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Partie centrale

La partie centrale des voies optiques est formée de deux groupes de neurones superposés ; les neurones rétino-diencéphaliques et les neurones diencéphalo-corticaux.

Neurones rétino-diencéphaliques. Ils relient la couche profonde de chaque rétine à cer-

cellules ^ bipolaire»

cellules

cônes et bâtonnets

'couche 1* granuleuse i externe

I couche

[ moléculaire

) externe

\ cellule à soutien

/couche > granuleuse Interne

i couche moléculaire interne

) couche ) ganglionnaire

I couche des ûbres ) nerveuses

Fig. 79». ■ -

Les éléments essentiels de la rétine du chien.

taines masses grises du mésen- ganglion céphale et du diencéphale, par l'intermédiaire d'un faisceau compact de fibres nerveuses constituant successivement le nerf optique, le chiasma optique et la bandelette optique.

Nous avons vu que les fibres du nerf optique ont leurs cellules d'origine dans la couche ganglionnaire de la rétine du côté correspondant. Ces fibres optiques, au sortir du globe oculaire, parcourent d'avant en arrière la moitié postérieure de la cavité orbitaire, pour entrer dans la boite crânienne par le trou optique.

Les deux nerfs s'inclinent alors l'un vers l'autre pour constituer le chiasma optique, fig. 793.

Dans ce chiasma les fibres de chaque nerf subissent un entrecroisement partiel, en ce sens qu'un petit faisceau de fibres nerveuses passe directement dans la bandelette optique du côté corres-pondant f/aisceau direct), tandis que la plus grande partie de ces fibres se rendent, à travers le chiasma, dans la bandelette optique du côté opposé (faisceau croisé).

Par la bandelette optique, les fibres rétiniennes arrivent au mésencéphale et au diencéphale.

Il résulte des recherches expérimentales faites sur les animaux que ces fibres vont se terminer, par des ramifications libres, en petite partie dans le tubercule quadrijumeau supérieur, en majeure partie dans le corps genouillé externe et dans la partie postérieure de la couche optique.

Lesrecherchesexpérimentales, entreprises dans notre laboratoireparPAVLow(ii),

ont démontré que les fibres optiques, qui se terminent dans le tubercule quadrijumeau supérieur, ne servent pas à l'acte de la vision consciente. Ce qui le prouve, c'est que le tubercule supérieur ne donne pas origine à des fibres ascendantes à terminaison corticale : Après destruction de la masse grise centrale de ce tubercule, on voit la dégénérescence secondaire envahir deux faisceaux distincts de fibres descendantes.

L'un est le faisceau tecto-bulbaire ; ses fibres constituantes s'inclinent en avant puis en dedans, jusqu'au delà du raphé. Là elles se recourbent en bas et se laissent poui'suivre, par la méthode de Schéma montrant la constitution du chiasma ^archi, jusqu'à la partie supérieure du des nerfs optiques et des bandelettes optiques, bulbe, fig. 794.

Quelques auteurs affirment que ces fibres eu dégénérescence peuvent être poursuivies jusque dans le cordon antérieur de la moelle. Dans des recherches récentes faites sur le lapin, nous n'avons pu poursuivre ces fibres dégénérées que jusqu'à la partie supérieure du bulbe, ce qui confirme les résultats antérieurs obtenus par Pavlow (it).

L'autre faisceau descendant entre dans la constitution de la région latérale du mésencéphale. Ses fibres superficielles se terminent dans le pont de Varole, tandis que ses fibres profondes trouvent leur terminaison dans la formation réticulaire. Les unes constituent le faisceau de Miinzer ou faisceau tecto-protubérantiel ; les autres forment des voies courtes sur lesquelles Pavlow {12), le premier, a appelé l'attention.

Les doutes que nous avons exprimés plus haut (p. 676 et 688), concernant l'origine de ces fibres descendantes, ne sont pas justifiés. Dans des recherches récentes une lésion destructive limitée au tubercule quadrijumeau supérieur a entrainé la dégénérescence de ces fibres descendantes, conformément aux observations de Munzer et de Pavlow.

En présence de ces faits, nous devons donc admettre que les fibres optiques se terninant dans le tubercule quadrijumeau supérieur sont des voies courtes servant aux mouvements réflexes. L'existence de ces voies nerveuses reliant la rétine aux noyaux moteurs du métencéphale et du mésencéphale — par l'intermédiaire des fibres centripètes se terminant dans le tubercule supérieur, et des fibres centrifuges du faisceau tecto-bulbaire — explique ce fait clinique surprenant au premier abord : la persistance du réflexe pupillaire à la lumière chez des malades atteints de cécité corticale complète par suite d'une lésion des deux sphères visuelles.

Dans la constitution de ces voies courtes nous devons faire entrer également les fibres du faisceau pédonculaire transverse ou racine pédonculaire du nerf optique. Nous avons vu, en eôet, que ce faisceau de fibres nerveuses se détache de la bandelette optique au niveau du tubercule quadrijumeau supérieur, pour s'incliner en avant, contourner la face externe et la face antérieure du pédoncule cérébral et s'enfoncer dans la région de la calotte.

La terminaison de ces fibres n'est pas exactement connue. Elle se fait peut-être dans le noyau rouge qui donne origine au faisceau descendant rubro-spinal, peut-être dans une autre masse grise placée au-devant (Munzer et Wiener), ou en-dessous du noyau rouge (Cajal) et dont on ignore encore les connexions ultérieures.

A côté de ces voies courtes ou voies réflexes, les voies optiques renferment encore des voies longues ou voies de sensibilité. On admet généralement qu'elles sont représentées par les fibres de la bandelette optique qui se terminent dans le corps genouillé externe et dans la couche optique.

ChainoH diencéphalo-cortical. A ce chaînon rétino-diencéphalique fait suite un chaînon diencéphalo-cortical. Les fibres de cette voie corticale n'ont pas encore été mises en évidence par la méthode de la dégénérescence wallérienne, et cela à cause de la grande difficulté que présente une lésion isolée soit du corps genouillé externe, soit de la partie postérieure du thalamus.

Il résulte cependant des recherches expérimentales de v. Monakow (g), que l'ablation de la sphère visuelle, faite chez les animaux nouveau-nés, entraine l'atro-

■ Ijl

FiG. 704.

Schéma montrant l'origine et le trajet des fibres du faisceau tecto-bulbaire.

phie du corps genouillé externe et de la partie postérieure de la couche optique du côté correspondant.

Ces fibres corticipètes, qui relient les masses grises du diencéphale à la sphère visuelle, forment par leur ensemble la radiation optique (Gratiolet).

II résulte des recherches importantes de Henschen (io), que les fibres nées dans le corps genouillé externe forment un faisceau dictinct de celles provenant de la couche optique.

Les premières forment un faisceau compact d'environ 5 millimètres d'épaisseur, qui longe la face latérale du prolongement occipital du ventricule latéral, pour s'incurver ensuite en dedans et se terminer dans l'écorce grise située au fond de la fissure calcarine.

C'est le faisceau optique occipital de Henschen ou voie optique métathalanio-corticale.

D'après Henschen, la terminaison de ces fibres dans l'écorce grise se fait de telle façon que les fibres destinées à la lèvre supérieure de la fissure calcarine correspondent à la moitié supérieure de la rétine (fibres croisées aussi bien que fibres directes), tandis que les fibres qui s'épanouissent dans l'écorce grise de la lèvre inférieure de la fissure calcarine sont la continuation indirecte des fibres optiques nées dans la moitié inférieure de la rétine.

Les fibres optiques centrales nées dans la partie postérieure de la couche optique, ou voie optique tJialamo- corticale, se terminent dans l'écorce grise voisine de la fissure calcarine : soit l'écorce grise du coin, soit l'écorce grise de la circonvolution linguale. D'après Henschen, le corps genouillé externe et le faisceau cortical qui en provient servent seuls à l'acte de la vision. La couche optique, comme le tubercule quadnjumeau supérieur, n'interviendrait que dans le mécanisme des mouvements réflexes.

La voie optique longue ou corticale est donc formée de trois groupes de neurones superposés :

1° les neurones rétiniens ; ou cellules bipolaires de la couche moyenne de la rétine,

2° les neurones rétino-métathalamiques , neurones directs et croisés reliant la rétine au corps genouillé externe, et

3° les neurones métathalamo-corticaux, neurones directs unissant le corps genouillé externe à la fissure calcarine de la face interne du lobe occipital.

La voie optique courte ou voie réflexe se termine dans le tubercule quadrijumeau supérieur, d'où partent les fibres descendantes tecto-bulbaires et tecto-protubérantielles, dans une masse grise inconnue de la région ventrale de la calotte et dans la couche optique.

Voles ascendantes d'origine têlencéplialique.

Les voies olfactives.

Le cerveau terminal est en connexion avec un seul nerf centripète, le mrf olfactif.

L'ensemble des fibres nerveuses qui relient la muqueuse olfactive à l'écorce grise de la sphère olfactive constitue les voies olfactives. Celles-ci sont formées d'une partie périphérique et d'une partie centrale.

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