Artères radiculaires du trijumeau
S Artères radiculaires de l'hypoglosse.
vertébrale gauche est généralement plus volumineuse que la vertébrale droite. Elle provient de l'artère sous-clavière correspondante, un peu avant que cette artère ne se recourbe en dehors pour s'engager entre les muslces scalènes. Elle se trouve donc dans l'axe même de l'ondée sanguine venant du cœur. La vertébrale droite, au contraire, naît de la sous-clavière correspondante, lorsque celle-ci s'est déjà recourbée au-dessus de la première côte.
Chaque artère vertébrale se dirige alors en arrière^ passe entre les apophyses
transverses de la sixième et de la septième vertèbre cervicale, puis se recourbe en haut pour monter verticalement, dans un trajet flexueux, à travers les trous transversaires des vertèbres cervicales supérieures. Entre l'axis et l'atlas, elle décrit une forte courbure verticale, puis se recourbe horizontalement en arrière pour contourner les masses latérales de l'atlas. L'artère perfore alors, entre l'arc postérieur de l'atlas et le pourtour postérieur du trou occipital, le ligament occipito-atloïdien postérieur, puis la dure-mère et pénètre ainsi dans la boîte crânienne. Elle se dirige en haut, en avant et en dedans, en contournant quelque peu la moelle allongée, pour venir se placer entre la moelle allongée et la goutttère basilaire de l'occipital. Pendant ce trajet, elle se rapproche insensiblement de l'artère vertébrale du côté opposé et se fusionne avec elle en un tronc volumineux, le tronc basilaire, un peu en dessous de la protubérance annulaire, fig. 41G.
Pour arriver du cœur jusqu'à la moelle allongée, l'ondée sanguine~se trouve donc considérablement affaiblie par le trajet tortueux des artères vertébrales.
Pendant leur trajet sur la face latérale et la face antérieure du bulbe, les artères vertébrales fournissent de nombreuses artères collatérales.
Fig. 417.
Les artères de la face postérieure de la moelle allongée (d'après Duret).
La plus volumineuse est destinée au cervelet, c'est Vartère cérébelleuse inférieure. Elle naît de la vertébrale près de la partie inférieure du bulbe, contourne ce dernier en arrière et en dedans et va se rendre à la face inférieure du cervelet. Au moment où elle décrit sa première courbuie, elle donne une branche collatérale,
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'artère spinale postérieure, destinée à la partie postérieure de la moitié inférieure du bulbe et à la face postérieure de la moelle épinière, fig. 417.
Tout près de la formation du tronc basilaire, chaque artère vertébrale fournit encore, du côté interne, une artère importante : Vartère spinale antérieure. Elle se dirige en bas et en dedans, se réunit sur la ligne médiane avec l'artère spinale du côté opposé et descend sur la face antérieure de la moelle vis-à-vis de la fissure médiane longitudinale antérieure.
De ces gros troncs artériels : artères vertébrales, artère spinale antérieure et artères spinales postérieures, partent des artères plus petites destinées à s'épuiser dans le bulbe ; ce sont les artères nourricières du bulbe.
DuRET les divise en trois groupes :
1° Les artères médianes ou artères des noyaux destinées à porter le sang aux noyaux gris du plancher du quatrième ventricule.
2° Les artères radiculaires qui accompagnent les fibres radiculaires des nerfs périphériques.
3" Les artères accessoires destinées aux couches périphériques du bulbe.
Artères médianes. On les divise, d'après leur situation, en artères médianes antérieures et artères médianes postérieures.
Les artères médianes antérieures naissent de l'artère spinale antérieure — artères bulbaires proprement dites de Duret, destinées au noyau du nerf hypoglosse et à la partie inférieure du noyau ambigu et du noyau dorsal du vague — , ou de la partie inférieure du tronc basilaire — artères sous-protubérantielles de Duret destinées aux noyaux du vague, du glosso-pharyngien et de l'acoustique.
Elles se dirigent horizontalement en arrière, pénètrent dans la fissure médiane antérieure, traversent le raphé d'avant en arrière, fig. 418, et, arrivées sur le plancher du quatrième ventricule en dessous de l'épendyme, elles se recourbent en dehors et se terminent dans les noyaux gris de ce plancher, fig. 419.
Pendant leur trajet antéro-postérieur dans le bulbe, elles fournissent quelques
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Les artères médianes antérieures et postérieures du bulbe et de la protubérance annulaire, (d'après Duret).
fines branches collatérales aux parties blanches voisines. Ces artères médianes antérieures correspondent donc aux artères du sillon de la moelle.
Les artères médianes postérieures proviennent des artères spinales correspondantes. L'artère spinale postérieure est une branche de l'artère cérébelleuse inférieure. Vous vous rappelez que ces deux artères spinales restent toujours indépendantes. Arrivée sur la face postérieure du bulbe, chacune de ces artères se divise en une branche ascendante destinée à la moitié inférieure du bulbe et une branche descendante qui se rend à la moelle cervicale.
Les branches ascendantes des artères spinales postérieures fournissent, en dehors, des artères plus petites pour les parties latérales du bulbe, et, en dedans, des artères très fines qui pénètrent dans le sillon médian postérieur : ce sont les artères médianes postérieures destinées à la substance blanche des cordons postérieurs.
Artères radiculaires. Les artères radicul aires proviennent directement des deux artères vertébrales. Ce sont des artères excessivement fines qui se dirigent transversalement en dehors, pénètrent dans les filets radiculaires des nerfs qui dépendent du bulbe ; l'hypoglosse, le pneumo-gastrique et le glosso-pharyngien, puis se
FiG. 419.
Schéma montrant la distribution des artères nourricières du myélencéphale (construit d'après les descriptions de Duret).
divisent en une branche centrale et une branche périphérique. La branche périphérique s'épuise dans la partie voisine du nerf. La branche centrale accompagne les fibres radiculaires jusqu'à leur noyau d'origine et là se résout en réseau capillaire. Chaque noyau d'origine d'un nerf périphérique reçoit donc le sang artériel de deux sources diftérentes : des artères médianes voisines et des artères radiculaires,
FiG. 41».
Un fait important à noter c'est que toutes ces artères médianes et radiculaires
sont des artères terminales dans le sens de Cohnheim, c'est-à-dire que ces artères ne s'anastomosent jamais entre elles, si ce n'est par leur réseau capillaire.
Artères accessoires. Ce sont de petites branches nées des artères vertébrales, des artères radiculaires, artères spinales ou artères cérébelleuses inférieures et qui se rendent dans la partie voisine de la substance blanche du bulbe. Parmi ces artérioles, quelques-unes suivent les filets radiculaires du nerf hypoglosse et pénètrent dans l'olive.
Circulation veineuse. Les veines suivent le trajet des artères et viennent se déverser dans les grosses veines périphériques qui forment plexus à la face externe du bulbe.
Les nerfs périphériques dépendant du myélencêphale.
Nous avons vu que les nerfs périphériques qui dépendent de l'axe cérébrospinal se divisent en nerfs spinaux et en nerfs cérébraux. Les nei^fs spinaux, au nombre de 3i paires, pi^oviennent de la moelle épinière. Les nerfs cérébraux, appelés aussi nerfs crâniens, proviennent de l'encéphale. On compte douze paires de nerfs crâniens que l'on désigne par leur numéro d'ordre en allant du cerveau terminal vers le myélencêphale. La première paire, le nerf olfactif, I, provient du cerveau terminal ou télencéphale ; la deuxième paire, le nerf optique, //, dépend du cerveau intermédiaire ou diencéphale. Le nerf oculo-moteur commun, ///, provient du cerveau moyen ou mésencéphale. Le nerf pathétique, IV, — quatrième paire — est en connexion avec l'isthme du rhombencéphale. Les quatre paires suivantes : le nerf trijumeau, V, l'oculo-moteur externe, VI, le facial, VII, et l'acoustique, VIII, dépendent du métencéphale. Enfin du myélencêphale proviennent la neuvième paire, le nerf glosso pharyngien, IX ; la dixième paire, le nerf pneumo-gastrique, X ; la onzième paire, le nerf accessoire de Willis, XI et la douzième paire, le nerf grand hypoglosse, XII.
Pour compléter l'étude du myélencêphale, il nous reste donc à décrire l'origine réelle, l'origine apparente et le trajet périphérique des quatre dernières paires de nerfs crâniens.