par une membrane d’un blanc grisâtre , renversée de dehors en dedans et d’avant en arrière , et dans laquelle se répandent les fibres des pédoncules, cérébraux. La piemère , qui revêt cette membrane en dehors , pénètre par la partie postérieure dans la cavité, qu’elle tapisse aussi de toutes parts. Nous trouvons donc ici le premier rudiment des hémisphères du cerveau.

Ces hémisphères existent dans tous les reptiles qu’on a disséqués jusqu’aujourd’hui. Vicqd’Azyr leur a donné mal à propos le nom de ganglions des nerfs olfactifs. En avant des deux masses, analogues aux tubercules quadri-jumeaux, qui produisent les nerfs optiques, on en

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aperçoit deux autres, assez volumineuses, parfaitement lisses , et couvertes par la pie-mère de la partie antérieure desquelles naissent les nerfs olfactifs. Ces masses, qui sont toujours incomparablement plus grosses que les protubérances d’où les nerfs optiques tirent leur origine, représentent les hémisphères. C’est dans les grenouilles, les crapauds et les salamandres, qu elles ont le moins de volume; elles sent plus grosses dans les chéloniens et les ophidiens; je ne les ai trouvées, dans aucun reptile, aussi développées que dans les lézards , les dragons, les iguanes et les crocodiles. Leur forme présente quelques différences. Elles sont ovales, alongées et presque cylindriques, dans les salamandres; également oblongues, mais unies en devant, dans les grenouilles et les crapauds; ovales, dans le lézard gris , la tortue grecque et le caret ; presque triangulaires , fort larges en arrière , et terminées en devant par une extrémité déliée, qui devient le nerf olfactif, dans la couleuvre à collier-, l’iguane bleu et le crocodile. Chez ces deux derniers animaux, elles ressemblent déjà un peu aux hémisphères des oiseaux. Lorsqu’on les écarte Tune de l’autre à leur partie supérieure . on aperçoit , au-devant des tubercules quadrijumeaux, les deux petites couches optiques , sur

lesquelles repose la glande pinéale; on découvre aussi le troisième ventricule et la commissure antérieure , qui unit les hémisphères en devant ; enfin , sur chaque hémisphère , en arrière et en dedans, on reconnaît l’existence d’une ouverture par laquelle la pie-mère s’insinue, afin d’aller former le plexus choroïde dans le ventricule latéral. Si l’on ouvre de haut en bas les hémisphères , qui sont très-surbaissés, la vue plonge dans les ventricules latéraux , dont la vaste capacité est remplie par les plexus choroïdes. Au-dessous de ces derniers, et à leur côté interne, se trouvent les éminences oblongues qui correspondent aux corps cannelés , et qui font saillie dans l’intérieur des ventricules. Chaque hémisphère représente un sac membraneux. La membrane médullaire, fort mince, qui s’élève des parties antérieures et latérales des corps striés, est renversée d’avant en arrière et de dehors en dedans, disposition en vertu de laquelle elle constitue la paroi du ventricule. Dans cet état, les hémisphères du cerveau des reptiles ressemblent manifestement à ceux du fœtus de trois mois, qui présentent la même inflexion, et se sont assez prolongés en arrière pour couvrir les corps striés et les couches optiques , laissant seulement à nu les tubercules quadri-jumeaux , qu’on

aperçoit de même à découvert dans les reptiles.

Les nerfs olfactifs, qui naissent des hémisphères , produisent, dans les tortues , un petit renflement oblong et creux. Leur cavité est un prolongement du ventricule latéral dans l’intérieur de ces nerfs. Je n’ai rien vu de semblable dans aucun autre reptile.

Les hémisphères du cerveau sont déjà beaucoup plus volumineux, plus élevés et plus voûtés dans les oiseaux que dans les reptiles. Cependant ils ne couvrent pas les masses analogues aux tubercules quadri-jumeaux , qu’on aperçoit encore à découvert, comme dans les fœtus des premiers temps de la gestation. Ils ont la forme d’un cœur, et leurs extrémités antérieures se continuent avec les nerfs olfactifs. Sur aucun point de leur surface on n’aperçoit de circonvolutions ni d’anfractuosités. Us ne sont pas non plus partagés en lobes, car les scissures de Sylvius n’existent point encore. Les parties qui entrent dans leur composition sont deux grosses protubérances, analogues aux corps cannelés, d’où naissent deux lames médullaires qui se renversent d’avant en arrière et de dedans en dehors, formant ainsi le ventricule latéral. Ils sont unis ensemble par la commissure antérieure. Le corps calleux n’existe point, de même que

dans le fœtus humain , durant les premiers temps de sa formation.

Le cerveau des mammifères se rapproche peu à peu de celui de l’homiûe, en passant par plusieurs degrés d’organisation qui établissent de la ressemblance entre lui et le cerveau du fœtus, mais que celui-ci parcourt avec rapidité dans les progrès de son. développement : ce sont les rongeurs et les chéiroptères qui occupent le dernier rang sous ce rapport. Les hémisphères des rongeurs, en particulier de la souris, du rat, de la marmotte, du castor, du lièvre, du lapin , de l’écureuil , etc. , n’ont ni sillons ni circonvolutions, comme Willis l’a très-bien fait remarquer le premier , mais sont lisses et surbaissés. Il en est de même dans les chauve-souris du pays, l’opossum ou sarigue à oreilles bicolores, selon Tyson 1 , le couscous ou phalanger d’Amboine , et le fourmilier à deux doigts , suivant Daubenton 2. A la surface des hémisphères du lièvre, du lapin et de l’écureuil, on aperçoit de légers sillons , dans lesquels la pie-mère s’enfonce. Chez ces rongeurs , et plus spécialement dans les espèces du genre rat, dans la marmotte

’ Philos. Trans., n° 390.

’ Buffon, Hist. nat. , t. xnt, p. 94.

et dans le castor, de même que dans les chauve-souris , ils s’étendent encore si peu en arrière, que les tubercules quadri-jumeaux sont en partie à découvert, eomme dans les fœtus de quatre et de cinq mois. Là aussi on les trouve, de même que dans ces fœtus, partagés en lobes antérieurs et en lobes moyens, par une scissure de Sylvius peu profonde , attendu qu’elle commence seulement alors à se montrer.

Dans les carnassiers, tels que la martre, le renard , le chien et le chat 1 * ; dans les ruminans, tels que la brebis % la chèvre, le bœuf 3, la biche et Le cerf; enfin dans le cochon 4 et le cheval 5, les hémisphères sont beaucoup plus volumineux, plus élevés, plus voûtés, et garnis de circonvolutions et d’anfractuosités : ils couvrent non-seulement toute la surface des tubercules quadri-jumeaux, mais encore une portion de la face antérieure du cervelet, ainsi que dans les fœtus de six et de sept mois. Une scissure de Sylvius sépare le lobe antérieur du moyen .

1 Collins, loc. cit. , tab. 55, fig. 2.

5 Vicq-d’Azyr, loc. cit., tab. 8, fig. 1.

3 Vicq-d’Azyr, loc. cit. , tab. 8, fig. 2.

4 Collins , loc . cit. , tab. 5^.

5 Vicq-d’Azyr, loc. cit. , tab. 7.

avec lequel le postérieur se trouve encore confondu.

Enfin, dans les singes 1 , le cerveau est encore plus grand et plus bombé; il couvre même le cervelet. On y distingue, comme dans le fœtus qui va naître, des lobes antérieurs , moyens et postérieurs. Les circonvolutions et les anfractuosités sont beaucoup plus nombreuses que dans les animaux dont je viens de parler. Cependant M. Cuvier 2 assure que , dans la plupart des quadrumanes, à l’exception du chimpansé 3 et du gibbon, on ne voit pas de circonvolutions sur le lobe postérieur. C’est aussi sur ce lobe qu elles paraissent le plus tard dans le fœtus de l’homme.

Tous ces faits établissent que les hémisphères, dans le fœtus aussi-bien que dans les animaux , se développent d’avant en arrière et sur les côtés , et qu’ils s’étendent successivement, suivant la première de ces deux directions, au-dessus des corps cannelés, des couches optiques, des tubercules quadri-jumeaux et enfin du cervelet. Ils

' Blumenbach, de generis humanivarietate nativâ. Gut,tingue, 1778, in-8°, tab. 1. Basis cerebri papionis mandrill.

2 Anat. comp. , t. n, p. 157.

3 Tyson , Anatomy ofapigmy , fig. 1 3 , il\.

AIN ATOM IE

prouvent aussi que ces portions de l’encéphale deviennent peu à peu plus élevées et plus bombées, qu’il s’y développe par degrés des circonvolutions et des anfractuosités, et que c’est leur accroissement progressif qui procure au cerveau une forme elliptique et presque globuleuse. Ainsi l’encéphale de l’homme adujte se distingue de celui de tous les animaux par le volume et la hauteur de ses hémisphères, de même que par le nombre plus considérable de ses anfractuosités et de ses circonvolutions. Démontrons maintenant comment se forment ces dernières , et quel est le mode de distribution des fibres des pédoncules cérébraux dans les hémisphères.

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