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mens les plus réels, et je crois quelle aura sur la physiologie comme sur la pratique médicale une puissante influence. En effet, quel que soit le point de vue sous lequel on considère ces tissus, ils ne se ressemblent nullement : c’est la nature, etuon lascience, qui a tiré une ligne de démarcation entre eux.
motrice , d’une manière insensible, en la faisant successivement passer par un certain nombre d’états, que l’on rencontre à l’état permanent dans la série animale , et jusque dans le même individu : les libres du dartos , et celles des tissus jaunes élastiques, peuvent très-bien, en effet, être considérées comme représentant ces étals intermédiaires. Une foule de micrographes ont aussi étudié la composition moléculaire des fibres organiques, et les ont trouvées formées de globules peu différons les uns des autres, peu différons aussi des globules du sang , globules qui , d’après les recherches récentes de MM. Prévost, Dumas et Milnc Edwards, égaleraient environ -J- de millimètre en diamètre. Enfin, plus récemment, mon ami le docteur Ilippolyle Royer-Collard, dans plusieurs travaux remarquables sur la matière organique, a réduit à trois les étals élémentaires que revêt celle matière : r° l’état amorphe , 2 * l’état globulaire ; 31 l’élat librillaire. A l’état amorphe , la matière organique n’est caractérisée que par la nature de sa composition chimique : elle n’a pas de forme spéciale, mais elle est remarquable par sa lluidité. À l’état globulaire, la consistance de cette matière est devenue plus grande , surtout elle présente distinctement des globules nageans dans un milieu liquide. Enfin a l’état fibrillairc, les globules organiques auparavant vaguement disposés , sont ordonnés en séries linéaires, et le milieu dans lequel ils sont suspendus a pris plus de densité , plus de consistance. Ces dernières idées sent plus philosophiques et plus vraies, et, ce qui est fort important, elles ressortent d’une plui profonde analyse des choses. Toutefois à l’état Ji bifilaire il faut ajouter le granulaire , si l’on peut ainsi dire; état parallèle au premier sous le rapport du degré d’or-
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Planche A.
(Ton». ifr, pag. liviij),
Globules dont sont formés, selon M. Milne Edwards, tons les solides et tous les fluides du corps humain ; globule* (jui sont toujours les mêmes, quel que soit l'organe ou l'animal dont on examine les tissus, et qui ne diffèrent que par la longueur plus ou moins grande et la direction plus ou moins sinueuse des séries qu’ils forment.
Ces globules sont grossis de deux cents fois leur volume.
Fig. i. Globules du t issu cellulaire.
*2. — Du chorion des membranes légumenlaires.