‹ [Anatomie élémentaire en 20 planches... avec un texte explicatif à part... formant un manuel complet d'anatomie physiologique... - Texte]Chapitre 181 sur 232 · VOILE DU PALAIS · texte numérisé non relu

VOILE DU PALAIS

Soupape musculo-membraneuse, appendue au bord postérieur de la ■voûte palatine, intermédiaire de la cavité de la bouche à celles du pharynx et des fosses nasales. La cloison qu’elle forme, complétée seulement par le soulèvement actif de la base de la langue, est incomplète à l’état de repos, et laisse un intervalle ou rétrécissement elliptique en travers, dit Visthme du gosier, borné latéralement par les muscles qui, du voile du palais , se rendent à la langue et au pharynx, en formant ce que l’on nomme les piliers antérieur et postérieur.

Tendu en travers, en forme de plan curviligne, à concavité antérieure, dirigé en bas et un peu obliquement en arrière, le voile du palais fait suite à la voûte palatine par son bord supérieur. Vinférieur, qm cir—

ORGANES DES SENS

conscrit en haut et sur les côtés , l’isthme du gosier offre deux courbes latérales séparées au milieu par un appendice ovoïde, la luette. Ses deux faces sont tapissées par les membranes muqueuses correspondantes , buccale et pharyngienne. Chacun des côtés est formé par les piliers, replis muqueux recouvrant deux muscles : l’antérieur, le glossostaphylin; et le postérieur, le staphylo-pharyngien. Entre les piliers est un écartement triangulaire qui loge Vamygdale.

Structure. 1° Muscles. Cinq de chaque côté, fixés entre eux par une aponévrose. Ces muscles sont les élévateurs, palato-staphylins et péristaphylins interne et externe, et les abaisseurs, glosso et pharyngostaphylins ( voy . pl. 8). — 2° Une couche glandulaire existant sous la membrane muqueuse buccale, et une autre sous la membrane pharyngienne. La luette est presque entièrement formée de ces glandules. — 3° Vaisseaux. Les artères et les veines proviennent des palatines et pharyngiennes supérieures; les nerfs sont fournis par le glosso-pharyngien et les rameaux palatins du ganglion de Meckel.

Amygdale ou tonsille. C’est un petit corps glanduleux, oblong verticalement, logé de chaque côté dans l’écartement des piliers du voile du palais. On ne connaît pas de fonctions bien essentielles à cette glande, qui pourtant joue un grand rôle en pathologie.

Usages. Le voile du palais, par son mécanisme, combiné avec ceux de la langue et du pharynx, peut former la communication du pharynx avec la bouche où les fosses nasales. Il joue un grand rôle dans la déglutition, la régurgitation, le vomissement, dans la production de la voix et les modifications de son timbre.

LANGUE. (Figures 27, 28 et 29 )

Organe musculeux en forme de cône allongé, aplati de haut en bas , incurvé sur lui-même, adhérent à sa base, libre dans le reste de son étendue, extensible, rétractile et susceptible des mouvemens les plus variés , servant à conduire et distribuer la pâte, alimentaire dans l’homme, ou même à la saisir dans un grand nombre d’animaux , et à cet effet, par sa surface, organe essentiel du goût; enfin,destiné, dans l’homme, à l’articulation de la parole.

Conformation extérieure. i° Face supérieure ou dorsale (fig. 29). Libre dans toute son étendue, en rapport avec la voûte palatine et l’isthme du gosier pour la cavité buccale, et contribuant, en arrière et à sa base, à former la paroi antérieure du pharynx ; divisée longitudinalement par un sillon médian. Partout cette surface est couverte de myriades de petites éminences de deux sortes : les unes, perforées à leur sommet,

sont des glandules linguales ; les autres sont des épanouissemens nerveux ou des papilles formant deux variétés : 1° Les grosses papilles ou papilles caliciformes , disposées vers le quart postérieur sur deux lignes en Y ; au sommet de l’angle est le trou borgne de Morgagni. 2° Les petites papilles, en nombre immense, réparties, en avant des premières, sur toute la surface de la langue: on les distingue, suivant leur volume et leur configuration, en filiformes, lenticulaires , fungiformes, etc. — Face inférieure. Libre seulement dans son tiers antérieur; occupée dans les deux tiers postérieurs par les muscles extrinsèques. La portion antérieure est lisse et offre au milieu le repli muqueux dit le frein de la langue. — 3° Les bords sont mousses et arrondis. — 4° La base de la langue se fixe au corps de l’os hyoïde (c) , et adhère à l’épiglotte par les trois replis épiglottiques. En outre, par ses muscles , la langue est réellement fixée aux branches de l’hyoïde (hyo-glosses), à l’apophyse géni de la mâchoire inférieure (génio-glosses) et sur les côtés de cet os (myloglosses); enfin à l’apophyse styloïde (stylo-glosses). —f>° Le sommet libre de la langue se loge derrière l’arcade dentaire inférieure.

Structure. i° Charpente. Elle se compose de l’os hyoïde et d’une lame cartilagineuse médiane qui donne attache aux fibres musculaires. — 2° Muscles. Divisés en extrinsèques : les hyo-glosses (H), génio-glosses (K), stylo-glosses (I) et, mylo-glosses (voy. pl. 8) ; et en intrinsèques, formant trois séries de faisceaux musculaires longitudinaux ou rélrâcteurs de la langue d’avant en arrière; et transversaux, rétracteurs delà langue en travers. — 3° Vaisseaux. Les artères et veinés sont fournies par les linguales (a, b), les palatines et les pharyngiennes inférieures. Les vaisseaux linguaux suivent de chaque côté les bords de la langue , en dégageant des rameaux qui s’enfoncent dans sa profondeur. Les nerfs appartiennent à trois paires cérébrales : le grand hypo-glosse ou neuvième paire (t), qui se distribue, de chaque côté, dans les muscles extrinsèques; le glosso-pliaryngien, et surtout le lingual (2) de la 3 e branche de la 5 6 paire, qui se répandent dans la membrane muqueuse et les papilles.

APPAREIL SALIVAIRE (fig. 26).

Il se compose, de chaque côté, de trois glandes avec leurs conduits excréteurs, la parotide, les glandes sous-maxillaire et sublinguale.

1° Glande parotide (E). Vaste glande située à la partie latérale et inferieure de la face; composée d’une portion extérieure, rectangulaire, aplatie, située entre la peau avec le peaucier et le muscle masseter, et d’une portion profonde continue à la première, encastrée entre l’apophyse mastoïde et la branche de la mâchoire inférieure, dont le bord

ORGANES DES SENS. Xi

libre est reçu dans l’épaisseur de la glande. D’après sa situation , la portion profonde de la glande est traversée par des organes très importons : t° Les troncs temporo-maxillaires, artère et veines avec les branches temporales, transversales de la face et auriculaires , qui en naissent ; 2° le nerf de la septième paire et le nerf auriculaire du plexus cervical. De la parotide émane son conduit excréteur ou canal de Ste’non , qui rassemble les petits rameaux excréteurs , sort du milieu de la glande , traverse la largeur du masseter, contourne son bord antérieur et la veine faciale, s’applique sur le buccinateur et traverse obliquement ce muscle pour s’ouvrir par un petit orifice sur la muqueuse buccale , en regard de la deuxième dent grosse molaire. Les artères, petites et nombreuses, sont fournies par le tronc temporo-maxillaire. Les veines se rendent au tronc correspondant. Les nerfs proviennent de l’auriculaire du plexus cervical.

2° Glande sous-maxillaire (F). Oblongue entravers, d’un volume peu considérable , relativement à la parotide, située sous l’angle de la mâchoire et sur lé muscle mylo-hyoïdien, entre les vaisseaux faciaux et linguaux qui lui fournissent ses artères et ses veines. De cette glande naît un conduit excréteur, dit canal de Warthori , qui monte obliquement pour s’ouvrir sur le côté du frein de la langue. Les nerfs proviennent du lingual, du dentaire inférieur et du ganglion sous-maxillaire.

3° Glande sublinguale (G). La plus petite des trois, située dans la fossette sublinguale du maxillaire inférieure, de forme ovoïde, subjacenle à la muqueuse, sur laquelle elle vient s’ouvrir au-dessous de la langue par les orifices de huit à dix conduits excréteurs d’un petit volume.

L’usage de ces glandes est de sécréter la salive qui est versée par leurs conduits excréteurs, sur la muqueuse buccale, où elle sert à invisquer la pâte alimentaire dans l’acte de la mastication.

PEAU. (Figures 30 et 3t.)

Enveloppe du corps, dont elle arrête la forme extérieure et limite le volume; douée de plusieurs propriétés, tégument ou organe de protection par sa résistance et son élasticité, mais en même temps siège du toucher dans toute son étendue, et du tact par l’extrémité des doigts ; surface de perspiration comme émonctoire , et d’inhalation par l’absorption des gaz et des liquides ambians.

Surface extérieure. La peau offre, dans les diverses parties du corps, des différences considérables pour la résistance, l’élasticité, l’épaisseur, l’adhérence, la coloration, la perméabilité ; fine et mobile aux paupières, dense et très adhérente au crâne , élastique et souple à l’ab-

domen, épaisse , calleuse et cornée au talon et dans tous les points où s’exercent des pressions ou des frottemens habituels. Elle présente à sa surface : 1° une coloration "variable suivant les races, les climats et les individus; 2° des plis résultant de causes variées, soit les grands plis articulaires de locomotion, plus prononcés dans le sens de la flexion que dans celui de l’extension ; les plis de froncement on rides, dans les lieux d’adhérence avec des muscles sous-jacens, et en particulier les peau-, ciers de la face ; les plis séniles ou d’amaigrissement, qui accusent le défaut d’élasticité par le progrès de l’âge ou à la suite d’une trop grande distension. 3° Diverses productions phanériques, les ongles, les poils, les cheveux , qui s’élèvent à sa surface pour la protéger. 4° Des pertuis ou orifices de trois sortes : les phanériques, orifices des cryptes sébacées, qui lubrifient la surface de la peau ; les orifices de passage des ongles et poils, et ceux des petits canaux sudoripares.

Surface intérieure. Formée par un réseau de mailles fibreuses, par où pénètrent en nombre immense les ramifications des vaisseaux et des nerfs ; en général, elle est séparée des tissus sous-jacens par une couche isolante, le pannicule adipeux. Dans les points ou trop de volume gênerait, il n’y a qu’un tissu cellulaire séreux, comme aux paupières ; enfin, à la face et au cou, dans l’homme, la peau adhère aux muscles sousjacens, dont elle traduit les contractions par le jeu de la physionomie.

Structure de la peau. — Parties essentielles. 1° Derme ou chorion. Couche profonde et charpente fibreuse de la peau qui en détermine la résistance, l’extensibilité et la rétractilité; d’autant plus épaisse dans chaque partie qu’elle est appelée à supporter plus d’efforts et de frottemens ; formée de mailles et de réseaux fibreux, entre lesquels se loge de la graisse à la face interne, et où rampent les vaisseaux et les nerfs. — T Corps papillaire (fig.31). Tissu spongieuxetérectile étalé en membrane sur la face extérieure du derme , formé par les papilles , épanouissemens des nerfs et des lacis capillaires sanguins. —3° Réseau lymphatique. Lacis très délié de lymphatiques capillaires , étendu uniformément à la surface du corps papillaire. — 4° Pigmentum. Matière colorante variable du gris jaunâtre et rosacé, dit couleur de chair, chez l’Européen, au brun noir du Nègre et au jaune cuivré du Malais. Le pigmentum forme une couche sous-épidermique sécrétée, d’après M. Breschet, par de petits organes glanduleux. — 5° Epiderme ou cuticule. Couche superficielle de la peau constituée par une lamelle transparente et cornée étendue comme un vernis à la surface de la peau, et présentant comme autant de petits étuis de revêtement pour les sommités des papilles ; traversée par les vaisseaux sudoripares. — Parties accessoires. 6° Follicules sébacés.

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Petites poches ou utrieules sécrétant des liquides variés , épais et onctueux, versés à la surface de la peau par un petit orifice. Plus abondant au pourtour des orifices cutanés et dans les creux articulaires, il s’en rencontre plus ou moins partout, excepté à la paume de la main et à la plante du pied. Ils sont d’autant plus abondans que la peau est d’une coloration plus foncée. — T Ongles. Productions épidermiques, lamellaires, cornées, flexibles, élastiques, demi transparentes, composées de lilamens accolés parallèlement, qui revêtent et protègent l’extrémité dorsale des doigts et des orteils dans l’homme et fournissent un point d’appui à la pulpe tactile. On distingue à l’ongle le corps, adhérent à sa face interne, libre pour l’externe, et une racine plus mince, dentelée , reçue dans un sillon ou repli demi circulaire du derme. La peau, sous l’ongle, rouge et très sensible , est abondamment pourvue de vaisseaux et de nerfs. — 8° Poils. Productions épidermiques , filiformes , flexibles, hygrométriques, de couleurs diverses , le noir , le brun , le châtain, le blond, le blanc, en rapport avec le degré de coloration de la peau. Le. poil prend, suivant le lieu, des noms différens : cheveu, barbe, sourcils , cils, etc. Dans sa structure, le poil est le produit de la sécrétion d’un bulbe.

Organe du tact. A l’extrémité des doigts et des orteils, sur la face de préhension opposée à l’ongle, la peau subit dans sa texture une modification pour constituer l’organe propre du tact. C’est un coussinet élastique formé par une sorte de tissu érectile, nerveux et fibreux, ou, en d’autres termes, dans une gangue fibreuse sous-cutanée, se ramifie un lacis de veines et d’artères entremêlées de nerfs, les uns et les autres formant de nombreuses anastomoses, d’où procèdent des papilles longues et très fournies. L’épiderme de revêtement prend la disposition d’un sillon contourné en spirale jusqu’au sommet de la pulpe digitale (fig. 30).

Vaisseaux et nerfs de la peau. La peau est l’un des organes les plus sensibles et où la circulation est le plus active. Les artères et veines y sont en grand nombre et fournies par tous les vaisseaux voisins , dont les ramifications traversent les aponévroses d’enveloppe. Les nerfs y pénètrent partout en cordons si nombreux que les nerfs cutanés ou de sentiment contrebalancent en volume les nerfs musculaires ou de mouvement.

ORGANE DE LA YOIX OU LARYNX, or».»à ».)

Boite cartilagineuse formée de plusieurs pièces articulées entre elles et mises en jeu par des muscles, ovoïde de haut en bas ; située sur le plan moyen à la partie antérieure du cou, au-dessous de l’os hyoïde auquel elle est suspendue, au-dessus delà trachée-artère qui lui fait suite;, orifice su-

périeur pharyngien des voies aériennes, isolé des voies alimentaires par une soupape élastique; recouverte en avant par la peau, les muscles soushyoïdiens et la glande thyroïde, placée au devant de l’œsophage et du plan prévertébral et côtoyée latéralement par les nerfs et les gros vaisseaux de

la tête. PARTIES COMPOSANTES DU LARYNX.

Cartilages. Au nombre de cinq : trois médians, impairs et symétriques, le thyroïde, le criooïde et Y épiglotte, et deux latéraux, les aryténoïdes.

1° Cartilage thyroïde ou scutiforme (B). S’étend à la partie antérieure et supérieure du larynx ; formé de deux lames quadrilatères, obliques, réunies sur la ligne médiane par un angle aigu avec une échancrure saillante dite vulgairement la pomme d’Adam. La face antérieure est recouverte par le muscle hyo-thyroïdien, la face postérieure est tapissée par la muqueuse laryngée, et donne attache, dans l’angle, aux ligamens et aux muscles thyro-aryténoïdiens; le lord supérieur à la membrane hyo-tbyroïdienne (E); le lord inférieur à la membrane et au muscle crieo-thyroïdiens. Les deux bords se terminent par des prolongemens ou cornes . le supérieur par la grande corne, l’inférieur par la petite, qui donnent attache, avec le bord postérieur, aux muscles du pharynx.

2° Cartilage cricoide ou annulaire (C). Circulaire, étroit en avant, élargi en arrière, il donne attache par sa surface externe aux muscles crico-thyroïdiens et erico-aryténoïdiens. Sa surface interne est tapissée par la muqueuse. A sa circonférence supérieure s’implante la membrane qui l’unit au thyroïde et à sa circonférénce inférieure, la membrane fibreuse de la trachée.

3° Cartilages aryténoïdes. Au nombre de deux : prismatiques, triangulaires, situés verticalement de chaque côté, à la partie postérieure et supérieure du larynx, recouverts en amère par le muscle arilénoïdien et en avant par la muqueuse du pharynx; articulés par leur base inférieure avec le cartilage cricoïde, et terminés par un sommet que surmonte de chaque côté de petits noyaux cartilagineux dits les tubercules de Santorini.

4° Epiglotte (F). Lame cartilagineuse demi ovalaire et très élastique, située à la base de la langue à laquelle elle adhère, au devant de l’orifice supérieur du larynx pour lequel elle forme une soupape dirigée verticalement pour la respiration, mais qui s’abaisse et ferme l’ouverture du larynx pour la déglutition ; unie aux parties voisines par plusieurs petits ligamens et replis muqueux : à la langue, ligamens glosso-épiglottiques ; à l’hyoïde, ligament épiglottihyoïdien; au cartilage thyroïde, ligament ’thyro-épiglotlique; aux cartilages aryténoïdes, replis aryténo-épiglotliques; au pharynx, repli épiglotti pharyngien. L’épiglotte est percé de petits trous dans lesquels sont encastrées des glandules qui s’ouvrent à la lace laryngée; en outre, à sa base, est un petit corps jaunâtre appelé la glande épiglottique.

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Articulations du larynx. Divisées en extrinsèques et intrinsèques. Les articulalions intrinsèques Sont celles du cartilage thyroïde avec l’os hyoïde par la membrane hyo-thyroïdienne, (fig. 32) et celle du cartilage cricoïde avec la trachée par sa membrane.

Articulations intrinsèques. Ce sont : 1° les articulations crico-thyroitliennes ou des petites cornes du cartilage thyroïde avec les apophyses ducricôïde; 2» les articulations crico-arylènoïdiennes , ou de la base des cartilages aryténoïdes, roulant sur des facettes de la portion élargie du cartilage cricoïde. Ces articulalions sont des arthrodies fixées par des ligamens. En avant, un grand ligament principal, en éventail, unit les deux cartilages thyroïde et cricoïde.

Muscles. On les divise en extrinsèques , appartenant à l’appareil hyoglosso-pharyngien, qui déterminent les mouvemens de totalité du larynx et nous sont déjà connus ; et en muscles intrinsèques au nombre de neuf, quatre pairs et un impair. — 1° Crico-thyroïàicn (G). Epais, triangulaire, rayonné; étendu du cartilage cricoïde comme sommet, au thyroïde comme base ; fait basculer le thyroïde , et augmente ainsi la longueur de la glotte. — 2" Crico-arytènoïdien postérieur (H). Etendu de sa base au cricoïde, à un sommet tendineux fixé à une apophyse du cartilage aryténoïde , qu’il fait basculer; tenseur de la corde vocale et dilatateur de la glotte. — 3° Crico-arylénoïdien latéral. Etendu du bord latéral du cartilage cricoïde à l’apophyse externe de l’aryténoïde. — 4° Thyro-aryténoïdien (fig. 35, K). Etendu de l’angle rentrant du cartilage thyroïde, à l’apophyse antérieure de l’aryténoïde ; formant en partie par son épaisseur la corde vocale inférieure. Tenseur de la glotte { I). — 5° Aryiènoïdien. Impair, trapézoïdal, enveloppant comme un demi-anneau les deux cartilages aryténoïdes, et fixé, au bord externe de l’un et de l’autre. Selon les uns, constricteur de la glotte, et selon d’autres, tenseur de la corde vocale.

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