‹ [Anatomie élémentaire en 20 planches... avec un texte explicatif à part... formant un manuel complet d'anatomie physiologique... - Texte]Chapitre 182 sur 232 · LARYNX EN GÉNÉRAL · texte numérisé non relu

LARYNX EN GÉNÉRAL

Plus volumineux et plus solide dans l’homme que dans la femme et l’enfant ; souvent osseux chez le vieillard. — Surface extérieure. Région antérieure (fig. 33). Remarquable par la saillie verticale thyroïdienne. — Région postérieure (fig. 34). En forme d’urne, recouverte par la membrane muqueuse du pharynx et de l’œsophage, large et arrondie en bas où elle offre de chaque côté, entre le cricoïde et le thyroïde, les deux gouttières du larynx-, rétrécie au-dessus et terminée par le rebord que forme l’épiglotte. — Surface intérieure (fig. 35). Cylindrique en bas, dans l’enceinte du cartilage cricoïde ; triangulaire en haut entre l’épiglotte en avant, et, en arrière les cartilages aryténoïdes ; elle offre au milieu une fente oblongue

antéro-postérieure, la glotte ou appareil vocal, formé de chaque côté, par deux replis, les cordes vocales. Entre les cordes vocales est une fente, orifice du ventricule du larynx (4) prolongée en haut, sous la corde vocale supérieure. Sous et dans l’épaisseur de la corde vocale inférieure est le muscle thyro-aryténoïdien. — La membrane muqueuse laryngée est intermédiaire de celles du pharynx et de la trachée; elle se réfléchit sur l’épiglotte, les cordes vocales, et tapisse les ventricules.

Vaisseaux et nerfs du larynx. — Artères (fig. 33) fournies de chaque côté, par les thyroïdiennes supérieures (a) et inférieures (C). — Veines. Lés supérieures (b) accompagnent les artères; les inférieures (c) s’en séparent comme il sera dit pour le corps thyroïde.—Les nerfs fournis par le pneumogastrique, sont les laryngés (fig. 34); supérieur et inférieur ou récurrent. Le premier pénètre en avant, en suivant la membrane hyo-thyroïdienne, et le second remonte de l’anse de l’aorte ou de la sous-clavière droite, le long de la trachée artère.

Mécanisme de la voix. Le thorax réagissant sur le poumon , dans l’expiration, fait l’office d’un soufflet, la trachée est le porte-vent; mais c’est à l’orifice de la glotte que se produit le son vocal, d’après l’opinion la plus générale par une vibration des cordes vocales qui assimile la glotte aux instrumensà anche. Cet orifice descend et se dilate pour la production des sous-graves ; s’élève et se resserre pour celle des sons aigus.

GLANDE THYROÏDE. (Figure 33).

Organe épais, consistant, d’un rouge brun, généralement plus volumineux dans la femme que dans l’homme, appliqué en forme de croissant à concavité supérieure au devant des premiers arceaux cartilagineux de la trachée et sur les parties latérales du larynx. Le corps ou la glande thyroïde se compose de deux lobes latéraux ou cornes , convexes, dirigées verticalement et prolongés en haut vers le cartilage thyroïde et d’une portion rétrécie, Visthme, reposant sur les arceaux supérieurs de la trachée de manièreà former un large bord supérieur, convexe en haut, qui embrasse le contour du cartilage cricoïdë. Extérieurement, cette glande est recouverte par les muscles sous-hyoïdiens. — La glande thyroïde reçoit quatre artères d’un fort volume : les thyroïdiennes supérieures (a) et inférieures (c), et fournit plusieurs veines considérables qui forment un épais lacis au devant de la trachée. En coupant au travers de sa substance, on en fait exprimer un liquide visqueux et jaunâtre; mais c’est tout ce qu’onsaitsur ce corps dont la fonction réelle est encore inconnue.

BOURGERY ET JACOB.

NËVROLOGIE.

I.a figure montre dans toute sa hauteur les nerfs de l’appareil cérébrospinal , depuis l’extrémité supposée initiale au cerveau et à la moelle épinière, jusqu’à leurs divisions terminales dans les organes de l’appareil locomoteur et dans la peau. Les trois cavités splanchniques sont ouvertes dans toute la hauteur. A la tète, la moitiés droite du crâne est enlevée, moins l’occipital; il en est de même de la moitié droite delà face, qui a été sciée sur le plan moyen. Au tronc, on a enlevé la paroi thoracoabdominale antérieure ; enfin , dans toute la hauteur, on a scié de chaque côté les vertèbres dans leurs pédicules, et enlevé toute la série des corps vertébraux, de manière à laisser à découvert, dans toute sa hauteur, la moelle épinière; les fausses vertèbres du sacrum sont seules conservées. Pour les membres, le côté gauche montre uniquement les dernières divisions superficielles des nerfs cutanés, ramifiés sur les surfaces aponévrotiques avant leur épanouissement terminal dans le corps de la peau. En général, les derniers filamens dessinés dans la figure appartiennent spécialement à la peau dans l’épaisseur de laquelle ils ont été suivis. On les a conservés ici dans leur position relative, appliqués sur l’aponévrose, quoique, dans leurs rapports naturels, il* s’en trouvent écartés par l’épaisseur du pannicule adipeux et celle du derme. Du côté droit, on a figuré, pour les membres, les nerfs profonds suivis dans l’épaisseur des muscles, et dont quelques branches musculo-cutanées traversent l’aponévrose vers les extrémités pour se distribuer à la peau. Nous commençons la description par les centres nerveux et les nerfs profonds, pour suivre les nerfs, sans interruption , de l’une à l’autre de leurs extrémités initiale et terminale.

TÊTE

A. Lobe antérieur du cerveau.— B. Lobe moyen du cerveau.— C. Lobe postérieur. — D. Cervelet. Entrevu par son extrémité antérieure, il est caché dans le reste de son étendue’, ainsi qu’une portion du lobe postérieur, par l’occipital, une portion du temporal et l’oreille. — E . Protubérance annulaire.— F. Bulbe rachidien. — 1. Nerf olfactif épanoui sur la cloison des fosses nasales. — 2. Nerf optique avec l’œil en position, le squelette de l’orbite étant enlevé. — 3. Origine des troisième et quatrième paires cérébrales. — 4. Origine de la cinquième paire. — ft. Origine de la sixième paire. - 6. Origine de la septième paire dans ses deux portions. — 7. Origine de la huitième paire. Au-dessous se voient les origines de la neuvième paire et du nerf spinal.

Voyez, pour le cerveau et l’origine des nerfs, planche t5.

Page 1