Tibial postérieur
Entre les deux surfaces articulaires s’insèrent les ligaments croisés très puissants sur les sujets normaux.
L'extrémité inférieure présente une forme grossièrement quadrilatère, par épaississement du cylindre diaphysaire, les faces en sont lisses et régulièrement convexes ; les gouttières inter-péronéo-tibiales sont particulièrement profondes à ce niveau, elles sont sur l'os frais transformées en canaux complets par des brides fibreuses unissant les deux lèvres ; des ten-
dons glissent dans ces canaux. L’extrémité inférieure se continue en dedans par une forte saillie, la malléole interne aplatie de dehors en dedans, mais présentant cependant des bords antérieur et postérieur très épais, presque des faces. La malléole interne est beaucoup plus volumineuse que la malléole externe et descend sensiblement plus bas. La surface libre de l'extrémité inférieure est quadrilatère et s'articule avec la poulie astragalienne.
Le péroné est représenté par une très mince tigelle osseuse, d’une extrême fragilité. Dans son ensemble il décrit une très forte courbe à convexité postérieure et externe. À sa partie supérieure le péroné légèrement renflé présentant une tête aplatie d'avant en arrière, s'articule avec le versant postéroexterne de la tubérosité externe du tibia ; la tête du péroné prend part à la courbure générale de l'os, et décrit une concavité inférieure, Nous avons vu comment le péroné se comporte en bas vis-à-vis du tibia. À son extrémité toute inférieure le péroné se termine par une saillie trèsolumineuse, la malléole externe qui complète la mortaise tibio-péronière.
4 Rotule. — La rotule est aplatie d'avant en arrière de forme triangulaire à base supérieure, elle s'articule avec la trochlée fémorale, et sa pointe descend un peu plus bas que les plateaux tibiaux.
5° Squelette du pied (Fig. 14). — Le tarse est formé de 7 os, qui ne présentent aucun caractère particulier. L'astragale possède un corps, un col, et une tête. Le corps est articulaire par sa face supérieure et ses faces latérales, il s'emboite dans la mortaise tibio-péronière ; la surface articulaire en forme de poulie est très allongée et se prolonge jusque sur la face supérieure du col. Le col est particulièrement long et il se porte très Lorient en avant el en dedans, il n’est pas rectiligne RE décrit une courbe à concavité interne, nette surtout si on l'examine au niveau de son bord interne épais, alors que son bord externe est mince. La tête s'articule avec le scaphoïde, elle présente à étudier deux champs bien nettement séparés par une crête verticale mousse. Le champ externe regarde presque directement en dedans et un peu en avant; cette disposition est en rapport avec l’incurvation du scaphoïde.
Le calcanéum esttrès long, sa partie postérieure, rétro-arti-
ANATOMIE RT MORPHOGÉNIE D'UNE ECTROMÉLIE HÉRÉDITAIRE 31
culaire est particulièrement longue. La petite apophyse ou sustentaculum tali est également très développée et la gouttière creusée sur la face interne du calcanéum est de ce fait très profonde. Par la partie antérieure de sa face supérieure le calcanéum S'articule avec la face inférieure de l’astragale mais le calcanéum déborde en déhors l’astragale et entre les deux os se trouve une profonde cavité le sinus tarsi. Le calcanéum s'articule en avant avec le cuboïde creusé à sa face inférieure d’une gouttière. De l'angle postérieur et interne du cuboïde se détache une apophyse courte et sessile qui s'engage sous la tête de l’astragale. La tête de l'astragale s'articule avec le scaphoïde qui par suite du déjètement en dedans du col astragalien se trouve faire une saillie assez forte sur le bord interne du pied. De plus le scaphoïde est, si on le considère par sa face postérieure, fortement incurvé. Cette face regarde en arrière et en dehors elle est divisée par une crête à peine appréciable en deux champs qui répondent aux deux champs de la tête astragalienne.— Les trois cunéiformes sont en avant du scaphoïde, le deuxième très nettement en retrait sur les deux autres, ce qui fait que nous retrouvons ici la disposition qui existe dans l'articulation de Lisrranc humaine. Nor- Mig. 14. — Squelette malement chez la souris un plan At sagittal rasant la face interne du corps de lastragale laisse en dedans de lui la moitié interne de la tête de l’os, les deux tiers internes du scaphoïde, les deux premiers cunéiformes et la moitié du troisième, il atteint le troisième métatarsien.
Les métatarsiens au nombre de cinq sont très allongés, c’est le troisième qui semble le pluslong, il présente 5 millimètres 1/2 à6 millimètres (le tarse dans sa plus grande longueur n’a que de 4 millimètres 1/2 à 5 millimètres de long) il est rectiigne. Le deuxième et le quatrième métatarsiens ne s'étendent pas
aussi loin en avant, la tête de l’un et de l’autre reste un demi-
millimètre ou un millimètre en arrière de celle du troisième. Mais par suite de la disposition de l'articulation de Lisrraxc et par suite de l’enclavement de la base du deuxième métatarsien, la longueur absolue de cet os est la même que celle du troisième. Les deuxième et troisième métatarsiens décrivent une courbe à concavité dirigée vers la périphérie du pied. Le cinquième métatarsien rectiligne ne mesure que # millimètres de long il se prolonge en arrière par une apophyse styloïde assez longue. Le premier métatarsien plus trapu et plus écarté des autres est long de 3 millimètres ou 3 millimètres 1/2, quelquefois 4 millimètres.
Les phalanges ne présentent rien de spécial ; elles sont au nombre de trois pour chacun des quatre derniers orteils, au nombre de deux pour le gros orteil. La prenuère phalange est longue de deux millimètres environ, la deuxième ne dépasse guère un millimètre, quant à la troisième très réduite, longue de un demi-millimètre environ elle présente une forme de griffe.