C. Les sillons inconstants, atypiques ou tertiaires
Fig. 55.
Face externe du cerveau terminal d'un embryon humain âgé d'environ quatre mois. Gr. nat.
se. Sylv. : Fissure de Sylvius.
Fig. 56.
Face externe du cerveau terminal d'un embryon humain de 3o centimètres de longueur montrant les sillons primaires ou fissures et quelques sillons secondaires. Gr. nat.
se. s. : Fissûre de Sylvius.
se. R. : Sillon de Rolando.
/. s. : Sillon frontal supérieur.
s. f. inf. : Sillon frontal inférieur.
s. /«y. ; Sillon interpariétal.
A côté des sillons typiques dont les premières traces commencent à apparaître à la fin du cinquième mois de la vie intra-utérine et qui persistent dans la suite d'une façon
durable, on observe quelquefois, sur des cerveaux beaucoup plus jeunes provenant d'embryons ayant de 8 à 12 centimètres de longueur, des sillons d'un tout autre caractère, sillons irrégulieurs dans leur nombre et leur situation et qui font généralement défaut sur des cerveaux d'embryons ayant 25 à 3o centimètres de longueur. On les désigne sous le nom de sillons transitoires. Ce sont des sillons essentiellement inconstants, pouvant faire com-
^c. d.c ccUL.
ccUc
FiG. 57.
Face interne du cerveau terminal de l'embryon précédent. Gr. nat.
se. d. c. call. : Sillon du corps calleux. se. par. oee. : Fissure pariéto occipitale. se. cale. : Fissure calcarine.
se. S. : Fissure de Sylvios.
se. d. l'Iiipp. : Fissure de l'hippocampe.
plètement défaut, variables non seulement d'un cerveau à l'autre, mais même d'un hémisphère cérébral à l'autre. On a beaucoup discuté sur la nature et sur la valeur anatomique de ces sillons transitoires, les uns les considérant avec Bischoff, Marchand et d'autres comme des productions artificielles, les autres, avec Kcker, His, Richter, Cunningham, Retzius, etc. comme des productions naturelles.
Nous avons eu l'occasion d'étudier le cerveau d'une vingtaine d'embryons mesurant de 10 à 3o centimètres de longueur. Il nous a paru que les sillons transitoires pouvaient se présenter sous deux aspects bien différents. Dans des cas rares (une fois sur 20) et sur des embryons mal conservés on trouve sur la face externe des hémisphères cérébraux des dépressions linéaires ayant une disposition plus ou moins rayonnée, comme cela se trouve représenté dans notre fig. 58. Ces sillons transitoires nous paraissent être des productions artificielles dues à l'action des liquides fixateurs sur des vésicules hémisphériques plus ou moins altérées.
Sur la face externe d'autres cerveaux on rencontre, au contraire, un ou deux sillons profonds, nettement accentués, véritables fissures linéaires à direction transversale occupant tantôt le lobe frontal et tantôt le lobe occipital.
Elles sont plus nombreuses le long de la face interne, Cunningham les considère comme dûs à des plis de la paroi des vésicules hémisphériques et comme étant la conséquence d'une croissance exagérée des vésicules dans le sens antéro-postérieur. Retzius s'est rallié plus ou moins à cette opinion. Dans ces derniers temps HocHSTETTER, Mall, Goldstein et Elliot Smith ont soutenu de nouveau leur nature artificielle, opinion que partage également Retzius à la suite de nouvelles observations. Nous avons rencontré ces sillons sur la face externe de quatre des 20 cerveaux que nous avons examinés. Ils appartenaient à des embryons relativement jeunes mesurant de 10 à 20 centimètres de longueur.
Ils nous ont fait l'impression d'être des productions naturelles mais éminemment inconstantes dont le mode de formation et ]a signification nous échappent.
Fig. 58.
Face externe du cerveau terminal d'un embryon humain de 12 centimètres de longueur montrant les sillons transitoires. Gr. nat.
se. s. : Fissure de Sylvius.
Un fait indiscutable c'est le caractère essentiellement transitoire de ces fissures linéaires, au point que sur tous nos embryons aj^ant de 20 à 3o centimètres de longueur elles avaient complètement disparu. Elles ne peuvent donc, en aucune façon, être considérées comme les précurseurs des sillons définitifs, fait sur lequel tous les auteurs modernes paraissent d'ailleurs être d'accord.
A. Sillons primaires ou principaux.
Les sillons primaires sont au nombre de six, dont cinq sont en même temps des sillons complets dans le sens de His ou des fissures, ce sont : la fissure latérale ou fissure de Sylvius, le sillon de Rolando, la fissure pariéto-occipitale, la fissure calcarine, la fissure de l'hippocampe et la fissure collatérale,
FiG. 50.
Face inférieure du cerveau terminal. Gr. nat. 2/3.
1° La fissure latérale du cerveau ou fissure de Sylvius fissura ccrelri lateralis seu Sylvii) commence sur la face inférieure de chaque hémisphère, tout près de la ligne médiane, près du bord latéral de la substance perforée antérieure, f:g. 59 ; elle se
dirige en dehors, contourne le bord externe de la face inférieure, remonte sur la face externe qu'elle parcourt obliquement en haut et en arrière et s'y termine "approximativement à la réunion du tiers moyen avec le tiers postérieur de chaque hémisphère, FiG. 63. Un peu au-dessus du bord externe de la face inférieure de l'hémisphère, la fissure de Sylvius émet deux branches plus courtes qui se rendent dans le lobe frontal; l'une a une direction horizontale et se dirige directement en avant, c'est le rameau horizontal antérieur [ramas anterior Iwrizontalis) ; l'autre prend une direction verticale : c'est le rameau ascendant antérieur (ramus anterior asccndens). La partie de la fissure de Sylvius que l'on trouve sur la face externe de l'hémisphère, derrière le rameau ascendant antérieur, est souvent désignée sous le nom de rameau horizontal postérieur ou rameau postérieur {ramus posterior).
La fissure de Sylvius est large et profonde. Quand on écarte les deux lèvres qui limitent cette fissure, on trouve le fond occupé par une partie repliée de la surface hémisphérique parcourue par des sillons et des circon volutions et qui porte le nom à'insula de Reil.
FiG. GO.
Face externe du cerveau terminal d'un embryon humain âgé d'environ quatre mois. Gr. nat.
se. Sylv. : Fissure de Sylvius.
FiG. 61.
Face externe du cerveau terminal d'un embryon humain de 3o centimètres de longueur montrant les sillons primaires ou fissures et quelques sillons secondaires. Gr. nat.
se. S. : Fissure de Sylvius.
se. R. : Sillon de Rolando.
s.f. s. : Sillon frontal supérieur.
s.f. inf. : Sillon frontal inférieur.
s. inf. : Sillon interpariétal.
Cette fissure de Sylvius est un véritable sillon complet en ce sens qu'elle refoule dans l'intérieur de la cavité ventriculaire la paroi des vésicules hémisphériques. Cette partie refoulée constitue le corps strié.
Van Gehuchten. Système Nerveux, 4' éd. ^
La fissure de Sylvius est un sillon primaire, un sillon principal, parce que de tous les sillons c'est celui dont l'apparition est le plus précoce. Il se distingue d'ailleurs de tous les autres sillons par son mode de formation.
Les vésicules hémisphériques embryonnaires, ovalaires et lisses, se développent dans tous les sens, excepté sur le poirit de leur face externe qui correspondra plus tard au fond de la fissure de Sylvius, fig. eo. A ce niveau, le développement de la paroi hémisphérique retarde sur le développement des parties voisines, de telle sorte que celles-ci débordent bientôt en avant, en haut et en arrière, fig. ©l. Il se produit ainsi, sur la face externe de chaque hémisphère, une partie déprimée triangulaire, la fosse de Sylvius ou fosse latérale du cerveau (fossa cerebri lateralis seu Sylvii), FIG. 68, qui va devenir plus tard l'insula de Eeil. Les parties voisines continuant à se développer finissent par recouvrir entièrement cette dépression ; par la réunion de leurs bords, elles vont constituer la fissure profonde appelée fissure de Sylvius.
2° Le sillon de Rollando ou sillon central {sulcus centralis) existe sur la face convexe de l'hémisphère. Il commence au niveau de la fissure médiane interhémisphérique, environ au point de réunion du tiers postérieur avec les deux tiers antérieurs de l'hé-
FlG. 62.
Face externe du cerveau terminal d'un enfant né à 7 mois montrant la fosse de Sylvius.
Gr. nat.
misphère. De là, il se dirige obliquement en bas et en avant pour se terminer un peu au-dessus de la fissure de Sylvius, dans l'angle rentrant formé par le rameau horizontal postérieur et le rameau antérieur ascendant ou vertical de cette fissure,
FIG. 63 et 63.
Le sillon de Rolando n'est pas un sillon complet ; on le considère comme un sillon primaire ou principal à cause de son apparition précoce.
3° 'Lii fissure pariéto-occipitale (fissura parieto-occipitalis). Elle existe à la fois sur la face externe et sur la face interne de chaque hémisphère, à environ 4 ou 5 centimètres audevant du pôle occipital. La partie la plus développée de cette fissure se trouve sur la face interne de l'hémisphère, fig. 64. On la désigne encore sous le nom de fissure perpendiculaire interne. Elle commence au bord supérieur de l'hémisphère cérébral, des-
cend verticalement en bas et se réunit avec une autre fissure située plus bas et appelée fissure occipitale horizontale ou fissure calcarine. Sur la face externe de l'hémisphère on trouve une dépression transversale, longue de i à 2 centimètres, se conti-
■SfiVSt Cy
FiG, 63,
Face externe du cerveau terminal. Gr. nat. 2/3.
nuant avec la fissure de la iace interne. Cette dépression de la face externe est souvent désignée sous le nom de fissure perpendiculaire externe .
La fissure pariéto-occipitale est un sillon complet : elle a refoulé en dedans, dans le cours du développement embiyologique, toute l'épaisseur des parois hémi-
FlG. 64.
Face interne du cerveau terminal. Gr. nat. 2/3.
s. occ. temp. : Fissure calcarine.
La circonvolution occipito-temporale externe s'appelle aussi circonvolution fusiforme.
sphériques ; la saillie ventriculaire qui correspond à cette dépression externe existe sur la paroi interne du prolongement occipital du ventricule latéral. Elle est formée de fibres appartenant au corps calleux et est connue sous le nom de forceps major du corps calleux ou bulbe de la corne postérieure {hulbus cornu posterioris).
4° La fissure calcarine {fissura calcarina) ou fissure occipitale horizotitale. On la trouve sur la face interne des hémisphères, tout près de leur extrémité postérieure, fig. 64. Elle commence souvent par deux petits sillons à direction verticale, puis se dirige horizontalement en avant pour se réunir avec l'extrémité inférieure de la fissure pariéto-occipitale.
A cette fissure calcarine de la face interne de l'hémisphère cérébral correspond
Face inférieure du cerveau terminal. Gr. nat. 2/3.
s. occ. tcmp. : Fissure collatérale.
La circonvolution occipito-temporale externe s'appelle aussi circonvolution fusiforme.
une saillie sur la paroi interne du prolongement occipital du ventricule latéral : Vergot de Morand ou calcar avis situé immédiatement en dessous du forceps major du corps calleux.
5° La fissure de l'hippocampe (fissura hippocampi) est visible sur la face inférieure et
sur la face interne de l'hémisphère cérébral ; c'est un sillon profond séparant la face inférieure de l'hémisphère des parties voisines du tronc cérébral. Cette fissure à direction antéro-postérieure décrit une courbe à convexité externe, fig. 04. Elle n'est que la partie latérale d'une fissure profonde à concavité antérieure contournant les faces latérales et la face postérieure du tronc cérébral et connue sous le nom de grande fente de Bichat ou fissure cérébrale transverse du cerveau (fissura transversa cerebri ). La partie médiane de cette fissure, comprise entre le bourrelet du corps calleux et la face postérieure du cerveau moyen, conduit dans le troisième ventricule.
La fissure de l'hippocampe est un sillon complet : la paroi des vésicules hémisphériques, refoulée dans la cavité ventriculaire, produit une saillie oblongue à grand diamètre antéro-postérieur sur la paroi inférieure du prolongement temporal du ventricule latéral : la corne d'Ammon ou grand pied d'hippocampe {hippocampus ou pes hippocampi).
6° La fissure collatérale existe sur la face inférieure du lobe occipito-temporal, FIG. 65 ; elle s'étend sur cette face depuis le pôle occipital jusqu'au pôle temporal. C'est un sillon complet : la paroi de la vésicule hémisphérique correspondante, refoulée vers la cavité ventriculaire, produit, sur la paroi inférieure du prolongement temporal du ventricule latéral, en dehors de la corne d'Ammon, une saillie plus ou moins constante connue sous le nom de éminence collatérale {eminentia collateralis).
La partie antérieure de cette fissure collatérale porte encore le nom de fissure rhinique.
Les sillons primaires divisent les hémisphères cérébraux en lobes {lobi cerebri) c^m empruntent leurs noms, au moins pour ceux de la face externe et ceux de la face inférieure de chaque hémisphère, aux pièces osseuses du crâne auxquelles ils correspondent.
Cette division en lobes est surtout importante sur la face externe de l'hémisphère cérébral. Nous trouvons sur cette face trois sillons primaires : une partie de la fissure de Sylvius, le sillon de Rolando et une partie de la fissure parièto-occipitale. Ces trois sillons délimitent quatre lobes.
La partie de chaque hémisphère située au devant du sillon de Rolando constitue le lobe frontal (lobus frontalis).
La partie de chaque hémisphère située en dessous de la fissure de Sylvius prend le nom de lobe temporal {lobus temporalis). Derrière le sillon de Rolando et audessus de la fissure de Sylvius existe le lobe pariétal (lobus parietalis). Il s'étend en arrière jusqu'à la fissure perpendiculaire externe, derrière laquelle se trouve le lobe occipital (lobus occipitalis ) . Enfin, au fond de la fissure de Sylvius existe Vinsula de Reil.
Les limites de ces lobes sont peu précises : le lobe frontal se continue avec le lobe pariétal aux deux extrémités du sillon de Rolando ; le lobe pariétal et le lobe temporal se continuent directement avec le lobe occipital sans ligne de démarcation apparente. Cette division de la face externe des hémisphères en lobes est d'ailleurs purement conventionnelle. Elle ne repose en aucune façon sur l'organisation interne du cerveau terminal et a uniquement pour but de rendre l'orientation plus facile. C'est là toute sa valeur.
Cette division en lobes se retrouve encore sur la face inférieure des hémisphères cérébraux.
Nous avons vu que sur cette face existent quatre sillons primaires : une partie de la fissure de Sylvius, la fissure de l'hippocampe, la fissure collatérale et une partie de la fissure calcarine . La fissure de Sylvius établit la limite entre le lobe orbitaire, c'est-àdire la face inférieure ou face orbitaire du lobe frontal, et le lobe tefnporo-occipital. La fissure de l'hippocampe et la fissure calcarine forment la limite interne du lobe temporo-occipital ; elles le séparent du tronc cérébral en avant et de la face interne de l'hémisphère cérébral en arrière. La fissure collatérale ne délimite plus des lobes, mais des circonvolutions.
Sur la face interne de chaque hémisphère cérébral on trouve la fissure calcarine, une partie de la fissure pariéto-occipitale, la fissure de Vhippocampe et une partie de la fissure collatérale. Mais la division admise pour cette face repose à la fois sur les sillons primaires et sur les sillons secondaires. Nous y reviendrons plus loin.
B. Sillons tjrpiques secondaires.
Chacun des lobes de la face externe et de la face inférieure des hémisphères est subdivisé en circonvolutions par des sillons typiques secondaires, accessoires ou incomplets. Il en est de même de toute l'étendue de la face interne.
Face externe des hémisphère* cérébraux.
Lobe frontal {lobus frontalis). On distingue au lobe frontal trois faces : une face externe, une face inférieure et une face interne.
La face externe du lobe frontal correspond à toute la partie de la face externe des hémisphères cérébraux située au-dessus de la fissure de Sylvius et au-devant du sillon de Rolando, fig. gg. Elle est parcourue par trois sillons secondaires qui délimitent plus ou moins complètement quatre circonvolutions.
Le sillon précentral ou prérolandique [sulcus praecentralis) est situé à quelque distance au-devant du sillon de Rolando ; il a la même direction que ce dernier et est le plus souvent interrompu dans son trajet. De ce sillon partent en avant deux autres sillons à direction antéro-postérieure ; le sillon frontal supérieur (sulcus frontalis superior) et le sillon frontal inférieur {sulcus frontalis inftrior). Ils s'étendent depuis le sillon précentral jusqu'à l'extrémité antérieure ou pôle frontal des hémisphères.
Ces trois sillons délimitent sur la face externe du lobe frontal quatre circonvolutions : la circonvolution centrale antérieure (gyrus centralis anterior), appelée encore circonvolution frontale ascendante, comprise entre le sillon de Rolando ou sillon central et le sillon précentral ; la circonvolution frontale supérieure (gyrus frontalis superior) limitée par la fissure médiane interhémisphérique et le sillon frontal supérieur, fig. 67; la circonvolution frontale moyenne (gyrus frontalis médius) limitée par le sillon frontal supérieur et le sillon frontal inférieur et la circonvolution frontale inférieure (gyrus frontalis inferior) comprise entre ce dernier sillon et la fissure de Sylvius. La circonvolution frontale moyenne est généralement subdivisée par un sillon à direction antéropostérieure en une partie supérieure (pars superior) et une partie inférieure (pars inferior)
Pas plus que la division des hémisphères en lobes, la division des lobes en cuconvolutions n'est nette et précise. Toutes ces circonvolutions se continuent l'une avec l'autre par des parties amincies qui contournent les extrémités des
FiG. 06.
Face externe du cerveau terminal. Gr. nat. 2/3.
sillons et qu'on appelle des plis ou des circonvolutions de passage (gyri transitivi). Les circonvolutions frontales supérieure, moyenne et inférieure se continuent en arrière avec la circonvolution centrale antérieure, de même qu'elles se continuent l'une avec l'autre sur la face inférieure du lobe frontal.
La circonvolution frontale inférieure mérite une description spéciale à cause de sa grande importance physiologique. Nous savons, en effet, depuis Broca, que la circonvolution frontale inférieure du côté gauche doit être considérée comme le centre du langage articulé. On lui donne le nom de circonvolution de Broca.
Elle part de l'extrémité inférieure de la circonvolution centrale antérieure, contourne le rameau antérieur ascendant et le rameau antérieur horizontal de la fissure de Sylvius et se trouve ainsi subdivisée en trois parties :
1° La portion operculaire {pars opercularis) ou pied de la circonvolution de Broca située au-devant de l'extrémité inférieure de la circonvolution centrale antérieure ; elle est comprise entre le sillon précentral et le rameau vertical antérieur de la fissure de Sylvius.
Cette portion operculaire est souvent divisée en deux parties par un sillon oblique, parallèle au sillon précentral et s'étendant jusqu'à la fissure de Sylvius : c'est le sillon diagonal décrit par Eberstaller et Reïzius, i-ig. CC.
2° La portion triangulaire (pars triangularisj appelée encore cap de la circonvolution de Broca ; elle est comprise entre le rameau horizontal antérieur et le rameau vertical antérieur de la fissure de Sylvius. Le pli qui la relie à la portion operculaire, en contournant l'extrémité supérieure du rameau vertical antérieur, porte le nom de pli sourcilier.
3" La portion orbitaire (pars orUtalis) ; elle est située en-dessous du rameau horizontal antérieur et se continue^ sur la face inférieure de l'hémisphère, avec les circonvolutions orbitaires.
De ces trois parties de la circonvolution frontale inférieure, la portion operculaire seule doit être considérée comme le centre de la parole.
Lobe pariétal {lobiis parietalis). On distingue deux faces au lobe pariétal : une face externe et une face interne.
La face externe du lobe pariétal correspond à la partie de la face convexe . de chaque hémisphère circonscrite par le sillon de Rolando en avant, la fissure de Sylvius en bas et la fissure pariéto-occipitale en arrière. Elle répond à la face interne de l'os pariétal. On trouve sur cette face deux sillons secondaires qui délimitent trois circonvolutions, fig. 66, 67 et 68.
1° Le sillon interpariétal {sulcus inter parietalis). Il commence près du sommet de l'angle formé par le sillon de Rolando et la fissure de Sylvius, se dirige obliquement en haut et en arrière, puis se recourbe en arrièie et s'étend jusque dans le lobe occipital. Au moment où il se recourbe, il émet une branche verticale qui continue la direction primitive et monte parallèlement au sillon de Rolando jusque près de la fissure médiane. Ce sillon collatéral est très souvent indépendant du sillon interpariétal ; il constitue :
2° Le sillon postcentral ou sillon postrolandique.
Ces deux sillons divisent la face externe du lobe pariétal en trois circonvolutions :
lo La circonvolution pariétale ascendante ou circonvolution centrale postérieure [gyrus centraits posterior) parallèle à la circonvolution centrale antérieure ; elle est comprise entre le sillon de Rolando, le sillon postrolandique et le commencement du sillon interpariétal. A son extrémité inférieure elle se continue, en avant, avec
FiG. 67.
Cerveau terminal vu par sa face supérieure.
s. fr. Slip. : Sillon frontal supérieur. s. poste. : Sillon postcentral,
s.fr. in/. : Sillon frontal inférieur. s. iiiterp. : Sillon interpariétal.
prœc. : Sillon précentral. s. occ. tr. : Sillon occipital transverse.
se. Roi. : Sillon de Rolando. se. par. oee. : Fissure pariéto-occipitale.
la circonvolution centrale antérieure et, en arrière, avec la circonvolution pariétale inférieure. Son extrémité supérieure communique avec la circonvolution centrale antérieure et avec la circonvolution pariétale supérieure.
2° La circonvolution pariétale supérieure ou lobule pariétal supérieur (lobulus parietalis superior) est située au-dessus du sillon interpariétal entre lui et la fissure médiane. Elle se continue en arrière avec la circonvolution occipitale supérieure.
3° La circonvolution pariétale inférieure ou lobule pariétal inférieur {lobulus parietalis inferior) comprise entre le sillon interpariétal et la fissure de Sylvius. Elle contourne en arrière l'extrémité postérieure de cette dernière fissure en formant un pli de passage qui la relie à la circonvolution temporale supérieure. Ce pli de passage porte le nom de pli marginal ou circonvolution marginale supérieure {gyrus supramarginalis).
Dans ce lobule pariétal inférieur pénètrent trois sillons : l'extrémité postérieure, souvent bifurquée, de la fissure de Sylvius ; l'extrémité postérieure, également bifurquée, du sillon temporal supérieur et une branche ascendante de l'extrémité postérieure du sillon temporal moyen.
PiG. es.
Cerveau terminal vu par'sa face supérieure. Gr. nat. 2/3.
Lobe occipital {lobus occipitalis). Le lobe occipital a la forme d'une pyramide triangulaire dont la base se continue avec le lobe pariétal et le lobe temporal et dont le sommet forme l'extrémité postérieure des hémisphères appelée pôle occipital {polus occipitalis). On distingue au lobe occipital une face interne, une face externe et une face inférieure.
La face externe constitue la partie de la face convexe de chaque hémisphère située en arrière de la fissure pariéto-occipitale. Elle se continue, sans ligne de démarcation précise, avec la face externe du lobe pariétal et du lobe temporal (i). Les sillons qui parcourent cette face sont très variables d'individu à individu. On peut cependant, sur la plupart des hémisphères, trouver deux sillons assez constants divisant la face externe en trois circonvolutions, fig. 66 et 67.
1° Le sillon occipital supérieur. Il est situé à quelque distance en dehors de la fissure médiane et il présente une direction parallèle à cette fissure. Il n'est, le plus souvent, que le prolongement du sillon interpariétal dans le lobe occipital. 11 se termine dans ce lobe par un petit sillon à direction transversale appelé sillon occipital transverse {sulcus occipitalis transversus), s. occ. tr.
2° Le sillon occipital inférieur ou sillon occipital latéral, s. oc. lat. C'est un sillon à direction antéro-postérieure situé tout près du bord inférieur de la face externe du lobe occipital.
Ces deux sillons délimitent trois circonvolutions qui convergent toutes vers la pointe du lobe :
1° La circonvolution occipitale supérieure. Elle communique par un pli de passage contournant la fissure perpendiculaire externe avec la circonvolution pariétale supérieure.
2° La circonvolution occipitale moyenne se continuant en avant avec les circonvolutions temporales supérieure et moyenne et avec la circonvolution pariétale inférieure.
3° La circonvolution occipitale inférieure se continuant avec la circonvolution temporale inférieure.
Lobe temporal (lobus temporalis). On distingue au lobe temporal une face externe et une face inférieure.
La face externe correspond à la partie de la face convexe de chaque hémisphère située en dessous de la fissure de Sylvius ; celle-ci sépare le lobe temporal du lobe frontal et d'une partie du lobe pariétal. Le lobe temporal n'est séparé du lobe occipital que par une ligne fictive : le prolongement en bas de la fissure perpendiculaire externe. La face externe de ce lobe est parcourue par deux sillons parallèles à la fissure de Sylvius, fig. 66.
1° Le sillon temporal supérieur ou sillon parallèle (sulcus temporalis superior) et
2° Le sillon temporal moyen (sulcus temporalis médius).
Ces deux sillons délimitent trois circonvolutions :
1° La circonvolution temporale supérieure (gyrus temporalis superior). Elle limite en bas la fissure de Sylvius. Elle se continue, en arrière, avec la circonvolution pariétale inférieure au moyen du pli marginal ou circonvolution supramarginale (gyrus supramarginalis) qui contourné l'extrémité postérieure de la fissure de Sylvius. Le pli de passage qui contourne l'extrémité postéiieure du sillon parallèle s'appelle pli courbe ou circonvolution angulaire (gyrus angularis).
2° La circonvolution temporale moyenne (gyrus temporalis Jiiedius) et
(i) On prend généralement comme limite antérieure du lobe occipital la prolongation en bas de la fissure perpendiculaire externe.
3" La circonvolution temporale inférieure (gyrus temporalis inferior) se continuant toutes deux en arrière avec les circonvolutions occipitales.
Littérature.
W. His : Die aiiaiomische Nomenclatur ; Archiv fur Anatomie und Physiologie. Anatomische Abtheilung, iSgS. Supplement-Band, — Retzius : Dus Menschenhirn ; Stockholm, 1896. — BiscHOFF : Die GrossUirtmindungen des Menschen. Abhandl. d. k. bayer. Akad. d. Wiss., II Cl., Bd X, II Abth., 1868. — Marchand : Ueher die Entwickelung des Balkens im inenschlichen Gehirn. Archiv fur mikrosk. Anatomie, Bd. 37, 1891. — • Richter : Ueber die Windungen des menschlichen Gekiriis. Virchow's Archiv, Bd. 108, 1887. — Cunningham ; ContrihuHon lo the surface Anatomy of the cérébral Hémisphères. Royal Irish Academy, 1892. — HociisTETTER : BeUrdge sur Enl'wickhwgsgeschicMe des Gehirns. Bibliotheca medica. Abth. A, Anatomie, Stuttgart, 1898. — Mall : Oit the transitory or artificial Assures 0/ the human cerébrum. The American Journal of Anatomy, Vol. Il, p. 333-339, 1893. — Elliot Smith : Note on the so-called « Transitory Fissures » of the Human Brain. Anatom. Anz., Bd. XXIV, 19 Dec. 1903. — Retzius : Zur Frage der transitorischen Fnrchen des embryonalen Menschenhirns. Biolog. Untersuchungen, Neue Folge, Bd. X, 1902. — Kurt Goldstein : Zur Frage der Existenzberechtigung der sogenannien Bogenfurchen des embryonalen menschlichen Gehirns... Anatom. Anz., Bd. XXIV, 1904.
CINQUIÈME LEÇON Le cerveau terminal ou télencépliale.
Conformation externe du télencéphale. (Suite).
L'insula de Reil. Les sillons typiques secondaires. Les sillons atypiques ou tertiaires. Situation des sillons primaires par rapport aux sutures de la boite crânienne. Face inférieure du cerveau terminal. Le rhinencéphale.
Nous avons vu, dans la dernière leçon, que les sillons qui parcourent la surface du cerveau terminal se divisent en sillons typiques ou constants et en sillons atypiques ou inconstants. Les sillons typiques eux-mêmes comprennent deux groupes importants : les sillons primaires, dont le plus grand nombre sont des sillons com-
FlG. 69.
Couf)e frontale du cerveau terminal passant par la fissure de Sylvius et montrant l'insula de Reil en rapport avec les ganglions de la base.
plets ou des fissures, et les sillons secondaires. Les sillons primaires, au nombre de six, divisent la surface des hémisphères en lobes ; les sillons secondaires, beaucoup plus nombreux, subdivisent les lobes en circonvolutions.
Nous avons décrit les sillons secondaires et les circonvolutions qu'ils délimitent sur la face externe de l'hémisphère cérébral. Il nous reste encore à voir les sillons secondaires de la partie de la face externe de l'hémisphère cérébral qui forme Vinsula, ainsi que les sillons secondaires de la face inférieure et de la face interne.
Lobe de rinsula de Reil. En écartant largement les deux bords de la fissure de Sylvius, on trouve, au fond de cette fissure, une partie repliée de l'écorce cérébrale parcourue par des sillons et des circonvolutions formant Vinsula de Reil.
Les lèvres de la fissure de Sylvius portent encore le nom d'opercules ( operculum). L'opercule inférieur est formé par une partie du lobe temporal (pars temporalis oper-
■if ScR
svcf i
FiG. ÏO.
Face externe de l'hémisphère cérébral gauche montrant les circonvolutions de l'insula de Reil. Gr. nat. 2/3.
On a enlevé la circonvolution temporale supérieure constituant l'opercule inférieur et une partie des deux circonvolutions centrales et de la circonvolution pariétale inférieure formant l'opercule supérieur.
sfi : Sillon frontal inférieur.
s/s : Sillon frontal supérieur.
s/r- : Sillon précentral.
se. R. : Sillon de Rolando.
spc : Sillon postcentral.
si : Sillon interpariétal.
occ. tr. : Sillon occipital transverse.
i. occ. l. : Sillon occipital latéral.
sis : Sillon temporal supérieur.
stm : Sillon temporal moyen.
se. S. : Fissure de Sylvius.
se. : Sillon central de l'insula de Reil. spr : Sillon précentral de l'insula.
culi) ; l'opercule supérieur est constitué à la fois par une partie du lobe frontal et par une partie du lobe pariétal (pars parietalis operculi) ; tandis que l'opercule antérieur, le plus court, appartient au lobe frontal (pars frontalis operculi).
La situation de l'insula de Reil apparaît nettement sur une coupe frontale, FIG. 69, ou bien sur une coupe horizontale de tout le cerveau terminal faite vers la partie moyenne de la fissure de Sylvius. Ces coupes montrent le rapport intime qui existe entre l'insula de Reil et des ganglions gris de la base.
Pour étudier les sillons et les circonvolutions de ce lobe, il faut écarter largement, sur un cerveau frais, les deux lèvres de la fissure, ou bien enlever sur un cerveau durci les circonvolutions voisines, fig. 70.
On voit alors, au fond de la fissure, un lobule de forme triangulaire séparé des parties voisines par le sillon circulaire de Reil ( sulcus circularis). Ce lobule est divisé en deux parties par un sillon central dirigé obliquement en bas et en avant. Ce sillon apparaît déjà vers la fin du sixième mois de la vie intra-utérine.
La partie antérieure ou partie frontale est plus volumineuse et plus large que la partie postérieure ou partie pariéto-temporale. La partie frontale est subdivisée en deux par un sillon précentral. Toute la partie de l'écorce cérébrale qui correspond à l'insula'-de Reil se trouve ainsi divisée en trois circonvolutions, lesquelles, réunies en bas et en avant au niveau du sommet ou du pôle de l'insula ou pôle de Broca, se dirigent en haut et en arrière en s'écartant l'une de l'autre.
Face inférieure de l'hëmisphêre cérébral,
La face inférieure de chaque hémisphère cérébral est divisée en deux lobes par la partie transversale de la fissure de Sylvius : le lobe orhitaire et le lobe teniporo-occipital.
Lobe orhitaire. On donne le nom de lobe orbitaire à la face inférieure du lobe frontal reposant sur la face supérieure de la portion orbitaire de l'os frontal. Cette face inférieure du lobe frontal, fig. ya, s'étend depuis l'extrémité antérieure de chaque hémisphère, appelée aussi pôle frontal (palus frontalis), jusqu'à la partie transversale de la fissure de Sylvius. Cette face n'est pas plane, elle est concave dans le sens transversal, fig, 71. Sa partie externe, légèrement déprimée, correspond à la portion orbitaire du frontal ; sa partie interne plus ou moins fortement saillante, s'enfonce dans la fosse ethmoïdale. Sur cette partie interne court la bandelette oltactive terminée par le bulbe olfactif, fig. va. Sur la partie externe on retrouve les trois circonvolutions frontales de la face externe, que l'on appelle circonvolutions orbitaires (gyri orbitales), séparées l'une de l'autre par les sillons orbitaires (sulci orbitales).
La circonvolution frontale supérieure est devenue ici la circonvolution orbitaire interne, longeant la grande fissure médiane interhémisphérique. Cette circonvolution est parcourue par un sillon profond, le sillon olfactif {sulcus olfactorius) ou sillon droit, sur lequel repose la bandelette olfactive avec le bulbe olfactif. Ce sillon sépare de cette circonvolution frontale une partie interne qui prend le nom de circonvolution droite (gyrus rectus).
La circonvolution frontale moyenne ne s'étend que jusque vers le milieu de la face orbitaire du lobe frontal, tandis que la circonvolution frontale inférieure, devenue externe, s'étend jusqu'à la fissure de Sylvius. On trouve, entre ces trois circonvolutions, un sillon en forme de H appelé sillon crucial.
Les circonvolutions frontales de la face externe du lobe frontal ne se continuent pas directement avec les circonvolutions de la face inférieure du même lobe, mais elles en sont séparées par un sillon horizontal, plus ou moins étendu, existant sur le lobe frontal au niveau de son extrémité antérieure, c'est le sillon fronto-marginal de Wernicke, FIG. 71.
Lohe tetnporo-occipital. La face inférieure du lobe temporal se continue, sans ligne de démarcation, avec la face inférieure du lobe occipital constituant le lobe temporo-occipital , fig. ya et 73. Ce lobe s'étend, à la face inférieure de chaque hémisphère, depuis l'extrémité antérieure du lobe temporal ou pôle temporal (polus temporalis) jusqu'à l'extrémité postérieure du lobe occipital ou pôle occipital; il se trouve limité en dedans par la fissure de l'hippocampe, qui le sépare du pédoncule cérébral en avant, et par la fissure calcarine qui le sépare de la face interne de l'hémisphère cérébral en arrière.
Le lobe temporo-occipital est divisé par la fissure collatérale, appelée quelquefois encore sillon occipito-temporal, en une partie externe et une partie interne.
La partie externe du lobe temporo-occipital est parcourue par un sillon à
Fig. 71.
Cerveau terminal vu par son extrémité antérieure. Gr. nat. 3/4.
c. J. s. : Circonvolution frontale supérieure. i : Sillon.intermédiaire divisant la circonvolu-
c.f. m. : Circonvolution frontale moyenne. tion frontale moyenne en une partie supé-
c. f. i. : Circonvolution frontale inférieure. rieure et une''partie inférieure.
s.J'. s. : Sillon frontal inférieur. s. /. t. : Sillon frontal inférieur.
s. fr. mar. : Sillon fronto-marginal de Wernicke. circ'orh. : Circonvolutions[orbitaires.
direction antéro-postérieure, le sillon temporal inférieur {sulcus temporalis inferior). Ce sillon délimite deux circonvolutions :
1° La circonvolution temporale inférieure {gyrus temporalis inferior) formant le bord externe du lobe temporo-occipital et empiétant à la fois sur la face externe et sur la face inférieure de ce lobe.
2° La circonvolution fusiforme {gyrus fusiformis), appelée quelquefois encore circonvolution occipito-temporale externe, comprise entre le sillon temporal inférieur et la fissure collatérale.
L'extrémité antérieure du lobe occipito-temporal, séparée de la circonvolution de l'hippocampe par la fissure rhinique, est généralement dépourvue de sillons ; elle surplombe quelque peu la fissure de Sylvius et porte le nom de circonvolution temporale polaire. Elle sert en quelque sorte de point de réunion pour les
Van.Geiiucuten. Système Nerveux, 4° éd. 6
extrémités antérieures des trois circonvolutions temporales et de la circonvolution fusiforme.
La partie interne du lobe temporo-occipital est limitée par la fissure collatérale en dehors — nous avons vu que la partie antérieure de cette fissure porte encore le nom de fissure rhînique — , par la fissure calcarine et la fissure de
FiG. ya.
Face inférieure du cerveau terminal. Gr. nat. 2/3.
s. occ. temp. : Fissure collatérale.
La circonvolution occipito-temporale externe s'appelle aussi circonvolution fusiforme.
l'hippocampe en dedans. On la trouve en partie sur la face inférieure et en partie sur la face interne de chaque hémisphère, depuis le pôle occipital jusqu'au pôle temporal. Le long de la fissure calcarine cette partie interne, très large, empiète sur la face interne des hémisphères et porte le nom de circonvolution linguale {gyrus lingualis). Elle se rétrécit au niveau du bourrelet du corps calleux.
puis s'élargit de nouveau le long de la fissure de l'hippocampe où elle prend le nom de circonvolution de Thippocampe (gyrus hippocampi).
Cette circonvolution de l'hippocampe présente, dans sa partie antérieure, un aspect spécial, tout-à-fait caractéristique. Elle est comme chagrinée : quand on enlève la pie-mére qui la recouvre, on voit cette circonvolution parsemée de petites saillies serrées les unes contre les autres, fig. ^4 et, 79, dont la signification nous est complè-
FiG. ys.
Face inférieure du cerveau terminal. Gr. nat. 2/3.
tement inconnue. Cette particularité de la circonvolution de l'hippocampe, sur laquelle Retzius (9) a appelé le premier l'attention, a été observée par nous sur tous les cerveaux examinés à cet effet.
A son extrémité antérieure la circonvolution de l'hippocampe s'élargit considérablement, puis se recourbe en dedans et un peu en arrière en formant un crochet nettement accentué, connu sous le nom de repli unciforync ou crochet de la circonvolution de l'hippocampe {uncus gyri hippocampi). Ce repli unciforme est géné-
ralement croisé par un petit cordon gris, lequel, d'après les recherches de GiA- COMINI (6), constitue la partie terminale du faisceau denté, fig. 74.
En soulevant en dehors la circonvolution de l'hippocampe pour pénétrer dans la fissure de l'hippocampe, on tombe sur une lamelle grise, d'un aspect mamelonné, appelée corps godronné ou faisceau denté de rhippocampe {fascia dentata Mppocampi), fig. 74.
c*Ac. ce.
iS- t.c.
Fig. 74.
Partie d'une section médiane de l'encéphale, après l'enlèvement de la couche optique.
Gr. nat.
ge>t, : Genou du corps calleux.
cl. tr. : Cloison transparente.
c. c. : Sillon du corps calleux.
cire. d. c. c. : Circonvolution du corps calleux. n. L. : Nerf de Lancisi.
boiir. : Bourrelet du corps calleux.
f. p. o. : Fissure pariéto-occipitale. f. cale. : Fissure calcarine.
c. A. R. : Circonvolutions d'André Retzius. f. c. : Fasciola cinerea.
/. d. : Faisceau denté.
s.f. g. : Sillon fimbrio-godronné.
fi : Fimbria.
c. ini. : Circonvolution intralimbique.
b. G. : Bandelette de Giacomini.
c. hipp. : Circonvolution de l'hippocampe. c. amb, : Circonvolution ambiante.
a. : Sillon semi-annulaire.
e. semil. : Circonvolution semi-lunaire.
pa : Pilier antérieur de la voûte.
com. a, : Commissure antérieure.
It : Lame terminale.
Ce faisceau denté est longé, en dedans, par une mince lamelle blanche connue sous le nom de fimbria. Ces deux parties sont séparées l'une de l'autre par un léger sillon : le sillon fimbrio-godronné (Dejerine). Arrivé dans le voisinage du bourrelet du corps calleux le faisceau denté se sépare de la fimbria ; celle-ci se continue, sur la face inférieure du corps calleux, avec le pilier postérieur correspondant du trigone cérébral, tandis que le faisceau denté, devenu lisse et régulier, contourne le bourrelet du corps calleux, pour se continuer, sur la face supérieure de ce corps, avec le nerf de Lancisi. Au niveau du bourrelet du corps calleux le faisceau denté prend le nom de fasciola cinerea.
Retzius admet que le faisceau denté se termine en pointe à la face inférieure du corps calleux et que la fasciola grise est une circonvolution nouvelle, la circonvolution fasciolaire, se prolongeant quelquefois, au fond du sillon fimbrio-godronné, jusqu'à la pointe de la circonvolution unciforme, appelée par Retzius circonvolution intraïimhique.
En dessous du corps calleux le faisceau denté et la fasciola cinerea, séparés souvent l'un de l'autre par le sillon dentato-Jasciolaire de Retzius, ne feraient que s'accoler ; ces deux circonvolutions accolées ou même fusionnées constituent la fasciola cinerea des auteurs.
A son extrémité antérieure, au contraire, d'après les recherches de Giaco- MiNi, le faisceau denté devenu lisse et régulier sort de la fissure de l'hippocampe, croise transversalement le crochet ou Vuncus sous le nom de bandelette de l'uncus ou bandelette de Giacomini pour se terminer, sur la face inférieure de la circonvolution de l'hippocampe, dans une saillie ovalaire occupant le bord interne de cette circonvolution et que Retzius propose de désigner sous le nom de circonvolution semi-lunaire.
Nous avons vu que la bandelette de Giacomini croise transversalement le crochet de la circonvolution de l'hippocampe. Ainsi que le fait ressortir Retzius, il est impossible d'admettre que ce crochet fasse partie, dans sa totalité, de la circonvolution de l'hippocampe. Le faisceau denté et la bandelette de Giacomini représentent, en effet, une circonvolution avortée. Si l'on considère la circonvolution unciforme comme la partie terminale de la circonvolution de l'hippocampe, nous nous trouvons en présence de ce fait étrange de deux circonvolutions qui se croisent. D'après Retzius, la partie de l'uncus située au devant de la bandelette appartient seule à la circonvotion de l'hippocampe ; le léger sillon qui limite cette bandelette en avant doit être regardé morphologiquement comme la partie terminale de la fissure de l'hippocampe. Le faisceau denté et la bandelette de Giacomini représentent la circonvolution godronnée ; celle-ci est limitée en dedans par le sillon fimbrio-godronné. La partie du crochet située en arrière de la bandelette appartiendrait à une autre circonvolution : la circonvolution intralimbique de Retzius, circonvolution en forme de capuchon, formée d'un amas de substance grise recouverte par une mince couche de fibres blanches venant de la fimbria. Cette circonvolution s'appelle intraïimhique à cause de la situation en arrière de la bandelette de Giacomini, queRETZius désigne sous le nom de limbe de Giacomini. Elle est située au fond du sillon fiinbro-godronnè et se prolonge dans ce sillon, plus ou moins loin en arrière, pour s'y continuer avec la fimbria.
La fimbra, à son extrémité antérieure, touche le bord postérieur de la circonvolution intraïimhique, A ce niveau, son bord externe se continue avec une mince membrane de forme triangulaire qui recouvre et qui ferme l'extrémité antéro-interne de la corne inférieure du ventricule latéral on se continuant insensiblement avec la lamina chorioidea ; c'est le vélum terminale de Aeby.
Face interne de l'hémisphère cérébral.
La face interne de chaque hémisphère, fig. Vâ, appartient à la fois au lobe frontal, au lobe pariétal, au lobe occipital et même au lobe temporal. Mais, tandis que la fissure pariéto-occipitale sépare nettement l'un de l'autre le lobe occipital du lobe pariétal et que la fissure de l'hippocampe avec la fissure calcarine limitent en dedans le lobe temporo-occipital, il n'y a pas de ligne de démarcation précise entre le lobe pariétal et le lobe frontal.
Cette face présente quatre sillons primaires ou fissures que nous avons décrits plus haut :
1° La fissure calcarine, se, cale. ;
3° La partie interne de la fissure pariéto-occipitale ou fissure perpendiculaire interne, se. pari. occ. ;
3° La fissure de l'hippocampe et
4° La partie antérieure de la fissure collatérale.
Ces deux dernières fissures sont visibles également sur la face inférieure de l'hémisphère correspondant.
En dessous de la fissure calcarine apparaît la circonvolution linguale. Entre la fissure de l'hippocampe et la partie antérieure de la fissure collatérale on voit la circonvolution de l'hippocampe dont la partie antérieure renflée et recourbée sur elle-même porte le nom de crochet.
La fissure calcarine et la fissure pariéto-occipitale délimitent un lobule triangulaire qu'on appelle le coin (cuneus). La partie postérieure et inférieure du
FiG. 75.
Face interne du cerveau terminal. Gr. nat. 2/3.
s. occ. iemf. : Fissure calcarine.
La circonvolution occipito-temporale externe s'appelle aussi circonvolution fusiforme.
coin contourne quelquefois l'extrémité postérieure de la fissure calcarine et se continue avec la circonvolution linguale au moyen d'un pli de passage qui constitue la circonvolution descendante (gyrus descendens).
Toute la partie de la face interne de l'hémisphère cérébral placée au-devant de la fissure pariéto-occipitale appartient au lobe frontal et au lobe pariétal. Elle est séparée du corps calleux par un sillon profond, le sillon du corps calleux {sulcus corporis callosi), et est parcourue par un sillon secondaire, le sillon calloso-niarginal {sulcus cinguli), qui commence en dessous du genou du corps calleux et court parrallèlement à ce dernier, environ à mi-chemin entre lui et le bord libre des hémisphères. Près de l'extrémité postérieure du corps calleux, ce sillon s'infléchit en haut et se termine, au bord supérieur de l'hémisphère, par une incisure plus ou moins profonde appelée incisure du sillon calloso-marginal . Un peu au-devant de
l'endioit où le sillon calloso-marginal s'infléchit vers ce bord, il émet une petite branche collatérale appelée sillon paracentraL
On distingue à ce sillon calloso-marginal deux parties : une partie suhfrontah {pars subfrontalis) et une partie marginale (pars marginalis).
La partie de la face interne des hémisphères comprise entre le sillon du corps calleux et le sillon calloso-marginal forme la circonvolution dit corps calleux [gyrus cinguli). Celle-ci s'amincit considérablement en dessous de l'extrémité antérieure ou genou du corps calleux, pour se continuer avec la circonvolution olfactive interne. C'est là la disposition typique, souvent cachée par des sillons tertiaires (Retzius). Au niveau de l'extrémité postérieure ou bourrelet du corps calleux cette circonvolution, considérablement amincie, prend le nom de isthme de la circonvolution du corps calleux et se continue ensuite avec l'extrémité postérieure de la circonvolution de l'hippocampe.
FiG. ye.
Face interne du cerveau terminal. Gr. nat. 2/3.
Entre la fissure pariéto-occipitale et la partie terminale ou incisure du sillon calloso-marginal, on trouve un lobule plus ou moins quadrilatère, séparé de la circonvolution du corps calleux par un sillon inconstant, le sillon sous-pariétal ( sulcus subparietalis) ; c'est le précoin (praecuneus) ou lobule quadrilatère.
Entre la partie terminale du sillon calloso-marginal et le sillon paracentral qui en provient existe encore un lobule quadrilatère ; celui-ci correspond à l'extrémité supérieure des deux circonvolutions centrales de la face externe des hémisphères : c'est le lobule paracentral (lobulus paracentralis). Enfin, au-devant de ce lobule et au-dessus du sillon calloso-marginal, nous avons la face interne de la circonvolution frontale supérieure.
La circonvolution du corps calleux et la circonvolution de l'hippocampe décrivent, par leur ensemble, une grande courbe à concavité antérieure et infé-
rieure contournant le corps calleux et le pédoncule cérébral. Ces deux circonvolutions réunies forment le grand lobe limhique de Broca ou circonvolution de l'ourlet (gyrus fornicatus). Ce lobe limbique est limité, d'avant en arrière, par la partie sous-frontale du sillon calloso-marginal qui le sépare des circonvolutions orbitaires, par la partie marginale du même sillon qui le sépare de la face interne de la circonvolution frontale supérieure et du lobule paràcentral, par le sillon
FiG. yy.
Coupe horizontale du cerveau terminal au niveau de la face supérieure du corps calleux.
Gr. nat. 2/3.
«. Lanc. : Nerfs de LA^•CISI ou stries longitudinales médianes. it. : Tœnia tecta ou stries longitudinales latérales.
sous-pariétal qui le délimite vis-à-vis du précoin, par la fissure pariéto-occipitale et la fissure calcarine qui le séparent du coin et du lobule lingual et par la partie antérieure de la fissure collatérale qui établit sa limite vis-à-vis de la circonvolution fusiforme.
Le lobe limbique comprend quatre parties ;
1° la circonvolution du corps calleux (gyrus cinguli) ou première circonvolution limhique comprise entre ]e sillon calloso-marginal {sulcus cinguli) et le sillon du corps calleux {sulcus corporis callosi). Arrivée en dessous du bourrelet du corps calleux, cette circonvolution se rétrécit considérablement et forme
2° VistJme de la circonvolution du corps calleux (isthmus gyri fornicati), puis elle se continue avec
3° la circonvolution de Vliippocam-pe {gyrus hippocampi) ou deuxième circonvolution limbique, laquelle se termine par
4" la partie du crochet de la circonvolution de l'hippocampe (uncus gyri hippocampi) située au-devant de la bandelette de Giacomini.
Quand on soulève la première circonvolution limbique, pour pénétrer dans le sillon qui la sépare de la face supérieure du corps calleux ou sillon du corps calleux, on tombe sur une mince lamelle grise recouvrant, de chaque côté de la ligne médiane, la face convexe du corps calleux ; c'est le voile gris ou indusium gris qui représente la continuation de la fasciola cinerea. Cette mince lamelle grise se continue en dehors avec l'écorce grise de la circonvolution du corps calleux ; quand on enlève cette circonvolution, le voile gris présente un bord latéral irrégulier appelé strie longitudinale latérale {stria longitudinalis lateralis ou taenia tecta). Cette lamelle grise est limitée en dedans, tout près de la ligne médiane, par un bord blanc légèrement épaissi : la strie longitudinale médiane {stria longitudinalis medialis) appelée quelquefois encore nerf de Lancisi, fig. 77.
Nous avons vu que, quand on écarte la circonvolution de l'hippocampe ou deuxième circonvolution limbique du pédoncule cérébral voisin, on trouve au fond de la fissure de l'hippocampe une circonvolution avortée portant le nom de faisceau denté {fascia dentata), corps godronné ou circonvolution godronnée. Cette circonvolution, limitée en dedans par le sillon fimbro-godronné qui la sépare de la fimbria, représente, sur la face inférieure de l'hémisphère cérébral, le bord d'arrêt de l'écorce grise du cerveau terminal.
L'indusium gris avec la fasciola cinerea représentent de même, sur la face interne de l'hémisphère cérébral, le bord d'arrêt de l'écorce grise du cerveau terminal. La fasciola cinerea contourne, en arrière, le bourrelet du corps calleux et se continue avec le faisceau denté ; l'indusium gris se prolonge, en avant, sur la face inférieure du genou du corps calleux pour se continuer avec un petit faisceau blanc longeant, de chaque côté, la lame terminale et connu sous le nom de pédoncule du corps calleux ou mieux circonvolution sous-calleuse {gyrus suhcallosus) de ZucKERKANDL. Ce pédoncule du corps calleux, après avoir quitté la lame terminale, longe le bord externe de la bandelette optique sous le nom de bande diagonale de Broca et s'étend ainsi jusqu'au niveau de l'extrémité antérieure de la circonvolution de l'hippocampe, fig. 79.
Il existe donc, dans toute l'étendue du sillon qui limite en dedans le lobe limbique, une circonvolution avortée formée, d'avant en arrière, par la bande diagonale de Broca, la circonvolution sous-calleuse, l'indusium gris avec le nerf de Lancisi, la fasciola cinerea, la fascia dentata et la bandelette de Giacomini. Cette circonvolution avortée décrit une courbe à concavité antérieure et inférieure dont les deux
extrémités se terminent dans le voisinage immédiat l'une de l'autre : au niveau du crochet de la circonvolution de l'hippocampe.
En dedans de cette circonvolution avortée se trouve la fimbria se continuant, en arrière, avec les piliers postérieurs du trigone ou fornix et, en avant, avec le sommet de la circonvolution unciforme ou circonvolution intralimbique de
&At. ce.
FiG. 78.
Partie d'une section médiane de l'encéphale, après l'enlèvement de la couche optique.
Gr. nat.
gen. : Genou du corps calleux.
cl. ir. : Cloison transparente.
c. c. : Sillon du corps calleiuc.
cire. d. c. c. : Circonvolution du corps calleux. «. L. : Nerf de Lakcisi.
bour. : Bourrelet du corps calleux.
f. p. 0. : Fissure pariéto-occipitale.
f. cale. : Fissure calcarine.
e. A. R. : Circonvolutions d'André Retzius. f. c. : Fasciola cinerea.
J. d. : Faisceau denté.
s. f. g. : Sillon fimbrio-godronné.
Ji : Fimbria.
e. int. : Circonvolution intralimbique.
b. G. : Bandelette de Giacomini.
c. kipp. : Circonvolution de l'hippocampe. c. amb. : Circonvolution ambiante.
^. s. a. : Sillon semi-annulaire.
c. semtl. : Circonvolution semi-lunaire.
pa : Pilier antérieur de la voûte.
eom. a. : Commissure antérieure.
// : Lame terminale.
Retzius. C'est entre la circonvolution godronnée et l'indusium gris d'une part, le fornix avec la fimbria d'autre part que se forment le corps calleux et la cloison transparente.
Un peu en dessous du bourrelet du corps calleux, dans la partie de la fissure de l'hippocampe comprise entre la fasciola et le faiseau denté d'une part et l'isthme de la circonvolution du corps calleux d'autre part, il existe souvent un nombre variable de petits tubercules gris, fig. 78 et 79. André Retzius les a signalés le premier dans le cerveau de l'homme. Ils ont été retrouvés depuis par un grand nombre d'auteurs. ZucKERKANDL Icur donuc le nom de ciyconvolutions calleuses (Balkenwindungen), nom tout à fait impropre, ainsi que le remarque G. Retzius, et qu'il vaudrait mieux remplacer
par celui de circonvolutions d'André Retzius, en souvenir du savant anatomiste qui les a décrites le premier.
FiG. V».
Région médiane de la face inférieure du télencéphale. Gr. nat.
c, olf. ifit, : Circonvolution olfactive interne. ù, olf. : Bandelette olfactive.
ir. olf. : Trigone olfactif.
c. olf. exi. : Circonvolution olfactive externe, s. ferj. : Substance ou circonvolution perforée, b. Br. : Bande diagonale de Broca.
cire, semil. : Circonvolution semi-lunaire du rhinencéphale.
circ.amb, : Circonvolution ambiante du rhinencéphale. s. S: a. : Sillon semi-annulaire.
à. G. : Bandelette de GiAConiNl.
c. ^. ext. : Corps genouillé externe, c. g. ini. : Corps genouillé interne.
pulv. : Pulvinar.
c. A. K. : Circonvolutions d'André Retzius. f. c. : Fasciola cinerea.
psalt. : Psalterium.
ôour. : Bourrelet du corps calleux. p. p. : Pilier postérieur du fornix.
s. tut, : Substance interpédonculaire.
c. M, : Corps mamillaire.
: Tige pituitaire sectionnée.