‹ [Anatomie élémentaire en 20 planches... avec un texte explicatif à part... formant un manuel complet d'anatomie physiologique... - Texte]Chapitre 167 sur 232 · BURE-MÈRE · texte numérisé non relu

BURE-MÈRE

Sac fibreux, épais, dense et très résistant, globuleux et bosselé à la tête, suivant la forme de la cavité du crâne, faisant le double office de périoste interne pour les surfaces des os qu’il tapisse, et d’organe de contention èt de sustentation des diverses parties de l’encéphale; terminé inférieurement, dans le rachis, par un prolongement caudiforme isolé du canal osseux par les lacis veineux vertébraux.

Dure-mère crânienne.

Surface extérieure. Moulée sur les os du crâne, auxquels elle adhère intimement par des myriades de prolongemens fibreux et vasculaires, elle offre l’empreinte des artères et veines méningées logées, à demidiamètre, entre la dure-mère et les os, dans lesquels ces vaisseaux se

MASSE ENCÉPHALO-RACHIDIENNE. 3

creusent des sillons. C’est par ce mécanisme , ou, sur le plan moyen , par l’écartement de deux feuillets adossés de la dure-mère, que trouvent à se loger les divers sinus (pl. 10 ) confluens des veines encéphaliques.

Surface intérieure. Lisse, polie, doublée par le feuillet pariétal de l’arachnoïde , elle est appliquée , sans adhérence aucune , sur le feuillet viscéral que double la pie-mère, en formant comme toutes les séreuses, quoique au contact, une cavité possible. Vers le sinciput et le long du sinus longitudinal supérieur, se trouvent chez l’adulte, et surtout chez le vieillard, des groupes de corpuscules blancs, dits les glandes dePacchioni.

Prolongemcns. Il y en a de deux sortes : les uns sont des cloisons incomplètes, au nombre de trois : la faux du cerveau, la tente et la faux du cervelet; les autres sont des canaux fibreux.

(a) La fause du cerveau, dont le nom indique la forme, est une cloison médiane verticale, intermédiaire aux deux hémisphères cérébraux, dont la pointe antérieure s’insère à l'apophyse crista-galli de Pethinoïde et dans le trou borgne du frontal, et dont la base, en arrière, tombe perpendiculairement au milieu de la tente du cervelet. Les lords supérieur et inférieur logent les sinus longitudinaux de même dénomination, et la base le sinus droit.

(b) La tente du cervelet, qui fait suite à la faux, forme, de chaque côté, un plan incliné obliquement en bas et en dehors. Destinée à supporter le lobe postérieur du cerveau et à le séparer du cervelet, elle offre une circonférence externe qui s’insère en avant sur le rocher, et en arrière sur la moitié postérieure des gouttières qui logent les sinus latéraux. La circonférence interne, de forme ellipsoïde, intercepte un espace occupé par la protubérance annulaire et les pédoncules. Les replis fibreux qui forment cet orifice s’insèrent, en s’entrecroisant, aux apophyses clinoïdes du sphénoïde. — cLa faux du cervelet, étendue sur le plan moyen, delà protubérance occipitale interne au trou occipital, sépare les deux hémisphères du cervelet.

(c) Les canaux fibreux accompagnent les nerfs et les vaisseaux an travers des trous dont est percé le crâné ; le plus considérable est celui de la fente sphénoïdale.

La dure-mère reçoit les artères et veines méningées moyennes, antérieures et postérieures. On y a reconnu des nerfs, mais ils ne sont pas encore décrits.

Dure-mère rachidienne.

Long canal fibreux, extensible, isolé des os, étendu depuis le trou occipital, où il fait suite au sac fibreux encéphalique , jusqu’au fond du

canal sacré. Sa surface extérieure est en rapport avec les sinus vertébraux et le tissu adipeux spinal. En avant, elle dégage une série de prolongemens fibreux qui s’insèrent au ligament vertébral commun postérieur. Sa surface intérieure est tapissée par le feuillet pariétal de l’arachnoïde spinale. Dans toute sa hauteur, la dure-mère envoie de chaque côté, par les trous de conjugaison , des prolongemens qui accompagnent les nerfs spinaux, et dont les derniers forment le faisceau nommé la queue de cheval.

2° ARACHNOÏDE,

1° Arachnoïde crânienne", Sa disposition générale est celle de toutes les membranes séreuses. Toutefois, en raison des nombreuses inégalités de surface de l’organe encéphalique et des nerfs qui en émanent, la membrane séreuse offre certaines particularités à considérer. Pour le feuillet pariétal, rien de plus simple à concevoir que son application sur la dure-mère et sa réflexion d’une face à l’autre, sur les replis qu’elle forme. Quant au feuillet viscéral, partout il tapisse les circonvolutions en franchissant de l’une à l’autre le sillon qui les sépare. Ce mode d’application, qui laisse en dessous un espace sans feuillet viscéral, est surtout manifeste en deux points : en avant, du cerveau à la protubérance annulaire : c’est Vespace sousa-rachnoïdien antérieur; en arrière, de l’un à l’autre hémisphère cérébelleux, et du cervelet sur le bulbe rachidien : c’est Yespace sotis-arachnoïdien postérieur. A tous les trous de passagè des nerfs, l’arachnoïde viscérale accompagne d’abord le nerf, puis s’en dégage et s’infléchit sur la dure-mère, où elle devient pariétale. Quant à l’issue de l’arachnoïde dans les ventricules latéraux par le canal de Bichat, admis par les uns, nié par les autres, c’est un fait encore douteux.

arachnoïde spinale se distingue de la portion crânienne par la capacité du sac viscéral, très supérieure au volume de la moelle. Elle forme de longues gaines sur les nerfs de la queue de cheval. C’est par les enveloppes des nerfs spinaux qu’elle se continue avec le feuillet viscéral.

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