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Neurones centrifuges périphériques

ment réactionne' peut avoir toutes les apparences d'un mouvement ayant un but approprié. Les mouvements réflexes les plus typiques sous ce rapport sont ceux que peut présenter la grenouille décapitée et qui se trouvent décrits dans tous les livres de physiologie ; ou bien ceux encore sur lesquels Sherrington a appelé l'attention chez le chien, après section de la moelle cervicale inférieure, et qu'il a désignés sous le nom de iŒratzreflex ». Il suffit d'exciter en un point quelconque la surface cutanée de la région cervico-dorsale, pour voir se produire un mouvement de flexion du membre inférieur du côté correspondant, comme si l'animal voulait se gratter au point excité.

Ces arcs i^éflexes biarticulaires se trouvent aussi dans les parties supérieures de l'axe nerveux. L'exemple le plus typique nous paraît être fourni par les connexions du nerf vestibulaire, FiG. 838. Nous avons vu que ce nerf est sans connexion connue avec l'écorce grise du télencéphale. Il amène, dans les centres nerveux, les impressions recueillies dans la profondeur des canaux demi-circulaires qui sont les organes de l'équilibre. Ses fibres constituantes se terminent essentiellement dans'le noyau de Deiters et le noyau de Bechterew. De ces masses grises partent un nombre considérable de neurones intercalaires : neurones descendants constituant le faisceau vestibulospinal et un grand nombre de fibres des faisceaux longitudinaux postérieurs; neurones ascendants formant par leur ensemble le faisceau vestibulo-mésencéphalique et toutes les fibres ascendantes du faisceau longitudinal postérieur. Tous ces neurones intercalaires se terminent dans les noyaux moteurs de l'axe nerveux depuis le mésencéphale jusqu'à la moelle sacrée, noyaux moteurs qui sont mis en connexion avec tous les muscles striés du corps.

Une voie réflexe plus complexe encore serait celle qui se trouverait constituée de quatre groupes de neurones superposés, fig. 839 :

FiG. 838.

Schéma montrant les connexions centrales du nerf vestibulaire.

F. V.S. : Faisceau vestibulo-spinal.

F. V.M. : Faisceau vestlbulo-mésencéphalique.

1) un neurone centripète périphérique toujours unique, recueillant l'excitation,

2) un ou plusieurs neurones intercalaires ascendants,

3) un ou plusieurs neurones intercalaires descendants,

4) un nombre considérable de neui"ones centrifuges périphériques.

Nous avons le droit de penser que des arcs réflexes ainsi constitués peuvent se rencontrer à tous les niveaux de l'axe cérébro-spinal, bien que la preuve immédiate et péremptoire de leur existence serait impossible à fournir dans chaque cas particulier. Il existe cependant un groupe de mouvements réflexes, pour lequel les connaissances anatomiques nous autorisent et nous obligent à admettre un arc réflexe ainsi constitué : ce sont les mouvements réactionnels qui peuvent se produire à la suite des impressions visuelles, fig. 840.

Quand un rayon lumineux tombe sur la rétine, il excite un certain nombre de cellules bipolaires de la couche moyenne qui représentent le neurone centripèie périphérique. De là l'ébranlement nerveux est transmis à une ou plusieurs cellules ganglionnaires, dont les axones se terminent dans les tubercules quadrijumeaux supérieurs (neurones intercalaires ascendants). Des tubercules quadrijumeaux l'excitation nerveuse se transmet à un certain nombre de cellules dont les axones se rendent dans le. faisceau tectobulbaire ou faisceau longitudinal prédorsal et, par là, dans les

Fig. 839.

Arc nerveux réflexe très complexe.

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