CAPACITÉ PULMONAIRE
Sous ce nom, il faut entendre la somme des espaces vasculaires que renferme le poumon et qui sont remplies en partie par le sang, en partie par l’air. Le volume absolu du poumon donne l’ensemble de ces deux sortes de capacité, plus l’épaisseur du tissu même. Leur rapport doit être nécessairement relatif dans un même organe. La capacité sanguine ne saurait être appréciée rigoureusement pour la petite Circulation, pas plus que pour la somme de la circulation générale. Là capacité aérienne, au contraire, est facile à déterminer dans l’état de vie, au moins entre les deux extrêmes de l’inspiration et de l’expiration ordinaire ou forcée. Des travaux considérables ont été faits dans ce sens par un grand nombre d’auteurs; mais, comme leurs résultats sont étrangement contradictoires, nous avons fait, à l’aide d’un appareil hydro-pneumatique, une série de recherches sur quatorze individus dont le terme moyen donne pour l’âge de trente-trois ans, inspiration forcée, 139, 05 pouces-cubes ; expiration
forcée ; 143, 83 pouces-cubes; inspiration ordinaire, 24, 92; rapport de L’une à l’autre, comme l est à 5, S8.