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X : Extrémité supérieure du noyau ambigu

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constitué se trouve compris entre l'olive supérieure, qui le sépare du noyau d'origine du nerf trijumeau, et l'extrémité supérieure du noyau ambigu, ainsi que cela résulte clairement de l'examen de coupes sagittales, fig. 485, et frontales, fig. 486.

Dans un travail récent, Marinesco (iij prétend que le noyauj ambigu accompagne le facial sur une certaine partie de son trajet ; nos fig. 485 et 486 prouvent qu'une telle disposition n'existe pas chez le lapin.

La même subdivision existe, d'après Marinesco, dans le noyau du facial chez l'homme.

Quand on sectionne maintenant le nerf facial au sortir du tronc cérébral, ou bien si on l'arrache au niveau du trou stylo-mastoïdien de façon à entraîner le ganglion géniculé, on observe le phénomène de chromolyse dans toutes les cellules

Localisation musculaire dans le noyau du facial.

1. Cellules du groupe interne en connexion avec le muscle de l'étrier.

2. Cellules du groupe interne en connexion avec les muscles du pavillon de l'oreille.

3. Noyau d'origine des fibres du facial supérieur. I. 2. 4. Noyau d'origine des fibres du facial inférieur.

du noyau correspondant, alors que les cellules constitutives du no3^au d'origine du nerf oculo-moteur commun et du nerf oculo-moteur externe restent normales.

Ce fait prouve que les fibres constitutives du nerf de la septième paire sont indépendantes des masses grises en connexion avec les nerfs III et VI.

Si l'on sectionne le tronc du facial au sortir du trou stylo-mastoïdien, les cellules les plus internes du groupement interne restent normales ; preuve qu'elles sont en connexion avec les fibres motrices que le facial abandonne pendant son trajet dans le canal de Fallope et principalement avec les fibres d'innervation du muscle de l'étrier.

Si la section du nerf a été faite au delà de la branche auriculaire innervant les muscles du pavillon de l'oreille, toutes les cellules du groupe interne échappent au phénomène de chromolyse. Les cellules du groupe interne président donc à l'innervation de tous les muscles de l'oreille innervés par le nerf facial.

La section isolée des fibres du facial supérieur est suivie du phénomène de chromolyse dans les seules cellules du groupe postérieur. Ce groupe cellulaire constitue donc seul le noyau d'origine de ce nerf ainsi que nous l'avons montré le premier. Ce fait a été confirmé par Marinesco.

Ce qui reste du noyau commun, groupement externe et groupement médian, est en connexion avec les autres muscles innervés par le facial, fig. 4S7. D'après les recherches de Marinesco, les cellules du groupement moyen seraient plus spécialement en connexion avec les rameaux buccaux inférieurs et les cellules du groupe externe avec les rameaux buccaux supérieurs.

Il résulte de ces recherches que la masse grise, qui représente le noyau d'origine du nerf facial, est formée en réalité par une longue lamelle grise repliée sur elle-même d'une façon quelque peu spéciale, fig. 488, et présidant de dedans en dehors à l'innervation des muscles périphériques. Son extrémité interne (i) innerve le muscle de l'étrier et la partie coudée voisine (2) innerve les muscles auriculaires ; ces deux parties réunies forment le groupement cellulaire interne. A ce groupement fait suite une partie pauvre en

Fig. 488.

Schéma montrant la disposition de la lamelle grise qui constitue le noyau d'origine du nerf facial chez le lapin.

cellules nerveuses. La lamelle grise se renfle alors de nouveau (3) pour former le groupement cellulaire postérieur qtii représente le noyau d'origine du facial supérieur. Elle s'incline ensuite en avant, puis se replie sur elle-même en constituant le groupement cellulaire externe (4) d'où proviennent les fibres de la branche bucco-labiale supérieure. Elle se termine enfin par une partie centrale ou groupement cellulaire médian (5) représentant le noyau d'origine des fibres de la branche bucco-labiale inférieure.

Un second point encore soumis à discussion est celui de l'existence ou de la non-existence d'une décussation partielle entre les fibres radiculaires du facial. Toutes les fibres d'un nerf facial proviennent-elles des cellules nerveuses placées dans la moitié correspondante du tronc cérébral, ou bien quelques-unes de ces

fibres passent-elles la ligne médiane pour trouver leurs cellules d'origine dans la masse grise du côté opposé ?

Nous avons déjà dit qu'OBERSTEiNER accepte cette origine croisée pour tous les nerfs moteurs périphériques, nerfs spinaux aussi bien que nerfs cérébraux. Les auteurs cjui ont employé la méthode de Golgi dans le but de vérifier cet entrecroissement partiel

FiG. 489. FiG. 490.

FiG. 491. FlG. 49».

Coupes du tronc cérébral d'un lapin tué 35 à 40 jours après l'arrachement du nerf facial

(méthode de Marchi).

(v. Lenhossek, nous-même et Retzius) n'ont jamais pu constater une origine croisée pour les fibres motrices des nerfs spinaux. Nous avons vu que cette origine croisée n'existe ni pour les fibres de l'hypoglosse, ni pour celles du nrrf accessoire de Willis, ni pour la partie motrice des nerfs pneumo-gastrique et glosso-phar3'ngien.

Math. Duval (12), dans ses recherches sur l'origine réelle des nerfs crâniens, rejette absolument tout entrecroisement partiel pour les fibres radiculaires des nerfs moteurs.

En se servant de la méthode de Golgi, Van Gehuchten (i3), Lugaro (14) et Cajal (i5) ont cru pouvoir admettre l'existence de fibres croisées dans le tronc du nerf facial, Marinesco (16) et plus récemment encore Parhon et Papinian (18) sont arrivés à la même conclusion en ayant recours à la méthode expérimentale de Nissl.

Nous avons prouvé (16) que la section ou l'arrachement de toutes les fibres du facial, chez un animal quelconque, est suivi du phénomène de chromolyse dans toutes les cellules du noyau du côté correspondant, tandis que les cellules du noyau opposé restent toutes normales. Nous pouvons conclure de ce fait que toutes les fibres du nerf périphérique sont des fibres directes. La confirmation de ce fait a été fournie par nous plus récemment encore au moyen de la méthode de la dégénérescence wallérienne indirecte (iq). Si on arrache le nerf facial chez le lapin et que,

FiG. 403.

Quelques cellules du ganglion géni'^ulé du facial du lapin en état chromolytique à la suite de la section du nerf facial au niveau du trou stylo-mastoïdien.

après une survie de 40 jours, on traite le tronc cérébral avec la méthode de Marcki, on trouve en dégénérescence toutes les fibres radiculaires du nerf lésé, alors que toutes les fibres du nerf du côté opposé sont normales, fig. 489 à 493.

Le nerf facial n'est cependant pas formé exclusivement de fibres motrices. Il renferme, au sortir du trou stylo-mastoïdien, un certain nombre de fibres sensitives. Où ces fibres ont-elles leurs cellules d'origine ? Si l'on sectionne le nerf facial au niveau du trou stylo-mastoïdien, on observe, au bout de quelques jours, le phénomène de chromolyse dans un certain nombre de cellules du ganglion géniculé, FIG. 493. Ce ganglion représente donc, au moins par une partie de ses cellules, l'origine réelle des fibres sensitives renfermées dans le tronc périphérique du nerf de la septième paire. Il résulte de ce fait que le nerf facial est un nerf mixte absolument comme le nerf glosso-pharyngien et le nerf vague.

Van Gehuchten. Système Nerveux, 4* éd. 38

Origine apparente. Le nerf facial a son origine apparente dans le sillon horizontal qui sépare la protubérance annulaire de la moelle allongée, au-dessus des fibres radiculaires du nerf glosso-pharyngien et au-devant de l'origine apparente du nerf acoustique.

Trajet périphérique. A partir de son origine apparente, le nerf facial se dirige obliquement en avant et en dehors vers l'orifice interne du conduit auditif interne. Il parcourt ce conduit avec le nerf acoustique, étant placé dans une gouttière que présente la face supérieure de ce dernier nerf. Arrivé au fond du conduit auditif interne, il se sépare du nerf acoustique et pénètre dans le canal de Fallope qui lui est destiné. Avec ce canal, il se dirige d'abord horizontalement en avant et en dehors ; après un court trajet, il se coude brusquement en arrière, fig. 494, étant situé dans

FiG. 494.

Schéma montrant les anastomoses qui se font entre le nerf trijumeau, le nerf facial et le nerf glosso-pharygien.

cette partie du canal de Fallope qui surplombe quelque peu la partie supérieure de la paroi interne de la caisse du tympan. Arrivé à la limite postérieure de cette caisse, il se coude une seconde fois sur lui-même et prend une direction verticale pour sortir bientôt par l'orifice inférieur du canal de Fallope ou trou stylo-mastoïdien. A sa sortie du canal, le facial se dirige en bas et en avant vers le bord postérieur du muscle masséter en traversant, d'arrière en avant et de dedans en dehors, l'épaisseur de la glande parotide. Pendant ce trajet, il est situé en dehors du ventre postérieur du muscle digastrique, en dehors aussi de la carotide externe et de la veine temporomaxillaire. C'est dans l'épaisseur de la parotide qu'il se divise en deux branches terminales : une branche temporo-faciale et une branche cervico-faciale.

Branches collatérales. Pendant ce trajet assez complexe, le nerf facial fournit un grand nombre de branches collatérales.

A l'endroit où le canal de Fallope se recourbe pour la première fois horizontalement en arrière, le nerf facial présente un épaississement triangulaire connu sous le nom de genou du Jacial (geniculum n. facialis) et formé par un amas de cellules nerveuses constituant le ganglion géniculé ou genouillé (ganglion geniculi), A ce niveau, le nerf facial émet deux branches collatérales : le nerf grand pétreux superficiel et\e. nerf petit pétreux superficiel des auteurs français, ou rameau anastonoiique du facial avec le plexus tympanique des auteurs allemands.

1° Le nerf grand pétreux superficiel ( n. petrosus superficialis major) parcourt d'abord Vhiatus de Fallope qui l'amène dans une gouttière que présente la face antérieure du rocher. Cette gouttière conduit le nerf grand pétreux superficiel jusqu'au trou déchiré

FiG. 495.

Le nerf facial et la branche mcj^enne ou nerf maxillaire supérieur du nerf trijumeau (d'après Hirscheld)

antérieur. Là, il sort de la boite crânienne et se réunit à un rameau du sympathique ( nerf grand pétreux profond des auteurs allemands) provenant du plexus carotidien pour former le nerf vidien ou nerf du canal ptérygoïdien (n. canalis pterygoidei). Celui-ci parcourt le canal vidien percé dans la base de l'apophyse ptérygoïde du sphénoïde et arrive ainsi dans la fosse ptérygo-palatine, où il se jette dans le ganglion sphénopalatin du nerf maxillaire supérieur, fig. 4»5.

On admet généralement que les fibres motrices, amenées du facial au ganglion sphéno-palatin par le nerf grand pétreux superficiel, se rendent par les nerfs palatins dans les muscles péristaphylin interne et palato-staphylin du voile du palais. Nous avons vu cependant que, d'après les recherches de RExm, ces muscles seraient innervés par les fibres du nerf pneumo-gastrique.

En se basant sur des considérations empruntées à l'anatomie comparée et à l'anatomie pathologique, Dixon (17) admet, d'ailleurs, que le nerf grand pétreux superficiel est formé

exclusivement de fibres sensitives. Il devait alors être considéré comme une branche du nerf intermédiaire de Wrisberg qui, lui-même, n'est rien d'autre que la partie sensitive du nerf facial. D'après Weigner, le nerf est formé à la fois de fibres sensitives et de fibres motrices.

2° Le rameau anastomotique provient du facial au niveau du ganglion géniculé. Il se réunit avec le nerf petit pétreux superficiel, ( n. petrosus superficialis minor) branche du rameau de Jacobson, traverse un petit canal creusé dans la paroi antérieure du rocher et arrive ainsi dans la boite crânienne. Il se dirige en avant, parallèlement au nerf grand pétreux superficiel, et sort du crâne par un petit orifice situé en dedans du trou ovale. Arrivé ainsi à la face externe de la base du crâne, il se jette dans le ganglion otique qui dépend du nerf maxillaire inférieur, branche inférieure du nerf trijumeau. Ce nerf amène au ganglion otique des fibres motrices du facial et des fibres sensitives du glosso-pharygien dont on ignore la destinée.

3° Le nerf du muscle de Vétrier ( n. stapedius). Il provient du facial pendant son trajet dans la partie verticale descendante du canal de Fallope, pénètre en avant dans la saillie osseuse appelée pyramide et s'y termine dans le muscle de l'étrier.

4° La corde du tympan provient du facial un peu au-dessus du trou stj'lo-mastoïdien. Ce nerf se dirige directement en haut et en avant, de façon à former avec le

FiG 49©.

La corde du tympan.

facial un angle aigu ouvert en haut, et parcourt un petit canal osseux qui vient s'ouvrir dans la caisse du tympan près du bord postérieur et inférieur de la membrane du tympan. Dans la caisse du tympan, ce nerf décrit une courbe à convexité supérieure et à direction antéro-postérieure. Pendant ce trajet, il passe entre le manche du marteau et la grande apophyse de l'enclume, fig. 496, et sort de la caisse

par un petit canal situé à l'extrémité interne de la fente de Glaser ou fissure pétro-tympanique. Arrivée ainsi à la base du crâne, la corde du tympan se dirige en bas et en avant pour s'unir au nerf lingual. Unie à ce dernier nerf, elle fournit des branches au ganglion sous-maxillaire, puis se termine avec les fibres du nerf lingual dans la muqueuse qui recouvre les deux tiers antérieurs du dos de la langue. On admet généralement que la corde du tympan renferme : 1° des fibres sécrétoires destinées à la glande sous maxillaire et à la glande sublinguale ; ces fibres proviennent directement du nerf facial ou bien doivent être considérées comme des fibres sympathiques ;

2° des fibres gustatives dont l'origine est très contestée.

Ce qui est certain, c'est qu'après la section de la corde du tympan dans l'oreille moyenne, les impressions gustatives ne sont plus perçues dans les deux tiers antérieurs du dos de la langue. La corde du tympan renferme donc des fibres gustatives.

Schéma indiquant le chemin que suivraient les fibres gustatives pour aller du trijumeau dans la corde du tympan. La ligne pointillée indique le trajet des fibres gustatives venant du trijumeau.

D'après quelques auteurs ces fibres gustatives proviennent du nerf trijumeau par la branche maxillaire supérieure. Nous avons vu, en effet, que le facial est uni au trijumeau par le nerf grand pétreux superficiel qui se rend du ganglion géniculé au ganglion sphénopalatin. Cette branche anastomotique renferme, d'après Dixon, des fibres sensitives veuLnt du nerf de Wrisberg. Elle renfermerait aussi des fibres sensitives provenant du trijumeau ; celles-ci s'accoleraient au facial jusque près du trou stylo-mastoïdien ; puis quitterait le facial pour parcourir la corde du tympan et se terminer dans la muqueuse de la langue, FIG. 497. Cette hypothèse est généralement abandonnée aujourd'hui, des recherches expérimentales faites sur le chien ayant prouvé que l'extirpation du ganglion sphéno-palatin n'amène pas la perte de la sensibilité gustative dans la nmqueuse de la partie antérieure de la langue.

D'ailleurs après l'extirpation du ganglion de Casser, de même qu'après la sectioa

intracraniennc du nerf maxillaire supérieur et du nerf maxillaire inférieur, la sensibilité fjustative persiste dans les deux tiers antérieurs du dos de la langue.

D'autres auteurs admettent que les fibres gustatives de la corde du tympan lui viennent du nerf glosso-pliaryngien. Pour arrivei dans la corde du tympan, ces fibres suivraient le nerf petit pétreux superficiel qui s'unit au facial par le rameau anastomotique ; par là, les fibres gustatives arriveraient au ganglion géniculé du facial. Ces fibres du glosso-pharyngien quitteraient le facial au niveau de l'origine de la corde du tympan.

L'opinion la plus probable, c'est que les fibres gustatives de la corde du tympan proviennent directement du tronc cérébral lui-même par le nerf intei-médiaire de Wrisberg, dont nous parlerons plus loin.

5° Un rameau anastomotique avec le nerf auriculaire du vague.

Après sa sortie du canal de Fallope, le nerf facial fournit les branches collatérales suivantes :

1° Le rameau auriculaire postérieur ou profond {r. auricularis postérior). Il se sépare du facial au niveau du trou stylo-mastoïdien et se dirige en arrière entre l'apophyse mastoïde et le conduit auditif externe. Ce nerf arrive sur la face externe de l'apophyse mastoïde, s'anastomose avec le nerf auriculaire principal du plexus cervical et se divise en deux branches terminales qui se rendent dans le muscle auriculaire supérieur, le muscle auriculaire postérieur et le muscle occipital.

2" Un rameau anastomotique avec le nerf glosso-pharyngien.

3° Le rameau dtc stylo-hyoïdien et du digastrique destiné à innerver le muscle stylohyoïdien et le ventre postérieur du muscle digastrique.

Branches terminales. Dans l'épaisseur de la glande parotidienne, le nerf facial se divise en une branche supérieure appelée temporo-faciale et une branche inférieure ou cervico-jaciale. Arrivées sur sa face externe du muscle masséter, ces deux branches s'anastomosent fréquemment entre elles et forment un plexus d'où partent en divergeant toutes les branches terminales pour se rendre dans les muscles superficiels de la face, depuis le muscle frontal jusque dans la partie supérieure du muscle peaucier du cou, fig. 498.

La branche temporo-faciale est la plus volumineuse. Elle se dirige en haut et en avant vers le col du condyle du maxillaire inférieur. Là, elle reçoit plusieurs filets anastomotiques du nerf auriculo-temporal et se divise en plusieurs rameaux qui se divisent et se subdivisent à leur tour et se rendent dans tous les muscles de la face, depuis le front jusqu'à la lèvre supérieure.

On divise ces filets terminaux, d'après les régions auxquelles ils se rendent, en :

lo rameaux temporaux {rami temporales) et frontaux, innervant le muscle auriculaire antérieur, le muscle frontal et le muscle sourciller ;

2° rameaux orbitaires ou palpébraux destinés au muscle orbiculaire des paupières ;

2° rameaux sous-orbitaires ou nasaux {rami zygomatici) donnant des fibres motrices au muscle zygomatique, à l'élévateur de la commissure ou muscle carré de la lèvre supérieure et au muscle transverse du nez ; enfin, en

40 rameaux buccaux supérieurs {rami buccales) se terminant dans le muscle buccinateur et la partie supérieure du muscle orbiculaire des lèvres.

La branche cervico-faciale descend, dans l'épaisseur de la parotide, vers l'angle du maxillaire inférieur où elle se divise en branches terminales :

a) les rameaux buccaux inférieurs {rami bucales) destinés au muscle buccinateur et à la moitié inférieure du muscle orbiculaire des lèvres ;

b) le rameau mentonnier {ramus marginalis mandibulae) longeant le bord inférieur du

maxillaire pour se terminer dans les muscles de la lèvre inférieure et du menton ;

c) le rameau du cou (ramus colli) qui descend dans la région sus-hyoïdienne, s'anastomose avec les branches terminales du nerf cutané du cou et innerve par ses filets terminaux le muscle peaucier.

Toutes ces branches terminales du nerf facial s'anastomosent fréquemment avec les branches terminales voisines du nerf trijumeau.

— 6oo —

Littérature.

(i) Retzius : Die Eadigiaigsweùe des Gehôrnerven. Bioloff. Unters., Neue Folge, 1892. — (2) Van Gehuchten : Contributions à l'étude des ganglions cérébro-spinaux. La Cellule, t. VII, 1892. — (3) Cajal : Nuevo concepto de la Histologia de las Centras nerviosos. Barcelone, 1893. — (4) V. Lenhossek : Die Nervenendigung in den Maculae und Cristae acusticae. Beitràg'e zur Histologie des Nervensystems und der Sinneorgane, Wiesbaden, 1894. — '5) Van Gehuchten : Le système nerveux de l'homme, i'''^ édition. Lierre, 1893. — (6) Cajal : Apuntes para el estudio del bulbo raquideo, cerebelo y origen de las nervios encefalicos. X. Origen del nervio vestibular. Madrid. 1895. — (7) Thomas : Les terminaisons centrales de la racine labyrinthique- Comptes-rendus de la Société de Biologie, 12 février 1898, pp. i83-i85. — (8) Mathias Duval : Rercherches sur l'origine réelle des nerfs crâniens. Journal de l'anatomie et de la physiologie, 1878 à 1880. — (9) Testut : Traité d'anatomie humaine. Deuxième édition. — (10) Marinesco : De V origine du facial supérieur. Revue Neuroglique, 1898. — (11) Van Gehuchten : sur l'origine

réelle des nerfs crâniens. \\. Le nerf facial. Journal de Neurologie, 1898. — (12) Marinesco : Nouvelles recherches sur l'origine du facial supérieur et du facial inférieur. La Presse Médicale 1899. — (i3) Van Gehuchten : Le système nerveux de l'homme, i'^ éd. 1893. — (14) Lugaro : Suir origine di alcuni nervi encefalii. Archivio di oftalmologia, 1094. — (i5) Cajal : Apuntes para el estudw del bulbo raquideo, cerebelo y origen de los nervios encefalios. XV L Nucleo del facial. Madrid. 1895. — (16) Van Gehuchten : Sur l'existence ou la non-existence de fibres croisées dans le tronc des nerfs moteurs crâniens. Journal de Neurologie, 1899. — (17) Dixon : The sensorv distribution of the facial nerve in man. Journal of Anatom. and Phys., vol. 33.

TRENTIÈME LEÇON La structure interne du méteucéphale (Suite).

Le nerf intermédiaire ou nerf de Wrisberg. — Le nerf oculo-moteur externe —

Le nerf trijumeau.

Le nerf intermédiaire ou nerf de Wrisberg.

Entre l'origine apparente du nerf acoustique et celle du nerf facial, on trouve, dans le sillon horizontal qui sépare le métencéphale du myélencéphale, un mince filet nerveux que l'on considère généralement comme une seconde racine du nerf facial. Ce filet nerveux a été décrit par Wrisberg sous le nom de nerf intermédiaire {n. intermedius). On lui donne communément

le nom de nerf intermédiaire de Wrisberg. A ft,inicrm.- oteH^isê^'y'.

partir de son origine apparente, il se dirige en avant et en dehors, étant situé entre le nerf

acoustique qui est en dessous et le nerf M ,^^.iz.(oLcial

facial qui se trouve au-dessus ; il parcourt avec ces deux nerfs le conduit auditif interne, envoie quelques filets anastomotiques au nerf acoustique pour se jeter finalement C/zoroie. dans le nerf facial. ii^7i%joc

On a beaucoup discuté sur la valeur de ce nerf intermédiaire et sur son noyau d'origine que l'on cherchait toujours dans le tronc cérébral.

En i883 Sapolini (i) a fait du nerf intermédiaire de Wrisberg une étude macroscopique très détaillée. 11 a pu poursuivre ce nerf, du côté central, dans le tronc cérébral où il présente une racine descendante qui s'étend, d'après Sapolini, jusque dans le voisinage du cordon de Goll ; du côté périphérique, il a poursuivi 1 e nerf intermédiaire dans le ganglion géniculé du facial, au-delà duquel il se continue avec un faisceau de fibres nerveuses, qui s'accole tout simplement au nerf

facial pour s'en détacher près du trou stylo-mastoïdien et passer tout entier dans la corde du tympan. D'après Sapolini, le nerf intermédiaire de Wrisberg, le ganglion géniculé et la corde du tympan ne constitueraient que les trois parties d'un même nerf, auquel il donne le nom de treizième nerf cérébral, fig. 4»9.

Ce qui donne à ces recherches de Sapolini un appui considérable, c'est que His (,2) et Martin (3) ont trouvé, dans le ganglion géniculé du facial, chez des embryons humains et des embryons de chats, des cellules bipolaires identiques aux cellules bipolaires qui constituent, chez l'embryon, tous les ganglions cérébro-spinaux. De plus, Rhizius (4) a décrit, dans le même ganglion du chien, du chat et de l'homme adultes, des cellules unipolaires identiques aux cellules des ganglions cérébro-spinaux des mammifères adultes.

V. Lenhossek (5) a décrit et figuré les cellules constitutives du ganglion géniculé du facial chez des souris nouveau-nées, en se basant sur les résultats fournis par la méthode de GoLGi. Ce sont des cellules unipolaires, identiques aux cellules des ganglions spinaux dont le prolongement unique, après un trajet d'une longueur variable, se bifurque en une

Fig. 500. Fig. 501.

Coupes transversales du tronc cérébral d'un lapin montrant en dégénérescence les fibres centrales du nerf de Wrisberg.

branche périphérique et une branche centrale. Toutes les branches centrales réunies constituent le nerf intermédiaire, tandis que les branches périphériques se joignent aux fibres du nerf facial, v. Lenhossek n'a pu les poursuivre assez loin pour pouvoir établir leur terminaison. Il admet, comme l'opinion la plus probable, que ces branches périphériques deviennent les fibres constitutives de la corde du tympan, opinion en faveur de laquelle plaident les recherches physiologiques de Duval, Vulpian, Ed. Schultze, etc., de même que les recherches anatomiques de Sapolinj et de Penzo (6). Il laisse cependant la porte ouverte aux deux possibilités suivantes ; une partie de ces fibres pourraient rester dans le facial jusque dans les ramifications périphériques, puisque le nerf facial est sensible à la sortie du trou stylo-mastoïdien ; ou bien quelques-unes de ces fibres pourraient, au niveau de l'entrecroisement du facial avec le rameau auriculaire du vague, se rendre dans ce dernier.

D'après les recherches de Weigner (7) ces cellules d'origine des fibres constitutives du

nerf intermédiaire ne sont pas uniquement localisées dans le ganglion géniculé. On les trouve également éparpillées le long du nerf facial depuis le ganglion géniculé jusque dans le voisinage du trou stylo-mastoïdien, de même qu'on les observe entre les fibres du nerf grand pétreux superficiel. De plus, les branches périphériques de ces cellules unipolaires se rendent, non seulement dans le tronc du facial et, par là, dans la corde du tympan, mais encore dans le nerf grand pétreux superficiel.

Nous avons vu plus haut que les fibres sensitives renfermées dans le tronc du facial au niveau du trou stylo-mastoïdien ont leurs cellules d'origine dans le ganglion géniculé, puisqu'un certain nombre de ces cellules se mettent en chromolyse à la suite de la section du nerf facial au trou st5do-mastoïdien. Toutes les fibres sensitives, qui se rendent du ganglion géni" Vû.C.\ culé dans le tronc du nerf facial, ne sont donc pas destinées à la corde du t}'mpan, quelques-unes restent dans le nerf de la septième paire.

Le ganglion géniculé doit donc être considéré comme un ganglion cérébro-spinal.

Dans ces conditions, il ne reste plus que deux alternatives : ou bien, nous devons considérer le nerf intermédiaire de Wrisberg comme un nerf distinct, un treizième nerf cérébral, comme le propose Sapolini. Ce serait alors un nerf exclusivement sensitif ayant son noyau d'origine réelle dans le ganglion géniculé. Ou bien, nous pouvons considérer le nerf de Wrisberg comme la partie sensitive du nerf facial. Dans cette hypothèse, le nerf de la septième paire serait un nert mixte comme le trijumeau, le glosso-pharyngien et le pneumo-gastrique. La partie sensitive du nerf facial aurait naturellement son noyau d'origine réelle dans le ganglion géniculé.

Dans l'une et l'autre de ces hypothèses, les fibres qui dépendent du ganglion géniculé doivent, à leur entrée dans le tronc cérébral, se comporter comme les fibres d'un nerf sensitif, c'est-à-dire qu'elles doivent se bifurquer en branches ascendantes et en branches descendantes. Nous avons vu que les branches ascendantes des nerfs sensitifs crâniens sont généralement très courtes et se terminent dans la substance grise voisine, tandis que les branches descendantes sont beaucoup plus longues. Elles constituent, en effet, pour la dixième et la neuvième paires, la racine descendante de ces deux nerfs.

Le nerf de Wrisberg se comporte d'une façon identique. Il résulte, en effet, de nos

FiG. 5oa.

Schéma montrant la constitution du laisceau solitaire et les rapports réciproques desfibres appartenant aux trois nerfs VII, IX et X.

recherches expérimentales (8) que, après interruption de ce nerf en dedans du ganglion géniculé, on voit survenir la dégénérescence secondaire dans un petit faisceau de fibres nerveuses qui pénètre dans le tronc cérébral, accolé aux fibres du nerf vestibulaire, fig. 500. Près de la partie la plus dorsale de la racine descendante du nerf trijumeau ces fibres se recourbent en bas, en constituant une véritable racine descendante pour le nerf de Wrisberg. Les fibres de cette racine descendante, plus ou moins mêlées avec les fibres voisines de la racine descendante du nerf vestibulaire et du nerf trijumeau, fig. soi, s'en trouvent séparées plus bas : d'abord par les fibres descendantes du nerf glosso-pharyngien, puis par les fibres descendantes du nerf pneumo-gastrique. Elles interviennent ainsi, ainsi que nous l'avons montré (8), pour une petite part, dans la constitution du faisceau solitaire, fig. 503. Le long de la face interne de ce long faisceau descendant on observe une colonne gi'ise, le noyau du faisceau solitaire qui est à la fois le noyau terminal pour les fibres sensitives périphériques des nerfs VII, IX et X et le noyau d'origine pour les fibres centrales, corticales ou réflexes, en correspondance avec ces mêmes nerfs.

Quant aux prolongements externes des cellules du ganglion géniculé, ils constituent, en grande partie, le nerf grand pétreux superficiel (Dixon, Weigner), en même temps qu'ils entrent dans la constitution du nerf facial lui-même, pour passer, soit dans la corde du tympan, soit dans le nerf périphérique. La corde du tympan renferme donc des fibres sensitives. Ces fibres vont se terminer, avec le nerf lingual, dans les deux tiers antérieurs du dos de la langue.

Les fibres gustatives, qui existent en réalité dans la corde du tympan, ne doivent donc pas être des fibres d'emprunt soit du nerf trijumeau, soit du nerf glossopharygien ; elles peuvent êtie les fibres constitutives du nerf de Wrisberg ellesmêmes. Ce qui semble faire admettre l'existence, dans la corde du tympan, de fibres motrices originaires du facial, c'est l'action que cette corde exerce sur les glandes sous-maxillaire et sublinguale, à moins que ces fibres motrices ne soient d'origine sympathique.

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