‹ Anatomie générale [electronic resource] (volume 2)Chapitre 5 sur 40 · DE L AUTEUR. V’J · texte numérisé non relu

DE L AUTEUR. V’J

coud rapport, je présume que mes expériences pourront avoir quelque influence en anatomie.

La doctrine générale de cet ouvrage ne porte précisément l’empreinte d’aucune de celles qui régnent en médecine et en physiologie. Opposée à celle de Boerhaave, elle diffère et de celle de Stahl et de celles des auteurs qui, comme lui, ont tout rapporté, dans l’économie vivante, à un principe unique, principe abstrait , idéal et purement imaginaire, quel que soit le nom dlâme^ de principe vital , d’ archée, etc., sous lequel on le désigne. Analyser avec précision les propriétés des corps vivans; montrer que tout phénomène physiologique se rapporte en dernière analyse à ces propriétés considérées dans leur état naturel, que tout phénomène pathologique dérive de leur augmentation, de leur diminution ou de leur altération, que tout phénomène thérapeutique a pour principe leur retour au type naturel dont elles s’étaient écartées; fixer avec précision les cas où chacune est mise en jeu; bien distinguer, en physiologie comme en médecine, ce qui provient de l’une de ce qui émane des autres ; déterminer par conséquent d’une manière rigoureuse ceux des phénomènes naturels et morbifiques auxquels président les animales , et ceux que produisent les organiques; indiquer quand la sensibilité animale et la contractilité de même espèce, quand

PRÉFACE 'DE l’aUTEUR.

la sensibilité organique et les contractilités sensible ou insensible qui lui correspondent sont mises en jeu, voilà la doctrine générale de cet ouvrage. En le parcourant, on se convaincra facilement que l’on 11e pouvait bien préciser l’influence immense des propriétés vitales, dans les sciences physiologiques, avant d’avoir envisagé ces propriétés sous le point de vue sous lequel je les ai présentées. On dira peutêtre que cette manière de voir est encore une théorie; je répondrai que c’est donc aussi une théorie, dans les sciences physiques, que la doctrine qui montre la gravité, l’élasticité, l’affinité, etc., comme principes primitifs de tous les faits observés dans ces sciences. Le rapport des propriétés comme causes, avec les phénomènes comme effets, est un axiome presque fastidieux à répéter aujourd’hui en physique, en chimie, en astronomie, etc. Si cet ouvrage établit un axiome analogue dans les sciences physiologiques, il aura rempli son but.

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PRÉCIS HISTORIQUE

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