NERFS PROFONDS
Préparation. Sur la ligne médiane du tronc, on a enlevé avec soin l’arc postérieur des vertèbres, en sciant à la base des lames vertébrales
pour le côté droit, et pour le côté gauche, dans la série des pédicules apophysaires, de manière à montrer à découvert toute la succession des trous de conjugaison limités à leur demi-circonférence ou à leur gouttière antérieure, et renfermant les nerfs spinaux à leur sortie du canal rachidien. Sur le tronc, on a enlevé, dans toute la hauteur, outre la peau, la première couche de muscles, trapèze et grand dorsal. Au-dessous, la surface est occupée par diverses parties dont l’énumération est différente dans chaque région. 1° Au cou , tous les muscles de la gouttière vertébrale sont enlevés : le splénius, les deux complexus, leur accessoire, le cervical descendant et le transversaire épineux. La surface est seulement occupée par les nerfs se détachant sur les muscles antérieurs, les scalènes et le sterno-mastoïdien. 2° Au dos, on a enlevé le rhomboïde, dont il n’existe plus que l’attache scapulaire et les deux dentelés postérieurs. Le sacro-spinal, dont l’extrémité cervicale et la masse commune lombosacrée sont coupées, est borné à la portion charnue du long dorsal et du sacro-lombaire. Le transversaire épineux manque en entier; en bas se présente une section du grand dorsal, avec son aponévrose sacrée découpée en regard de la section du sacrum pour découvrir les nerfs dans l’intérieur du canal.
BRANCHES POSTÉRIEURES des NERS SPINAUX
(Voyez, your la moelle épinière, pl. 15).
Caractères généraux. Elles naissent des cordons plexiformes qui font suite aux ganglions spinaux correspondans. D’un volume moins considérable que les branches antérieures, elles se dirigent en arrière en passant dans l’orifice ostéo-fibreux, limité en haut, en arrière et en dedans par l’apophyse transverse, en dehors et en avant par le ligament costotransversaire. Dans leur trajet, elles rampent dans les espaces celluleux inter-musculaires,, dirigées, comme les côtes, horizontalement, avec une inclinaison en bas qui augmente à mesure qu’elles deviennent plus inférieures , et environnant de leurs cordons parallèles l’arc postérieur du tronc. De leur origine à leur terminaison, elles se divisent en rameaux qui se distribuent à divers points delà profondeur vers la surface, aux muscles et à la peau.
De A en A. 1 ° branches postérieures des huit paires cervicales.
(Voyez des deux côtés.)
Caractères communs. Elles se portent d’abord en arrière, puis en de-
NÉVROLOGIE. 3
dans, en dehors et en bas, en contournant par une anse le bord interne du transversaire épineux et du grand complexus, leur fournissent des rameaux, traversent les attaches aponévroliques du trapèze, et viennent s’épanouir sous la peau : la première paire seule fait exception.
De là 4. LES QUATRE PREMIÈRES PAIRES CERVICALES.-1. PRE¬ MIERE PAIRE CERVICALE. Plus forte que la branche antérieure, elle sort entre l’occipital et l’arc postérieur de l’atlas, et s’épanouit en plusieurs rameaux : les internes se distribuent aux muscles grand et petit droits; les externes, aux grand et petit obliques; les inférieurs anastomosés avec la deuxième paire, concourent à former le plexus cervical postérieur.
2 . DEUXIEME PAIRE CERVICALE. (Voy. pl. 13.) Plus forte que toutes les autres branches postérieures spinales, quadruple en volume de sa branche jumelle antérieure, elle sort du rachis entre l’atlas et l’axis, audessous du grand oblique, se dirige horizontalement en arrière et en dedans,. et devient sous-cutanée entre le grand complexus et le trapèze, accolée à l’artère occipitale. Aplatie sous le cuir chevelu , de circulaire qu’elle était, elle s’épanouit de bas en haut en un grand nombre de rameaux rayonnans, externes, médians et internes, qui tapissent toute la région occipitale du péricràne, sans rien donner au muscle occipital, et dont les plus longs remontent jusqu’au synciput. Un rameau externe s’anastomose avec le filet mastoïdien du plexus cervical antérieur. Dans son trajet cervical, cette branche fournit des rameaux au splénius, au grand oblique, au grand complexus et au trapèze.
3. TROISIEME PAIRE CERVICALE. Moins volumineuse que la seconde, sort du canal rachidien entre les apophyses transverses de la seconde et de la troisième vertèbre; elle fournit : 1° une branche ascendante ou occipitale , qui se distribue aux tégumens de la région occipitale médiane, en dedans de la seconde paire, 2° la branche cervicale dirigée horizontalement en arrière,qui traverse les attaches des muscles et s’épanouit à la peau; 3" près du trou de conjugaison, une branche ascendante anastomotique, qui se confond avec la descendante de la deuxième paire.