Artères radiculaires du nerf hypoglosse
et se divise en deux rameaux : l'interne se ramifie sur la face inférieure du lobe médian ou ver inférieur ; l'externe est destiné à la partie postérieure de la face inférieure des hémisphères cérébelleux, fig. 414.
Vartère cérébelleuse moyenne, appelée encore artère cérébelleuses infé-
riewe et antérieure {a. cerebelli inferior anterior) naît du tronc basilaire vers le milieu de la face antérieure de la protubérance annulaire ; elle se dirige horizontalement en deliors et va se distribuer à la partie antérieure de la face inférieure du cervelet.
IJ artère cérébelleuse supérieure (a. cerebelli superior) naît du tronc basilaire un peu en dessous de la bifurcation de celui-ci en artères occipitales postérieures, fig. 415. Elle se dirige en dehors, contourne le pédoncule et va se ramifier sur la face supérieure du cervelet.
Toutes ces artères se ramifient abondamment et s'anastomosent les unes avec les autres, de manière à former un réseau artériel très serré dans la pie-mère qui recouvre la face externe du cervelet. Les artères cérébelleuses supérieures s'anastomosent également avec les artères cérébrales postérieures, de même que les artères cérébelleuses inférieures s'anastomosent avec les artères bu bulbe.
De ce réseau artériel s'échappe une multitude de fines artérioles qui pénètrent verticalement dans l'épaisseur du cervelet et se résolvent en réseau capillaire entre les éléments constitutifs de la substance blanche et de la substance grise. Ce réseau est plus serré dans la substance grise que dans la substance blanche.
Circulation veineuse. Les veines cérébelleuses ne suivent pas le trajet des artères. On les divise, d'après leur situation, en veines jnédianes et veines laté7'ales.
La veine médiaîie supérieure parcourt d'arrière en avant la face supérieure du lobe médian et se jette dans la veine de Gallien,
La veine médiane inférieure parcourt d'avant en arrière le ver inférieur et se jette dans le confluent des sinus, le sinus droit ou un des sinus latéraux.
Les veines latérales supérieures et inférieures naissent sur les faces correspondantes des hémisphères cérébelleux et vont se jeter dans les sinus latéraux.
Littérature.
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VINGT-HUITIÈM E LEÇON
La structure interne de l'isthme du rhombencépliale. La structure interne du niésencéphale.
IParties constitutives de l'isthine dix i-lioinljeiicépha.le : IPédonciiles cérébelleux supérieurs. Valvule de Vieussens. Noyaix d'origine du nert pathétique. G-anglion interpédonculaire. — Etude de deux coupes transversales du inésencépliale. — La circulation de l'isthme du rhombencéphale et du naésencéphale. — Les nerfs périphériques : Le nerf pathétique. Le nerf oculo-moteur commun.
La structure interne de ristlinie du rhombencépliale.
Nous avons vu que l'isthme du rhombencépliale est la partie du névraxe comprise entre le métencéphale et le mésencéphale. Nettement séparé des parties voisines, pendant les premiers temps du développement embryologique, l'isthme du rhombencépliale ne présente guère, chez l'adulte, de limites précises. Il se fusionne intimement avec la partie supérieure du pont de Varole et surtout avec les parties constitutives du mésencéphale. Il est formé d'une partie dorsale assez bien délimitée : la valvule de Vieussens et les pédoncules cérébelleux supérieurs et d'une partie ventrale plus ou moins confondue avec les parties voisines et comprenant les noyaux d'origine des nerfs pathétiques et le ganglion interpédonculaire. Ces parties constitutives de l'isthme du rhombencéphale apparaissent nettement sur les coupes transversales de la partie supérieure du métencéphale que nous avons étudiées antérieurement et sur la coupe inférieure du mésencéphale que nous verrons plus tard.
Pédoncules cérébelleux supérieurs et valvule de Vieussens.
La FiG. 416 reproduit une coupe transversale passant par la partie moyenne des pédoncules cérébelleux supérieurs. Ces pédoncules représentent deux faisceaux volumineux de fibres nerveuses formant la limite latérale du triangle supérieur du plancher du quatrième ventricule. Ces pédoncules sont contournés, en dehors, par les fibres de la couche latérale du ruban de Reil (lemniscus lateralis) formée par les fibres de la voie acoustique centrale.
En avant, nous avons lo ralscc.au conii)acl l'orniant la voie sensitive centrale d'origine spinale. En arrièi-e, en-dessons du plancher du quatrième ventricule, nous trouvons la section du l'aisceau longitudinal postérieur, la section de la racine supérieure ou motrice du nerf trijumeau avec la traînée des cellules vésiculeuses et le locus cœruleus.
couche fn.f^uxri.c Uc-ifu
Coupe correspondant au plan de section 5 de la fig. 42 1
Tout le reste de la coupe, limité en dedans par le raphé, constitue la formation réticulaire. C'est là que se trouvent les fibres de la voie sensitive centrale en connexion avec le nerf vague, le nerf glosso-pharyngien, le nerf vestibulaire et le nerf trijumeau.
La coupe suivante, fig. 417, nous montre la valvule de Vieussens tendue entre les deux pédoncules cérébelleux supérieurs et fermant, en arrière, l'extrémité supérieure du quatrième ventricule. Dans l'épaisseur de cette valvule s'entrecroisent les fibres radiculaires du nerf pathétique.
Les pédoncules cérébelleux supérieurs, toujours contournés, en dehors, par la couche latérale du ruban de Reil, présentent en dedans des limites peu précises. Les fibres constitutives s'inclinent en avant et en dedans et commencent à s'entrecroiser au-devant des faisceaux longitudinaux postérieurs, en arrière de la couche médiane des fibres sensitives.
La formation réticulaire, considérablement réduite, présente de chaque côté du raphé :
1° la section du faisceau longitudinal postérieur,
2" le locus cœruleus,
3° la section de la racine supérieure ou motrice du nerf trijumeau avec les cellules vésiculeuses voisines et
4" la section d'un petit faisceau de fibres nerveuses qui constitue la branche radiculaire descendante du nerf pathétique.
Noyau d'orig-ine du nerf pathétique.
La FiG. 418 appartient à la fois à l'isthme du rhonibencéphale et au mésencépliale. Elle passe par les éminences postérieures des tubercules quadrijumeaux. Les parties de cette coupe qui nous intéressent pour le moment sont les suivantes :
iir-v
' . .^ >>#v^\ "-' vÂ-0 7^^f^:4''
FiG. 417.
Coupe correspondant au plan de section 6 de la fig. 421.
1° Les pédoncules cérébelleux supérieurs dont les fibres constitutives s'entrecroisent au-devant de l'aqueduc de Sylvius.
2" Le faisceau longitudinal postérieur, dont la section transversale forme un faisceau compact de fibres nerveuses immédiatement en arrière des fibres des pédoncules cérébelleux.
3" La racine motrice du nerf trijumeau située en dedans de la masse grise centrale des éminences postérieures.
4° Enfin, derrière la section du faisceau longitudinal postérieur, une
masse grise nouvelle formée de cellules nerveuses volumineuses dont les prolongements eylindraxiles se dirigent en arrière et en dehors jusqu'au niveau de la branche radicidaire descendante du pathétique. Cette masse
FiG. 418.
Coupe corrospondanl au plan de section 7 de la fig. 421.
grise représoite le noyau d'origine du nerf de la quatrième paire. Outre les cellules nerveuses radiculaires, on trouve dans cette masse grise un entrelacement inextricable de fibrilles nerveuses dont les unes représentent
Fig. 419.
Trajet des fibres radiculaires du nerf pathétique.
les ramifications terminales de certaines fibres de la voie pyramidale, tandis que les autres représentent des collatérales venues des fibres du
faisceau longitudinal postérieur et des fibres de la voie sensitive centrale voisine.
Les fibres qui partent de ce noyau moteur représentent les fibres radiculaires du nerf patliétique. Celles-ci se dirigent en arrière et un peu en dehors et, arrivées sur la face latérale de l'aqueduc de Sylvius, elles se recourbent en bas. Ce faisceau de fibres nerveuses à direction verticale constitue ce qu'on appelle la branche radicidaire descendante, fig. 419. Nous avons vu, siu- les coupes précédentes, qu'après un certain trajet vertical, cette branche elle-même se recourbe une seconde fois en arrière et en dedans, passe dans la valvule de Vieussens, où elle s'entrecroise avec celle du côté opposé, pour sortir enfin de l'axe cérébro-spinal, sur la face postérieure du tronc cérébral, de chaque côté de la valvule.
Ganglion interpédonculaire.
Dans sa partie antérieure, l'isthme du rhombencéphale présente un petit amas de substance grise situé au-dessus du bord supérieur de la protubérance annulaire, au niveau de l'extrémité inférieure de la substance interpédonculaire et connue, depuis Gudden, sous le nom de ganglion interpédonculaire.
Cette masse grise, nellement développée dans le système nerveux central des mammifères, se trouve constituée de cellules nerveuses et de fibrilles nerveuses.
Les cellules nerveuses ont été étudiées récemment par Cajal, sans que ce savant ait pu établir la destination de leur prolongement cylindraxile.
Les fibrilles nerveuses représentent, en majeure partie, les ramifications terminales des fibres du faisceau de Meynert ou faisceau rétro-réflexe reliant le ganglion de l'habénula au ganglion interpédonculaire, ainsi que nous l'avons montré, le premier, dans le système nerveux de la truite. Ce fait a été confirmé depuis par Edinger chez les reptiles, par Cajal chez les poissons, par Cajal et par Kôlliker chez les mammifères.
La !>itrii«t(iii*e iiiieriic du iiiéMencépliale.
Le mésencéphale ou cerveau moyen est la partie de l'axe cérébrospinal comprise entre le rliombencéphale et le cerveau intermédiaire ou dieucépliale. Il est lormé, dans sa moitié antérieure, par les pédoncules cérébraux et, dans sa moitié postérieure, par les tubercules quadrijumeaux. Il est traversé dans toute sa liauteur par une partie du canal médullaire primitif, l'aqueduc de Sulvîus, qui relie le troisième ventricule au quatrième.
Pour étudier l'organisation interne du cerveau moyen, nous y pratiquerons deux coupes transversales : l'une passera par le milieu des
FiG. 420.
Coupe correspondant au plan de section 7 de la fig. 42 1 .
éminences postérieures, l'autre par le milieu des éminences antérieures des tubercules quadrijumeaux. Les plans de section de ces deux coupes sont indiqués par les lignes pointillées 7 et 8 dans la fig. 421.
Prenons d'abord une coupe faite au niveau des éminences postérieures.
Dans sa moitié ventrale, cette coupe intéresse encore la partie supérieure de la protubérance annulaire. Nous y retrouvons les faisceaux de fibres transversales qui constituent la protubérance et les faisceaux compacts de fibres longitudinales qui représentent à la fois les fibres motrices des voies pyramidales et les fibres beaucoup plus nombreuses des faisceaux cortico-protubérantiels.
Les fibres transversales de la protubérance sont limitées en arrière par les fibres à direction verticale qui constituent la voie sensitive centrale
FiG. 421.
La face postérieure du rhomencéphale et du méscncéphale Gr. nat. Les lignes pointillées 7 et 8 indiquent les plans de section des fig. 42 1 et 424.
ou les fibres de la couche du ruban de Reil. On distingue une couche médiane et une couche latérale. La couche médiane est située directement
cVfwAc
Coupe correspondant au plan de section 5 de la fig. 421.
en arrière des fibres protubérantielles. Elle correspond à la couche interolivaire que nous avons décrite le long de la moelle allongée, dans le
voisinago iniinédiat du niphë. En traversant la i)rotul)éranoe annulaire, cette couche s'est aplatie dans le sens anléro-postérieur et s'est écartée insensiblement de la ligne médiane.
La couche latérale est une production nouvelle. Vous vous rappelez que sur une des coupes précédentes, fk;. 422, nous avons vu ai)paraitre une masse grise au fond du sillon longitudinal qui sépare la protubérance du pédoncule cérébelleux supérieur. On la désigne sous le nom de noyau latéral. De cette masse grise partent des libres nerveuses qui se dirigent en arrière et en dedans en contournant le pédoncule cérébelleux voisin; elles forment une partie de la couche latérale des fibres scnsitives. Sur les coupes suivantes, fig. 424, les couches latérale et médiane se fusionnent et une partie des fibres de cette dernière semble prendre part à la constitution de la couche latérale. Ces fibres viennent en réalité de l'olive supérieure et du corps trapézoïde, ainsi que nous le verrons en étudiant les fibres centrales de la branche cochléaire du nerf acoustique. Elles représentent la voie acoustique centrale reliant les noyaux terminaux de la branche cochléaire du nerf acoustique d'un côté (noyau accessoire et tubercule latéral) en partie aux masses grises antérieures et postérieures des tubercules quadrijumeaux, en partie à l'écorce grise de l'hémisphère cérébral du côté opposé. La couche latérale contourne, en elïet, le pédoncule cérébelleux supérieur et se rend dans les masses grises qui constituent les noyaux des éminences postérieures et antérieures des tubercules quadrijumeaux, rn;. 420. Quelques-unes de ces fibres passent la ligne médiane, en arrière de l'aqueduc de Sylvius, et se terminent dans les éminences opposées. Ces tibres de la couche latérale sont visibles sur la face externe du tronc cérébral. Elles constituent la lamelle de substance blanche, connue sous le nom de ruban de Reil, que l'on voit sortir de la partie inférieure du sillon latéral du mésencéphale, contourner le pédoncule cérébelleux supérieur et s'enfoncer sous les éminences postérieures.
Les fibres de la voie sensitive centrale en connexion avec le nerf trijumeau se trouvent, à ce niveau, d'après les recherches de Wallenberg, sur la face latérale de la masse grise centrale, en dehors de la racine motrice du neri de la cinquième paire.
La masse grise centrale des éminences postérieures des tubercules quadrijumeaux est formée de cellules nerveuses multipolaires. I)'a])rès les recherches de Hans Held, on y trouve des cellules à cylindre-axe court ou cellules de Golgi et des cellules à cylindre-axe long. Le prolongement cylindraxile de ces dernières est ou bien ascendant, ou bien descendant. Dans le premier cas, il se joint aux fibres de la couche latérale du ruban
de Reil pour se rendre dans le noyau des éminences antérieures où il se termine. Les prolongements cylindraxiles descendants, au contraire, deviennent les cylindre-axes des fibres constitutives descendantes de la couche latérale du ruban de Reil.
Derrière la couche des fibres sensitives, on trouve une large zone de fibres entrecroisées : c'est V entrecroisement des pédoncules cérébelleux supérieurs. Vous vous rappelez que ces pédoncules sortent de la substance
FiG. 423.
Coupe correspondant au plan de section 6 de la fig. 421
blanche des hémisphères cérébelleux, se rapprochent insensiblement l'un de l'autre en formant les limites latérales antérieures du plancher du quatrième ventricule, puis s'enfoncent sous les éminences postérieures où ils s'entrecroisent.
En arrière de ces fibres entrecroisées existe une zone considérable de substance grise traversée par Y aqueduc de Sylvius. Un peu au-devant
et en dehors de la eoiii)e de ce canal, nous trouvons de chaciue côté un amas de cellules nerveuses : le noyau d'origine du nerf pathétique ou quatrième |)aire des unis crâniens. I)(!S libres radiculaires partent de ce noyau et se dirigent en arrière et en dehors.
De chaque côté de l'aquediic, on voit la section de deux laisceaux de libres nerveuses. Le faisceau externe a une forme semi-lunaire à concavité interne, il représente la racine descendante du nerf trijumeau. Le faisceau interne est plus ou moins arrondi. C'est la branche radiculaire descendante du nerf pathéticpie.
Entre le noyau d'origine du nerf pathétique et l'entrecroisement des pédoncules cérébelleux, on trouve encore la coupe du faisceau longitudinal postérieur.
La FiG. 424 représente la coupe du cerveau moyen faite au niveau des éminences antérieures des tubercules quadrijumeaux. Elle appartient tout entière au cerveau moyen. Elle présente, en arrière, le sillon médian longitudinal séparant l'une de l'autre deux saillies arrondies qui constituent les éminences antérieures des tubercules quadrijumeaux. En avant, nous voyons les deux faisceaux compacts, appelés pédoncules cérébraux, séparés l'un de l'autre par la substance interpédonculaire. Enfin, les faces latérales présentent, en avant, le sillon latéral du mésencéphale et, plus en arrière, un sillon superficiel qui appartient au sillon interbrachial. Au milieu de la figure, nous voyons la coupe de l'aqueduc de Sylvius.
Chaque pédoncule cérébral est formé de substance blanche et de substance grise. La substance blanche est située en avant. Elle constitue ce qu'on appelle le pied ou la base du pédoncule cérébral (basis pedunculi). Elle est limitée en arrière par une masse volumineuse de substance grise riche en cellules nerveuses chargées de granulations pigmentaires. Sur des coupes macroscopiques, cette substance se présente comme une bande transversale noire : c'est la substance noire de Soemmering (substantia nigra), formée de cellules nerveuses et de fibrilles nerveuses entremêlées, dont on ignore complètement la signification morphologique et physiologique.
Le pied du pédoncule cérébral est formé de fibres nerveuses à direction longitudinale. Ces fibres représentent la continuation des faisceaux de fibres à direction verticale qui existent entre les fibres transversales de la protubérance. Nous devons donc y retrouver les fibres motrices des voies pyramidales et les fibres des faisceaux cortico-protubérantiels. Nous verrons plus tard que les fibres motrices occupent environ les trois cinquièmes moyens de chaque pédoncule.
Toute la partie de la coupe qui est située derrière les pédoncules
eo2
cérébraux comprend deux régions séparées Tune de l'autre par une ligne horizontale fictive passant par l'aqueduc de Sylvius : la région de la calotte (legmentuni) en avant, et la région des tubercules quadrijumeaux en arrière. Région de la calotte. Nous ne possédons que des données très incomplètes sur la structure de la région de la calotte. On y décrit un certain
eu lin a,iite-r.
FiG. 424.
Coupe correspondant au plan de section 8 de la fig. 421.
nombre de -faisceaux de fibres nerveuses dont on ne connaît ni les cellules d'origine, ni la terminaison et dont on ignore la signification physiologique.
Les seuls détails importants connus sont les suivants :
1" Au-devant et un peu en dehors de l'aqueduc de Sylvius existe le noyau d'origine du nerf oculo-moteur commun, nlll.
2° Ce noyau vient en contact avec un faisceau compact de fibres nerveuses, c'est le faisceau longitudinal postérieur.
3° En avant et en dehors de ce faisceau, on voit une masse arrondie
connue sous le nom de noyau roiuje {nucleus ruber). Elle correspond à la section des pëdoiu'nles cérébelleux supérieurs entrecroisés, entremêlés de cellules nerveuses.
4" Le long de la face interne de chaf|ue noyau rouge existe un petit faisceau do libres nerveuses : le faisceau de Mkynkut ou faisceau rétrorétlexe dont nous avons vu les libres constitutives se terminer dans le ganglion interpédonculaire.
5° Du noyau d'origine du nerf de la troisième paire partent les fibres radiculaires qui traversent le faisceau longitudinal jiostérieur, la région de la calotte, le noyau rouge et une partie de la substance noire de SoEMMEHiNG, ct qui sortcut de l'axe cérébro-spinal sur la face interne de chaque pédoncule cérébral. Quelques-unes de ces fibres radiculaires s'entrecroisent sur la ligne médiane.
5° Dans les parties latérales de la région de la calotte, on trouve encore la coupe des voies sensitives.
Dans toute l'étendue de la région des tubercules quadrijumeaux antérieurs on voit des fibres nerveuses sortir de la masse grise centrale de ces tubercules, se diriger en avant et en dedans, en s'écartant les unes des autres et en contournant la partie correspondante de l'aqueduc de Sylvius pour venir s'entrecroiser sur la ligne médiane, dans l'espace compris entre la substance interpédonculaire et la section des faisceaux longitudinaux postérieurs. Cet entrecroisement de libres nerveuses est désigné sous le nom de décussation de la calotte {/ontaineartige Hauhenkreuzung des auteurs allemands). On distingue à cette décussation une partie dorsale et une partie ventrale. La partie dorsale forme la décussation de Meynert {[ontaineartige Meynert'sche Kreuzung) ; la partie ventrale porte le nom de décussation de Forel {(ontaineartige ForeXsclie Kreuzung).
D'après les recherches de H. Held, les fibres de la décussation dorsale de la calotte proviennent de cellules nerveuses situées dans la masse grise centrale des éminences antérieures des tubercules quadrijumeaux. Ces cellules nerveuses y viennent en contact avec les ramifications terminales des fibres de la voie optique et de la voie acoustique. Les prolongements cylindraxiles de ces cellules nerveuses, après avoir passé la ligne médiane, se recourbent en bas pour descendre, avec le faisceau longitudinal postérieur, vers les parties inférieures de l'axe nerveux.
Dans les recherches que nous avons faites sur le système nerveux central de la truite, nous avons pu établir que les fibres nerveuses qui proviennent des cellules des lobes optiques et qui s'entrecroisent sur la ligne médiane avant de devenir des fibres descendantes, constituent un faisceau de
fibres nerveuses indépendant du faisceau longitudinal postérieur; nous l'avons désigné sous le nom de faisceau optique descendant. 11 a pour fonction de relier les lobes optiques des vertébrés inférieures — les homologues des éminences antérieures des tubercules quadrijumeaux du névraxe de l'homme — aux masses grises inférieures et de constituer ainsi une voie réflexe entre les fibres de la voie optique centrale et les masses grises inférieures. Tout récemment Cajal a décrit le même faisceau dans le mésencéphale de petits mammifères. Il le désigne sous le nom de faisceau descendant de la calotte. Ses fibres constitutives proviennent de cellules nerveuses situées dans la partie latérale superficielle des tubercules quadrijumeaux antérieurs. Pendant leur trajet descendant, elles émettent de nombreuses collatérales allant se ramifier et se terminer dans le noyau rouge et dans la formation réticulaire.
On ignore encore, pour le momment, où se rendent ces fibres nerveuses.
Dans la partie antérieure de la coupe, de chaque côté du raphé, en dedans de la section du faisceau de Meynert, on trouve un faisceau de fibres grêles connu sous le nom de faisceau de la calotte de Gudden. Nous verrons plus tard que les fibres constitutives de ce faisceau proviennent, en même temps que les fibres du faisceau de Vicq d'Azyr, des cellules nerveuses situées dans le corps mammillaire. On le désigne encore sous le nom de faisceau pédonculo-mamillaire ; on ignore où ce faisceau se termine.
Région des tubercules quadrijumeaux. Les éminences antérieures des tubercules quadrijumeaux sont formées d'une masse grise centrale et d'une couche blanche périphérique. Celle-ci est constituée en grande partie de fibres nerveuses qui appartiennent au nerf optique. Gomme nous le verrons bientôt, les fibres optiques ont leurs cellules d'origine dans la couche profonde de la rétine et viennent se terminer, par des ramifications libres, en partie au moins, dans les éminences antérieures des tubercules quadrijumeaux. D'après les recherches de Hans Held, on trouverait aussi, dans ces éminences antérieures, la terminaison d'une partie des fibres de la couche latérale du ruban de Reil, ou voie centrale de la branche cochléaire du nerf acoustique, FIG. 425.
La masse grise elle-même est formée de cellules nerveuses multipolaires. D'après Héld, on trouverait dans cette masse grise des cellules volumi- .neuses à prolongements cylindraxiles descendants. Les unes enverraient ces prolongements dans la couche latérale du ruban de Reil ; cette couche renfermerait donc à la fois des fibres ascendantes et des fibres descendantes, ainsi que nous le verrons plus tard. Les autres envoient leurs prolongements cylindraxiles en avant et en dedans. Ils passent au-devant du noyau d'origine
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du nerf de la troisième paire, croisent la ligne médiane, puis se recourbent en bas pour devenir les fibres constitutives du faisceau longitudinal postérieur, d'après Held, les fibres du faisceau optique descendant d'après Van Gehuchten, les fibres du faisceau descendant de la calotte d'après Cajal, fig. 425. Dan? ce trajet, ces prolongements cylindraxiles abandonnent des collatérales aux cellules radiculaires du nerf oculo-moteur commun, du nerf pathétique et du nerf oculo-moteur externe. Ils servent ainsi de voie réflexe agissant sur les muscles des globes oculaires à la suite d'excitations visuelles ou acoustiques. Ces fibres descendraient jusque dans la moelle cervicale.
La circulation de l'isthme du rhombencéphale et du mésencéphale.
Circulation artérielle. Le cerveau moyen
/CL. cc'reè. ôLi/j .
(x.cereh.
moijciuic
US lieu re.'
a. . lioi-t. oLioitc.
^ctT.vcrt. aciuchc
-a.SPt-n post .
Fig. 426.
Les artères médianes antérieures et postérieures du bulbe et les artères médianes antérieures de la protubél'ance annulaii'e et du cerveau moyen (d'après Duret.)
et l'isthme du rbombencéphale reçoivent leurs artères nourricières de plusieurs sources différentes. Celles de la région antérieure viennent de la partie supérieure du tronc basilaii'e et de la partie voisine des artères cérébrales postérieures et des artères communicantes postérieures, tandis que les artères nourricières de la région des tubercules quadrijumeaux et des pédoncules cérébelleux supérieurs naissent des artères cérébelleuses supérieures et des artères cérébrales postérieures.
Sur la face antérieure du cerveau moyen, on trouve des artères médianeb, des artères radiciilaires et des artères accessoires.
Les artères médianes naissent de la partie supérieure du tronc basilaire
{ai'tères sus-protubé? a7itielles ûii I)i ukt) et se comportent comme les artères médianes de la protubérance annulaire et de la moelle allongée, fig. 426. Elles se dirigent directement en arrière, traversent la substance perforée postérieure qui occupe le fond de l'espace interpédonculaire et se terminent dans les deux masses grises situées au-devant et un j)eu en debors de l'acqueduc de Sylvius : les noyaux d'origine du nerl" pathétique et du nerf oculo-moteui' commun.
Les artîrcs radiculaircs naissent du tronc basilaire ou de l'une de ses brancbes collatérales. Elles se dirigent en dehors vers le nerf pathétique et vers le nerf de la troisième paire et se bifurquent alors en une branche périphérique et une branche centrale. La branche périphérique se résout bientôt en im réseau capillaire entre les fibres constitutives du nerf. La branche centrale accompagne les fibres radiculaircs du nerf jusqu'au niveau de la masse grise qui leur donne origine et là elle se résout en un réseau capillaire. Le réseau capillaire artériel de chacune de ces masses grises provient donc à la fois et de l'artère médiane voisine et de l'artère radiculaire.
Les artères accessoires naissent des artères cérébrales postérieures, pénètrent directement dans le pied du pédoncule cérébral {artères pédonculaires) et s'y terminent dans la substance blanche du pied et dans la substance noire de Soemmering.
Toutes ces artères appartiennent au groupe des artères terminales.
Les artères nourricières de la région des tubercules quadrijumeaux se divisent, d'après Duret, en artères postérieures, artère moyenne et artère antérieure.
Les artères postérieures des tubercules quadrijumeaux viennent des artères cérébelleuses supérieures. Elles se distribuent à la moitié inférieure des tubercules postérieurs, à la valvule de Vieussens et aux pédoncules cérébelleux supérieurs.
L'artère moyenne des tubercules quadrijumeaux provient, de chaque côté, de l'artère cérébrale postérieure. Elle contourne le pédoncule cérébral en parcourant le sillon interbrachial et est destinée à la partie voisine des éminences antérieures et postérieures.
'[j artère antérieure des tubercules quadrijumeaux naît, de chaque côté, de l'artère cérébrale postérieure. Elle nourrit la partie supérieure des éminences antérieures.
Toutes ces artères des tubercules quadrijumeaux s'anastomosent les unes avec les autres en formant un plexus artériel sur la face postérieure du cerveau moyen. De ce plexus partent alors des artérioles qui pénètrent
perpendiculairement dans l'axe cérébro-spinal et s'y résolvent en réseaux capillaires.
Circulation veineuse. Au réseau capillaire artériel fait suite le réseau veineux. Les capillaires veineux se réunissent en veinules qui accompagnent les artérioles et qui se jettent dans les grosses veines voisines.
Les nerfs périphériques dépendant de l'isthme du rhombencéphale et du mésencéphale.
L'isthme du rhombencéphale donne origine à un seul nerf crânien : le nerf pathétique. Le mésencéphale donne origine également à un seul nerf crânien : le nerf oculo-moteur commun.