L. m. p. : Lobe médian postérieur ou ver inférieur
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Le lobule médian postérieur est représenté par toute l'étendue du ver inférieur, FiG. 537. Tout ce qui reste des hémisphères cérébelleux, depuis le sillon supérieur de Vicq d'Azyr de la face supérieure jusqu'au niveau de cette partie antéro-interne de la face inférieure connue sous le nom de tonsille ou amygdale, correspond au lobule ansiforme. Celui-ci a donc pris chez l'homme un développement extraordinaire. Les deux lobules ansiformes sont directement relies entre eux par des lamelles médianes formant le tiers postérieur du ver inférieur.
L'amygdale, Am, représente le lobule paramédian et au-devant d'elle nous retrouvons la formation vermiculaire représentée par le Jîocculus, le pédoncule du flocculus et la valvule de Tarin. Cette division se retrouve encore sur une section médiane du cervelet,
Pour expliquer ce type, Bolk admet que, lors du développement du système nerveux, l'énergie de croissance de l'écorce cérébelleuse n'est pas la même partout, mais qu'il se forme à certaines places des centres de croissance correspondant aux différents lobes de l'adulte : un centre médian pour le lobe antérieur et quatre centres pour le lobe postérieur, dont deux médians pour le lobule simple et le lobule médian, et un latéral pour chaque lobule latéral.
En comparant entre eux les cervelets d'un grand nombre de mammifères, Bolk a constaté des variations considérables dans le développement de ces différentes parties cérébelleuses. Il en a conclu à une variation correspondante dans l'énergie de croissance de ces différents centres pendant le développement embryologique. En recherchant si, à ces variations dans le développement relatif des différentes parties du cervelet, ne répondait pas une variation soit dans le volume, soit dans la valeur physiologique des groupes musculaires périphériques, Bolk est arrivé à la conclusion que cette relation existe et que 1" développement plus ou moins grand d'un lobe ou d'un lobule cérébelleux donné répond à un développement physiologique correspondant d'un grouoe de muscles.
D'après lui, les parties médianes du cervelet seraient en rapport avec des groupes musculaires appartenant à des organes médians et fonctionnant toujours sjmergiquement, tandis que les parties latérales du cervelet représenteraient les centres de coordination des groupes musculaires du côté correspondant, pouvant fonctionner indépendamment des groupes musculaires du côté opposé. Le développement plus ou moins considérable de ces différentes régions cérébelleuses serait en rapport avec le développement correspondant des muscles.
C'est en se basant sur ces considérations qu'il admet que le lobe antérieur représente le centre de coordination de tous les muscles de la tête (muscles des globes oculaires, de la mastication, de la langue, du larynx et muscles de la mimique) ; le lobule simple, le centre de coordination de tous les muscles du cou.
Les membres supérieurs et les membres inférieurs peuvent fonctionner indépendamment l'un de l'autre, il leur faut donc, de chaque côté, un centre de coordination unilatéral. Pour certains mouvements cependant et surtout dans certaines périodes de la vie, les deux membres fonctionnent synergiquement. Il leur faut donc de plus un centre de coordination médian. Bolk place ce centre médian dans la partie postérieure du lobe médian et le centre latéral, dans le lobule ansiforme.
Chez les animaux, où les membres antérieurs et postérieurs travaillent toujours synergiquement, on verra survenir un développement exagéré du lobule médian ; chez ceux, au contraire où le fonctionnement des membres s'individualise, le cervelet présen-
Jj Tn.Jn
FiG. 538.
Coupe sagittale médiane du cervelet.