Artères radiculaires de l'hypoglosse
sanguine venant du cœur. La vertébrale droite, au contraire, naît de la sous-clavière correspondante, lorsque celle-ci s'est déjà recourbée au-dessus de la première côte.
Chaque artère vertébrale se dirige alors en arrière, passe entre les apophyses transverses de la sixième et de la septième vertèbre cervicale,
puis se recourbe en haut pour monter verticalement, dans un trajet flexueux, à travers les trous transversaircs des vertèbres cervicales supérieures. Entre l'axis et l'atlas, elle décrit une forte courbure verticale, puis se recourbe horizontalement en arrière pour contourner les masses latérales de l'atlas. L'artère perfore alors, entre l'arc postérieur de l'atlas et le pourtour postérieur du trou occipital, le ligament occipito-atloïdien postérieur, puis la dure-mère et pénètre ainsi dans la boîte crânienne. Elle se dirige en haut, en avant et en dedans, en contournant quelque
cv. Spirt -post .
FiG. 326.
Les artères de la face postérieure de la moelle allongée (d'après Duret).
peu la moelle allongée, pour venir se placer entre la moelle allongée et la gouttière basilairc de l'occipital. Pendant ce trajet, elle se rapproche insensiblement de l'artère vertébrale du côté opposé et se fusionne avec elle en un tronc volumineux, le tiwic basilaire, un peu en dessous de la protubérance annulaire, fig. 325.
Pour arriver du cœur jusqu'à la moelle allongée, l'ondée sanguine se trouve donc considérablement affaiblie par le trajet tortueux des artères vertébrales.
Pendant leur trajet sur la face latérale et la face antérieure du bulbe, les artères vertébrales fournissent de nombreuses artères collatérales.
La plus volumineuse est destinée au cervelet, c'est Vartère cérébelleuse inférieure. Elle naît de la vertébrale près de la partie inférieure du bulbe, contourne ce dernier en arrière et en dedans et va se rendre à la face inférieure du cervelet. Au moment où elle décrit sa première courbure, elle donne une brandie collatérale, Vartère spinale postérieure, destinée à la partie postérieure de; la moitié inférieure du bulbe et à la face postérieure de la moelle éi)inière, fk;. 326.
Tout près de la forma-
tion du tronc basilaire, cliaque artère vertébrale fournit encore, du côté interne, une artère importante:
l'artère spinale antérieure.
Elle se dirige en bas et en dedans, se réunit sur la ligne médiane avec l'artère spinale du côté opposé et descend sur la face antérieure de la moelle vis-à-vis de la fissure médiane longitudinale antérieure.
De ces gros troncs artériels : artères vertébrales, artère spinale antérieure et artères spinales postérieures, partent des artères plus petites destinées à s'épuiser dans le bulbe : ce sont les artères nourricières du bulbe.
DuRET les divise en trois groupes :
1° Les artères médianes
ce.rch.post.
"CL. ccreè.ôLLp
cz.cereh.
71ZCIJCIUIC
CLSilcure.'
-Cl z^crt. dioLlc
^-cir.va-t. acLucÀc Cl. s ta. CL?xt,
a.Spt^'''- pcst.
FiG. 327.
Les artères médianes antérieures et postérieures du
bulbe et de la protubérance annulaire (d'après Duret.)
OU artères des noyaux destinées à porter le sang aux noyaux gris du plancher du quatrième ventricule.
2° Les artères radiculaires qui accompagnent les fibres radiculaires des nerfs périphériques.
3" Les artères accessoires destinées aux couches périphériques du bulb^-
Artères médianes. On les divise, d'après leur situation, en artères médianes antérieures et artères médianes postérieures.
Les artères médianes antérieures naissent de l'artère spinale antérieure — artères bulbaires proprement dites de Duket, destinées aux noyaux du nerf hypoglosse et de la partie bulbaire du nerf accessoire de Willis — ou de la partie inférieure du tronc basilaire — artères sous-protubérantielles de Duret destinées aux noyaux du vague, du glosso-pharyngien et de l'acoustique — .
Elles se dirigent horizontalement en arrière, pénètrent dans la fissure médiane antérieure, traversent le rapbé d'avant en arrière, et, arrivées sur le plancher du quatrième ventricule, en dessous de l'épendyme, elles se recourbent en dehors et se terminent dans les noyaux gris de ce plancher. FIG. 327,
Pendant leur trajet antéro-postérieur dans le bulbe, elles fournissent quelques fines branches collatérales aux parties blanches voisines. Ces artères médianes antérieures correspondent donc aux artères du sillon de la moelle.
Les artères médianes postérieures proviennent des artères spinales correspondantes. L'artère spinale postérieure est une branche de l'artère cérébelleuse inférieure. Vous vous rappelez que ces deux artères spinales restent toujours indépendantes. Arrivée sur la face postérieure du bulbe, chacune de ces artères se divise en une branche ascendante destinée à la moitié inférieure du bulbe et une branche descendante qui se rend à la moelle cervicale.
Les branches ascendantes des artères spinales postérieures fournissent, en dehors, des artères plus petites pour les parties latérales du bulbe et, en dedans, des artères très fines qui pénètrent dans le sillon médian postérieur : ce sont les artères médianes postérieures destinées à la substance blanche des cordons postérieurs.
Artères radiculaires. Les artères radiculaires proviennent directement des deux artères vertébrales. Ce sont des artères excessivement fines qui se dirigent transversalement en dehors, pénètrent dans les filets radiculaires des nerfs qui dépendent du bulbe : l'hypoglosse, le spinal, le pneumogastrique et le glosso-pharyngien, puis se divisent en une branche centrale et une branche périphérique. La branche périphérique s'épuise dans la partie voisine du nerf. La branche centrale accompagne les fibres radiculaires jusqu'à leur noyau d'origine et là se résout en réseau capillaire.
Chaque noyau d'origine d'un nerf i)ériphérique reçoit donc le sang artériel de deux sources différentes : des artères médianes voisines et des artères radiculaires, fig. 328.
Un fait important à noter c'est que toutes ces artères médianes et radiculaires sont des artères terminales dans le sens de Cohnhkim, c'està-dire que ces artères ne s'anastomosent jamais entre elles, si ce n'est par leur réseau capillaire.
Artères accessoires. Ce sont de petites branches nées des artères vertébrales, des artères radiculaires, spinales ou cérébelleuses inférieures et qui se rendent dans la partie voisine de la substance blanche du bulbe. Parmi
Sbin.t>ost
■" '^cricb?'.
FiG. 328.
Schéma montrant la distribution des artères nourricières du myélencéphale
(construit d'après les descriptions de Duret).
ces artérioles, quelques-unes suivent les filets radiculaires du nerf hypoglosse et pénètrent dans l'olive.
Circulation veineuse. Les veines suivent le trajet des artères et viennent se déverser dans les grosses veines périphériques qui forment plexus à la face externe du bulbe.
Les nerfs périphériques dépendant du myélencéphale,
Nous avons vu que les nerfs périphériques qui dépendent de l'axe cérébro-spinal se divisent en nerfs spinaux et en nerfs cérébraux. Les nerfs spinaux, au nombre de 31 paires, proviennent de la moelle épinière. Les nerfs cérébraux, appelés aussi nerfs crâniens, proviennent de l'encéphale. On compte douze paires de nerfs crâniens que l'on désigne par leur numéro
d'ordre en allant du cerveau terminal vers le myélencéphale. La première paire, le nerf olfactif, /, provient du cerveau terminal ou télencéphale ; la deuxième paire, le nerf optique, //, dépend du cerveau intermédiaire ou diencéphale. Le nerf oculo-moteur commun, ///, provient du cerveau moyen ou mésencéphale. Le nerf pathétique, IV, — quatrième paire — est en connexion avec l'isthme du rhombencéphale. Les quatre paires suivantes : le nerf trijumeau, F, l'oculo-moteur externe, VI, le facial, VII, et l'acoustique, VIII, dépendent du métencéphale. Enfin du myélencéphale proviennent la neuvième paire, le nerf giosso-pharyngien, IX ; la dixième paire, le nerf pneumo-gastrique. A' ; la onzième paire, le nerf accessoire de Willis, 17 et la douzième paire, le nerf grand hypoglosse,
FiG. 329.
Coupe correspondant au plan de section 5 de la fig. 303.
c. lat. : Cordon latéral.