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PROPRIÉTÉS DU SYSTÈME MUSCULAIRE DE LA VIE ANIMALE

Il est peu de systèmes dans l’économie où les propriétés vitales et de tissu se trouvent à un degré aussi énergique et aussi prononcé que dans celui-ci. C’est dans les muscles qu’il faut choisir des exemples de ces propriétés pour en donner une idée précise et exacte. Les propriétés physiques, au contraire, y sont peu sensibles : une mollesse remarquable les caractérise ; point de force élastique dans leur tissu; très-peu de résistance de la part de ce tissu dans l’état de mort : ce n’est que de la vie qu’il emprunte la force qui le caractérise dans ses fonctions.

§ Ier. Propriétés* cle tissu. — Extensibilité .

L’extensibilité se manifeste, dans le système musculaire animal, en une foule de circonstances. Les mouvemens divers de nos parties rendent évidente cette propriété. Telle est en effet la disposition du système musculaire, qu’une de ses portions ne peut être contractée sans que l’an-

tre ne soit distendue: la cuisse, fortement fléchie, allonge les demi-nerveux, demi-tendineux et biceps; le bras, porté en dehors, met en extension le grand pectoral ; élevé , il distend le grand dorsal et le grand rond. Toutes les grandes flexions mettent enjeu cette propriété dans les extenseurs; toutes les extensions la rendent sensible dans les fléchisseurs. Un muscle qui est étendu par son antagoniste est dans un état purement passif; il est pour ainsi dire momentanément abandonné de sa contractilité; ou plutôt il la possède, mais elle n’y est point en action; il ne fait qu’obéir au mouvement qui lui est communiqué. Remarquez que, dans ces cas, la distension porte exclusivement sur la portion charnue, que le tendon y est étranger, et qu’il reste le même, quelle que soit la distance des points d’attache , que ces points s’éloignent ou qu’ils se rapprochent. Dans les diverses extensions auxquelles les muscles sont exposés, les plus longs sont les plus susceptibles de s’y prêter : le couturier, les muscles postérieurs de la cuisse, etc. , présentent ce phénomène d’une manière sensible; aussi leur position y est-elle accommodée. En général, tous les muscles remarquables par leur longueur sont superficiels, et passent le plus communément sur deux articulations, quelquefois même sur trois ou quatre, comme aux membres. Or, le nombre de ces articulations rend susceptible de très-grandes variations l’espace compris entre les deux points d'attache, variations auxquelles se prête la grande extensibilité de ces muscles. On conçoit, d’après ce qui a été dit plus haut, que c’est à la longueur des

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