‹ Anatomie et pysiologie du cheval [microforme]Chapitre 4 sur 15 · C. Le poitrail · texte numérisé non relu

C. Le poitrail

Le poitrail, 15. fig. 1, doit être suffisamment large, plus large chez les chevaux de trait que chez les chevaux de selle. Les poulains, à leur naissance ont tous le poitrail peu large.

Les conformations défectueuses du poitreil sont : {rop large, ; conformation qui provient moins de la poitrine en elle-même que de la position des épaules et des bras. Les chevaux chez lesquels existe ce défaut sont ordinai:

rement bas du devant et lourds ; impropres au service de la selle, ils peuvent être de bons chevaux de trait, Trop étroit, défaut très-grave, qui pro-

vient et du manque de capâcité de la poitrine, et de la position trop rapprochée des membres. Double cause de faiblesse.

Le poitrail d’épervier est celui dans lequel on remarque‘une saillie fortement prononcée du sternum (los de la soitrinc). Ce défaut n’est souvent qu’une suite de la maigreur du cheval ; dans ce cas 1l ne "uit pas à un bon service.

Le poitrail est souvent le siége d’abcès ; il faut avoir soin de vérifier sil ne porte pas de traces de sétons.

le

D, Les membres antérieurs.

Les membres antérieurs comprennent l'épaule, le bras, le coude, l'avantbras, les ars, la châtaigne, le genou, le canon et le tendon, le boulet, l’ergot, le fanon, le paturon,, la couronne et le pied,

Les membres et les jambes sont deux mots qui, dans le langage ordinaire, ont la même signification. On dit qu'un cheval.est bien ou mal membré, qu'il a de beaux membres ; on dit, au figuré, qu'un cheval n’a point de jambes ; on verra plus loin, à l’arrière-main, Ce que c’est que la jambe.

On emploie quelquefois lé mot extrémité pour désigner les jambes. .

L’épaule, 16. fig. 1, a surtout une

| grande importance dans le cheval de

selle. De sa bonne conformation dépendent la sûreté de la marche et la facilité des mouvements. Elle doit être longue, par conséquent oblique, ; elle doit n’être ni chargée de chaire, ni sèche, maigre et plate ; elle ne doit pas s'élever aussi haut que le garrot.

Dans ie cheval de trait, lépaule est beaucoup moins oblique et plus musculeuse. :

On entend quelquefois dire une épaule profonde. Cette expression est tout-à fait fausse. Une. épaule. peut:

être longue ou courte, oblique ou droite, mais que signifie une épaule.

profonde ? On trouve dans la Jan-

gue hippique bien d'autres mots employés dans une acception aussi fausse que celui-ci ; les uns s’en servent croyant faire preuve de science, d’autres es rép'tent de confiance, sans en chercher le vrai sens.

L’épaule est trop mobile, par le relächement (uaturel) des ligaments qui la fixe au Coffre. Elle est au contraire

froide ou engourdie, lorsque ses mou-

vements n’ont pas la liberté désirable.

Les épaules sont serrées, lorsque la poitrine est étroite ; alors aussi le cheval est ordinairement panard. S'il y à gène complète dans les mouvements, les épaules sont chevillées.

Pour exprimer combien cette partie est importante, on dit que le cheval marche avec les épaules. Leur conformation peut cependant varier beaucoup. Les chevaux de course ont les épaules plates, le garrot haut et tranchant ; les arabes les ont plus fournies, leur garrot est moins haut et plus épais. On üit que les épaules de Childers étaient très hautes et allaient s’amincissant vers le garrot, tandis qu'on a dit d'Eclipse, qu'alors qu'il était en condition d’étalon, c’està-dire, lorsque ne courant plus, n’éfaut plus soumis à l’entrainant, il avait pris du corps et de l’embompoint, un baril de beurre aurait ‘pu rester dressé sur ses épaules sans y être fixé par des liens.

Les épaules peuvent étre blessées par le Collier ; il peut s’y former des tumeurs et des abcès. Le cheval peut boiter de l’épaule par suite d’une luxation. Il peut en résulter l’amai-

grissement et l’atrophie de la partie

souffrante. De la distension dés muscles qui unissent l'épaule au corps, il

peut résulter ce qu’on appelle un écart. S'il y a plus que distension,

s’il y a déchirement, il en résulte un mal très-grave, qu'on nomme enfr'ouverture.

Le bras, 17. fig. 1, descen1' de la

paule. Il peut être par le coude trop

rapproché ou trop éloigné de la poitrine, ce qui donne aux jambes une position défectueuse. Les coudes étant trop près du corps, il en résulte que le cheval est panard, c'est-à-dire, qu’il a les pieds en dehors ; siau contraire ils :à sont trop éloignés, le cheval est gneuæ, c’est-à dire qu’il a les pieds tournés en dedans.

Lorsqu'un cheval en se couchant replie les jambes de devant, de manière que le coude appuie sur le fer, Ce qu’on appelle se coucher en vache, il en résulte une sorte de loupe au coude à laquelle on a donné la nom d’éponge.

L'avant-bras, 19. fig. 1, comprend l’espace entre le coude, et le genou.

Vu en face ou üe côté, il doit être vertical Ses inuscles doivent être saiilants et bien dessinés.

Dans les chevaux de sang l’avantbras est long comparativement au canon ; il est plus court dans les chevaux communs.

Avec un avant-bras long et; une épaule oblique, les mouvements sont bien plus allongés et le cheval embrasse sans effort une plus, grande étendue de terrain. Dans le cheval de trait, un grand mouvement d’épaules serait géné par le collier et occasionnerait plus de fatigue.’ Le cheval commun, destiné à tirer lentement, doit avoir l’épaule plus droite et l’'avant-bras plus court. Ges: diffé.

rences font facilement comprendre

pourquoi les chevaux de poste et. de

diligences sont ordinairement si tôt ruinés. On les choisit assez forts pour, tirer un poids considérable, et on exige d'eux une allure rapide, qui n'est pas en rapport avec leur conformation.

Leur épaule peu inclinée, leur avantbras court, les font ce qu’on appelle trotter du genou, c'est-à-dire, beaucoup relever ; ils font beaucoup de mouve-

ments et se fatiguent beaucoup- pour

” pointe de l'épaule jusqu’au coude, 18. | avancer peu. Dans le cheval de cour- Ëg. 1, et doit être examiné avec l’é-|se, l'épaule est très-inclinéeet l'avant.

Mers

bras très long par conséquent le cou très-court. Cette conformation, qui serait fort défectueuse pour un che- * val de trait, est loin d’être la meilleure pour le cheval de service. 4Le cheval de sélle ordinaire, et par conséquent le cheval de troupe doivent répéter plus souvent les battues, pour pouvoir être maniés facilement dans un petit espace ; leur mouvement d’épaules doit donc être plus raccourci.

Les ars, 20. fig. 1, sont les plis qui existent entre la poitrine et l’articulation de l’épaule avec l’avant-bras.

Le cheval est ce qu’on appelle frayé aux ars, lorsque cette partie est excoriée et enflammée par le seul effet de la marche dans un chemin boueux.

A la partie interne de ;’avant-bras, un peu au-dessus. du genou et aux membres postérieurs à la partie supérieure du canon, un peu au-dessous du jarret, il existe une excroissance nommée chäétaigne, 21. fig. 1. Sa substance est de la nature de la corne et sa destination entièrement inconnue.

Si on l’arrache, elle repousse ; sa grosseur varie indépendamment de la race ; il y à des chevaux auxquels elle manque tout à fait.

Le genou, 22. fig. 1, situé entre l’avant-bras et le canon, doit être partagé en deux parties égales par une ligne verticale qui divise en deux le mem-

re sur toute sa longueur. C’est surtout sous le rapport des aplombs qu'il est important de le considérer. Il dôit offrir des formes bien prononcées des os et des tendons ; sa hauteur, sa largeur et son épaisseur doivent indiquér sa force ; sa face antérieure doit être légèrement arondie. La face postérieure, au contraire, doit présenter une forte saillie de l'os crochu. Le genou est rond, lorsqu'étroit er haut et en bas, il est large au milieu, cette conformation est un indice de faiblesse. Le genou est étranglé ou jarreté, quand, en le voyant de profil, on remarque immédiatement au dessous une dépression qui provient de

la faiblesse du tendon ; c’est ce qu’on appelle aussi tendon faillie, indice de faiblesse et défaut toujours grave. Les genoux un peu en avant nuisent à la régularité des formes, mais pas à la solidité. On trouve cette. conformaton dans d'excellents chevaux, qui ont les jambes très-sûres, et: on à remarqué qu'elle est particulière aux chevaux sauvages.

Les genoux sont exposés à des ex.

ostoses, auxquelles on donne le nom d’osselels et à des tumeurs synoviales, qui en français n’ont pas de nom particulier (en Hip Kniegallen), à des écoulements séreux, enfin à des plaies provenant de chûtes. Les crevasses dans les plis du genou sont désignées par le nom de malandres ; lorsqu’il existe à la partie antérieure des genoux des palies ou des cicatrices provenant de chûtes, on dit que le cheval est couronné.

Le canon, 23. fig. 1, est formé par l'os du canon et s'étend du genou au boulet pour les membres antérieurs, et du jarret au boulet pour les membres postérieurs. Comme celle de l’avanibras, sa direction doit être verticale.

C'est surtout par les canons qu’on juge la charpente osseuse d’un cheval. Les canons, le boulet, le paturon, la couronne, doivent, même dans les chevaux fins, avoir suffisamment de volume. ‘‘ De larges’et vigoureux tendons ne peuvent pas s'appliquer

sur de petits os” (général Morris). La

charpente osseuse en général doit ëtre solide et bien développée. Le canon, vu de face, doit être un peu plus large en haut et en bas qu’au milieu. Vu de profil, sa largeur doit être la méme dans toutes ses parties et il ne saurait être trop large, parce que derrière lui se trouvent les tendons fléchisseurs qui aboutissent au pied.

Ces tendons, quelquefois nommés trèsimproprement le nerf, doivent être fortement prononcés et détachés

‘de l'os par une raie qui, en appro-

chant du boulet, se divise en deux.

PU QE RG Rire NPC NL SE AN EENN Te

Lorsque les canons sont minces et les tendons peu prononcés, on ditque les jambes sont en fuseau.

On à vu plus haut, à la description du genou, ce qu'on eutend par fendon failli.

Les tares les plus communes aux canons sont les suros, qui ont peu d'importance s’il ne sont pas placés de manière à gêner: le mouvement destendons, les distensions, les tumeurs lymphatiques et œdémateuses, les atteintes, les traces de feu.

On appelle nerf-ferrure une iumeur sur le tendon qui provient d’un coup, ordinairement d’une atteinte du pied postérieur. Cette tumeur peut être récente et inflammatoire, ou ancienne et indolente.

Le boulet. 24./fy.1, est l'articulation qui termine le canon. A sa partie postérieure et inférieure, on remarque une excroissance de la même substance cornée que la chataigne et que l’on nomme l'ergot, 25. fig. 1. Cette excroissance est cachée dans up bau quet de poils plus longs et plus gros que les autres, on le nomme le janon, 26. fig. 1. A. peine sensible dans les chevaux de sang, le fanon devient plus fort à mesure que les chevaux ont moins de sang, et dans les che vaux tout à fait communs de longs poils grossiers couvrent non-seulement toute la partie postérieure du boulet , mais encore toute la partie postérieure du canon jusqu’au genou.

.. Quand on regarde la jambe de profil, la saillie du boulet doit être peu prononcée, elle l’est plus sur les côtés. Un petit boulet est un signe de faiblesse, et un boulet rond est un signe d'usure. Les tares qui affectent les boulets, sont les molettes, tumeurs synoviales sur les côtés et à la partie supérieure du boutet, Si elles n’existent que d'un. côté, elle sont simples de deux côtés, elle sont doubles on chevillées ; si eile remcatent très-haut

te Jong du tendon, on les appelle souf-

flées. Il survient eu outre aux boulets

des suros ou osselets, des tumeurs œdémateuses, des foulures, des luxations de la roideur, des ylaies, résultant de c.ups portés en marchant par le fer de l’autre pied (cheval qui se coupe). Le boule‘ peut être aussi cerclé ; ou bien c’est une espèce d’engorgement osseux, qui entoure les abouts articulaires, d’où résultent le soulèvement et la gène des ligaments et des tendons ; ou bien l’engorgement est de la nature des capelets. Ce dernier.

beaucoup moins grave que l’autre, est plûtôt dû à des fatigues qu’à l'usure, et le repos suffit souvent pour le dissiper. ES

Le paturon, 27. fig. 1, descend obliquement du boulet au sabot. Rond au milieu, il s'élargit sensiblement vers la couronne. La force du paturon résulte non-seulement de la force de ses tendons, mais encore de sa direction, de sa longueur et de sa souplesse.

Dans une belle conformation le paturon doit former avec le soi un angle de 450.

Suivant que le paturon est long ou court, le cheval est dit long-jointé ou court-jointé. Avec un boulet solide et des tendons vigoureux, le paturon un peu long n’est pas un défaut. On trouve cette conformation dans [a plupart des bonnes races orientales. Avec les paturons courts, les réactions au trot surtout sont dures.

Les maladies du paturon sont les erevasses, suros, ankiloses, l’enchevétrure ou blessure par la longe du licou.

La couronne, 28. fig. 1, unit le paturon au sabot. C’est un bourrelet à peu près de la largeur du doigt et couvert de poils un peu plus longs que ceux du paturon. Elle fait le tour du sabot et se perd dans les talons. La côuronne est exposée à des plaies provenant d’atteintes, à des abcès, à des fistules aux formes, grosseurs qui ocre quelquefois un seul côté, d’autrefais des deux côtés de la couronne. C’est un gonflement de la deuxième phalange ou une ossification des Cartilages 4

l'os du pied, qui augmente successivement, atteint quelquefois une grosseur considérable et met alors le cheval hors de service. Elle affecte plus ordinairement les pieds de devantque ceux de derrières.

Le pied, 29. fig. 1, est de première im- ROANee dans le cheval. Beaucoup

e chevaux sont mis hors de service par suite de maladies des pieds qu’on aurait pu prévenir par des soins intelligents. Il est donc essentiel de connaître la conformation du pied, pour le iraiter convenablement et prévenir les accidents, ceux surtout résultant de la ferrure.

Le pied doit être étudié intérieurement et extérieurement. En examinant le pied à l’intérieur, c'est-à-dire, le pied dénudé, on y trouve des os, des cartilages, des ligaments, des capsules synoviales des tendons et la chair du pied. Le tout est contenu dans une boite de corne appelé sabot ou ongle.

Les os sont l'os du pied et los naviculaire. L'os du pied, est garni de cartillases à chacun de ses côtés postérieurs, L'os naviculaire, est placé à la face postérieure de l’os du pied, près de l'os de la couronne placé lui-même au-dessous @2 l'os du paturon.

L'os du pied représente en petit le pied vu extérieurement. Il est entouré par la chair du pied ou chair canelée qi représente comme une multitude de petites feuilles perpendiculaires à l'os. Toute la face intérieure du sabot est garnié de semblables feuillets nommés feuillet de corne, qui s’entchâssent avec ceux de la chair cannelée. R

La chair du pied, garnit aussi toute la face plantaire de l’os du pied, là elle ést disposée à peu près comme un

“bourrelet ; le dessous du pied présente de plus un corps varticulier . graisseux et de nature mouille, appelé fourchette de la chair. Telles sont les

parties principales qui forment l'inté-

rieur du pied. .

L'enveloppe extérieure, la corne, est un corps solide susceptible de réénération ; l'humidité cs gonfle et a ramolit comme la chaleur et la sécheresse la durcissent et la resserrent, ce qui la fait souvent éclater et

fendre. L’ongle ou sabot comprend la .

paroi où muraille qui en forme le pourtobr, la sole etla fourchette qui en sont la partie plantaire, Le sabot, a la forme d’un cône vu d’un entonnoir renversé ; dns jes chevaux d'origine orientale, il se rapproche plus de la forme cylindrique ; on appelle paroi toute l'étendue apparente extérieure du sabot par son bord supérieure, elle s’unit à la couronne par une bande de corne, appelée périople et par l’autre elle porte sur le sol.

On nomme pince, la partie antérieure du sabot ; à droite et à gauche de la pince sont les mamelles plus en arrière les quartiers et enfin les talons. Les talons dans lesquels se termine la: Couronne, constituent la partie postérieure du pied, ils sont séparés l’un de l’autre par une fente qui se prolonge dans la fourchette.

Ils doivent être fermes et pas trop gros. Des talons gros, mous et bas, accompagnent de mauvais pieds. Le resserrement des talons est un défaut encorè plus grave. Les talons sont exposés à des atteintes, à des foulures, à des inflamations. C’est

aux talons que les parties postérieu- ,

res du sabot s’arrondissant de chaque côté, se perdent entre la sole et la fourchette où elles forment les barres. On nomme arcs boutants ; ces deux terminaisons de la paroi qui servent de soutien à la fourchette ; la corne de la paroi est formée de fibres parallèles qui descendent de la couronne vers la terre; la surface ‘extérieure est unie, luisante, et enduite, d’uné espèce de vernis naturel défen-

sif ; la corne en est plus pure et plus

épaisse en avant que sur les côtés et

en arrière, elle va en s’aminsisant É

vers la couronne ; la paroi est plus

Cu O0 En Cf bé on DT nel in =,

mince aux quartiers internes qu'aux | portions, je crois qu’il serait sans uti-

€, uartiers externes, ce que. l’on consi-| lité de la reproduire. Il y a une va. 6- dère comme une des principales cau- | riété infinie dans la conformation des el ses des seimes-quartes. ieds, et, comme je l’ai déjà dit, la 6- La sole existe à la fase plantaire du | forme conique appartient aux che- T'- pied ; elle est fixée à la paroi par sa | vaux communs, tandis que la forme et conférence et reçoit la fourchette : | cylindrique appartient aux chevaux la , dans une échancrure triangulaire qui | de races orientales et des pays secs et le se trouve à son centre ; sa face exter- | montueux. : ul ne est concave, ce qui lui donne l'ap-| Un‘'bon pied ne doit pas être trop ) à parence et l'utilité d’une voûte, sur | grand ; ses parois sont hautes, s’abais. )iT aquelle repose la face inférieure de |sant insensiblement de la pince aux ne N l'os du pied. On la divise en sole de | talons, elle sont épaisses, solides, par- k la la pince et sole des talons ; on dési-| faitement unies st luisantes ; la for f "OL gne sa circonférence par le nom de |me des pieds n'est pas tout à fait ré- f re bords : bord externe celui ,ui tient à | gulière, et les quartiers intérieurs | lle. , la paroi, et interne celui qui tcuche | sont un peu plus droits que les extéde à la fourchette ; l'étendue intermé- | rieurs ; les pieds de derrière ne sont . | aU- | diaire se nomme glacis. La sole ne | pastonformés comme ceux de devant ; avait pas destinée à poser habituel-|les parois du pied de dernière sont té- Etre sur le terrain, mais seulement | plus verticales, les talons sont plus aU- lvrsqu'il s'y prête par sa conforma-| ouverts, la gole.est plus creuse; la : lus tion et sa consistance. Quänd le che- | corne des pieds de derrière est moins | les val non Yerré marche sur un sol mou | cassante ; ils sont beaucoup moins su- | se les pieüs portent de deux manières : jee que ceux de devant, aux seimes, à t la A par la pression de la muraille sur le | l’encastelure, à la fourbure, aux bleion sol. et par la pression qu'’exerce le | mes ; ils ne sont jamais plats.' nie sol sur la fourchette et sur la sole,| La sole doit être solide, légèrement tie. c’est.à-dire sur toute la surface plan- | bombée ; sa jonction avec la paroi doit i TOP taire du pied ; la paroi a ainsi moins | être intime, elle ne doit pas dépasser 1 Das, de fatigue, et cette pression exercée | le niveau de la paroi, et ne doit pas Le sur la fourchette lui est salutaire : la | être trop dépassée par elle. La fourdé- corne de la sole est filamenteuse | chette doit être d'un volume moyen, ons comme celle de la paroi, mais elle est | elle ne doit pas dépasser le niveau de des moins épaisse. la muraille des talons, elle doit être ’est | La fourchette, dont le nom indique | élastiquée, sèche, ses fentes sèches et j eu-, . la disposition, est engagée au centre | pas trop profondes ; la bonté des pieds Î ha- de la sole par son corps terminé en | dépend .en outre particulièrement de fl e et pointe ; ses divisions ou branches se | la nature de la corne, ni trop molle, L les prolongent postérieurement entre cha: | ni trop sèche ; la meilleure couleur 4 ces que talon, le long des arcs-boutants. | est la noir, de nuance pas trop foncée. ser- ‘à La fourchette, au milieu de ses deux | On croit que la corne tout à fait noire L ; la * branches offre une échancrure à la- | est disposée à devenir dure et cassan- b pres quelle on a donné le nom de vide de | te ; la corne blanche, jaune et striée, o : ou + la fourchetig ; sa corne est épaisse et | est ordinairement molle. xté- plus molle que celle de la sole. Défectuosités du pied. — Les défecqite, | Des qualités du pied.—Un bon pied | tuosités du pied sont très-nombreupen est celui qui, naturellement bien con: | ses ; les pieds trop grands ne se trou- formé, n’a souffert ni par labsence | vent guère que chez les grands et

: Æ de ferrure, ni par une mauvaise fer-| lourds chevaux élevés dans des pâtunur À rure. Bourgelat en a donné les pro-| rages humides ; ce défaut est d'autant

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pe grave que les parois sont moins|qu’elle soit top haute aux talons,

lautes ; ces pieds sont exposés à être foulés et à devenir plats, puis combles. Le pied trop large ou évasé se rapproche de la forme de l’entonnoir ; lorsque ses talons sont bas et faibles la fourchette grosse et la sole plate, il donne lieu à diverses maladies. Si ces défauts de conformation n'existent pas, le pied se rapetisse après un certain temps d'habitation et de travail dans des localités sèches.

Le pie trop petit ne se tyouve que dans les chevaux de sang ; il est disposé à l’encastelure, sa corne devient facilement dure et cassante ; l'humidité lui convient par la même raison qu'un terrain sec convient aux pieds évasés.

Les pieds fuibles dont le sabot est trop mince sont ordinairement larges et plats. é

Le sabot devient trop long lorsqu'on néglige de renouveler la ferrure et il peut prendre ainsi une forme défectueuse, à laquelle il n’est plus possible de remédier. Le pied devient #rop cour! en s’usant à la pince, lorsque le cheval marche sans être ferré, mais ce défaut disparaît à mesure que la corne repousse.

Le pied encastelé, ou les talons serrés, résulte du rétrécissement de l’esace qui doit exister entre les talons ; le pied s'éloigne de la forme ronde pour prendre la forme ovale ; le resserrement commence aux quartiers ; des talons sont petits, la forrchette petite et la sole creuse ; la corne manque de souplesse et d’élasticité, les parties qu’elle contient sont comprimées, il en résulte gêne, douleur, claudication, et parfois pete totale de l'animal. Le resserrément peut n’af-

-fecter que les talons, le mal est alors

moins fâcheux, queiquefois aussi il m'existe que d'un seul côté du pied.

On trouve dés pieds dans lesquels la muraille est trop haute ou trop basse, Sila partie antérieure dé la muraiile na pas assez d'inclinaison,

c'est le pied de bouc, d'où résulte le défaut (‘38 basjointés, défaut plus fréquent aux pieds de derrière qu'aux pieds de devant.

Si la pince est droite de manière, à se rapprocher de la direction verticale le cheval est pinçart ou rampin, il ne marche pour ainsi dire que sur la pince, et traîne ses pieds près du sol.

Cette défectuosité n’affecte en général que les pieds postérieurs. |

La sol: et la fourchette” pêéhent souvent par excès. ou par défaut de développement.

Les défectuosités relatives à la direction de l’ongle comprennent celles qui affectent la totalité du pied et celles qui se bornent à l’une ou l'autre de ses parties.

Le pied est de travers lorsque l'une ou l’autre paroi latérale se déjette en dedans ou en dehors. Ce défaut..est asséz fréquent dans les chevaux qui vivent non ferrés dans les pâturages ; il résulte souvent aussi de l& négligence des éleveurs, qui laissent les poulains tout un hiver à l'écurie, sans s'occuper de leurs pieds. .

Les parois basses, faibles, entraînent la disposition au pied plat et aux seimeés.

La direction trop oblique de la paroi produit le pied plat et le pied comble. Dans ie pied plat, le dessous du ed n’est pas creux comme il doit l'être dans la bonne conformation ; la sole présente une surface plane et touche la terre, ainsi que la fourchette. Dans le pied comble, ce défaut est encore exagéré et la sole est convexe.

La fourchette est quelquefois petite, d'autrefois très-grosse et molle ; les pieds plats sont fréquents chez les chevaux élevés dans des pâturages marécageux et, par suite d’une mau-

vaise ferrure, ils deviennent pieds

combles, défaut qui Ôôte au cheval presque toute sa valeur.

Sous le rapport de sa bonté; la sole

peut manquer de consistance, ce qu'on exprime en disant que le pied est gras où mou. La corne se fend älo:s plutôt qu'elle n'éclate, et il est dieile de fixer les fers, ou bien elle esttrop sèche, maigre, elle éclate, et l’attache des fers devient aussi assez difficile. La corne de la sole et de la fourchette peut être aussi isolément trop molle ou trop sèche ; lorsqu'elle esttrop molle, les maréchaux indi quenñt çe défaut par l'expression de ourchette ou de sole baveuse.

Les maladies auxquelles le pied du cheval est le plus Sujet, sont : les atteintes, les bleimes, le fic ou crapaud, les oignons, la foulure de la sole, la fourbure, les seimes, l’encloure, la fourchette pourrie, l’encastelure.

II Le corps.

E. LE pos.

Le dos comprend, le dos proprement dit, les reins, le passage des sangles, les côtes.

Le dos proprement dit, 30. fig. 1, est la continuation ‘du garrot, il s’étend du garrot jusqu’à la dernière côte, là.où cammence le rein.

Un dos solide et bien conformé est d’une grande importance pour le cheval de selle ; il doit être droit, large et garni de muscles fortement prononcés.

Les conformations défectueuses du dos sont, ensellé, lorsqu'il est trop bas;

cette conformation est naturelle, ou

est la suite dn service et de l’âge. Lorsque la défectuosité est moins prenoncée, on dit que le dos est creux; les chevaux ensellés de nature ont souvent un bel avant-main, et, en général, les alures douces.

Prop haut, dos de mulet, dos de carpe, lorsqu'il est convexe ettranchant ; les chevaux qui présentent cette disposition se sellent mal, ils ont les réactions dures; si le dos est avec cela

‘ étroit, c’est un signe de faiblesse.

… Le dos peut être trop long, indice de faiblesse, ou trop court : dans ce der:

nier cas, les membres antérieurs et postérieurs se trouvent trop rapprochés dans l’action, et il en résulte souvent que le cheval forge.

Le dos peut être foulé, blessé, etc.

Le rein, 33, fig 1, est la prolongation du dos : lorsqu'il est bas ou creux, il est faible, et il est d'autant plns défectueux, qu'au lieu de se confondre insensiblement avec la croupe, il forme une dépression plus marquée au point où il s’unit avec elle,

Le rein bien conformé est aussi haut que la croupe ; il s’abaisse insensiblément vers le dos, et il est garni de muscles fortement prononcés, qui, plus élevés de chaque côté de l'épine dorsale, laissent entre eux une gouttière qui constitue le rein double. Cette conformation, indice d'une grande force, se remarque surtout dans des chevaux d’origine arabe, qui ont le garrot et la croupe très-bien faits, et il ne faut pas confondre le rein double avec la croupe double: Cette dernière conformation est particulière aux chevaux communs, chez lesquels le rein laisse crdinair-ment à désirer.

Plus le rein est large, meilleur il est pour tous les chevaux possibles ; la faiblesse des reins est la source de presque toutes les défenses des chevaux.

Comme le dos, le rein peut être foulé et blessé il peut perdre sa souplesse par suite d'efforts, surtout quand les chevaux sout attelés trop jeunes.

Le passages des sangles, 32. fig.l, est la partie du corps sur laquelle passont les sangles, lorsque le cheval est sellé ; dans un chevai bien: eoônformé il est garni de muscles solides.

Les côtes, 31. fig. 1, au nombre de trénte-six, forment la cavité de la poitrine, elies commencent derrière l'épaule et finissent aux länes. Onles divise en vraies côtes, au nombre de dix-huit, dont neuf de chaque côté, et en fausses-côtes aussi au nombre de dix-huit ; elles doivent être arron-

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