BRANCHES ANTERIEURES DES NERFS SPINAUX
Plus volumineuses que les blanches postérieures; elles forment la masse principale des nerfs spinaux et se distribuent aux parois latérales et antérieure du tronc, et aux membres thoraciques et abdominaux.
Caractères différentiels. — Les branches antérieures des quatre premières paires cervicales affectent une distribution très variée, mais s’unissent en commun pour former le plexus cervical superficiel. Les branches antérieures des quatre dernières paires cervicales et de la première dorsale
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constituent le plexus brachial, qui va se distribuer au membre thoracique. Les branches antérieures des onze paires dorsales, après la première, constituent les nerfs intercostaux, uniformes de trajet et de distribution dans les parois du thorax. Les branches antérieures lombaires et sacrées forment chacune un plexus lombaire et sacré, réunis par quelques auteurs comme un seul plexus lombo-sacré. D’où il suit que, indépendamment des branches destinées aux parois du tronc , les nerfs spinaux constituent du haut en bas quatre grands plexus pour le cou, le membre thoracique, le bassin et le membre abdominal.
Del en J. — Branches ANTÉRIEURES DES HUIT PAIRES CERVICALES.
LES QUATRE PREMIERES PAIRES CERVICALES. —21, PREMIERE PAIRE CERVICALE. Moins forte que la branche postérieure de la même paire; sort entre l’occipital et l’arc postérieur de l’atlas, longe l’artère vertébrale et s’anastomose en arcade avec la deuxième paire.
22. DEUXIEME PAIRE CERVICALE. Se porte horizontalement entre les apophyses transverses de l’atlas et de l’axis, et se bifurque : le rameau ascendant s’anastomose avec la première paire , et de leur arcade procèdent des filets d’anastomose avec le ganglion cervical supérieur du grand sympathique, le pneumo-gastrique et l’hypoglosse. Le rameau descendant se subdivise en deux branches qui vont rejoindre le plexus cervical superficiel (voyez pl. 13).
23. TROISIEME PAIRE CERVICALE. Elle est destinée au plexus cervical superficiel (voyez planche 13).
24. QUATRIEME PAIRE CERVICALE. Près de son origine, elle fournit le nerf splénique (voy. pl. 19). Puis elle reçoit une branche d’ana stomose de la troisième paire, et se bifurque en deux rameaux dont les divisions constituent les nerfs sus-claviculaires et sus-acromiens.
De 25’ en 29. LES QUATRE DERNIERES PAIRES CERVICALES ET PREMIERE DORSALE. D’un volume beaucoup plus considérable que les paires précédentes et à-peu-près égales entre elles; elles convergent les unes vers les autres à leur sortie des trous de conjugaison, logées entre les deux muscles scalènes, auxquels elles envoient des filets, et forment, par une intrication d’anastomoses, le plexus brachial destiné au membre thoracique.
K. PLEXUS BRACHIAL.
Etendu obliquement de la partie latérale et inférieure du cou au côté interne de la tête de l’humérus ; il se termine en se partageant entre les nerfs du membre thoracique. A l’origine, les quatrième et cinquième
paires cervicales s’unissent d’abord, après un court trajet, pour se bifurquer au-delà où leur branche supérieure reçoit de la quatrième paire une forte anastomose qui établit la communication entre les plexus cervical et brachial. La huitième paire cervicale et la première dorsale s’unissent de même. La septième marche au milieu et se bifurque d’abord isolément pour rejoindre les deux autres groupes par chacune de ses branches. C’est l’intrication résultant de l’union et de la séparation alternative de ces sept branches à courts intervalles et à angles aigus dans une longueur de dix centimètres, au-dessous de la clavicule et dans le creux de l’aisselle, qui constitue le plexus brachial.
Connexions. Situé d’abord entre les scalènes, en dehors de l'artère sous-clavière; placé plus bas entre la clavicule et le sous-clavier d’une part et de l’autre la première cète et la première languette du grand dentelé ; dans le creux axillaire, il est recouvert par les muscles pectoraux et appuyé sur le grand dentelé , en dehors et en arrière de l’artère axillaire, et par conséquent de la veine, et embrasse l’artère en regard de la tête de l’humérus, entre les deux racines du nerf médian.