‹ Anatomie générale [electronic resource]Chapitre 22 sur 53 · PROPRIÉTÉS DU SYSTÈME FIBREUX · texte numérisé non relu

PROPRIÉTÉS DU SYSTÈME FIBREUX

§ Ier. Propriétés physiques .

Le système fibreux n’a qu’une très-faible élasticité dans l’état naturel; mais lorsque, extraits du corps , ses divers organes sont soumis à la dessiccation , ils en acquièrent une très-manifeste : aussi les tendons , les lambeaux aponévrotiques, etc., qui ne seraient dans l’état frais susceptibles d’aucune vibration , se trouvent-ils susceptibles de résonner dans les instrumens lorsqu’ils sont très-secs.

FIBREUX

aa5

IL Propriétés de Tissu.

Les propriétés de tissu sont sensibles dans le système fibreux ; mais elles s’y trouvent moins prononcées que dans plusieurs autres.

L’extensibilité se manifeste , pour la dure-mère , dans l’hydrocéphale ; pour le périoste , dans les divers engorgemens dont les os sont susceptibles ; pour les aponévroses, dans le gonflement des membres, dans la distension des parois abdominales, qui, comme on le sait, sont autant aponévrotiques que charnues ; pour les capsules fibreuses, dans les hydropisies articulaires; pour la sclérotique et l’albuginée , dans la tuméfaction de leurs organes respectifs.

Cette extensibilité du système fibreux est soumise à une’ loi constante et qui est étrangère à l’extensibilité de la plupart des autres systèmes : elle ne peut s’opérer que d’une manière lente, graduée, insensible. Aussi , quand elle est trop brusquement mise en jeu, il arrive deux phénomènes différons, qui supposent également l’impossibilité de s’étendre tout à coup, comme le font, par exemple, un muscle , la peau , le tissu cellulaire , etc. i°. Si l’organe fibreux qui se trouve distendu est supérieur par sa résistance à l’effort qu’il éprouve, alors il ne cède point , et différons accidens en résultent. On en a des exemples dans les engorgemens inflammatoires qui se. manifestént sous les aponévroses des membres , sous celles du crâne , au dedans des gaines fibreuses des tendons, etc. Alors Anat, gén, x. m. i5

ces divers organes fibreux, ne pouvant se distendre avec la meme rapidité que les parties^subjacentcs qui se gonflent, compriment douloureusement ces parties tuméfiées , les exposent même quelquefois à la gangrène : c’est ce qui arrive dans ces étranglemens si fréquens dans la pratique chirurgicale , et qui nécessitent diverses opérations pour les débrider. a0. Si l’organe fibreux est inférieur par sa résistance à l’effort subit qu’il éprouve, il se rompt au lieu de céder : de là la rupture des tendons , la déchirure des capsules fibreuses et des ligamens dans les luxations, celle des aponévroses dans certains cas assez rares rapportés par divers auteurs, etc., etc. On conçoit facilement que la grande résistance dont se trouve doué le tissu fibreux est principalement due à cette impossibilité de céder subitement à l’impulsion qui lui est donnée.

Dans l’extension lente et graduée à, laquelle se prêtent les organes fibreux , on observe que souvent, loin de s’amincir, de s’élargir aux dépens de leur épaisseur, ils augmentent au contraire en cette dimension. L’albuginée d’un testicule squirrheux , la sclérotique d’un œil hydropique ou cancéreux, le périoste d’un os rachitique, etc. , nous présentent ce phénomène^ dont l’inverse est quelquefois observé , comme dans la distension des aponévroses abdominales produite par la grossesse, par l’hydropisie ascite, dans l’hydrocéphale , etc.

La contractilité de tissu est accommodée , dans le système fibreux, au mode de son extensibilité : de même qu’il ne peut tout à coup se distendre, il nî saurait revenir subitement sur lui-même quand il

FIBREUX. â 27

cesse d’être distendu. Ce -fait est remarquable dans la section d’un tendon, d’une portion aponévrotique , d’un ligament mis à nu sur un animal vivant; dans l’incision de la dure-mère , pour donner issue au sang épanché sous elle lors de l’opération du trépan, etc. Dans tous ces cas, les bords de la division ne subissent qu’un écartement à peine sensible : aussi, dans la rupture des tendons, l’écartement étant produit , non par le retour sur elles-mêmes des extrémités divisées , mais seulement par les mouvemens du membre , le contact s’obtient par la position où, dans l’état naturel , ce tendon n’est point tiraillé ; tandis que , dans un muscle divisé , il faut non-seulement cette position, mais celle où le relâchement est le plus grand possible , et encore souvent le contact ne s’obtient-il pas. Si , pendant qu’un muscle est distendu , on coupe son tendon sur un animal vivant , le bout tenant aux fibres charnues s’écarte un peu de l’autre par la rétraction de ces fibres; mais celui qui tient à l’os reste immobile ; en sorte qu’il 11’y a alors qu’une cause d’écartement, au lieu qu’il y en a deux dans une portion charnue divisée. Si on coupe un tendon quand le muscle est relâché, ses bouts restent affrontés.

La contractilité de tissu se manifeste cependant au bout d’un certain temps dans le système fibreux, surtout lorsque l’organe a été préliminairement distendu : car, lorsqu’il est divisé dans son état naturel, elle est toujours presque nulle. La sclérotique après la ponction à l’oeil ou après l’amputation de la moitié antérieure de cet organe et l’évacuation de ses humeurs ; l’albuginêe , la tunique propre de la

rate et celle du rein, après la résolution d’une tumeur qui avait distendu leurs organes respectifs ; les capsules fibreuses après l’écoulement du fluide des hydropisies articulaires , les aponévroses abdominales après le premier et même le second accouchement , le périoste à la suite de la résolution des exostoses , etc. , reviennent peu à peu sur euxmêmes, et reprennent leurs formes primitives.

§ III. Propriétés vitales .

Il n’y a jamais dans le système fibreux ni contractilité animale, ni contractilité organique sensible. La sensibilité organique et la contractilité organique insensible s’y trouvent comme dans tous les autres organes.

La sensibilité animale y existe dans l’état naturel ; mais elle s’y présente sous un mode particulier , dont aucun système de l’économie n’offre, je crois, d’exemple, et que personne n’a encore exactement indiqué. Les agens ordinaires qui la mettent en jeu , tels que les irritons divers, mécaniques, chimiques, etc., ne sauraient ici la développer , à moins que l’organe ne soit dans un état inflammatoire. Les tendons , les aponévroses , les membranes fibreuses, les ligamens, etc., mis à découvert dans les opérations, dans les expériences sur les animaux vivans, et agacés de différentes manières , ne font éprouver aucune douleur. Ce qu’on a écrit sur la sensibilité du périoste, de la dure«-mère , etc., prise dans ce sens , est manifestement contraire à

FIBÎtEUX. ' 22g

l’observation. Mais si les organes fibreux sont exposés à une extension violente et subite, alors la sensibilité animale s’y manifeste au plus haut point: ce fait est surtout remarquable dans les ligaments , les capsules fibreuses, les aponévroses, etc.

Mettez à découvert une articulation sur un chien, celle de la jambe , par exemple; disséquez avec soin les organes qui l’entourent; enlevez surtout exactement les nerfs , de manière à ne laisser que les ligamens ; irritez ceux-ci avec un agent chimique où mécanique: l’animal reste immobile, et ne donne aucun signe de douleur. Distendez après cela ce $ memes ligamens, en imprimant un mouvement de torsion à l’articulation, l’animal à l’instant se débat , s’agite, crie, etc. Coupez enfin ces ligamens de manière à laisser seule la membrane synoviale , qui existe ici sans capsule fibreuse , et tordez ces deux os en sens contraire; la torsion cesse d’ètre douloureuse. Les aponévroses, les tendons même mis à découvert et tirés en sens opposé , produisent le même phénomène. J’ai fréquemment répété ces expériences, qui prouvent incontestablement ce que j’ai avancé, savoir, qu’incapable d’être mise en jeu par les moyens ordinaires , la sensibilité animale du système fibreuxse prononce fortement dans les distensions dont il est le siège. Remarquez que ce mode d’être excité est analogue aux fonctions qu’il remplit. En effet, écarté par sa position profonde de toute excitation extérieure qui puisse agir sur lui chimiquement ou mécaniquement, il n’a pas besoin, comme le système cutané, par exemple, d’une sensibilité qui en transmette l’impres-

s3o SYSTÈME

sion; au contraire, la plupart de ses organes, tels que les ligamens , les capsules fibreuses, les tendons, etc. , étant très-sujets à être distendus , tiraillés, tordus, dans les violens mouvemens des membres, il était nécessaire qu’ils avertissent l’âme de ce genre d’irritation, dont l’excès aurait pu sans cela devenir funeste aux articulations ou aux membres. Voilà comment la nature accommode la sensibilité animale de chaque organe aux excitations diverses qu’il peut éprouver, à celles surtout qui deviendraient dangereuses si l’âme n’en était prévenue; car cette force vitale est l’agent essentiel par lequel l’animal veille à sa conservation.

C’est à ce mode de sensiblité du système fibreux qu’il faut principalement attribuer, i° les douleurs vives qui accompagnent la production des luxations; 20 celles plus cruelles qu’on fait éprouver aux malades dans les extensions propres à les réduire, surtout lorsque, comme dans les anciens déplacemens , on est obligé d’employer des forces considérables ; 3° les intolérables souffrances du supplice qui consistait à tirer un malheureux à quatre chevaux ; 4° le sentiment pénible que font naître toutes les entorses, celui que détermine une distension forcée de la colonne épinière et par conséquent de ses ligamens , un mouvement trop brusque pour détourner la tête, etc.; 5° la douleur aiguë qu’éprouvent immédiatement avant l’accident ceux qui se rompent un tendon, douleur que la rupture ellemême fait en partie cesser; 6° celle moins sensible que nous ressentons lorsqu’un tendon quelconque', celui d’Achille , par exemple , se trouve , par une

FIBREUX

mauvaise position, un peu fortement tiraillé; 70 le surcroît considérable de douleur qu’on ressent, lorsque, dans un engorgement subjacent à une aponévrose, celle ci ne pouvant prêter, se trouve trèsfortement soulevée ; 8° le.sentiment pénible qu’on éprouve derrière le jarret , lorsqu’on veut forcer l’extension de la jambe, et que par là on tiraille les deux ligamens obliques destinés à borner celte extension, etc., etc.

G’estsans doute àl’insensibilité des organes fibreux pour un mode d’excitation, et à leur sensibilité pour un autre mode , qu’il faut rapporter les résultats contradictoires qu’ont offert les expériences de Haller d’une part, de ses antagonistes de l’autre, sur la membrane dure-mère.

Caractère des Propriétés vitales .

L’activité vitale commence à devenir bien plus prononcée dans le système fibreux , que dans les systèmes osseux et cartilagineux. Cela est prouvé très-manifestement, i° parle mode de sensibilité animale que nous venons d’y observer, et qui est étranger aux deux autres; 20 par la disposition beaucoup plus grande de ce système à devenir le siège de douleurs plus ou moins fréquentes, et spécialement de l’inflammation, etc.; 5° par le caractère bien plus aigu qu’y prend cette affection , comme on peut le voir dans les rhumatismes aigus, lesquels affectent principalement les parties fibreuses des grandes articulations, de l’aisselle,

de la hanche , du genou , du coude, etc., les parties aponévrotiques des muscles, etc.; 4° de plus, par la grande mobilité des douleurs rhumatisantes , qui passent avec une promptitude étonnante d’un endroit à f autre., qui supposent par conséquent une grande promptitude dans l'altération des forces vitales des différentes parties de ce système ; 5° par la rapidité plus grande de sa cicatrisation : ainsi , en mettant à découvert des fractures faites exprès sur des animaux, j'ai constamment observé que déjà les bourgeons charnus provenus du périoste et de l’organe médullaire sont tous formés, qu’à peine ceux fournis par F os lui-mème ont pris naissance. J’observe , à l’égard de cette cicatrisation , que les parties du système fibreux où pénètrent le plus de vaisseaux sanguins , comme le périoste , les membranes fibreuses, les capsules, etc., sont les plus susceptibles de ce phénomène, qui est bien plus difficile dans ceux où peu et même et presque pas de sang aborde , comme dans les tendons , dont les bouts se réunissent avec peine. 6°. On peut enfin se convaincre de la différence de vitalité du système fibreux d’avec celle des précédens, par la marche d’une exostose comparée aux progrès bien plus rapides d’une périostose, d’un engorgement à la dure-mère, etc. Cependant il y a encore, sous le rapport de la vitalité, une lenteur remarquable dans ce système. On le voit surtout dans certaines affections des membres, où la gangrène se manifeste, et fait, ainsi que l’inflammation qui la précède, de rapides progrès dans le tissu cellulaire, les muscles, etc. , tandis que , comnxe je l’ai dit ,

FIBREUX

les tendons qu’elles ont mis à découvert ne s’altèrent que quelque temps après , et sont remarquables par leur blancheur au milieu de la noirceur ou de la lividité générale.

Le système fibreux présente un phénomène remarquable: c’est que presque jamais il ne se prête à la formation«du pus. Je ne sache pas qu’à la suite des inflammations de ce système on ait observé des collections purulentes. Le rhumatisme , qu’on range dans les phlegmasies , n’est jamais accompagné de ces collections; quelques extravasations gélatineuses ont seulement été trouvées autour des tendons. Ce qu’on prenait autrefois pour une suppuration de la dure-mère, dans les plaies de tête, est bien évidemment un suintement purulent de l’arachnoïde, analogue à celui de toutes les autres membranes séreuses. Pourquoi ce système se rcfuse-t-il ou se prête-t-il si difficilement à produire le pus, ou au moins n’y est-il pas autant disposé que la plupart des autres? Je l’ignore. Je ne sache pas non plus qu’au milieu des cartilages on ait trouvé des collections de ce fluide. Les inflammations du système cartilagineux sont remarquables en ce qu’elles se terminent rarement ou presque jamais par la suppuration.

Sympathies .

Toutes les espèces de sympathies se font observer dans ie système fibreux. Parmi les sympathies animales , en voici quelques-unes de sensibilité. 1°. Dans certaines périostoses qui n’occupent qu’une petite surface , la totalité du périoste de l’os resté sain devient douloureuse. 20. A la suite d’une meurtrissure du périoste, souvent la totalité du membre se gonfle et devient douloureuse. 3°. Dans les affections de la dure-mère, souvent l’œil s’affecte et ne peut supporter le contact de 3a lumière , phénomène qui peut aussi dépendre de la communication du tissu cellulaire, comme je l’ai dit, mais qui certainement est quelquefois sympathique. 4°- Dans le temps où l’on fait les extensions , pour réduire une luxation , et que les îigamens articulaires souffrent par conséquent, le malade se plaint souvent de douleur dans un endroit du membre très-éloigné , etc. , etc.

La contractilité est aussi mise en jeu dans les sympathies animales du système fibreux. i°. La piqûre du centre phrénique cause, dit-on, dans les muscles faciaux, une contraction d’où naît le rire sardonique. 2°. La lésion des aponévroses , la distension des Iigamens dans les luxations du pied, la déchirure des tendons , sont fréquemment accompagnées de mouvemens convulsifs des mâchoires , du tétanos même caractérisé., 3°. Une esquille fixée dans la dure-mère détermine des contractions

en divers muscles de l’économie. 4°* Dans les lésions

FIBREUX. Îi35

de l’albuginée, des aponévroses extérieures, on observe souvent de semblables phénomènes.

Dans les sympathies organiques du système fibreux, tantôt c’est la contractilité organique insensible qui est mise en jeu, tantôt c’est la contractilité organique sensible : voici des exemples du premier cas. i°. La dure-mère étant enflammée , l’inflammation, qui suppose toujours un accroissement de forces toniques ou de contractilité organique insensible, se manifeste souvent au péricrâne, et réciproquement. 20. L’irritation d’une étendue un peu considérable du périoste enflamme souvent et fait suppurer l’organe médullaire. 3°. Les ligamens articulaires étant distendus dans une entorse, toutes les parties voisines, et souvent tout le membre, se gonflent et deviennent un centre d’irritation où toutes les forces de la vie , la contractilité insensible en particulier, se trouvent beaucoup plus exaltées qu’à l’ordinaire , etc.

D’autres fois c’est la contractilité organique sensible qui entre en action. i°. On observait souvent dans l’opération de la cataracte par abaissement , que la lésion de la sclérotique donnait lieu à des vomissemens sympathiques, à des soulèvemens de l’estomac, des intestins (i), etc. 'i°. Une forte douleur née dans une partie quelconque , dans le système

(1) L’irritation qui produit ces phénomènes est-elle Lien celle qui résulte de la lésion de la sclérotique? Je ne le pense pas. Il me parait plus probable que c’est à la lésion des nerfs

fibreux en particulier, augmente beaucoup la contractilité organique sensible du cœur, et fait ainsi naître sympathiquement une accélération dans le mouvement qu’il imprime au sang. 5°. J’ai vu un homme à qui Desault réduisait un luxation , et qui , pendant que les ligamens fortement distendus lui occasionaient les plus vives douleurs , ne put s’empêcher de rendre ses excrémens , tant était grande la contraction du rectum.

On voit que, dans ces sympathies , tantôt c’est le système fibreux qui exerce son influence sur les autres, tantôt ce sont les autres qui exercent sur lui leur action. C’est principalement lorsqu’il est tiraillé, lorsque le mode particulier de sensibilité animale dont il jouit y est fortement rnis en jeu ,

ciliaires que tout doit être rapporté. Ces nerfs , en effet, émanés pour la plupart du ganglion orbitaire du grand sympathique , marchent entre la sclérotique et la choroïde , parallèlement à l’axe de l’œil , jusqu’au cercle ciliaire qu’ils traversent pour aller ensuite se terminer dans l’iris : par conséquent, il doit arriver souvent qu’ils soient lésés dans l’opération de la cataracte par dépression , puisque l’aiguille traverse la sclérotique au-dessus du cercle ciliaire. L’opinion que je professe ici a été , au reste , partagée par des hommes du premier mérite , et notamment par Cliaussier, Béclard, etc. De là le précepte donné par eux, dans l’opération de la cataracte par dépression , de piquer la sclérotique en dirigeant en haut la convexité de l’aiguille , de manière à mettre le plus gfand diamètre de la partie aplatie de l’instrument , en rapport avec le diamètre intéro-postérieur de l’œil , de manière surtout à opposer aux nerfs ciliaires le plus petit diamètre de l’aiguille , et ainsi courir le plus de chances possible pour éviter ces parties. . (F. Blandin. )

qu’il détermine clans toute l’économie un trouble sympathique remarquable. Je présume que les anciens considéraient comme des nerfs toutes les parties blanches , les ligamens, les tendons , etc, , à cause des accidens très-graves qu’ils avaient observé résulter de leur distension dans les entorses , dans les luxations compliquées du genou , du coude , du coude-pied, luxations qui ne peuvent être produites sans un violent tiraillement d’une foule de ligamens, de parties aponévrotiques, tendineuses, etc. Un coup de sabre qui divise les ligamens du tarse , un corps qui les meurtrit, produisent des accidens bien moins graves qu’une fausse position qui les distend. Ceci nous mène aune belle considération générale, dont l’examen des autres systèmes constate aussi la réalité ; savoir , que c’est le mode de propriétés vitales dominant dans un système qui est mis spécialement en jeu par les sympathies. Comme le mode de sensibilité animale susceptible de répondre aux agens de distension est ici le plus caractérisé , c’est lui qui joue le rôle principal dans les sympathies fibreuses.

ARTICLE IV

Page 1