‹ Anatomie et pysiologie du cheval [microforme]Chapitre 3 sur 15 · LIRE SEE MÉT E · texte numérisé non relu

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dernière partie comprend la table, c'est-à-dire la face supérieure de la dent, celle sur laquelle s'opère le

: frottement, lors de la mastication,

les côtés, enfin le collet qui est le point d'intersection où se fixe la gencive.

On divise les dents, d’après leur usage, en 2ncisives, méchelières où modaires et crochets.

Les incicives garnissent la partie antérieure des mâchoires ; elles sont pour chaque mâchoire au nombre de six, deux pinces, deux mitoyennes et deux coins.

Les molaires sont au nombre de vingt-quatre ; il, en a douze à chaque mâchoire ; six de chaque côté ; les trois antérieures s'appellent avantmolaires, les trois postérieures arrière-molaires.

Les crochets qui existent dans ïes mâles seulement et par excéption dans quelques juments, sont au nombre de quatre, et placées entre les incisives et les mâchelières.

Ainsi, le cheval mâle, entier ou hongre, a quarante dents : douze incisives, vingt-quatre molaires et quatre crochets. La jument n'ayant pas de crochets a trente-six dents. On nomme Bréhaïgnes les juments qui ont des crochets.

Sous le rapport de leur durée, les dents se divisent en dents de lait. et dents de remplacement où dents de cheval. Les arrière molaires et les crocheïs qui ne viennent qu'une fois sont

dits dents permanentes ou pérsistantes.

B. L’encolure.

L'encolure co id la nuque, le

cow, les parotides. les juculaires, ; la cru ‘ère, le garrot.

La nuque, 9. fig. 1, est la partie du cou qui se soude à la tête et commence l’encolure ; les appophyses de la première vertèbre du cou doivent donner beaucoup de largeur à une nuque bien conformée. Elle doit être gar-

ni: de chair musculaire sans laquelle:

est au-dessus de la gencive. Celte|elle est exposée à être blessée par la

têtière de la bride ou du licol ; c’est de la nuque que dépend en partie la bonne attache de la tête à l'encolure ; ainsi, il ÿ a dans cette partie, non seulement de la grâce, mais encore une importance reelle. Elle peut occasionrer la roideur dans les mouvements de la tête, la disposition à porter auvent, ou à s'encapuchonner ; sa conformation pent déterminer une pression de la têtière sur les oreilles, on faire souffrir au cheval une douleur qui amène des mouvements désordonnés de la tête, sur la cause desquels on peut souvent se tromper. La nuque est exposée à des écorchures et à des contusions ; il peuts’y former une loupe désignée par le nom de taupe,

On appelle cou, 10. fig. 1, la partie

inférieure de l’encolure, depuis la ganache jusqu’au poitrail.

On nomme wgarotides où .avives. 11 fig. 1, les glandes qui se trouvent de chaque côté au haut de l’encolure, près de la ganache. Ellc ne doivent être ni creuses, ni trop saillantes. Elles sont gonflées chez les poulains affectés de. certaines maladies, comme la gourme, etc. Quelquefois il sy forme un abcès. Autrefois, pour guérir les chevaux d’une colique, on leur faisait subir une opération barbare et dangereuse, qu’on appelait battre les avives.

La juculaire, 12. fig. 1, est une veine qui court le long’ de lencolure, au dessus de la trachée-artère, et qui joue dans le. cheval un rôle important, parce que c’est presque toujours là cette veine que se pratique la saignée. Elle existe des deux côtés de l’'encolure. Il est bon de s'assurer en

faisant refluer le sang, par la seule:

pression du doigt sur la partie inférieure de la veine, si elle‘ n'a pasde cicatrices provenant de nombreuses saignées ou d’abcès.

La crinière, 13, fig. 1, est formée par .

l’ensemble de ces poils longs et épais,

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apreles crins, qui garnissent le bord supérieure de l’encolure. C’est un des ornements du cheval. Elle ést d’autant plus longue, plus fine et plus suyeuse que les arimaux sont d’une race plus distinguée. Elle tombe d’habitude sur l’une des faces de l’encolure, mais elle est parfois double, c’està-dire partagée en deux masses égales qui tombent de chaque côté, et sont séparées l’une de l’autre par une raie médiane. Cette disposition ne so fait remarquer généralement que dans les chevaux entiers de grosses races.

La peau sur laquelie s'élève la crinière est très-souvent le siège de maladies prurigineuses et même de la gale qui, dans cette région, prend le nom de rouvieux, La pression d’un collier mal adapté y détermine des cors, qui se transforment trop souvent, l’orsau’ils sont mal soignés, an une maladie redoutable, désignée sous le nom de mal d'encolure.

Le garrot. 14, fig. !, est la partie où finissent inférieurement la crinière et l’encolure. Il ne doit être ni troptranchant et déchàrné, ni trop charnu et bas, Le garrot a surtout de l’ifiportan.

ce pour les chevaux de selle. Dans les chevaux communs, il est plus arrondi, ce qui n’a p«: d'inconvénient pour leux destination. Le garrot bien conformé doit se confondre insensiblement avec le dos, ii doit avoir la hauteur de la croupe, une longueur suffisante, et être garni des deux côtés de muscles solides. Un garrot court, bas, enfoncé dans les épaules, ne permet pas à la selle de conserver la position qu’elle dôit avoir. Les poulains, à leur naissance, n’ont pas de garrot, c’esi seulement quand ils ont six mois que cette partie commence à se développer. Les chevaux anglais ont le garrot beaucoup plus élevé et plus tranchant que les chevaux arables, Le

arrôt est exposé à des foulures, à des lessures occasionnées par ia selle. Il eut en résultér des abcès, des fistues, etc. ‘

La forme de l'encoiure varie suivant la race et suivant la destination du cheval. Dans le cheval de selle, dont l’arabe est le type, elle est élevéê, flexible, et s'arrondit avec grâce en forme de cou de cygne. Une helle encolure bien conformée, bien-sortie, est unie insensiblement avec les parties du corps dont elle se détache, son volume va en diminuant graduelle:

ment jusqu’à l’attache de la tête, et elle s’unit à la tête, de manière que les deux parties sont distinctes l’une da l’autre tout en conservant la liberté de leurs mouvements .elle n’est ni roide, ni trop flexible. Dans les chevaux entiers l’encoluré est plus forte que dans les hongres et les juments.

Tous les poulains ont à leur naissance l’encolure courte et mince. Dans le cheval de course l’encolure est longue, droite et peu flexible. Dans le cheval de trait elle cst plus courte.

son épaisseur et sa hauteur sont un indice de force. Si l’encolure est sourte et droite, elle manque de fiexibilité ; le cheval monté n’est pas maniable, et sa tête se place mal. Trop lonque, elle est un indice de faiblesse, et si en outre elle n’est pas droite, elle est trop flexible, le cheval peut ramener sa bouche jusque sur son poitrail et l’action du mors devient à peut près nulle. On dit alors que le cheval s’encapuchonne. La partie supérieure de l’encolure est souvent chargée de graisse, surtout dans les chevaux entiers, elle ne doit pas être pendante.

La partie dans laquelle est implan-

tée la crinière et que les Allemands nomment le peigne, est tranchante dans les chevaux de sang.

L’encolure est renversée ou encolure de cerf, quand, au lieu d’être régulièrement cintrée en cou de cygne, elle forme à sa partie inférieure une

saillie courbe; fortement prononcée: :

Cette conformation vicieuse est surtout remarquable quand le cheval

galope, alors il porte la tête au vent, il échappe à l’action du mors et il est très-difficile à gouverner.

Selon l'Ecole de Saumur, l’encolure est fausse, quand au lieu de s’unir, insensiblement au corps, elle s'y joint mal et paraît plus volumineuse À son extrémité opposée; l’encolure peut être aussi mal-sortie, grélr, cu.

On appelle coup de hache un creux naturel qui se remarque quelquefois au bas de la partie supérieure de l’encolure en avant du garrot.

Les défauts autres que ceux de forme qui peuvent affecter l’encolure, sont le roux.vieux, espèce de gale locale qu’on voit souvent. chez les chevaux entiers, dont l’encolure est habituellement chargée d’un lourd et large Collier ; lu galle, les poux, des cicutrices, provenant de sétons ou de saignées, le trombus, l’enflure des parotides.

La gorge peut être considérée comme uñe partie du cou. C’est la trachée-artère, ou le conduit de la respiration à l'extrémité supérieure de l’encolure près. de la ganache. Dans l'examen d’un cheval, on presse fortement la gorge entre les doigts, et par.cette pression on détermine une toux dont la nature sert à faire juger de l’état des organes de la respiration,

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