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et inflammatoires car ces urémiques étaient tous de grands infectés. EE
‘ Quand les lobes prostatiques sont inégalement hypertrophiés, ce qui est surtout le fait des abcès et des kystes de la glande,
l’urètre peut être dévié et aplati latéralement.
2° Compression secondaire de l’urètre. — Dans quelques cas, il arrive que l’accroissement de volume de la prostate est tel que la lumière rectale est effacée et que la glande se trouve en contact entre deux plans non dépressibles : en haut la voûte lombo-sacrée, en bas le pubis. Si une poussée congestive se produit, la glande. est comprimée et l’urèthre prostatique va se trouver écrasé et fermé, de façon temporaire ou définitive. >
3° Enfin, il peut arriver’ que la prostate, maintenue latéralement dans sa loge, mais libre en avant et en arrière, bascule en avant par son propre poids si elle est très antérieure sur le pubis et surtout si la vessie, presque constamment en état de réplétion, l’entraîne vers les parties déclives de l’abdomen. Il se produira alors une coudure urétrale qui ira en s’accentuant. Plus le passage sera difficile, moins la vessie se videra et plus elle contribuera à accentuer ladite coudure.
En résumé : des troubles de la défécation — les plus fréquents — des troubles urinaires plus rares, mais plus dangereux, parce que plus insidieux, attirant moins facilement l’attention du propriétaire.
C’est ce qui explique que les prostatiques « urinaires » présentés à la clinique de l'Ecole d’Alfort sont amenés presque tous trop tard ; la plupart des sujets que nous avons examinés dans ces conditions étaient dans le coma urémique et leur état général rendait toute intervention illusoire. Les prostatiques « constipés » nous sont, en revanche, présentés assez tôt.
Enfin, rappelons que ces phénomènes morbides peuvent évoluer isolés, associés ou successivement, qu'ils peuvent préseñter une allure continue ou rémittente selon qu’il s’agit
d’hypertrophie vraie spécifique ou non, de kystes, d’abcès, ou - plus simplement et plus fréquemment de poussées congestives.
Nous supposerons éliminées les principales affections qui peuvent entraîner la rétention stercorale ou urinaire : plaies contuses, abcès uréthraux, périuréthraux, vices de confor. mation, affection cérébrale ou médullaire, fracture du rachis, calculs, péritonite, rétrécissements inflammatoires ou traumatiques, paralysie de la vessie, néoplasmes ; chez le chien, songer à un Calcul arrêté en arrière de l'os pénien ou dans sa gouttière. Cet accident détermine dès efforts de miction, de la dysurie, des hémorragies urétrales. Le diagnostic est établi par la palpation, plus sûrement encore par le cathétérisme : il souffre peu de difficultés.
Quels sont les moyens par lesquels nous arriverons à mettre en cause l'obstacle prostatique ?
Nous avons vu que les signes fonctionnels pouvaient être acceptés sous condition de vérification. Voyons les signes physiques. :
L’inspection ne donne rien ou à peu près. Il peut exister une déformation périnéale simple ou herniaire, une déformation de la tunique abdominale prépubienne due à la réplétion vésicale.
La palpation, en revanche, fournit les renseignements les plus précieux. On pratiquera le palper abdominal, le palper rectal ou l’association de ces deux modes d’exploration.
La percussion de l’hypogastre préconisée par VaALLET ne nous.a jamais donné de résultats intéressants, Enfin on complète l’examen par un cathétérisme vésical et si possible, par une radioscopie après lavement baryté.
Le palper abdominal se fait selon la technique habituelle : on pälpe les deux côté en même temps, les mains placées en arrière des côtes puis élevées obliquement vers la partie postérieure du corps en laissant glisser les viscères entre les pointes des doigts. On peut faire lever par un aide le train postérieur pour faciliter cette recherche.
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Le palper rectal fournit les plus précieux renseignements. L’index droit, coiffé d'un doigtier vaseliné est introduit dans . l'anus. Engagé à peu près à demi-longueur, il donne l’im-, pression de butter sur un obstacle légèrement mobile, compact, de consistance ganglionnaire. :
Pour passer, il est nécessaire de pointer plus ou moins le doigt vers la voûte sacrée. Progressant toujours, le doigt explorateur se trouve alors serré entre l'obstacle prostatique et la voûte osseuse dans le conduit à à la fois coudé et aplati. Ce palper permet d'apprécier la position, le volume et la consistance de l'organe.
a) La position est toujours médiane, inférieure au rectum, elle est maintenue par les freins péritonéaux circonscrivant la loge prostatique.
. b) Le volume est dSUe ONE de variations considérables. On l'apprécie de façon absolue, puis relative par rapport à la taille de l’animal. VALLET a vu des prostates géantes PR et même dépassant le volume d’un cerveau de chien.
c) La consistance est ferme, résistante dans l’hypertrophie : vraie ; au doigt on a l'impression d’une surface lisse et tendue. Un peu plus pâteuse dans la prostate suppurée, avec un ou des points de fluctuation nette dans le cas d’abcès. Il est possible de palper des saillies ou de petits granules dans les néoplasmes ou dans la tuberculose de la glande.
Il est bon de combiner, dans un deuxième temps, ce palper rectal au palper manuel ; les doigts de la main’ gauche, réunis en cône viennent par la voie anté-pubienne s’opposer à l’index explorateur. Cette palpation a pour objet de refouler la masse vésico-prostatique en ‘arrière et de permettre un examen plus complet de la glande jusque sur sa face antérieure.
Contrairement à ce que l’on pourrait croire, le cathétérisme de l’urètre du chien prostatique rencontre rarement des difficultés. On emploie toujours des sondes fines et souples (à cause de la convexité de la courbure ischiatique). Ces sondes se frayent facilement un passage et épousent, sans difficultés,
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les ressauts et mème les coudures qui peuvent déformer l’urètre prostatique. Les seuls cas où nous avons parfois éprouvé quelque difficulté à pénétrer dans la vessie, étaient dus à des cavités abcédées, formant des culs-de-sac borgnes dans la glande — les fausses routes prostatiques — dont nous avons parlé dans la première partie.
Le cathétérisme est précieux dans le cas d’écoulements urétraux hémorragiques et purulents pour localiser le siège de cet écoulement. Il doit alors être pratiqué méthodiquement ; on doit apprécier au palper l'instant du passage à la courbure ischiale, puis reconnaître la distance de la courbure ischiale jusqu'à la prostate ; la pénétration exacte dans lurètre prostatique est reconnue par le palper rectal simultané qui en déter-
- mine l'instant précis. À ce moment, il faut attendre ; souvent
du pus ou du sang viennent sourdre à l'extrémité de la sonde. Si l'on pousse plus avant, on a alors la surprise de recueillir de l’urine normale provenant de la vessie.
Les choses ne se passent pas toujours aussi simplement : cliniquement, en effet, il est bien rare que la vessie n'aie pas participé à l'infection. Il y a alors une cystite concomitante et il peut être difficile de déterminer l’antériorité réciproque des lésions. Cependant sur un animal que nous avons observé dans le service du Professeur Rogin, nous avons constaté les faits suivants : |
I. Première observation. — Ce chien, âgé, en misérable état, cachectique, est amené pour un écoulement sanguin intermittent qui se produit goutte à goutte dans l'intervalle des mictions. Le cathétérisme à des niveaux différents donne toujours ce liquide louche et sanguinolent. Un examen microscopique fait écarter le diagnostic de cancer ; la tuberculination est négative ; il n’y a pas de réaction ganglionnaire ; les microbes recueillis n’ont rien de spécifique : coli, streptocoque, staphylocoque... On pratique pendant plusieurs jours des lavages vésicaux au sérum physiologique stérile et chaud. Les écoulements diminuent, cessent. Au bout de quelques jours,
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l'urine est propre. Seule la sonde amenée au niveau de la prostate recueille encore quelques gouttes de ce liquide suspect.
Devant cette amélioration, le propriétaire se déclara satisfait et voulut reprendre son animal. Il s'agissait donc d’une cystite et d’une prostatite concomitantes. Nous avons guéri la cystite, malgré les inoculations que la sonde reproduisait certainement chaque jour. La prostatite n’était pas guérie. Nous ignorons quelle fut la lésion primitive ; ainsi que l'avenir du malade. Nous ne citons cet exemple que pour montrer que si le cathétérisme est un moyen inconstant de diagnostic de la gravité de l’obstacle prostatique, au point de vue mécanique il peut toutefois aider à déterminer le niveau et la nature de l’affection. 2 \
Enfin, la radioscopie et la radiographie rendent de réels services pour l'appréciation du degré d’occlusion rectale. Un. lavement de gélobarine maintenu par un tampon d’ouate à l’anus ou mieux par un clamps à mors caoutchoutés dessina l’ampoule rectale, la courbure et l’aplatissement du viscère au niveau de la prostate. Mieux que toute explication, la photographie reproduite montre le mécanisme des troubles de coprostase qui tiennent la place prédominante dans le prostatisme du chien.
Ces examens répétés plusieurs jours de suite, et parfois plusieurs fois par jour sur certains de nos malades nous ont amenés à attribuer une juste importance aux phénomènes de congestion et de décongestion rapide ou lente qui jouent un rôle capital dans l’étiologie et la pathogénie de ces accidents. Nous en reparlerons avec observations à l’appui dans l’esquisse que nous essaierons de tracer de la pathologie de la prostate du chien.
Nous ne citerons la cystoscopie que pour mémoire comme procédé d’investigations. Il ne nous a jamais été donné de la tenter et son emploi ne nous paraît guère possible étant donné le faible calibre de l’urètre de nos sujets, la présence de l’os pénien et la forte inflexion de la courbure périnéale.
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