Sulvitjzne cont/Tttux .poôi
se dirige en arrière et en dedans et va s'ouvrir dans l'artère cérébrale postérieure à une petite distance du tronc bascilaire, fig. 484 et 485.
De plus, les artères
Y^^ ctj-ebr. (triicr. d'un hémisphère cérébral
sont reliées aux artères de l'hémisphère cérébral du côté opposé par une large artère anastomotique à direction transversale : Vartère cofnmunica7ite antérieure.
h'artère communicante antérieure est un tronc artériel assez volumineux passant transversalement audevant du chiasma des nerfs optiques et reliant l'une à l'autre les deux artères cérébrales antérieures.
Toutes les artères qui arrivent à la base du cerveau terminal sont donc reliées entre elles par ces artères communicantes.
Elles torment par leur ensemble une figure géomé- FiG. 485. trique connue sous le nom
5'chéma montrant le mode de constitution du cercle de polygone de WilUs OU artériel de Wii-i-is. ^^^,^^^ ^^^^,^.^^ ^^ ^.^^.^^
De ce cercle artériel de Willis partent alors toutes les branches artérielles qui doivent porter le sang aux différents parties du télencéphale et du diencéphale.
Outre les artères cérébrales antérieures, moyennes et postérieures que l'on doit considérer comme les branches terminales des artères carotides internes et du tronc basilaire, le polygone de Willis donne de nombreuses petites artères collatérales qui pénètrent directement dans la masse encéphalique voisine.
Vartère communicante antérieure fournit de petits rameaux à la lame grise située au-devant du chiasma des nerfs optiques, au bec du corps
I — tronc ôcusclcu^rC' .
-a. s pin. u/zi
calleux et des branches plus volumineuses à la commissure blanche antérieure et à la cloison transparente.
La j)arli(! de Vartère cérébrale antérieure qui concourt à former le
Uftt .
~u.ricri.olts lenticulai''&t>
-a,, choroidîeiine, ivzt.
a . ccréorulC' Ibust.
FiG. 486.
Les artères de la base du cerveau (d'après Duret).
cercle de Willis fournit des artérioles au nerf optique et à la circonvolution frontale voisine.
Vartère carotide interne émet directement une artère assez volumineuse destinée au plexus choroïde latéral : Vartère choroïdienne antérieure, fig. 486. Celle-ci naît quelquefois de la sylvienne ou de la communicante postérieure, se dirige en arrière et en dehors, pénètre dans la partie antérieure de la grande fente cérébrale de Bichât et va se jeter dans le plexus choroïde du ventricule latér^il au niveau de la corne d'AMMON.
Vartère communicante postérieure fournit de nombreuses branches au cerveau intermédiaire. Nous les avons décrites avec cette partie de l'axe
CiirJ^cr lettre.
l-iyieA^ir^
FiG. 487.
Face interne de l'hémisphère cérébral droit montrant les territoires vasculaires des trois artères cérébrales.
^.icriciwe^
FiG. 488.
Face externe de l'hémisphère cérébral gauche montrant les territoires vasculaires
des trois artères cérébrales.
cérébro-spinal : artères pour le chiasma des nerfs optiques, les bandelettes optiques, l'infundibuluni, les corps maniillaires et deux artères pour chaque couche optique.
Enfin, le commencement des artères cérébrales postérieures et la partie supérieure du tronc hasïlaire fournissent les artères nourricières du cerveau moyen.
Des deux angles antérieurs du polygone de Willis naissent les artères cérébrales antérieures : des angles latéraux partent les artères sylviennes et des angles postérieurs, les artères cérébrales postérieures. Ces trois artères vont se distribuer dans des territoires nettement limités de Técorce cérébrale de chaque hémisphère.
Uartère cérébrale antérieure est une branche terminale de l'artère carotide interne. Elle commence dans l'angle externe du chiasma des nerfs optiques et se dirige horizontalement en avant et en dedans en passant au-dessus du nerf optique. Arrivée au-devant du chiasma, elle s'anastomose, par l'artère communicante antérieure, avec l'artère cérébrale antérieure du côté opposé, puis pénètre dans la fissure médiane inter-hémisphérique, s'applique sur la face interne du lobe frontal, et là, elle se divise en trois branches terminales. Par ses branches collatérales ôt par ses branches terminales, l'artère cérébrale antérieure porte le sang à toute la face interne de l'hémisphère correspondant depuis le pôle frontal jusqu'à la fissure perpendiculaire interne ainsi qu'à la face supérieure du corps calleux, FiG. 487 ; à une partie de la face convexe de l'hémisphère : les circonvolutions frontales supérieure et moyenne et le tiers supérieur de la circonvolution centrale antérieure, fig. 488, et à la partie interne de la face inférieure du lobe frontal, depuis la tissure médiane jusqu'au sillon crucial, fig. 489.
Uartère cérébrale moyenne ou artèî-e sylvienne est la seconde branche terminale de l'artère carotide interne. Elle naît au niveau de l'angle externe du chiasma des nerfs optiques et se dirige obliquement en haut et en dehors. Elle croise d'abord la substance perforée antérieure, puis s'engage au fond de la fissure de Sylvius, où elle se ramifie sur la face externe des circonvolutions de l'insula de Reil.
Elle se divise généralement en quatre branches terminales ; celles-ci vont se ramifier dans la pie-mère qui recouvre le territoire de l'écorce cérébrale avoisinant la fissure de Sylvius : la partie externe de la face inférieure du lobe frontal et, sur la face externe de l'hémisphère, la circonvolution frontale inférieure, les deux tiers inférieurs de la circonvolution centrale antérieure, toute l'étendue de la circonvolution centrale posté-
rieure, les circonvolutions pariétales, la circonvolution temporale supérieure et une partie de la circonvolution temporale moyenne, fig. 488 et 490.
V artère cérébrale postérieure ^ro\\eni du tronc basilaire. Elle contourne le pédoncule cérébral et se divise en trois branches terminales ; celles-ci
La face inférieure du cerveau terminal montrant les territoires vasculaires des trois artères cérébrales.
vont se ramifier dans la pie-mère qui recouvre la face interne de l'hémisphère cérébral depuis la fissure perpendiculaire interne jusqu'au pôle occipital, fig. 487, la partie de la face externe de chaque hémisphère située en dessous et en arrière du territoire dépendant de l'artère syl vienne, FIG. 488 et 490, et presque toute l'étendue de la face inférieure du lobe occipito-temporal, fig. 489 et 491.
un
En se ramifiant dans la pie-mère, les artères cérébrales se divisent et se subdivisent en devenant de plus en plus petites. D'après Duret, toutes ces artères resteraient indépendantes les unes des autres et rentreraient dans le groupe des artères terminales de Cohnheim. Il n'existerait
FiG. 490.
La face supérieure du cerveau terminal montrant les territoires vasculaires des trois artères cérébrales.
donc pas de réseau anastomotique dans la pie-mère. Les anastomoses ne feraient cependant pas complètement défaut, mais elles n'auraient lieu que sur les confins des trois territoires vasculaires que nous venons de décrire. De telle sorte, dit Duret, que si, après avoir posé une ligature des deux côtés, sur les trois artères des hémisphères, à leur sortie du cercle de WiLLis, on pousse dans une des sylviennes une solution de gélatine
colorée au carmin, on la voit pénétrer peu à peu dans l'artère cérébrale antérieure et l'artère cérébrale postérieure du même côté. Cette pénétration se fait des branches les plus petites vers les plus grosses. Jamais l'artère
■a. ckoroidieiitu:>
CTJzt.
a ccrd^rcilc
Ibast.
FiG. 49 1 .
Les artères de la base du cerveau (d'après Duret).
cérébrale antérieure, ni l'artère sylvienne du côté opposé ne s'injectent; mais il arrive assez souvent que la cérébrale postérieure du côté opposé se colore complètement à la périphérie.
D'après Helbner, au contraire, toutes les artères cérébrales s'anastomoseraient fréquemment entre elles, de façon à produire, dans la pie-mère, un réseau superficiel constitué par des anastomoses multiples entre les grosses artères et un réseau profond formé par des anastomoses nombreuses entre les branches nées du réseau superficiel, de telle sorte qu'une injection poussée par une des artères envahit rapidement tout le réseau des deux hémisphères.
Testut partage une opinion intermédiaire entre ces deux opinions extrêmes. Il n'a jamais vu le réseau profond signalé dans la pie-mère par Heuiînku. Mais, d'autre part, il admet, contrairement à l'opinion de DuHKT, que les gros troncs artériels s'anastomosent tous largement les uns avec les autres aux confins de leur territoire, de telle sorte qu'une injection de suif poussée dans l'une des sylviennes, après ligature des trois artères communicantes, remplit successivement les trois territoires de l'hémisphère correspondant et les trois territoires de l'hémisphère opposé.
Il paraît donc plus que probable que les ramifications des trois artères cérébrales s'anastomosent entre elles et forment un réseau dans la pie-mère.
De ce réseau périphérique partent maintenant des branches collatérales qui pénètrent directement dans la substance cérébrale et qui constituent les véritables artères nourricières du cerveau terminal.
On peut diviser, avec Duret, ces artères nourricières en deux groupes : les artères des circonvolutions et les artères des ganglions de la base.
Artères des circonvolutions. Elles naissent du réseau artériel de la pie-mère et pénètrent directement dans la substance cérébrale. Si, sur un cerveau injecté, on soulève un lambeau de pie-mère, on voit de nombreuses artérioles sortir des artères de la pie-mère et pénétrer perpendiculairement dans la pulpe cérébrale. Ce sont les artères nourricières. Elles se divisent en deux groupes, les artères longues et les artères courtes, fig. 492.
Les artères longues ou artères médullaires traversent la couche corticale grise et pénètrent dans la substance blanche jusqu'à une profondeur de 3 ou 4 centimètres et là elles se résolvent en raiseau capillaires.
Les artères courtes ou artères corticales pénètrent dans la couche corticale grise, où elles se réduisent en un réseau capillaire.
Fig. 492, Les artères des circonvolutions (d'après Duret).
Toutes ces artères nourricières des circonvolotions sont des artères terminales dans le sens de Cohniieim, c'est-à-dire que ces artères ne s'anastomosent jamais directement les unes avec les autres, mais qu'elles se résolvent toutes en réseaux capillaires.
Artères des ganglions de la base. Les artères des ganglions de la base naissent des trois artères cérébrales dans le voisinage immédiat du polygone de WiLLis. Les plus importantes sont celles qui proviennent de l'artère sylvienne.
Nous avons vu que V artère sylvienne vient de la carotide interne et qu'elle croise transversalement la substance perforée antérieure pour s'engager ensuite au fond de la fissure de Sylvius. En ])assant par la face inférieure de la substance l)erforée antérieure, et avant de se diviser en brandies terminales, chaque artère cérébrale moyenne abandonne une série de petites artérioles, FiG. 493, qui pénètrent verticalement dans les orifices de la lame perforée pour se rendre dans le noyau caudé et le noyau lenticulaire, c'est-à-dire les deux masses grises qui forment le corps strié.
Ces artères se divisent en deux groupes : les artères internes et les artères externes.
Les artères internes ou artères lenticulaires sont les plus petites; elles pénètrent dans les deux segments internes du noyau lenticulaire et s'y terminent.
Les artères externes, au nombre de 3 ou 4, traversent de bas en haut toute l'épaisseur du segment externe du noyau lenticulaire. Elles sont plus volumineuses que les artères internes. Arrivées à la partie supérieure du noyau lenticulaire, les unes se dirigent en arrière et les autres en avant. Les premières, artères externes et postérieures, traversent le bras postérieur de la capsule interne et se terminent dans la couche optique.
FiG. 493.
L'artère sylvienne sur la face inférieure de la substance perforée antérieure (d'après Testut).
Ce sont les artères lenticulo -optiques. Les autres, artères externes et antérieures, se recourbent en avant, passent par le bras antérieur de la capsule interne pour se terminer dans le noyau caudé. Ce sont les artères lenticulostriées. Parmi ces artères, il en est une, la plus volumineuse de toutes, qui longe la base du noyau lenticulaire à la limite interne de la capsule externe, puis se ])orte en avant et en dedans, traverse le bras antérieur de la capsule interne pour se terminer dans la tête du noyau caudé. Pendant ce trajet, elle émet des branches collatérales destinées au segment externe du noyau lenticulaire. Cette artère a une importance toute spéciale. Elle
'C7. CoTitrrz^in . cifr.t.
FiG. 494.
Les artères des ganglions de la base et quelques artères des circonvolutions.
serait, d'après Charcot, le siège de prédilection des hémorrhagies du corps strié. On l'appelle quelquefois pour ce motif l'artère de riiémorrhagie cérébrale de Charcot, fig. 494.
Vartère cérébrale antérieure fournit aussi, au niveau de la substance perforée antérieure, quelques branches collatérales qui traversent cette lame grise pour se rendre dans la tête du noyau caudé; elles constituent les artères striées antérieures.
Vartère cérébrale postérieure fournit les artères optiques que nous avons décrites en étudiant le cerveau intermédiaire.
Toutes ces artères des ganglions de la base sont des ai-tères terminales comme les artères des circonvolutions. Elles pénètrent profondément dans l'hémisphère cérébral sans jamais s'anastomoser ni avec les artères médullaires des circonvolutions, ni avec les artères voisines des noyaux; elles se réduisent finalement en capillaires. Tous ces vaisceaux capillaires s'anastomosent entre eux et forment un réseau à mailles petites et serrées dans la substance grise, àiïiailles plus larges dans la substance blanche.
Si on pratique donc une coupe transversale, passant par les ganglions de la base, dans un cerveau dont toutes les artères nourricières ont été injectées, on verra les artères des ganglions de la hase pénétrer de bas en haut dans les masses grises centrales, tandis que les artères des circonvolutions pénètrent de dehors en d»^dans ou de haut en bas dans l'écorce grise périphérique et dans la substance blanche centrale, fig. 494. Toutes ces artères diminuent de volume au fur et à mesure qu'elles s'enfoncent dans le cerveau terminal et finalement se réduisent en capillaires. Ces artères restent indépendantes les unes des autres. Au centre de la substance blanche, à la limite des ramifications terminales de ces deux groupes d'artères, on trouvera donc, comme l'a fait observer Charcot, une espèce de terrain neutre où n'arrivent que les réseaux capillaires des artères les plus longues des circonvolutions et des artères les plus longues de la base et où les échanges nutritifs s'effectuent avec beaucoup moins d'énergie.
Artères des ventricules latéraux. La toile choroïdienne du troisième ventricule et les plexus choroïdes des ventricules latéraux reçoivent de chaque côté trois artères.
1° Une artère choroïdienne antérieure qui vient de la carotide interne et pénètre par la partie antérieure de la fente de Bichat, pour se terminer dans le plexus choroïde du prolongement sphénoïdal du ventricule latéral, fig. 495.
2° Une artère choroïdienne postérieure et latérale. Elle vient de l'artère cérébrale postérieure, pénètre par la partie moyenne de la fente de Bichat et se divise, entre les deux feuillets de la toile choroïdienne, en deux rameaux, dont l'externe se rend dans le plexus choroïde et l'interne s'épuise dans la toile choroïdienne.
3° Une artère choroïdienne posténeure et médiane. Elle naît aussi de l'artère cérébrale postérieure et se divise en un rameau destiné à la toile choroïdienne et un rameau destiné au plexus choroïde.
Les artères de la toile choroïdienne fournissent des branches aux
couches optiques {artires optiques ventriculaires) et vont se terminer dans la tête du noyau caudé.
UJvt .
-cLrtcrioLcà
-u. ckoroidvtivt4i, cuti.
a. ccréorciZc^
FiG. 495.
Les artères de la base du cerveau (d'après Dlret).
Les artères des plexus choroides n'interviennent pas dans la nutrition des parois ventriculaires. Elles s'épuisent toutes dans ces plexus qui sont excessivement riches en vaisseaux capillaires.