‹ Anatomie et physiologie de l'ovaireChapitre 9 sur 11 · L. a. A JL ^ K · texte numérisé non relu

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devenir

enceintes^ ce qui prouve que l’ovulation spontanée continue à s’effectuer, au moins le plus souvent.

Dans le second cas, si la femme n’allaite pas, les règ'les reviennent d’ordinaire au bout de six semaines, mais il n’y a non plus rien de fixe à ce sujet.

Brierre de Boismont, sur 82 cas, les a vues revenir 38 fois au bout de six semaines ; ces cas se répartissent ainsi :

1 fois inmiédiatemenl après raccouchenient.

1 fois après g jours.

4 — 3 semaines.

38—0 7 — 2 mois.

Baciborski (1) ayant noté la marche de la menstruation chez 90 femmes qui avaient eu des enfants, n’en a pas rencontré une seule chez qui l’accouchement eût donné heu à quelque dérang^ement consécutif dans les règ’les. 11 en a remarqué, au

''l) Kaciborski, 1, c., p. 33G.

contraire , chez lesquelles la menstruation irrégnilière , jusqu à l’époque de la première g’estation, finissait par se rég-ulariser après la première couche. La même observation a été faite par Gardien, Gapuron, Velpeau, etc.

Cessation des règles. Ménopause. — Il existe un moment où les régules cessent de paraître , c’est ce moment de l’existence de la femme qui a reçu le nom de ménopause, ou d’âg*e critique.

L’époque de la ménopause est aussi difficile à préciser que celle de la puberté , et présente des variations non moins g’randes.

Sur 181 cas observés par Brierre de Boismont, 114 fois la ménopause est survenue entre 40 et 50 ans. Sur 60 femmes observées par Petrequin , la menstruation cessa dans la proportion suivante :

De 35 à 40 ans chez environ 1/8 des femmes.

Le plus souvent donc, elle aurait lieu de 45 à 50 ans.

Baciborski et Dechambre ont conclu, de l’observation de 110 femmes, à la Salpêtrière, que la moyenne était 46 ans; Faye en fixe l’époque moyenne à 48 ans.

D’après Boberton, le climat n’aurait pas d’influence sur le moment de la ménopause.

Les recherches de Lebrun, celles de Baciborski,

1866. Perier.

déniontrenl (jue les grossesses répétées retardent notablement la cessation des régules.

La cessation des règ*les peut se laire brüS(|uement, ou bien par diminution graduelle du 11 ux menstruel. Au contraire, on voit souvent l’écoulement prendre le caractère d’une véritable hémorrhag’ie, des caillots volumineux être rejetés par la vulve. Ces phénomènes ne se reproduisent pas tous les mois; il y a des oscillations comme au moment de la puberté. En même temps, il y a d ordinaire sur l’économie ûn retentissement plus ou moins prononcé , et cjui peut etre la source d accidents g*raves, d’où le nom d’âg*e critique donné à la ménopause. Puis, cette période passée, les règ'les cessent délmitivement; la femme est inapte désormais à concevoir.

Mais pendant tout le temps qu’a duré cette période importante de son existence, la femme a présenté du côté de l’appareil respiratoire un phénomène que nous ne devons pas oublier de sig’ualei ici. Andral et Gavarret (1) ont démontré que^ rjuantité de carbone exhalé par les'fîllès allait en aug*mentant jusqu’à la puberté, puis chez la femme restait stationnaire jusqu’à la ménopause, pour aiiganenter ensuite pendant' un tenips assez court et suivre alors la même marche décroissante que chez le vieillard. Il y a donc là une action bien

(1) Annales de chiin. et de phys.

riavaiTcl. Oc la elialeni' produite pai

1843. 3*" série, l. 8, p. 121). — Et ■ les êtres vivants. Paris, 1855.

manifeste de ia période menstruelle sur les pliénoraenes respiratoires. L’étude des produits de la

respiration pendant la g-rossesse démontre bien la nature de cette action.

A chaque époque menstruelle une quantité notaire de matériaux sortent de réconoinie sous forme de sang- des règ-les. Ces matériaux sont soustraits à influence de l’oxyg-ène, et par suite sont éliminés en dehors du cercle des actions physico-chimiquos de la respiration. Or, en comparant la quantité de carbone introduite dans Féconomie et celle qui en sort par les mêmes voies que chez l’homme , on devra trouver une différence représentant la quantité de carbone rejetée dans le sang- des règ-les.

^ En eflet, pendant le cours de la g-rossesse, les reg-les sont supprimées, la quantité de carbone exhalé par l’appareil respiratoire aug-mente nota- ‘

blement, pour retomber plus tard avec le retour des époques'.

Tels sont les caractères les plus importants de la période menstruelle. Les anciens, frappés de cette régularité, avaient essayé d’en déterminer la cause. Il faudrait faire un volume pour exposer les diverses

opinions émises à ce sujet. Du reste cette (fuestion n offrirait pour nous qu’un intérêt purement historique. Disons simplement que les causes de la périodicité de 1 ovulation spontanée sont complètement inconnues; on ne sait pas pourquoi une seule vésicule niùi'it (juaiid il y en a des iiiillicis en voir de lormatioii ; on sait encore moins |)nnn|uoi c('(

état se renouvelle h des intervalles déterminés.

But. — Nous avons établi plus haut ranalog*ie qui existe entre le rut et la menstruation. L’ovulation ehez les mammifères présente- t-elle de même un caraetère périodique? L’observation et l’expérienee permettent de répondre à eette question par l’affirmative. Je veux seulement eonstater ici que, sous l’influence de la domesticité, les époques sont extrêmement rapprochées. A l’état sauvag*e, lesanin^aux n’entrent en rut qu’une ou deux fois par an.

On voit au contraire les animaux domestiques présenter ce phénomène à des intervalles de quelques semaines.

En dehors du rut, les femelles fuient le mâle; mais si la présence de ce dernier se prolongée, elles ne tardent pas à entrer de nouveau en chaleur.

Enfin, sous l’influence de la fécondation^ tous les sig*nes de cet état disparaissent, comme la menstruation disparaît chez la femme.

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