L : Lamina affixa
La partie interne de la face supérieure de la couche optique, située en dedans du sillon choroïdien, répond donc directement à la
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Fig. i3i.
Vue de la face postérieure de la moelle allongée recouverte par la toile
choroïdienne. Gr. nat.
t. quad. : Tubercules quadrijumeaux.
f>. c. s. : Pédoncules cérébelleux supérieurs.
ol. cér. : Olive cérébelleuse.
4e v. : Quatrième ventricule.
ex. v. tuf. : Extrémité antérieure du ver inférieur.
v. T:: Valvule de Tarin.
tr. M. : Trou de Magendiiî.
face inférieure de la toile choroïdienne j elle se trouve séparée du ventricule latéral par la lamina ajflxa se continuant avec l’épithélium des plexus choroïdes latéraux, elle est séparée de la cavité du ventricule médian par l’épithélium épendymaire se jetant de la couche optique sur les plexus choroïdes médians, FIG. i3o.
La base de la toile choroïdienne répond à la partie moyenne de la fente de Bichat, où elle se continue avec la pie-mère.
Le sommet correspond aux piliers antérieurs de la voûte. Là, les deux plexus choroïdes latéraux, passant par les trous de Monro, se
continuent avec les plexus choroïdes médians qui existent, de chaque côté de la ligne médiane, sur la face inférieure de la voûte choroïdienne.
La toile choroïdienne du quatrième ventricule est un prolongement de la pie-mère ; ce prolongement, recouvert par l’épithélium épendymaire, s’enfonce dans ce ventricule entre le cervelet et la moelle allongée. Il a une forme triangulaire à base antérieure, FIG. i3i, et présente, sur sa face inférieure, les plexus choroïdes médians
, . . . et les plexus choroïdes latéraux, FIG.
ventricule vue par sa lace intérieure.
Gr. nât. i32. Nous avons vu que cette toile
choroïdienne est percée par le trou de Magendie, qui fait communiquer les cavités ventriculaires avec les cavités sous-arachnoïdiennes.
Arachnoïde.
L’arachnoïde est une mince membrane conjonctive située entre la dure-mère et la pie-mère.
Arachnoïde spinale (arachnoidea spinalis). Le long de la moelle épinière, l’arachnoïde est reliée par quelques brides conjonctives à la face profonde de la dure-mère, tandis que sur presque toute son étendue elle est largement distante de la pie-mère. La cavité qui sépare l’arachnoïde de la pie-mère constitue le confluent spinal ou partie inférieure du confluent cérébello -médullaire (cisterna cerebellomedullaris).
Toile choroïdienne du quatrième
Arachnoïde crânienne (arachnoidea encephali). Autour de l’encéphale, l’arachnoïde n’est reliée à la face profonde de la dure-mère que par les veines cérébrales qui vont se jeter dans les sinus veineux. Elle adhère plus intimement à la pie-mère par un tissu conjonctif lâche, appelé tissu sous-arachnoïdien. Dans ce tissu existent des espaces linéaires occupés par le liquide encéphalo-rachidien. A certains endroits cependant l’arachnoïde quitte la pie-mère sur une étendue plus considérable; il se forme ainsi, entre ces deux méninges, des cavités plus volumineuses appelées confluents sous-arachnoïdiens (cisternae sub-arachnoideales) . Un de ces confluents existe, de chaque côté de la ligne médiane, sur la face inférieure de l’encéphale, au niveau de la fissure de Sylvius ; tandis que la pie-mère pénètre jusqu’au fond de cette fissure, l’arachnoïde passe directement du lobe frontal sur le lobe temporal limitant ainsi le confluent sous-arachnoïdien antérieur et latéral ou confluent de la fosse latérale du cerveau ou fosse sylvienne (cisterna fossae lateralis cerebri seu Sylvii). Un autre confluent existe sur la ligne médiane au-devant de la protubérance annulaire : du chiasma des nerfs optiques l’arachnoïde passe directement sur la protubérance annulaire, laissant entre elle et la pie-mère un espace libre qui constitue le confluent sous-arachnoïdien antérieur et médian, quelquefois subdivisé en un confluent du chiasma (cisterna chiasmatis) et un confluent interpédonculaire (cisterna interpeduncularis) .
Le plus important de ces confluents existe entre le cervelet et la moelle allongée : c’est le confluent sous -arachnoïdien postérieur. Au lieu de couvrir toute la face inférieure du cervelet, l’arachnoïde se détache de la pie-mère et se jette du bord postérieur du cervelet directement sur la face postérieure de 1a. moelle allongée, pour se continuer avec l’arachnoïde spinale formant ainsi, avec le confluent spinal, le confluent cerebello-médullaire. Ce confluent sous-arachnoïdien postérieur est important : d’une part, il se continue avec le confluent spinal et avec toutes les cavités sous-arachnoïdiennes de l’encéphale ; d’autre part, par le trou de Magendie, il communique avec les cavités ventriculaires.
La face externe de l’arachnoïde est lisse, elle est tapissée par un revêtement endothélial comme la face profonde de la dure-mère.
Les auteurs français considèrent l’arachnoïde comme une véritable séreuse. Us décrivent un feuillet viscéral recouvrant la pie-mère et un feuillet pariétal tapissant la face profonde de la dure-mère. Les deux feuillets se continueraient l’un dans l’autre pour circonscrire une cavité close de toutes parts, analogue à la cavité pleurale et à la cavité
péritonéale. Pour les auteurs allemands, au contraire, l’arachnoïde est une membrane distincte de la pie-mère et de la dure-mère. Sa face interne est reliée à la pie-mère par le tissu sous-arachnoïdien ; sa face externe est recouverte par un endothélium, comme la face profonde de la dure-mère. Les cavités sus-arachnoïdiennes ne constituent pas
des cavités séreuses closes, mais des cavités lymphatiques communiquant avec la circulation lymphatique générale. En injectant ces cavités sus-arachnoïdiennes, Retzius aurait pu poursuivre le liquide jusque dans les vaisseaux lymphatiques du cou.
Les granulations de Pacchioni sont considérées, depuis Key, Retzius et Trolard, comme des productions de la membrane arachnoïdienne. Elles se présentent sous la forme de petites vésicules pédiculées qui viennent de l’arachnoïde, traversent les cavités sus-arachnoïdiennes pour adhérer à la face profonde de la dure-mère au niveau d’un lac sanguin. Les granulations de Pacchioni ne sont rien d’autre, disent Key et Retzius, que des évaginations de l’arachnoïde et du tissu sous-arachnoïdien, aussi
Fig. i33.
Figure schématique montrant les rapports d’une granulation de Pacchioni avec un lac sanguin de la dure-mère (d’après Schwalbe).
Villosité de l’arachnoide.
Feuillet profond de la duremère.
Feuillet supérieur de la duremère.
Lac sanguin.
Dure-mère.
Arachnoïde.
Tissu sous-arachnoïdien.
Pie-mère.
Ecorce grise du cerveau.
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les désignent-ils sous le nom de villosités arachnoïdiennes. Continuant à se développer, ces villosités, recouvertes par un feuillet aminci de la dure-mère, font hernie dans le lac sanguin, FIG. i33. Chez les vieillards, elles peuvent même traverser toute la cavité de ce lac, refouler le second feuillet de la dure-mère en l’amincissant, s’appliquer intimement contre la face interne des os du crâne et y produire des dépressions plus ou moins profondes qui peuvent s’étendre soit jusqu’au centre du diploë, soit jusque dans la table externe. Elles peuvent même traverser cette table externe et faire hernie à l’extérieur.
On a beaucoup discuté pour savoir quelle pourrait être la valeur physiologique de ces granulations arachnoïdiennes. D’après Faivre, qui les considère comme des concrétions de phosphate et de carbonate de chaux enkystées dans les mailles du tissu cellulaire, elles ne sont que des produits d’excrétion, de dépôt, d’élimination, dont l’âge détermine normalement la production. Le sang et le liquide encéphalorachidien se débarrasserait ainsi d’une partie des substances inorganiques qu’ils renferment et qui tendent incessamment à voyager de l’intérieur à l’extérieur des méninges.
D’après Key et Retzius, les villosités arachnoïdales établiraient une communication entre les cavités sous-arachnoïdiennes et les sinus veineux de la dure-mère; par ces villosités le liquide encéphalorachidien — qui se trouve, dans les cavités sous-arachnoïdiennes, sous une pression légèrement supérieure à celle du sang dans les sinus — s’écoulerait dans le sinus longitudinal. Kollmann partage cette manière de voir.
D’après Trolard, qui a publié plusieurs travaux sur les granulations de Pacchioni, les corpuscules arachnoïdaux seraient des ligaments ou mieux de véritables rivets fixant la pie-mère à la dure-mère. Ces granulations, de même que les veines cérébrales qui se jettent dans les sinus, suspendraient en quelque sorte le cerveau dans la boîte crânienne, protégeant ainsi les régions de la base.
Littérature.
Faivre : Des granulations méningiennes. Thèse de Paris, i853. — Trolard : Thèse de Paris, 1868. Key et Retzius : Studien in der Anatomie des Nervensystems, Stockholm, 1875 et 1876. — Kollmann: U cher die Unterbrechung des Kreislaufes in der Spongiosa der Knochen und ueber die Bedeutung der Arachnoidealzotten. Correspond. Blatt. f. schweiz. Aerzte. 1880, p. 58i. - Trolard: De quelques particularités de la dure-mère. Journal de l’anatomie et de la physiologie, 1890, pp. 407-418.- Trolard : Les granulations de Pacchioni. Les lacunes veineuses de la dure-mère. Ibid., pp. 28-57 et pp. 172-210.
OUVRAGES A CONSULTER concernant la macroscopie du système nerveux central.
M. et Mme Dejerine : Anatomie des centres nerveux. Tome I. Paris, i8g5.
Edinger : V orlesungen über den Bau der nervôsen Centralorgane des Menschen und der T hier e. Fünfte Auflage, Leipzig, 1896.
Obersteiner : Anleitung beim Studium des Bâties der nervôsen Centralorgane im gesunden und kranken Zustande. Dritte Auflage, Wien, 1896.
Charpy : Système nerveux dans : Traité d’anatomie humaine de Poirier, Tome III. i8g5.
Schwalbe : Lehrbuch der Neurologie. 1881.
Testut : Traité d'anatomie humaine. 3e édition, t. III. Paris, 1897. /
Prenant : Eléments d embryologie de l'homme et des vertébrés. Livre IL Organogénie. Paris, 1896.
Rauber : Lehrbuch der Anatomie des Menschen. Bd. IL Nervenlehre und Sinnesorgane. Leipzig, 1894.