II. Le corps
E. Le pos. 32. Le passage des at 1 L’avant-main. 30. Le dos pro- [sangles. pr Late dit. 33. Le rein. êt À. LA TÊTE. b. Le bout du| 31. Les côtes. A st 1. Le front. nez.|F. LE VENTRE a. Le pénis “ 2. Le toupet. ce. Les naseaux.| 934. Le ventre pro- b. Le fourreau. tét 3. Les oreilles. .,8..La houche., prement dit. c. Le scrotum. “à 4. Les salières. *‘ * d.Lésjpues | 35-:La-yeine. de d. Les testicu- pi 5. Les tempes. ‘‘’**‘+b.Les"m#|, :°: , [l'éperon. les. ea 6. Les yeux. [choirs.| 36. Le flanc. br e. La ganache.| 37. L’ombilic. da « a. Le globe de d. L’auge. ; ch (l'œil. e. La barbe. III. L’arrière-main. rs h b. Les pau. f. Le menton. 38. Les mamelles. G. L'ARRIÈRE-MAIN du [pières g.Les lèvres. 39. Les parties [PAOPREMENT DITE. la | c. Les cils. h. La langue. sexuelles de la fe- 41. Les hanches. tio: d. Les sour- î. Le palais. [melle. 42. La croupe. tôt [cils 7. Les barres. 40. Les parties 43. La queue. for
7. Le nez. k. Les genci- [sexuelles du mâle. 44. L'anus. de a. Le ch a n- = , [ves. — < I [frein. . L. Le garrot. H. Les MEMBRES 48. La rotule et le dro ARE [POSTÉRIEURS. : [grasset. peu : 1 45. La fesse. 49. Le jarret, sen B. L'ENCOLURE. 12. La jugulaire.| 46. La cuisse. 50. Le tendonmd’A- LOT 9. La nuque. 13. La crinière.| 47 La jambe. [chille. elle
10. Le cou. 14. Les dents. et 11. Les parotides. I. Avânt-main CA jus jai déf CO. 15. Le POITRAIL. À. La TÊTE. a D Les weupres 29. Le pied. EN en .... 114 (ANTÉRIEURS. a. Les os du| La téte est une des parties lés plus a be Er PA à et [pied. | importantes dans” l'examen du ne 0 la | "+ val. On doit observer sa conforma- forr
47. Le bras b.La chair. |tior et son expressiunm. Elle porte le EE
à 18. Le coude. c. La fourchet-! cachet de la race, et sa conformation
est un indice des qualités physiques et morales de l’animaïi. Cédant aux influences de la u.ode, on a pendant longtemps demandé des têtes busquées, puis de petites têtes ; ensuite, l’'anglomanie a fait apprécier la tête carrée, la tête arabe, qui présente évidemment, la MS conformation.
Elle ôffre avec un large développement du crâne les caractères de lintelligence, et avec de large naseaux des conduits respiratoires qui indiquent et accompagent une poitrine vigoureuse. Une Lelle tête diminue raduellement de largeur de haut en as.
Elle doit être sèche, ses parties musculaires sont fortement prononcées et ses veines apparentes ; elle ne doit être ni décharnée ni empdtée. Ge dernier défaut est accompagné ordinairement de mauvais yeux. On nomme téle de vieille, une tête longue et décharnée. La tête trop petite n'offre pas
un développement sufisantdu qrâne : :
trop longue ou trop courte 1 chéval se:
bride mal. Deux longueuts et demie de tête doivent donner la hauteur du cheval au garrot, ou en d’autres ter- . mes, deux cinquièmes de la hauteur du cheval au garrot doivent donner la longueur de la tête bien proportionnée. Dans le cheval de trait, la tête peut sans inconvénient être plus forte et plus lourde que dans le cheval de selle,
La tête arabe est ordinairement droite : souvent les ganaches sont un peu fortes ; parfois le chanfrein présente une légère dépression ; on le omme alors tête de brochet. Quand elleest accompagnée d’un large front et dun grand développement du crâne, cette conformation n’est pas défectueuse ; c'était celle d’ÆEclipse.
Un front creux, de lourdes ganaches, un chanfrein déprimé et des oreilles pendantes constituent ce qu’on appelle a tête de cochon, la plus désagrésble
Le mot camus, selon Lafosse, désigne un chanfein enfoncé ; selon Bour:
gelat et Ecole de Saumur, il désigne un front concave. Les deux dernières autorités sont plus imposäntes ; Cependant comme le mot camus appliqué aux hommes, signifie un nez court et plat (Dictionaire de l'Acaaemie), je suis d’av is d'adopter l'opinion de Lafosse.
La tôête est moutonnée quand le chanfrein présente une légère courbure ; cette conformation est ordinaire aux chevaux barbes et à d'autres très bons chevaux. Lorsque la courbure est fortement prononcée sur le front et sur le chanfrein, la tôte est busquée, le crâne a peu de développement, et les conduits dela respiration ont peu de largeur.
On désigne par céte de bœuf et téie d'âne, des conformations défectueuses qui présentent de l’afalogie avec la forme de la tête du bœuf et de l’âne.
Enfin, la tête est bien ou mal attaohge seloh'14’toânière dont elle s’unit à ‘enSOlRre: Le,eheval étantau repos, la tête bien placée prend naturellement l’inclinaison de 450.
L'Ecole allemande dit la téte mal attachée lorsque la nuque est trop haute. Le cheval qui a ce défaut de conformation se bride mal et tout le talent de l’écuyer ne peut pas en faire ua bon et agréable cheval de selle.
Les deux branches de la mâchoire postérieure doivent être écartées de manière à laisser un large espace libre aux conduits de la respiraticn.
Les poulains, à ieur naissance, ont la tête relativement trop petite, et la partie antérieure du crâne très-proéminente; ces deux défauts ont ordinairement disparu vers la fin de la première année.
La tête comprend le front, le toupet, les oreilles, les salières, les tempes, les yeux, le nez, la bouche.
Le front, 1. fig. 1, doit être haut et a des chevaux arabes chez
Rome NE at à
plus large ; il ÿ hé: à la vue et la plus défectueuse con- | lesquels il est plat, d’autres chez les- < ; formation, quéis il est bombé. L’arabe Omaja dit lie
de son cheval que son frout ressemble à un bouclier qu'un nabile artiste a poli et arrondi,
Les anciens écuyers Newcastle, Dupay Soleysel, disent que les chevaux
front plat et allan! en se rétrécissant vers le haut, sont idiots et ramingues.
Un front démesurément large se rencontre ordinairement avec de gros os, une tête lourde, les oreilles placées bas. La tête, dans ce cas, est appelée téte de bœuf.
Le toupet, 2. fig. 1,est cette touffe de crains, prolongement de la crinière qui, partant du sommet de la tête, tombe sur le front. La nature l’a sans doute destiné à protéger la tête contre les rayons trop ardents du soleil ou contre la pluie, et. à défendre les yeux contre les mouches. Il est plus épais dans les chevaux communs que dans les chevaux de race.
Les oreilles, 3. fig. 1. Leur position et surtout leur jeu doivent, ‘hpquçohp aider à juger un chevel ;. daris .Cer.’ tains chevaux arabes, elles sont petites, dans d'autre: elles sont plus longues ; mais toujours dans ces chevaux, elles sont mi 1ces, effilées, bien portées, et leur écartement à leur base indique un large front. Le cheval a l’oui d’une extrême finesse: ses oreilles se meuvent dans tous les sens ; à leurs mouvements, on reconnait l'inquiétude, la crainte, ;a malice, ou la franchise. On reconnaît le cheval aveuglé non-seulement à sa démar-
. Che, mais à la manière inquiète dont
il porte les oreilles cherchant à entendre de tous les côtés.
Le cheval inquiet porte les oreilles alternativement, et l’une après l’autre, en avant et en arrière ; le cheval qui menace de mordre, de frapper oude ruer les couches en arrière.
‘ On dit les oreilles hardies, lorsque leur port droit donne au cheval un air de décision. Le cheval est oreillard
lorsque, au lieu de porter les oreilles
droites, il les laisse pendre dans une direction horizontale. On appelle
oreilles de co...cns, de larges oreillesqui pendent en avant, oreilles de lièvre celles qui sont longues, droites et trop rapprochées par leur base ; si, en outre, leurs pointes sont très rapprochées, elle sont en mitre.
De très-petites oreilles sont dites oreilles de souris ; il a été longtemps de mode ‘de rogner les oreilles ; un cheval ainsi mutilé, était bretaudé au moincau
Les longs poils dont les oreilles sont intérieurement garnies, sont des:
tinés à empècher la pluie, la poussière et les insectes d'y pénétrer. Il est facile de comprendre combien on peut nuire à un cheval en coupant ces poils, et pourtant les maquignnns les coupent presque toujours, non pas seu‘ement comme complément de toilette, mais parce qu’il en résuite chez le che ‘al une inquiétude que les gens inexpérimentés prennent facile- «rtrentipohr de la vivacité.
Le théval feutêpre affecté de surdité, les oreilles sont alors sans mouvement et sans expression.
Les ore'lles peuvent être affectées de blessures, abcès, fistules, verrues.
Par suite de coups elles sont quelquefois pendantes et le cheval ne peut plus les mouvoir. Une blessure peut aussi en avoir emporté une partie.
Les salières, 4. fig. 1, sont deux creux ronds qui existent de chaque côté audessus des yeux et à côté des tempes.
Chez un beau cheval, ces creux sont à peine apparents. Ordinairement, ils sont très-prononcés dans les vieux chevaux et quelquefois dans les jeunes. Cette conformation peut être héréditaire, mais on ne croit plus aujourd’hui qu'un vieil étalon transmette à ses produits des salières creuses, de même qu’on ne pratique plus une opération inutile et cruelle, qui consistait à dégraisser les salières
trop pleines, en enlevant la cubstance raisseuse qui est située derrière Por: …
ite de l'œil. Une autre opération par
laquelle on introduit de l'air pour
sou'ever la peau qui récouvre de pro fondes salières est comptée au nombre des ruses du maquignonnage.
Les jempes, 5. fig. 1, sont situées en.
tre les oreilles et les salières, Les os en s\nt plus ou moins saillants, Le front, les sourcils, les tempes, ont souvent des cicatrices et des parties dénuées de poils, ce qi peut provenir de la brûtalité des hommes, ou de maladies, comme vertige, etc.
Les yeux, 6. fig. 1, comprennent le lobe de l'œil, les paupières, les cils et es sourcils ; t
Les humeurs de l'œil peuvent devenir troubles et s'épaissir. Le cristallin
eut devenir opaque, ce qui entraine a cécité connue sous le nom de catàracte.
L'opacité complète de la cornée transparente, avec épaississement de la conjonctive, est désignée sous le nom d’albugo. Quand cet opacité est circonscrite et qu’elle n’oecupe.pas toute la sur’ace 4 lé cornée, of Le pelle tue; enfin, on désigne par le nom de nuage un léger défaut dans sa diaphanéité.
L'iris est ordinairement bruge, uelquefois de nu'"ze plus claire ans les chevaux à robe claire. Si
elle est blanche ou bieuâtre, ce qui se trouve fréquemment dans les chevaux de robe pie ou isabelle, l'œil est vairon.
Cette particularité, qui n'affecte souvent qu'un œil, ou même qu'une
artie de l'iris, n'influe en rien sur la onté de la vue.
L'iris ést susceptible de mouvements de contraction et de relâchement qui, augmentent ou diminuent les dimensions de la pupille. La pupille se dilate dans l'obscurité et se rétrécit à la lumière. L'intérieur d’un œil sain, vu àu travers dé la pupille, est d’un bleu mat.
Si l'iris a perdu la faculté de se contracter, si, quelque soit l’action des rayons lumineux qui la frappent, son ärimobilité est permanente, alors le
cheval est aveugle par la paralysie du nerf optique, ce mal est nommé goutte sereine on amaurose, On ne remarque du reste nul trouble, nul changement dans les autres membranes, ni dans les humeurs.
L'enlèvement de l'onglet par incision, ee qu'on appelle couper l'onglet, opération pratiquée par des ignorants ou des charlatans, dans le cas-de maladies de l’wil, est une opération barbare et qui n’a aucun résultat uiile.
L’inflamation de la membrane qui a perdu sa mobilité et qui reste avancée sur le globe de l'œil n'est pas une cause, mais une suite dé la maladie de l'œil. Le mal de l'œil étant gnéri l'effet cesse et la membrane reprend sa mobilité. L’'enlèvement de l'onglet ve peut donc pas guérir une affection de Fil et il a souvent pour suite un larmoiement continu.
La meilleure manière d'examiner les: yewx un theval, ert de Je placer soùs là porte de l'écurie, de telle sorte qu'il n'y ait pas de lumière derrière lui. On examine les yeux en face et de côté. Si l'œil est bon la pupille se dilate, les mouvements de l'iris sont réguliers, la transparence des humeurs parfaite, La cataracie est indiquée par la coulevr bl.uchâtre ou jaunâtre du cristallin.
Les yeux doivent être égaux et bien fendus. On attache une idée de beauté aux grands yeux: de petits yeux peuvent cependant être bons.
Les yeux qui ont souffert de la fluxion périodique sont enfoncés ei environnés de rides circulaires plus ou moins profondes, selon que le mal a été plus ou moins irtense. On doit dans ce cas observer s’il n’y a pas de traces de sétons au joues, ou sous la crinière au haut de l’encolure.
Des yeux petits, enfontés et couverts, sont ce qu’on nomime yeux de cochons.
Des yeux trop saillants sont hagards et sont souvent un indice de.
myopie. Le cheval peut comme l’hom-
se
* frein, lebout Ju nez et les naseaux.
. gence que n’ont pas les autres che-
me être myope, avoir la vue basse. IL ‘Dans l'examen d’un cheval, on ne yope,
peut aussi être presbyte ; dans ce der-| doit pas oublier l’intérieus des La-
nier cas, les nbjets lui paraissait plus |seaux. La couleur ne doi être ri pàarapprochés qu’ils ne le sont en effet. |le, ni rouge, elle doit être rose. ; lurs+ Ces deux défauts rendent les chevaux !que le cheval est morveux, les”napeureux. |seaux se couvrent de chancres:
Les sourcis sont dessinés par les| La bouche, 8. fig. 1, comprend les
proéminences osseuses au-dessus dcs | joues, les-mdchoïres, Ja yanache, l'auge, yeux. Trop arqués et trop prononcés, | ia barbe, le menton, les. lèvres, la lan-.
ils accompagnent ordinairement une | gue, le palais, les barres, les. gencives, tête lourde et souvent de petits yeux. |.et les dents ; elle doit être médiocre- Les poils qui les couvrent blanchis-| ment ferdue. sent avec l’âge, on dit alors que le chovala cillé ou est cillé. res äe la mâchoire postérieure: Elles
Au-dessus et au-dessous des yeux | doivent être plates ; ni trop chargées comme autour des naseaux, le chevai | de chair, ni trop larges. Quelquefois: a de longs poils rudes, dirigés en|on remarque extérieurement uue avant qui n'ont pas de nom en grosseur provenant de la mauvaise français (on les nomme en allemand | habitude qu'ont certains chevaux de Fulkou Tast-Haare). Ce sont comme | laisser accumuler des paquets d’alides teniacu!es destinées probablement | ments entre ‘es dents molaires et la à protéger l'œil du cheval contre les | face interne de la joue, ce qu’ou ap- Corps qu'il pourrait heurter dans pelle faire magasin. 11 arrive aussi l'obscurité. teste tie : Lqu'ene.dent.molaire. mal piacée fait.
Le nez, 7. fig. 1, comprenfl]é .fhqn-lune saillie qui ocçasionne une plaie intérieure à ‘a‘joue. Dans ce dernier cas, on Casse la porion de la dent &'où provient le mal.
LA mdchoire antérieure est immobile, la postérieure est. mobile.
La ganachr se forme de toute la mâ-
Le chanfrein est le nez du cheval ; il commense au-dessuus des yeux et s'étend jusqu'aux naseaux. Il est droit, ou busqué ou renfoncé ; large Ju étroit,, conformations qui indi-
uent la pits ou moins grande lar-|choire postérieure à partir de la comgeur des conduits de la respiration, | missure des lèvres ; ainsi, les joues ét par suite la vigueur des poumons | font partie de la ganache. Dans le pouet de l’haleine. Ainsi, on demande |lain, les os de la ganache sont ronds, que ie cüanfrein soit suffisamment ils deviennent trarchants à mesure large et droit, ou peu courbé ; s’il est | que le cheval avance en âge busqué et en ‘mime temps étroit,| L’auge est le vide que. forment encette conformation est la plus défec- | tre 2lles les branches de la. machoire tueuse. postérieure, Ce vide va en s’élargis- Le bou’ du ncz est l’extrimité : depuis le menton jusqu'à l’en-
chanfrein entre les naseaux ; il doit |colure. L’auge doit êue suffisamment, être peu développé. iarge et profonde. On doit voir si les.
Les: neseaux doivent être larges. | glandes qu’elte contien ne sont. pas Dans les chevaux arabes, les naseaux |enflées, si dans ce cas elles sont dusont susceptibles d'une dilatation re- | res ; si-elles sént mobiles on attachées, marquable, l’action plus énergique des muscles moteurs dorne à la physionomie une expression d’intelli-
symptômes qui peuvent provenir d’une gourme simple, ou. être l’indice d’une maladie dangereuse : les glandes attachées sont. des symptômes
vaux. de k morve.
Les joues, sont les parties supérieu: .
D DO HO be © ben Am Lo Ph
La barbe est la partie inférieure de la mächo:”e postérieure sur laquelle repose la gourmette.; la barbe est quelquefois blessée par la gourmette.
Le menton est la proéminence que forme la lèvre inférieure près de la barbe. |
Le: lèvres ne doivent pas être trop minces. Par suite de l’irrégularité relative dans la longueur des râchoi-
fois sur l’autre. Si c’est la lèvre supé-
| sent des plaies lentes à guérir, et qui font beaucoup plus souffrir le cheval que le mal auquel on a voulu porter remède. Cependant, chez les poulains; à l’époque de l’éruption des dents, la saignée dn plexus veineux du palais peut être pratiquée avec avantage.
Les barres sont, de chaque côté, ia artie de la mâchoire postérieure sur aquelle porte le mors, entre les dents
res trop rondes, trop basses, man-
res, une des deux lèvres avance par- | incisives et les mâchelières. Les bar-
ou le bec.de lièvre, selon sa conformation ; si c’est la lèvre inférieure qui
deux conformations sont disgracieuses, etii en résulte que les denis incisives des deux mâchoires ne corres-
pondent pas les unes sur les autres,
ce qui gêne la mastication.
La langue est quelquefois blessée, même en partie coupée par la longe dont on se sert pour remplacer le bridon. 1ly a des chevaux doni la langue-est mince et qui la font passer par-dessus le mors quand iis son bridé ‘2 mors ne repose plus alors que sur ses barres. D’autres tirent continuellement la langue, tantôt d’un côté, tantôt de l’autre, pour chercher à saisir ies branches da, mors : c'est ce qu’on nomme langue serpentine. Il iaus donner à ces chevaux des branches de mors d’une forme particuliè-
avance, c'est la bouche de brochet. a
re. La langue pendante hors de la bouche est non-seulement désagréable à
.la vue, mais elle occasionne une dé-
perdition nuisible de salive.
Le palais est sujet à un gonflement qu'on nomme le /ampas ; les poulains et les jisunes chevaux ÿ sont seuls sujets. . Les vétérinaires éclairés reconnaissent qu'on a longtemps abusé de l'opération du lampas qui consistaiten un coup de bistouri, ou un coup. de corne de chamcis ou une brûlure avec un. fer rouge au palais.
Le coup de bistouri peut donner lieu à une hémoragie difficile à arrêter,
le coup.de corne ei la brûlure produi-
dia il en résulte la bouche de carpe |
quent de sensibilité : elles peuvent en avoir trop, si elles sont trop élevées et tranchantes ; les barres sont écorchées, meurtries, quelquefois même cassées, par suite de la brüûtalité avec laquelle les cavaliers et ‘charretiers font souvent usage de la bride.
On appelle gencives les parties de la membrane muqueuse de la houche qui revêtent les as des mâchkoïres aux points où s'implantent les dents.
Les drñts nous donnent l'indication de l’âge des chevaux et, par cette raison, leur connaissance est importante ; les dents sont formées de aeux substances principales ; l’une qui compose la partie intérieure, est de la nature de l’ivoire ; on la nomme par cett: rai son substance éburnée ; l’autre qui entoure la première et qui forme la partieextérieure de ia dent, est l’émaul, il est d’un blanc brillant et très dur.
Les dents sont contenues dans les os des mâchoires ; les cavités dans lesquelles elles sont implantées se nomment alvéoles ; les dents en sortent à mesure que l'anima: vieillit, et en même temps les gencives se retirent, De là vient qu’on voit dans beaucoup de vieux chevaux des dents d’une grande longueur.
IL faut nécessairement admettre qu'il y a une croissance continuelle des dents par la partie inférieure de la racine.
On distingue dans la dent, chez les chevaux : 10 la partie enchassée dans l'alvéole et la gencive, et terminée par la racine : 20 la partie libre qui