‹ [Anatomie élémentaire en 20 planches... avec un texte explicatif à part... formant un manuel complet d'anatomie physiologique... - Texte]Chapitre 100 sur 232 · ORGANISATION ET TEXTURE DES POUMONS · texte numérisé non relu

ORGANISATION ET TEXTURE DES POUMONS

La structure des,poumons est des plus complexes; enveloppés par une membrane séreuse spéciale, les plèvres, ils se composent, en outre, A’vn tissu propre renfermant des canaux aérifères, des canaux sanguins fonctionnels, des vaisseaux de nutrition, des glandes, des vaisseaux lymphatiques et des nerfs.

PLÈVRES (Figures 1,2, 3).

Membranes séreuses d’enveloppe des poumons, elles forment deux sacs latéraux, sans ouverture, l’un droit, l’autre gauche, renfermant de chaque côté le poumon correspondant, et séparés au milieu par un espace irrégulier, dans lequel se trouvent contenus le cœur et les gros vaisseaux.

Chaque plèvre étant développée, représente idéalement dans son ensemble deux poches continues, séparées, comme un sablier, par un étranglement moyen, et dont l’une des deux rentre dans la cavité de l’autre, de manière à offrir partout une surface extérieure, adhérente par la petite circonférence en creux au poumon, et par la circonférence en saillie aux parois thoraciques ; et une surface interne de glissement, lisse, contiguë entre les deux circonférences, et dont l’espace intermédiaire constitue la cavité des plèvres. La plèvre pulmonaire (e,e) est uniforme dans son cours ; la plèvre thoracique (f,f), un peu différente d’épaisseur, de diaphanéité et d’adhérence avec les parties sous-jacentes, prend différens noms, suivant les parois qu’elle tapisse.

1° Diamètre horizontal. Prenant pour point de départ le bord postérieur du sternum, la plèvre tapisse d’avant en arrière les cartilages costaux, les côtes et les muscles intercostaux dans tout le contour du thorax. Parvenue en arrière, elle revêt les têtes des côtes et les faces latérales du ra^ chis, d’où elle se détache pour former les feuillets du médiastin postérieur ( g,g, fig. 2 ) ; puis elle se réfléchit sur les gros vaisseaux, tapisse ta face interne du poumon en arrière, l’enveloppe dans.sa demi-circonférence et, de nouveau, sur sa face interne en avant ; s’infléchit une seconde fois sur les vaisseaux, tapisse latéralement le péricarde et s’en détache, de chaque côté, sous le nom de feuillet du médiastin antérieur ( b, h, fig. 1), pour rejoindre la face postérieure du sternum.

2 o Diamètre vertical. Prise au-dessous de la première côte, la plèvre

descend sur toute la paroi thoracique, jusque sur les attaches du diaphragme, remonte sur ce muscle, puis sur le péricarde; se réfléchit sur les vaisseaux du poumon, enveloppe cet organe en entier, s’infléchit de nouveau sur les vaisseaux, remonte en formant les médiastins, tapisse la cloison cervico-thoracique et revient au point de départ sur la première côte.

Médiastins, Sous cette dénomination est connu l’espace mitoyen qui sépare les deux feuillets internes libres des plèvres thoraciques, dont la partie moyenne loge le cœur et les gros vaisseaux. L’espace compris audevant du cœur se nomme médiastin antérieur, l’autre est le médiastin 'postérieur.

1° Médiastin antérieur (h, h, fig. 1). Il s’étend de haut en bas de la cloison cervico-thoracique à l’appendice xyphoïde. Un peu incliné à gauche, étranglé à sa partie moyenne, plus large inférieurement que supérieurement, son écartement est rempli par du tissu adipeux : dans le fœtus il loge en haut le thymus.

2° Médiastin postérieur ( g, g, fig. 2). Placé verticalement au-devant de la colonne vertébrale, il est plus long que le médiastin antérieur de toute la hauteur des attaches des faisceaux du diaphragme en arrière, et se réfléchit inférieurement sur ses piliers. Il loge le rachis et les parties situées au-devant, la trachée artère, l’œsophage, les grands canaux sanguins, les lymphatiques et les nerfs.

Surface extérieure. Floculeuse, en rapport avec le tissu vasculaire sousséreux , elle adhère fort inégalement aux parties qu’elle revêt. Les plèvres costale et cervico-thoracique sont faciles à détacher; les plèvres diaphragmatique etpèricardine adhèrent beaucoup plus fortement. Les plèvres mèdiastines, s’unissent aux gros vaisseaux par des lamelles celluleuses et se chargent fréquemment de flocons adipeux. La plèvre pulmonaire , d’une extrême ténuité, est facile à détacher de la surface du poumon par l’arrachement ou l’insufflation.

La surface intérieure ou de glissement est lisse, humide, partout contiguë entre les deux surfaces séreuses opposées, et libre d’adhérences dans l’état sain.

L ’usage de la plèvre est de faciliter le jeu des poumons dans la cavité thoracique. Le mouvement est facilité par le poli des surfaces et par l’exsudation séreuse qui ne cesse de les lubrifier.

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