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Veines de Galien. Chaque veine de Galien se constitue donc, à l'extrémité antérieure de la toile choroïdienne, par la réunion de la veine de la cloison transparente, la veine du corps strié et la veine du plexus choroïde. Elle parcourt d'avant en arrière toute l'étendue de la toile choroïdienne, renforcée successivement par les veines de la couche optique et de la voûte à trois piliers, la veine de la corne d'AMMON et de la veine de l'ergot de Morand. A la base de la toile choroïdienne, les deux veines de Galien se réunissent en un tronc volumineux qui se jette dans l'extrémité antérieure du sinus droit.

Des veines cérébrales le sang veineux passe dans les sinus de la dure-mère. Les sinus de la dure-mère.

Les sinus de la dure-mère sont des canaux généralement triangulaires creusés dans l'épaisseur même de l'enveloppe la plus externe de l'encéphale. On les divise en sinus pairs et sinus impairs.

Sinus pairs. Les sinus pairs sont au nombre de cinq. Ce sont : le sinus latéral, le sinus occipital latéral, le sinus caverneux, le sinus pétreux inférieur et le sinus pétreux supérieur.

1° Le sinus latéral, fig. 081. Il correspond à la gouttière latérale creusée sur la face interne de l'os occipital et de la portion mastoïdienne du temporal ; il s'étend depuis la protubérance occipitale interne, où il communique avec le confluent des sinus, jusqu'au trou déchiré postérieur, où il se continue avec la veine jugulaire interne. Il est horizontal dans la partie de son trajet qui correspond au bord adhérent de la tente du cervelet. Arrivé a la base du rocher, il s'infléchit en bas,

FiF. 680.

Les veines de Galien ou veines cérébrales profondes. Gr. nat. 2/5.

parcourt la partie de la gouttière latérale creusée sur la face interne de la portion mastoïdienne du temporal, puis passe sur la partie antérieure de l'os occipital, contourne l'éminence jugulaire pour arriver ainsi au trou déchiré postérieur.

Le sinus latéral reçoit, comme branches collatérales, les veines cérébelleuses latérales supérieures et inférieures, la veine cérébelleuse médiane inférieure, des veines cérébrales externes et des veines cérébrales inférieures.

FiG. 681.

2° Le sinus occipital latéral. Il commence sur le pourtour du trou occipital, se dirige en haut et en arrière, de chaque côté de la faux du cervelet, et va se jeter dans le sinus latéral au voisinage immédiat du confluent du sinus, fig. gsi.

3" Le sinus caverneux. Il est situé de chaque côté de la selle turcique et s'étend depuis la partie interne de la fente sphénoïdale, où il reçoit les veines ophthalmiques, jusqu'au sommet du rocher, où il se continue avec le sinus pétreux inférieur.

Vous vous rappelez que c'est dans l'intérieur même de ce sinus caverneux que passent l'artère carotide interne et le nerf oculo-moteur externe, et que c'est dans

la paroi de ce sinus que courent le nerf oculo-moteur commun, le nerf pathétique et le nerf ophthalmique de Willis.

Les veines ophthalmiques communiquent, à la base de l'orbite, avec les veines de la face. Elles établissent donc une large anastomose entre les veines extra-craniennes et les sinus de la dure-mère.

C'est dans ce sinus caverneux que s'ouvre fréquemment la grande veine anastomotique de Trolard. De ce sinus caverneux part encore une autre veine qui traverse, avec le nerf maxillaire inférieur, le trou ovale du sphénoïde pour aller se jeter dans le plexus veineux ptérygoïdien : c'est la veine du trou ovale de Troi.ard.

4° Le sinus pHreux inférieur. Il est situé au niveau de la suture pétro-occipitale et s'étend depuis l'extrémité postérieure du sinus caverneux jusqu'au niveau du trou déchiré postérieur, où il se déverse dans la veine jugulaire interne. Il relie le sinus caverneux au sinus latéral, fig. ©si.

5° Le sinus pétreux supérieur. Il est situé le long du bord libre du rocher du temporal dans l'épaisseur du bord adhérent de la tente du cervelet. Il communique en avant avec le sinus caverneux et, en arrière, avec le sinus latéral.

Sinus impairs, fig. 683. Les sinus impairs sont situés sur la ligne médiane. Ils sont également au nombre de cinq. Ce sont : le sinus longitudinal supérieur, le sinus longitudinal inférieur, le sinus droit, le sifius coronaire de Ridley et le sinus occipital transverse.

ï° Le sinus longitudinal supérieur. Il est situé dans un dédoublement de la duremère le long du bord adhérent de la faux du cerveau et s'étend dépuis la crête du frontal jusqu'à la protubérance occipitale interne, où il se réunit avec les deux sinus latéraux et le sinus droit pour constituer le confluent des sinus. Ce sinus augmente de volume d'avant en arrière. Il reçoit, sur son trajet, presque toutes les veines cérébrales de la face interne et les veines cérébrales ascendantes de la face externe des hémisphères cérébreux, y compris la grande veine anastomotique de Trolard, les veines méningées moyennes et les veines émissaires de Santorini.

2° Le sinus longitudinal inférieur. Il est renfermé dans l'épaisseur de la faux du cerveau le long de la moitié postérieure de son bord inférieur. Il reçoit quelques veines de la face interne des hémisphères et se jette en arrière dans le sinus droit.

3° Le sinus droit. Le sinus droit est situé dans l'épaisseur de la dure-mère au point de réunion de la faux du cerveau avec la tente du cervelet. Il reçoit, en avant, le sinus longitudinal inférieur, les veines de Galien avec les veines basilaires et la veine cérébelleuse médiane supérieure. Il se réunit, en arrière, avec le sinus latéraux et le sinus longitudinal supérieur pour constituer le confluent des sinus ou pressoir d'Herophile.

4° Le sinus coronaire. Il est situé dans un dédoublement de la dure-mère, au niveau de la selle turcique, tout autour de la tige pituitaire à laquelle est suspendue l'hypophyse. Il communique, de chaque côté, avec le sinus caverneux-

5° Le sinus occipital transverse. C'est un sinus transversal étendu entre l'extrémité postérieure des deux sinus caverneux, au niveau de la partie antérieure de la gouttière basilaire de l'os occipital.

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Les sinus de la dure-mère, sinus impairs aussi bien que sinus pairs, communiquent donc les uns avec les autres. Le sinus longitudinal supérieur, le sinus longitudinal inférieur, le sinus droit et le sinus occipital latéral arrivent au confluent des sinus et, par là, se rendent dans les sinus latéraux. Le sinus caverneux, le sinus coronaire et le sinus occipital transverse communiquent, en arrière, avec le sinus pétreux supérieur et avec le sinus pétreux inférieur qui tous deux se rendent dans le sinus latéral et, par là, dans la veine jugulaire interne.

A son extrémité antérieure, chaque sinus caverneux communique avec les veines ophthalmiques et, par là, avec les veines superficielles de la face.

Nous avons vu que le sinus longitudinal supérieur reçoit encore les veines ménin-

s.lui-

FiG. 683.

Section sagitale faite un peu en dehors de la ligne médiane sur un crâne où les prolongements de la dure-mère étaient conservés. Gr. nat. 2/3.

s, long. inj. : Sinus longitudinal inférieur. ''. cervel. : Faux du cervelet, i. /. sup. : Sinus longitudinal supérieur. s. dr. : Sinus droit.

J'. cerv. : Faux du cerveau. s. lat. : Sinus latéral.

confl. : Confluent des sinus. lente : Partie de la tente du cervelet.

gées moyennes. Celles-ci accompagnent les ramifications de l'artère correspondante entre la face interne du pariétal et la face externe de la dure-mère et, en passant par le trou sphéno-épineux, communiquent avec les veines extra-craniennes dans la fosse ptérygo-maxillaire.

Ces veines méningées moyennes s'ouvrent dans les lacs sanguins situés dans l'épaisseur de la dure-mère, au niveau des granulations de Pacchioni. Ces lacs à leur tour communiquent avec le sinus longitudinal supérieur et quelquefois avec les veines diploïques, fig. 683, Nous avons vu que, d'après Trolard, ces cavités san-

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guines creusées dans l'épaisseur de la dure-mère devraient être considérées comme des réservoirs destinés à recevoir momentanément le trop plein de sang veineux, quand la circulation crânienne est quelque peu gênée, en attendant que ce sang veineux puisse être déversé dans les veines diploïques.

Les sinus veineux de la dure-mère communiquent encore avec les veines diploïques et les veines extra-craniennes.

Les veines diploïques sont des cavités irrégulières creusées dans l'intérieur des os du crâne communiquant, d'une part, soit avec les veines méningées au niveau

os. par,

dure-mère V. cer.

kémisph. céréh.

FiG. 683.

Un lac sanguin de la dure-mère vu sur une coupe frontale du crâne (schématique d'après Testut).

os. par. : Os pariétal.

V. cer. : Veine cérébrale externe ascend. /. : Faux du cerveau.

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