‹ Anatomie et Chirurgie de la Prostate du ChienChapitre 8 sur 22 · II. Congeslion de la prostate · texte numérisé non relu

II. Congeslion de la prostate

III. — Prostalites aiguës périprost. Ginilammation, ‘chroniques.

IV. Hypertrophie de la prostate, calculs. concrétions. V. Tuberculose, Tumeurs, kystes.

Lésions traumatiques.

De par la description anatomique qui précède, on ne peut être surpris de la rareté des lésions traumatiques de la prostate du chien. Elles peuvent se subdiviser en trois groupes : les contusions, les plaies, les fausses routes ou lésions de la glande par voie urétrale. | |

1° Les contusions sont à peu près impossibles à réaliser, même expérimentalement. Les traumatismes contondants de toute nature exercés sur l'abdomen aboutiront le plus souvent à une rupture de la vessie ou de l'intestin, Du côté du périnée et des faces latérales du bassin, une couche épaisse musculoaponévrotique tendue sur les plans osseux créent une couche protectrice amplement suffisante.

2° Des plaies peuvent être accidentelles ou chirurgicales. La prostate peut être lésée surtout par des plaies pénétrantes par balle ou par arme blanche, par des corps vulnérants ayant perforé le rectum ou le périnée : ces conditions se trouvent exceptionnellement réunies dans la pratique courante. Pour notre part, il ne nous a jamais été donné de les observer.

Cependant, ils sont théoriquement concevables ; ils pourraient être le fait ‘d’un accident de chasse par exemple. Dans ce cas,

la conduite du chirurgien ne peut être basée sur des principes absolus. Son sens clinique devra lui commander la laparotomie si les symptômes, d’hémorragie interne ou des craintes de perforations graves des organes abdominaux viennent en quelque sorte lui forcer la main ; autrement il sera plus sage de s’en tenir à l’expectative, de traiter la plaie superficielle, quitte à intervenir dans les jours suivants s’il soupçonne des complications infectieuses (abcès, phlegmon, péritonite au début).

Pour les blessures par projectile, la OPA sera souvent d'un précieux secours.

3° Les lésions traumatiques de la glande? par voie urétrale,

sont plus intéressantes du point de vue de la fréquence et de leur gravité possible. Ces lésions ou fausses routes sont déterminées par les manœuvres d’un “cathétérisme maladroit ou brutal. Ajoutons que ces accidents ne sont guère possibles sur la glande saine, a) pour une raison d'ordre matériel : c’est qu'on n’emploie que des sondes de gomme relativement souples ; b) pour une raison d'ordre anatomique : le point délicat du cathétérisme est surtout le passage de la courbure ischiale de l’urètre. Ce point franchi, la sonde’ reprend une direction ‘rectiligne jusqu’au delà du col vésical. Sur une glande malade, creusée déjà de cavités par la suppuration ou sur la partie disséminée hypertrophiée, ce cathétérisme peut

donner lieu à des érosions de la muqueuse et à des inocula-

tions profondes de celle-ci. Il peut ouvrir une voie urétrale

à un abcès des lobes latéraux. Mais, nous le répétons, dans

l'hypertrophie simple, habituelle des lobes latéraux, des lésions traumatiques graves par voie urétrale ne sont point à redouter.

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