SITUATIONS, FORMES, DIVISIONS, ETC., DU SYSTÈME, GLANDULEUX
Les glandes ont deux positions différentes. Les unes sont sous-eutanées, comme les mamelles, les salivaires, etc.; les autres, profondément situées , comme le foie, les reins, le pancréas, et presque toutes les muqueuses, sont très-éloignées de l’action des corps extérieurs. Le plus grand nombre occupe des endroits où s’exerce habituellement beaucoup de mouvement, comme les salivaires à cause de la mâchoire, les muqueuses à cause du plan charnu voisin, le foie à cause du diaphragme., etc.
plus complets. Le follicule simple, qui n’est autre chose qu’une dépression de l’une des membranes tégumentaires ; le groupe de follicules dans lequel on trouve un certain nombre de follicules simples venant s’ouvrir dans une lacune commune , lacune qui s’ouvre elle-même sur une membrane tégumentaire ; la glande dans laquelle les granulations représentent autant de follicules groupés autour des ramifications d’un canal simple ; tels sont les états intermédiaires entre les organes secréteurs les plus simples , et ceux dont la complication a le plus embarrassé les anatomistes.
(F. Blandin.)
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C’est ce qui a fait croire que ce mouvement extérieur à leurs fonctions était destiné à déterminer l’excrétion de leurs fluides. Mais i° les glandes delà voûte palatine, le pancréas, les testicules, les reins même, ne peuvent guère emprunter de secours accessoires, à cause de leur position, a0. On sait que la vue seule d’un mets agréable fait couler la salive. 3°. Les sialagogues produisent le même effet. 4°. Lorsque la vessie est paralytique, les sucs muqueux y pleuvent comme auparavant, souvent même plus abondamment. 5°. La semence coule involontairement. 6°? L’exCrétion des sucs muqueux est aussi facile dans la pituitaire que partout ailleurs , quoique le plan charnu presque partout répandu sous le système muqueux manque absolument ici, etc., etc. Mille autres faits analogues prouvent cette vérité mise hors de doute par Bordeu, savoir, que l’action vitale est la cause essentielle de toute excrétion.
Il ne faut pas cependant rejeter entièrement les secours accessoires. En effet, dans les fistules salivaires , le malade rend manifestement plus de fluide pendant la mastication que dans tout autre temps. Il est évident que, dans l’excrétion de l’urine, les muscles abdominaux jouent le principal rôle. Lorsque la. vésicule du fiel se vide, je crois que les mouveraens voisins y sont pour beaucoup. En général, toutes les fois que les fluides se trouvent en masses un peu considérables , si les parois des organes qui les contiennent ne sont pas très-fortes, comme celles du coeur, les mouvemens des organes voisins sont nécessaires pour surmonter la résistance qu’elles
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offrent. Au contraire, clans les vaisseaux capillaires, où les fluides sont en masses très-petites, l’organe qui les contient suffit, par sa réaction, pour leur mouvement.
Il est des glandes impaires , comme le foie , le pancréas , etc. ; d’autres sont paires , comme les reins, les salivaires, les lacrymales, etc. Celles-ci se ressemblent en général de l’un et de l’autre côtés ; mais leur ressemblance n’est jamais comparable pour sa précision à celle des organes pairs de la vie animale : l’un des reins est plus bas que l’autre ; leurs artères , leurs veines et leurs nerfs ne sont analogues ni parla longueur, ni par le volume; souvent diverses scissures existent sur l’un et manquent à l’autre, etc. : même observation dans les salivaires.
En général, les formes glanduleuses ne sont point arrêtées d’une manière fixe et invariable ; elles présentent mille modifications diverses dans leur volume, leur direction et leurs proportions diverses;
1 jamais elles n’ont la conformation précise et rigoureuse des organes de la vie animale : ce fait est incontestable pour qui a vu un certain nombre de cadavres. Voici un moyen par lequel je l’ai mis dans la plus grande évidence. On sait que les organes varient beaucoup en grosseur , suivant les différens individus : or , dans ces variétés , les proportions sont toujours rigoureusement gardées dans la vie animale , tandis qu’il est rare qu’on les observe dans la vie organique. Prenons un organe pour exemple dans chacune des deux vies : j’ai toujours vu que, dans un cerveau petit , les corps calleux , les
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couches des nerfs optiques, les corps cannelés , etc., sont proportionnés au volume total de l’organe ; au contraire, rien de plus commun que de voir un lobe de Spigel volumineux avec un petit foie, et réciproquement un gros foie avec un petit lobe. Il n’est aucun anatomiste qui n’ait eu occasion de faire fréquemment cette remarquable observation. Un rein est plus volumineux , tantôt par ga partie supérieure, tantôt par l’inférieure, etc. C’est sur l’ensemble de l’organe que portent ces variétés de volume, dans la vie animale; souvent c’est sur ses parties isolées , dans la vie organique. La raison me paraît en être que l’harmonie d’action est nécessaire, comme je l’ai démontré , pour les fonctions animales ; en sorte que , si un côté du cerveau se développait plus que l’autre côté, si un oeil, une oreille , une pituitaire , etc. , se prononçaient davantage que leurs organes correspondans , l’entendement , la vue, l’ouïe, l’odorat, etc. , seraient inévitablement troublés; tandis que la sécrétion de la bile, de l’urine, etc. , peut se faire également bien , quoiqu’une partie de ces glandes soit plus grosse ou plus petite que les autres parties (i).
(1) Déjà, dans plusieurs notes précédentes, j’ai fait remarquer ce que présente de peu rigoureux l’opinion de Bicliat relativement à la symétrie parfaite des organes de la vie de relat ion , et à l’irrégularité des organes nutritifs : je ne dois pas revenir sur ce sujet. 11 n’est pas plus exact de dire que V entendement , l’ouïe , l'odorat , seraient inévitablement troublés , si un coté du cerveau se développait plus que l’autre coté , si une oreille , une pituitaire se prononçaient davantage que leurs organes correspon-
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Dans ces variétés de formes , il est une remarque à faire pour les glandes , c’est que celles qu’enveloppe une membrane , comme le foie , le rein , le pancréas même , y sont moins exposées que celles qui sont plongées dans le tissu cellulaire sans avoir autour d’elles une enveloppe membraneuse, comme les salivaires , les lacrymales, les muqueuses, etc. J’ai examiné souvent ces dernières dans la bouche et le long de la trachée-artère : jamais deux sujets ne se ressemblent ; on sait que tantôt la parotide se prolonge sur le masseter, et que tantôt elle le laisse à découvert , quelle descend plus ou moins sur le cou, quelle y est plus ou moins large , etc.
Lorsqu’une glande paire manque ou devient malade, quelquefois l’autre accroît considérablement de volume , comme je l’ai vu pour les reins. Cela arrive aussi dans le traitement par affaissement des . fistules salivaires , traitement qui ne réussit pas lou- . jours cependant. Dans d’autres cas, la glande saine augmente son action, et sépare plus de fluide sans accroître en volume.
dans : ce raisonnement est tout au plus applicable à l’œil , car le strabisme, clans quelques cas, paraît résulter du défaut de développement égal des deux yeux ; mais il est inadmissible dans les autres cas. Quant à ce qui concerne l’enlendement en particulier , si la chose pouvait paraître douteuse , je me contenterais de citer l’exemple de Bichat, dont le cerveau était remarquable, comme on lésait, par l’inégalité de ses deux lobes; après cela, je suppose bien que personne ne serait tenté de croire que l’inégalité de développement des deux moitiés de l'encéphale nuise en quoique ce soit à la force et surtout à la droiture du jugement. ( F. Blandin.)
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L'extérieur des glandes non revêtues de membranes est inégal et bosselé ; il répond à des muscles, à des vaisseaux , à des nerfs , etc. , à des os même , comme la parotide, qui est couchée sur la branche maxillaire. Moins de tissu cellulaire se trouve, en général , autour d’elles qu’autour des organes à grand mouvement, Celui qui les touche immédiatement est plus dense , plus serré que celui des intervalles organiques. Il se rapproche beaucoup du tissu sous-muqueux, de celui extérieur aux artères , aux veines , aux excréteurs , etc. , tissu dont il n’a pas cependant la résistance. Il se charge difficilement de graisse, et forme une espece de membrane qui, isolant jusqu’à un certain point la vitalité de la glande , remplit en grande partie, sous ce rapport, les fonctions du péritoine autour du foie , de la membrane propre du rein , de la rate, etc.
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