CI : Premier nerf coccygien
ft : Filet terminal.
gg : Ganglions spinaux.
smld : Sillon médian longitudinal dorsal. sed : Sillon collatéral dorsal.
dm : Dure-mère ouverte.
inferieure du grand trou sacro-sciatique. Les branches antérieures t es nerfs sacrés sortent du sacrum par les trous sacrés antérieurs, passent au-devant du muscle pyramidal et gagnent ainsi la partie
inférieure du grand trou sacro-sciatique, où elles se réunissent au nerf lombo-sacré.
Le plexus sacré dans son ensemble a une forme triangulaire à base interne et à sommet externe. La base correspond aux trous
Fig. 3o6.
sacrés antérieurs, le sommet à la partie inférieure du grand trou sacro-sciatique. Ce plexus repose en arrière sur le muscle pyramidal. Il est uni au plexus lombaire par une anse nerveuse reliant le quatrième et le cinquième nerf lombaire, et au plexus coccygien par une anse nerveuse unissant le quatrième et le cinquième neri sacré. Il s’anasto-
mose par des rameaux communicants avec les ganglions voisins du sympathique.
Quelques auteurs divisent ce plexus sacré en deux parties :
a) Une partie supérieure, formée par le nerf lombo-sacré et les branches antérieures des trois premiers nerfs sacrés, à laquelle ils donnent le nom de plexus ischiatique. Cette partie du plexus sacré fournit exclusivement les nerfs destinés au membre inférieur, pour autant que ces nerfs ne proviennent pas du plexus lombaire.
b) Une partie inférieure formée par des anastomoses entre une partie du troisième nerf sacré et toute la racine antérieure du quatrième nerf sacré : c’est le plexus honteux. Cette partie du plexus sacré ne fournit pas de nerfs au membre inférieur, mais simplement des branches aux viscères abdominaux et aux parois du tronc.
Cette division du plexus sacré en plexus ischiatique et plexus honteux facilite considérablement la description des branches collatérales et terminales qui en proviennent; c’est pour ce motif que nous l’adoptons.
Plexus honteux (plexus pudendus) . Le plexus honteux donne un grand nombre de branches collatérales et terminales que l’on peut diviser en deux groupes : les nerfs destinés aux parois de la partie inférieure du tronc ou nerfs pariétaux , et les nerfs destinés aux viscères de 1 excavation pelvienne, ou nerfs viscéraux.
Nerfs pariétaux. Il existe quatre nerfs pariétaux : le nerf honteux commun, le nerf du muscle releveur de l’anus, le nerf du muscle coccygien et le nerf du muscle obturateur interne.
i°, Nerf honteux commun (n. pudendus). C’est la branche la plus volumineuse de toutes celles qui naissent du plexus honteux. Elle sort du bassin par le grand trou sacro-sciatique en passant sous le bord inférieur du muscle pyramidal avec le nerf fessier inférieur et le grand nerf sciatique. Elle s’applique alors contre la surface externe de l’épine sciatique, passe par le petit trou sacro-sciatique et arrive ainsi sur la ace interne de la tubérosité ischiatique, qui constitue la paroi externe de 1 excavation ischio-rectale.
Au moment où ce nerf sort par le grand trou sacro-sciatique, il se divise en trois branches terminales, FIG. 3o6.
a) Le nerf anal ou nerf hémorrhoïdal. Il passe par le petit trou sacro-sciatique, traverse l’excavation ischio-rectale et va se terminer
dans le muscle constricteur de l’anus et dans la peau qui recouvre ce muscle.
b) Le nerf périnéal. Arrivé sur la face interne de la tubérosité ischiatique, il se subdivise en deux branches :
Le rameau superficiel ou rameau cutané. Il se porte en avant et en dedans, entre l’aponévrose périnéale superficielle et le fascia superficialis, et se distribue à la peau de la région antérieure du périnée et à la peau des bourses (nn. scrotales posteriores).
Le rameau profond ou rameau musculaire passe au-dessus du muscle transverse superficiel du périnée et s’épanouit en filets destinés aux muscles voisins : le transverse superficiel du périnée, le bulbocaverneux, l’ischio-caverneux et la partie antérieure du constricteur de l’anus. Un filet de ce nerf accompagne l’artère transverse du bulbe de l’urèthre et se distribue à la muqueuse du canal de l’urèthre.
c) Le nerf dorsal de la verge ou du clitoris, nerf pénien ou clitoridien. Il monte le long de la face interne de la branche ischio-pubienne jusqu’en dessous de la symphyse pubienne en émettant des branches d’innervation destinées au muscle transverse profond, perfore le ligament sous-pubien, longe le ligament suspenseur de la verge ou du clitoris et gagne ainsi le dos de la verge ou du clitoris qu’il parcourt d’arrière en avant, en donnant des branches collatérales à la peau et des branches terminales à la muqueuse du gland.
2° Le nerf du muscle releveur de l’anus.
3° Le nerf du muscle obturateur interne.
4« Le nerf du muscle coccygien. Ces trois derniers nerfs se rendent directement dans les muscles correspondants.
N et fs viscéraux. Ces nerfs sont grêles et assez nombreux. Ils naissent du troisième et du quatrième nerf sacré dans l’intérieur même du petit bassin, se dirigent en avant sur les parties latérales du rectum et du bas-fond de la vessie, où ils se réunissent avec les filets du sympathique pour constituer le plexus hypogastrique.
Plexus ischiatique. Le plexus ischiatique émet trois branches collatérales et une branche terminale.
Branches collatérales. iu Les rameaux du muscle pyramidal, des muscles jumeau supérieur, jumeau inférieur et carré de la cuisse.
2° Le nerf fessier supérieur (n. glutœus superior). Il provient du
sommet du plexus ischiatique, en dedans de l’excavation pelvienne. Il sort par le grand trou sacro-sciatique au-dessus du muscle pyramidal, arrive dans la région fessière et donne des branches d’innervation
an muscle moyen fessier, au muscle petit fessier et au tenseur du lascia lata, FIG. 3 07.
5oo
3° Le nerf fessier inférieur ou nerf petit sciatique. Il sort du bassin par le grand trou sacro-sciatique en passant au-dessous du muscle pyramidal, descend dans la région fessière derrière le grand nerf
sciatique, au-devant de la partie inférieure du muscle grand fessier, entre le grand trochanter et la tubérosité ischiatique. Il donne des filets d’innervation au muscle grand fessier (nerf fessier inférieur , n. glutœus inferior) et, arrivé au bord inférieur de ce muscle, il prend le nom de nerf cutané postérieur de la cuisse (n. cutaneus femoris posterior). Celui-ci descend sous l’aponévrose de la cuisse jusque vers le milieu de cette région, traverse alors l’aponévrose et s’étend par ses branches terminales jusqu’à la partie inférieure du creux poplité, FIG. 3o8.
Dans ce trajet il émet, au bord inférieur du grand fessier, des rameaux récurrents qui portent la sensibilité à la peau de la partie inférieure de la région fessière; un rameau périnéal qui donne la sensibilité à la partie supérieure de la face interne de la cuisse et à la partie externe du périnée, et se termine dans
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la peau du scrotum chez l’homme, dans celle de la grande lèvre chez la femme.
Il seuil