PROPRIÉTÉS DU SYSTÈME GLANDULEUX
§ Ier. Propriétés de Tissu.
Ces propriétés sont, en général très-peu marquées dans ce système : la raison me paraît en être spécialement dans sa texture non-fibreusê. En effet, pour s’allonger et se raccourcir ensuite en conservant leur intégrité, il faut que les molécules d’un organe jouissent d’uno certaine adhérence, d’une certaine cohésion : or, c’est à la fibre qu’appartient spécialement ce double attribut. Remarquez, au reste, que le système glanduleux est soumis à des causes bien moins fréquentes de distension et de resserrement que les systèmes à fibres distinctes. Ce- n’est guère que quand des dépôts des collections séreuses, stéatomateuses, etc., se forment dans son intérieur, comme il arrive souvent au milieu du foie,' du rein, etc.; ce n’est qu’alors qu’il se trouve distendu : or, dans ce cas, il ne prête point comme la peau, les muscles, etc.; ses molécules s’écartent; c’est le tissu cellulaire dans lequel elles sont plongées qui se dilate uniformément : le tissu glanduleux se détruit même bientôt. Cela est très-manifeste lorsque les collections se forment près de la convexité des glandes : pour peu que la tumeur soit volumineuse, le tissu de l’organe a disparu; il ne reste plus qu’un kyste cellulaire et membraneux. Les hydatides , si fréquentes à l’extérieur
des reins, nous en offrent des exemples : si c’est au milieu de la glande que le kyste s’est formé, la destruction est réelle aussi, mais elle est beaucoup moins sensible.
Une preuve manifeste du peu d’extensibilité des glandes , c'est ce qui arrive au foie dans les cadavres. J’ai dit plus haut qu’il est plus ou moins gorgé de sang, suivant que le système à sang noir a été plus ou moins embarrassé dans les derniers momens. Or, quelle que soit la quantité de fluide qu’il contienne, son volume reste à peu près le même; seulement son tissu est plus ou moins comprimé par les vaisseaux, tandis qu’au contraire le volume plus ou moins considérable du poumon, qui est trèsapparent, indique toujours son état d’engorgement ou de vacuité. Il est probable même que c’est cette différence qui a fait négliger à tous les médecins les états infiniment variables d’engorgement où le foie peut se trouver à la mort, tandis qu’ils ont spécialement eu égard aux variétés du poumon.
Plus éloignées du cœur, les veines du rein sont moins exposées que celles du foie au reflux qui arrive dans les derniers momens, où le sang noir éprouve des obstacles à traverser le poumon. Cependant il a encore lieu , et on voit de très-grandes variétés dans la quantité de sang gorgeant les gros vaisseaux rénaux, quantité indépendante de celle qui se trouve habituellement dans l’organe, et qui est très-considérable, comme je l’ai dit. Or, le volume de celui-ci ne correspond presque jamais k ces variétés, parce que son extensibilité est presque nulle.
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Quant aux glandes situées aux deux extrémités, omme le testicule d’une part, les salivaires de Faure, on 11e peut guère y observer la stase sanguine, iarce que le reflux n’est pas assez manifeste. On ne eut donc, sous ce rapport, juger que par analogie e leur extensibilité et de leur contractilité.
Cependant les engorgemens au testicule, conséutifs à la gonorrhée, les tuméfactions diverses des arotides, prouvent que cespropriétés y sont réelles isqu’à un certain point. Le foie, le rein et autres landes intérieures sont-ils sujets à ces tuméfae- 011s aiguës que les glandes qui sont sous-cutanées ous présentent souvent? Cela est très-probable; eut-ètre même les médecins 11’ont-ils pas asse gard aux symptômes accessoires qui peuvent nai- -e momentanément de la pression de ces organes
Îiméfiés sur les parties voisines. Au reste, cette tuméfaction et le resserrement qui en résulte peuvent « loir lieu spécialement dans le tissu cellulaire de glande, et supposent par conséquent une exten- 1 bilité du tissu glanduleux moindre qu’il ne le f- unble d’abord.
§ II. Propriétés vitales .
Propriétés delà pie animale .
si
La contractilité animale est nulle manifestement ans le tissu glanduleux. La sensibilité de même ;pèce y existe-t-elle ? Voici quelques faits sur ce oint : i°. Une compression sur la parotide est jusuà un certain point douloureuse; j’ai été même, Axai. cés. t. iy.
dans un cas particulier, obligé de renoncer la méthode d’affaissement que Desault avait cou seillée dans une fistule salivaire, à cause des dou leurs que le malade éprouvait; mais les nerfs nom breux qui traversent cette glande peuvent être 1 cause de ces douleurs. i°. On sait qu’à l’instan où le lithotome coupe la prostate , ou que ! pierre et les tenettes la traversent , le malade sou fre beaucoup. 3°. Les pierres logées dans les rein causent souvent d’atroces douleurs. 4°- La con: pression un peu forte du testicule est extrêmemer pénible, etc.
D’un autre côté on intéresse le tissu du foie sar que l’animal donne aucun signe d’affection. Halle à la suite dë beaucoup d’expériences, a rangé 1< glandes parmi les parties insensibles. Que conclu]; de là? que la sensibilité animale, modifiée soi mille formes, paraît exister dans une foule d’orgam où certains agens ne sauraient la mettre en jeu, ■ où d’antres la développent singulièrement. On sa cpie les diverses altérations morbifiques la renolei très-manifeste dans les «landes. La douleur inflan
particulier : elle est obtuse et sourde dans le pli grand nombre des cas. Jamais on n’y éprouve t sentiment si aigu qui caractérise l’inflammation ci lulaire, cette douleur âcre et mordicante dont peau est le siège fréquent, etc., etc.
Propriétés de la Vie organique.
Parmi les propriétés de la vie organique, la co
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actilité sensible est nulle dans le système glandu- ■ux; mais les deux autres propriétés y sont déve- >ppées au plus haut période. Elles y sont dans une ;tivité continuelle. Sans cesse la sécrétion, l’excréon et la nutrition les y mettent en jeu: c’est par i sensibilité organique que la glande distingue , ans la masse du sang , les matériaux qui convienent à sa sécrétion ; c’est par sa contractilité inmsible, ou par ses forces toniques , quelle se res- :;rre et se soulève, si je puis parler ainsi, pour :jeter de son sein celles qui sont hétérogènes à cette icrétion. La première est en petit pour chaque , ande ce qu’est en grand la sensibilité animale de -1 langue et des narines , qui ne permet qu’aux îîimens convenables à l’estomac de s’introduire dans cavité ; l’autre fait d’une manière insensible ce rie la glotte opère d’une manière si évidente, lorsa’elle se soulève convulsivement contre un corps • ranger qui veut s’y introduire. Le sang contient
! s matériaux de toutes les sécrétions, de la nutrian de tous les organes , et de toutes les exhalaons. Chaque glande puise dans ce réservoir commun ce qui est nécessaire à sa sécrétion , comme aaque organe ce qui convient à sa nutrition , tomme chaque surface séreuse ce qui est pro- ]pe à son exhalation. Or, c’est par son mode de : nsibilité organique que chaque partie vivante ans le corps distingue ainsi ce que nécessitent ses :nctions.
Lorsque les fluides abordent aux petits vaisseaux îla glande, cette sensibilité est la sentinelle qui >ertit, et la contractilité insensible est l'agent qui
a6o SYSTÈME
ouvre ou ferme les portes de l’organe , suivant le principes qui se présentent. Qu’on me permette cett comparaison; elle donne une idée de ce qui se pass alors. Toute l’action glanduleuse roule donc spécia lement sur ces deux propriétés; et, comme cett action est presque permanente, elles sont donc sar cesse en exercice.
D’après cela , il est évident que toutes les mal; dies glanduleuses doivent supposer un trouble dai ces propriétés; car, comme nous l’avons souvei vu, ce sont les propriétés dominantes d’un organ< celles qui , en exercice , constituent sa vie propre qui déterminent spécialement ses maladies par lei altération. C’est en effet ce que l’observation noi montre : ici nous voyons ces propriétés, augmei tées ou diminuées, produire tantôt une augment tion de sécrétion, comme dans le diabètes, la sa vation mercurielle, les flux immodérés de bile, et( tantôt une diminution , une suspension même i cette fonction, comme dans les maladies aiguë où tous les couloirs se ferment pour ainsi dire m mentanément , comme dans la suppression d’urin dans la sécheresse de la bouche, etc.; là ce so des altérations dans la nature même de la sensi! lité glanduleuse, qui se met en rapport avec c fluides hétérogènes aux glandes dans l’état natun de là les variétés sans nombre que les fluides crétés présentent surtout dans les maladies, j parlé de ces variétés pour les fluides muqueux, i foie, le rein surtout, n’en éprouvent pas de mo nombreuses. La saveur, la couleur ,, la consistai
et l’odeur de la bile cystique , se présentent d?
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lille états différens sur les cadavres. Qui ne conaît les innombrables altérations dont l’urine est jsceptible ? La salive est moins variable; mais, ans les maladies, combien n’est-elle pas différente e ce qu’elle s’offre naturellement à nous! il suffi t 'avoir observé pendant un certain temps les évauations diverses dans les maladies , pour voir de ombien de modifications elles sont susceptibles : ien ne ressemble moins à l’urine et à la bile que îs fluides rejetés quelquefois par la vessie et par 3 foie. Or, d’où viennent toutes ces variétés? de eque la sensibilité organique variable met l’orane en rapport avec des substances auxquelles il tait étranger dans l’état naturel; de ce que la conractilité insensible laisse pénétrer dans l’organe les substances auxquelles auparavant elle fermait î porte, comme je l’ai dit. La même glande, sans hanger de tissu, en changeant seulement de molifications dans ses forces vitales , peut donc être a source d’une infinité de fluides différens : je rois meme que cela peut alier au point que le rein, irenant une sensibilité analogue à celle du foie , sé- >are la bile en nature. Pourquoi ne la sécréterait- I pas comme il sépare d’autres fluides si différens lu sien (1) ?
(1) Ce passage de V Anatomie générale nous fournit une preuve urieuse du peu de fondement de la doctrine du vitalisme physioagique , en nous montrant la plus remarquable application de ette doctrine. Oui sans doute, si vous placez toute la pbysioogie dans les propriétés vitales et hors de l’organisation , oui , la Mme glande , sans changer de tissu, et en changeant seulement
Dans la santé, chaque glande a un mode à pei près uniforme de sensibilité, mode qui change peu aussi chaque fluide sécrété a une apparence, uni composition et une nature toujours à peu près le mêmes. Mais dans les maladies, mille causes chan gent à chaque instant ce mode : l’accès hystériqm frappe le rein; il repousse àl’instant tous les principe qui colorent l’urine, et celle-ci sort limpide : lac cès passe, l’organe reprend son type de sensibilité
de modification dans les propriétés vitales qui lui appartiennent peut sécréter une foule de fluides d ferons, quelque soit le san.\ qui j aborde ; ainsi le rein revotant les propriétés vitales du foi pourrait sécréter la bile en nature , etc. Quelle erreur ! quel cou tre-sens ! Eh bien ! voilà cependant à quelles conséquences condui ce principe : que les propriétés vitales sont indépendantes de 1 matière organisée , qu’elles la dominent et déterminent son exis tence dans certaines conditions. Retournez cette proposition , c dès lors au contraire les choses vous apparaîtront sous leur véritabl jour ; vous verrez les forces vitales soumises à l’organisation et e découler immédiatement; vous verrez enfin que pour donnera rein les propriétés vitales du foie , il faudrait auparavant lui avoi attribué la nature de celui-ci , ou , pour parler plus exactement dès l’instant que le rein aura revêtu la structure hépatique, i posséderait comme conséquence les propriétés du foie, et sar nul doute alors il pourrait sécréter la bile.
Au reste , un seul mot suffit pour ruiner cette théorie du vitalisme physiologique appliqué aux sécrétions : si les propriétés vi taies des glandes sont indépendantes de l’organisation, si, suivan telle ou telle dose de ces propriétés , et sans que son étal anatomi que ait besoin d’être changé , la même glande peut sécréter teil ou telle substance , comment se fait-il que la nature , qui se fai remarquer par la simplicité de ses procédés , ait donné um structure particulière à chaque glande ? la chose est incompréhensible. (F. Blandin.)
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t l’urine revient à son état ordinaire. L’accès épieptique porte son influence sur la sensibilité des alivaires : à l’instant une salive épaisse , abondante, cumeuse, toute différente de l’état naturel , sort le la bouche; au delà de l’accès, forage sympahique se calme dans la glande, et la salive revient i son état. Qu’on me passe une comparaison. Les glandes sont dans les maladies comme l’atmosphère lans les équinoxes : à ces époques, les vents qui se iuccèdent et changent sans cesse font souvent se uccéder en peu de temps la pluie, la grêle, la îeige, etc.; de même, sans cesse variables dans les naladies, les forces de la vie glanduleuse font rapilement varier les produits divers de la sécrétion (i).
Ce n’est pas seulement sur la sécrétion que portent les altérations diverses de la sensibilité organique et de la contractilité insensible des glandes ; :es altérations , lorsqu’elles se prolongent, influent
(i) Le système nerveux a certainement une grande influence air les sécrétions , comme le prouvent les exemples cités par Bi— chat ; mais quelle est la nature de cette influence ? quelles sont les conditions de l’crgane sécréteur qui éprouvent alors des modifications ? on l’ignore ; mais de ce qu’on l’ignore, est— ce une raison aour en inférer que ce n’est pas l’organisation de la glande qui |-essentla secousse nerveuse , et que les seules propriétés vitales le l’organe sont modifiées? Non assurément ; et puisque nous entrons ici dans le champ des hypothèses, j’aime bien mieux supposer que , dans les cas ciiés par Bichat , l’agent nerveux , quelle que soit son essence, qui entre pour quelque chose dans la substance de la glande , a été modifié , et qu’ainsi encore l’altération des propriétés vitales n’a été qu’une conséquence de l’altération de l’organisation. N (F. Blandin.)
aussi sur leur nutrition ; elles en troublent les mou vemens : delà les cliangemens de tissu, les tumeur»! de diverse nature, les désorganisations, etc. , si fré quens dans le système glanduleux, l’un de ceux qu fournissent la plus ample moisson à l’anatomie patlio logique. C’est une chose frappante, dans les amphithéâtres , que la grande quantité de lésions organiques qu’il présente, comparée à celle de la plu part des autres. C’est lui, le système cutané, le muqueux, le séreux, le cellulaire, etc. , qui tien nent le premier rang sous ce rapport. Remarquer aussi que ce sont précisément eux où la sensibilité organique et la contractilité insensible sont montée;! au plus haut degré, parce que ce sont ceux-là seul; où elles sont mises en jeu non-seulement par ls nutrition, mais encore par diverses autres fonc tiens qui se passent dans le système capillaire in sensible, savoir, par l’exhalation , l’absorption et h sécrétion.
Sympathies.
Peu de systèmes sont plus fréquemment le siég< des sympathies que celui-ci. j’adopterai dans leui Examen l’ordre admis pour le précédent.
Sjmpatliies passives .
Le tissu glanduleux répond avec une extrême fa cilité à toutes les excitations que les autres exercen sur lui. C’est ce qui constitueses sympathies passives elles arrivent, i° dans l’état naturel; 2° dans le; maladies.
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Je dis d’abord qu’il est , dans letat naturel , cerlins cas où , d’autres organes étant excités , le landuleux entre en action. C’est ce qui est remaruable surtout pour le muqueux. Nous avons vu les onduits excréteurs se terminer presque tous sur les urfaces muqueuses: or, dès qu’une de ces surfaces st irritée au voisinage d’un excréteur, la glande de et excréteur augmente son action: i° la présence les alimens dans la bouche détermine la salive à y ouler plus abondamment; 2° la sonde fixée dans t vessie, et irritant les uretères ou leur voisinage, ugmente l’écoulement de l’urine ; 3° l’irritation du land et de l’extrémité de l’urètre , lors du coït , étermine dans le testicule une espèce de spasme, ’où naît la sécrétion abondante de l’humeur sémiale; 4° tout fluide irritant appliqué soit sur la onjonctive, soit sur la pituitaire, occasione un larloiement plus ou moins sensible; 5° en faisant des xpériences sur l’état des viscères gastriques penant la digestion et pendant la faim , j’ai observé (ne, tant que les alimens sont seulement dans l’esomac , l’écoulement de la bile est peu considérable, nais que cet écoulement augmente quand ils pasent dans le duodénum; en sorte qu’on en trouve beaucoup alors dans les intestins. Dans la faim, la Jésicule du fiel est très-distenduo, peu de bile s’en coule. A la fin et même au milieu de la digestion, lie contient la moitié moins de bile. Cependant ■lie devrait d’autant plus facilement se vider, dans 'abstinence, qu’alors le fluide qui s’y trouve est l’un vert foncé, très-amer, très-âcre, et par conséquent très-irritant. Au contraire, dans le milieu o
à l’issue immédiate de la digestion, il est beaucoi plus doux, d’un jaune clair, et moins irritant, faut donc qu’il y ait pendant la digestion un auti stimulus: or, ce stimulus, ce sont les alimens pa sant à l’extrémité du canal cholédoque. J’ai indique dans une longue note du Traité des Membranes, trajet de la bile cystique et hépatique.
Concluons de ces nombreuses considération qu’un des moyens principaux qu’emploie la natui pour augmente;’ l’action des glandes et pour déte miner celle de leurs excréteurs, c’est l’irritatic sympathique de l’extrémité de ces conduits ou d environs du point de la surface muqueuse où i viennent se rendre. C’est à cela qu’il faut rapport aussi les catarrhes divers produits par un corps i ritant séjournant sur une de ces surfaces. L’enfanî en suçant, en agaçant le mamelon, fait sécréter lait en même temps qu’il le pompe, etc.
Dans l’état maladif, les glandes sont aussi trè fréquemment le siège de sympathies passives : o c’est presque toujours alors la sensibilité organiqi et la contractilité insensible qui y sont mises en je’ II est rare qu’excitée par les sympathies, la sensib lité animale y détermine des douleurs.
Nous avons dit quelles innombrables variétés 1( glandes présentent dans les maladies, soit sous rapport de la quantité, soit sous celui de la quali! des fluides quelles séparent : or, toutes ces variété tiennent spécialement à des influences sympath ques. Voyez les salivaires humectant la bouche o la laissant sèche , la remplissant d’une humeur vi; queuse ou limpide, écumeuse ou coulante; les me
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ueuses de la langue fournissant tantôt un limon pais et blanchâtre, tantôt une croûte.noirâtre, etc. ,es médecins regardent l’état de la langue comme ii indice constant de celui de l’estomac : cela est rai le plus souvent. La nature a établi un rapport ympathique tel entre ces deux parties, que, dès ue la surface muqueuse de celui-ci est malade , u’elle est le siège de cette espèce de catarrhe qu’on ppelle embarras gastrique , plénitude , etc., celle e l’autre s’affecte aussi et fournit plus de sucs rauueux, lesquels altèrent l’appétit, le détruisent, et mpèchent ainsi de prendre des alimens que l’esamac ne pourrait digérer , et même qu’il refuserait auvent de supporter. La langue est alors, comme ans l’état de santé, une espèce de sentinelle mise n avant de l’estomac pour refuser ce qui lui nuiiit, et admettre ce qui lui convient. C’est là sans oute la cause de cette influence singulière que le ernier exerce sur elle dans les maladies. Mais aussi
Î àmarquons que quelquefois la langue est chargée , estomac étant dans l’état ordinaire. Ce phénomène st fréquent dans les hôpitaux; il m’arrive très-souent. Réciproquement les dégoûts, les nausées ont eu quelquefois sans catarrhe lingual.
Parlerai-je des innombrables influences que refoivent le foie, le rein, le pancréas? Dès qu’un orane est malade dans l’économie animale, aussitôt eux-ci s’en ressentent; leur sécrétion augmente, iminue, s’altère, et souvent même ce n’est pas sur es fonctions que porte l’affection sympathique; lie détermine des inflammations, des supputons, etc. On connaît les dépôts au foie dans les
plaies de tète (t) , etc. Exposerai-je les variétés san nombre de l’écoulement des larmes dans les ma ladies aiguës, dans les fièvres inflammatoires, ma lignes, etc.? Qui ne sait que l’œil est alors plus o moins humide, que souvent il est constammen larmoyant? Or, d’où viennent ces variétés? des ir fluences sympathiques que reçoit la lacrymale. Son vent la maladie elle-même lui est étrangère; mais 1 consensus inconnu qui la lie aux parties malade fait qu’alors elle entre en action. On pleure dans un foule de passions, dans le chagrin surtout : commei cela? c’est que la passion a porté d’abord son infil ence sur un organe épigastrique, comme le prou\ le saisissement qu’on y sent; et l’organe affecté réagi sur la glande lacrymale. On pleure comme o a une sueur froide dans la crainte, comme/ o salive abondamment dans la fureur, phénomèn que le vulgaire exprime par ces mots, ccumer ( rage , etc.
Le testicule et la prostate reçoivent beaucou moins souvent que les autres glandes des influence sympathiques dans les maladies. Tandis que toutes bouleversé dans le système glanduleux, ils rester;) le plus souvent inertes et calmes. Pourquoi? c’cs qu’ils sont isolés des autres glandes par leurs font tions. Les salivaires, le pancréas, les reins, le foie presque toutes les muqueuses , concourent à un bi
(i) Déjà j’ai fait remarquer que ces abcès se développe) beaucoup plus rarement que le disaient les anciens; mais dois ajouter ici , qu’ils ne sont pas plus communs après les piaf delà tète qu’après celles des autres régions. (F. Blandin.)
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ommun , à la digestion. Ce but est lié à l’existence e la plupart des autres organes. Quand ceux-ci sont aalades, il n’est donc pas étonnant que les glandes 'en ressentent. Au contraire , uniquement destiné la génération, entrant plus tard en action, finisant plus tôt d’agir que les autres glandes, ayant de randes intermittences dans son action , le testicule , ans ses affections , ne saurait être aussi lié aux îaladies des autres organes. Cela a lieu quelquefois ependant; on sait que certaines affections du pouion disposent aux plaisirs vénériens ; que , dans état naturel, l’excitation un peu vive de certaines parties de la peau, de celle des fesses spécialement, net en activité tout le système génital, etc., etc.
On connaît la remarquable sympathie qui met les mamelles sous la dépendance de la matrice; on sait [ue, quand les règles viennent, à chaque mois, les eins se gonflent un peu; que les cancers se déveoppent souvent à l’époque de la cessation de ce lux naturel; que la sensation voluptueuse du coït e propage quelquefois jusqu’au sein , etc. Tous les nédecins ont observé ce rapport sympathique, qui )arait être d’un ordre particulier, et dépendre de ’analogie des fonctions des deux organes sympahisans.
A la suite des grandes maladies aiguës, des fièvres îssentielles spécialement, souvent l’action glandueuse augmente beaucoup; il y a de grandes évaluations : ce sont les crises, c’est l’humeur morbiique qui est expulsée, suivant le plus grand nomire. C’est un phénomène à examiner, et qui, cerainement, dans une foule de cas, ne dépend pas,
‘i.'JO SYSTÈME
comme je le prouverai , de la cause à laquelle o l’attribue.
Quoique j’aie considéré comme sympathique beaucoup de dérangemens sécrétoires dans les ma ladies, je suis loin de penser qu’ils le sont tous. Cei tainement, dans une foule de cas, il y a une affec tion générale de tout le système, affection à laquell participent les glandes, comme toutes les autre parties : c’est ce qui arrive dans les fièvres essen tielles, etc. Mais quand un système est spécialemen affecté, comme le cutané dans la petite-vérole, 1 rougeole, la fièvre rouge, etc. , le séreux dans 1 pleurésie, la péritonite, etc., le cellulaire dans 1 phlegmon, le nerveux dans les convulsions, etc. j’appelle sympathique le trouble que les autre éprouvent, et qui ne dépend point d’une lésion d leur tissu.
D’autres idées peuvent être attachés au mot sym pathie , mais ce sont celles que je lui associe dar les maladies. Peu importe le mot, pourvu que l’o s’entende sur ce qu’il exprime.
Sympathies actives.
Ces sympathies sont moins fréquentes que 1( précédentes , dans les maladies du système glandi leux : on en observe cependant des exemples. L’hi toire des inflammations du rein , des glandes sal vaires, du foie, etc. , nous montre beaucoup de ph<
dans les autrt systèmes à l’occasion des maladies de celui-ci. ne parle pas du trouble de la digestion, de la ci)
nomènes naissant sympathiquement
GLANDULEUX
.dation, fonctions qui, enchaînées naturellement ax sécrétions, doivent être inévitablement troulées quand celles-ci se dérangent. Je parle des oranes qui, n’ayant aucun rapport direct avec les landes malades, s’affectent cependant, comme on : voit dans les convulsions, les spasmes, les dou- :urs vagues ou fixes en différens endroits, les leurs, etc.
Le testicule, dans l’état de santé, exerce une in-
!! uen ce remarquable sur les organes de la voix. On lit qu’elle devient plus grave à l’instant où il cornîence à entrer en action ; quelle change quand n l’enlève , dans la castration : ce phénomène est onstant et invariable. Barthez a cru qu’il sortait es phénomènes sympathiques ordinaires. En effet , parait 11’ètre qu’une modification particulière e cette influence générale que le testicule exerce ur toutes les forces vitales, qui s’affaiblissent ou accroissent constamment , suivant que son action jst débile ou énergique. Cependant il est certains rganes plus disposés que les autres à se ressentir e ses affections. Le système muqueux pectoral en st un exemple : les hémorrhagies passives de ce ystème sont le fréquent résultat des excès d’excré- ■on de semence; la phthisie même en est souvent 1 suite funeste.
Caractères des Propriétés vitales.
Premier caractère. — Vie propre à chaque glande. La vie glanduleuse, résultat des forces précé-
dentes considérées en exercice, n’est point uniform dans tout le système, sans doute parce que sa ter ture diffère dans chaque glande, et qu’à chaqn tissu est attribuée une modification particulière d vitalité. Une foule de phénomènes résultent de et différences que Bordeu a bien observées.
i°. Chaque glande a certaines substances ave lesquelles elle est exclusivement en rapport dar l’état naturel. Voilà pourquoi les salivaires ne si; parent pas la bile, le foie laisse passer dans ses v.ain seaux les matériaux de l’urine sans les séparer : 1 diversité des sécrétions résulte de là. Voilà encor pourquoi les cantharides affectent exclusivemer les reins, pourquoi le mercure porte spécialemen sur les salivaires, pourquoi certaines substance affectent d’une manière particulière le testicule augmentent sa sécrétion, et même sollicitent l’ex crétion de la semence; pourquoi certains alimen donnent plus de lait que d’autres. Je suis persuad que certaines substances agissent* sur les glande muqueuses et les disposent à une sécrétion plu grande, etc.
a0. Chaque glande a son mode particulier d sympathies : nous avons vu le testicule sympathise ! spécialement avec les organes pectoraux , le foie ave ! le cerveau ; le rein , devenu le siège d’une vive doi leur, influence particulièrement l’estomac, qui si soulève pour le vomissement; les mamelles et 1 matrice sont étroitement et particulièrement liée dans les sympathies.
3°. Chaque inflammation glanduleuse porte u caractère particulier : celle du rein ne ressembl
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point à celle du foie, du testicule, etc. ; la prostate enflammée donne lieu à des symptômes tout différens de ceux du testicule, etc. Je ne parle pas des différences résultant de la diversité des fluides, mais seulement de celles qui tiennent à la différence de tissu.
4°. Chaque glande a des maladies propres , ou au moins auxquelles elle est plus disposée que les autres. On trouve assez souvent des hydatides près la (convexité du foie; jamais je n’en ai observé dans les salivaires ni dans le testicule. Quoique la parotide soit aussi exposée à l’action des corps extérieurs que ce dernier, il y a vingt sarcocèles pour un squirrhe de cette glande. Le foie seul présente cet ■ état particulier qu’on nomme état graisseux : au-
Icune glande n’est plus fréquemment que lui le siège des stéatômes. Les médecins qui ont peu vud’ou- : vertures de cadavres emploient les mots vagues et linsignifians d 'obstruction, éé empâtement , etc., pour toute espèce de tuméfaction glanduleuse; mais remarquez quele plus communément ces tuméfactions n’ont entre elles de commun que l’augmentation de volume; leur nature est toute différente. Et cependant voyez où en est encore la médecine de plusieurs:
!n sent par le tact un empâtement au foie, et ussitôt les apéritifs, la terre foliée, etc., sont un îoyen commun qu’on oppose et aux hydatides, et ux stéatômes, et aux squirrhes avec granulation :omme marbrée , et aux foies graisseux , et aux cent iltérations diverses d’où peut naître l’augmentation le volume; comme si c’était cette augmentation , ît non l’espèce de Limeur qui la détermine, qu’on Asàt. CBS. t. iv. 18
eût à combattre. Donnez donc aussi des apéritifs quand le foie, déplacé par un hydro-thorax, fait une saillie contre nature : vous serez presque aussi rationnel.
5°. Chaque glande offre des modifications particulières dans les évacuations nommées critiques, dont elle est quelquefois le siège à la suite de longues maladies, etc. , etc.
6°. C’est encore à la différence de vitalité des diverses parties du système glanduleux qu’il faut rapporter un phénomène que voici : certaines glandes entrent subitement en action, soit par une irritation directe, soit par une excitation sympathique, comme la lacrymale, par exemple, qui de l’état de rémittence passe tout à coup, dans les passions, à celui d’une abondante sécrétion. Au contraire, il faut un certain temps pour exciter d’autres glandes, comme, par exemple, le rein, le pancréas, etc., qui ne sauraient subitement verser leurs fluides , quelle que soit l’excitation qu’ils éprouvent. Le même excitant, appliqué sur la conjonctive, fait pleurer d’une part, et augmente, d’autre part, l’action des glandes de Meibomius; mais le premier effet devance de beaucoup le second. Jamais, avec les excitans divers qu’on applique sur les surfaces muqueuses, on ne peut déterminer qu’au bout de quelque temps un flux catarrhal.
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Deuxième Caractère. — Rémittence de la Fie glanduleuse.
Le deuxième caractère de la vie glanduleuse, c’est d’être sujette à des alternatives habituelles d’augmentation et de diminution. Le sommeil porte spécialement sur les fonctions animales;, elles seules , sont complètement suspendues dans letat ordi- . naire, et c’est ce qui forme le sommeil. Mais les ; glandes dorment aussi jusqu’à un certain point, quoique cependant jamais il n’y ait suspension i complète, sinon dans les maladies. Je compare le sommeil de la vie animale aux intervalles des fièvres : ntermittentes, où l’apyrexie est complète, et le som-
Ineil des glandes à ceux des fièvres rémittentes, où ’accès est seulement modéré , mais où il continue j. toujours.
La salive pleut en abondance quand les alimens cassent dans la bouche; elle humecte seulement :ette cavité dans les autres temps. Pendant que le dry me passe dans le duodénum, le pancréas et le oie l’arrosent en abondance. Us sont aussi en action >endant 3a faim, mais infiniment moins : je m’en jiiis assuré dans une foule d’expériences sur l’état comparé de la digestion et de la faim, expériences lont j’ai donné ailleurs le. précis. On sait que c’est quelque temps après le repas que le rein entre surouten exercice. Les intermittences d’action du sein iOnt presque aussi réelles que celles des organes de a vie animale. Chaque glande muqueuse a ses temps le sécrétion : ce sont ceux où les surfaces sur les-
quelles se rendent ses excréteurs sont en contact avec une substance quelconque qui y séjourne, ou même qui ne fait qu’y passer.
Il faut donc concevoir les glandes comme séparant sans cesse un fluide du sans-, mais comme étant à certaines époques dans une plus grande activité, et fournissant plus de fluides par conséquent.
Cette rémittence des glandes paraît tenir à une cause assez analogue à celle du sommeil , qui, dans la vie animale, est produit par la lassitude qu’éprouvent les organes sensitifs et locomoteurs après une action un peu prolongée. L’espèce de lassitude que les glandes sont susceptibles d’éprouver n’est point, en général, marquée par un sentiment pénible , comme dans la vie animale; sa nature paraît être toute différente. Cependant , après un allaitement un peu prolongé, les femmes sentent dans le sein destiraillemens qui les avertissent de cesser, le testicule devient le siège d’un sentiment pénible quand l’émission de la semence a été forcée plusieurs fois , etc.
Troisième Caractère.— La Vie glanduleuse n est jamais simultanément exaltée dans tout le système.
Les propriétés vitales des glandes ne sont jamais excitées simultanément dans toutes : quand l’une es1; en action , les autres sont en rémittence. On dirai! qu’il n’y a qu’une somme déterminée de vie poui toutes, et que l’une ne peut vivre davantage sans que les autres ne vivent moins. A cette loi est accommodé l’ordre digestif : dans la première période,
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les salivaires fournissent d’abord beaucoup de fluides; dans la seconde, ce sont les parois de l’estomac; dans la troisième, où le chyme passe dans les intestins grêles, le foie et le pancréas sont principalement en action; dans la quatrième, ce sont les glandes muqueuses des gros intestins qui agissent surtout; enfin le rein finit par entrer en action spéciale pour évacuer le résidu des fluides. Toutes les glandes ne sauraient agir en même temps : c’est comme dans les mouvemens extérieurs, où certains muscles se reposent toujours pendant que les autres se contractent. Le temps le plus impropre au coït c’est celui de la digestion , parce que nous faisons coïncider alors les sécrétions muqueuses, hépatique, pancréatique, etc. , avec celle du testicule.
Dans les maladies, une glande n’augmente sa sécrétion qu’aux dépens des autres, l’observation le prouve chaquej our.
On pourrait, comme je l’ai dit, se servir de cette 'emarque, en produisant dans diverses affections glanduleuses et autres des catarrhes artificiels, maladie que nous sommes toujours maîtres de déerminer sur les surfaces muqueuses par le séjour l’un corps étranger. J’emploie beaucoup , depuis quelque temps, l’usage de l’ammoniaque respirée ùar le nez. M. Pinel l’indique avant les accès d’épi— epsie. Il est une infinité d’autres cas où il est très- :fficace, comme dans certaines céphalalgies, dans es fièvres ataxiques, dans certaines apoplexies, lans les diverses affections comateuses, etc. Le véicatoire n’agit qu’au bout d’un certain temps; il aut quatre, cinq, six heures même pour qu’il pro-
(luise une irritation. Qui ne sait même que souvent dans les maladies où les forces sont extrêmement prostrées, son action est nulle sur le système cutané': Au contraire, l’excitation de la pituitaire par l’ammoniaque est toujours subite d’une part, et toujours efficace de l’autre. Son effet, il est vrai, n’esl qu’instantané, mais c’est là précisément son avantage; car , dans une foule de cas , le vésicatoire n’esl utile qu’à l’instant où il irrite la peau : de là l’usag( de le faire sécher tout de suite, et de le réappliquer L’emploi de l’ammoniaque, ou de tout autre for! excitant, sur la pituitaire peut se répéter tous le; j quarts d’heure, toutes les cinq ou six minutes, toute; j les minutes même. Si l’habitude rend le malade moins sensible à son excitation, 011 le remplace pai une autre substance irritante , au lieu qu’on ne peu changer ainsi l’excitation cutanée parle vésicatoire: Ce que je dis de la surface pituitaire s’applique f celle du rectum, de l’urètre, de l’estomac, où l’or peut, dans une foule de cas, appliquer, pour le; maladies , les excitations d’une manière plus avantageuse qu’011 ne le fait sur la peau au moyen de; vésicatoires.
Au reste, le caractère de la vie glanduleuse qu nous occupe n’est qu’une modification isolée d’ur caractère général à toutes les propriétés vitales caractère qui consiste en ce qu’elles s’affaiblissen dans un endroit quand elles s’exaltent dans ui autre. Voilà pourquoi les grands foyers de suppu ration, les tumeurs considérables, les hydropisies sont accompagnés toujours d’un affaiblissemen dans Faction glanduleuse. C’est sur ce caractère qu
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repose l’usage des vésicatoires, des sétons, dumoxa, des cautères, etc. , lesquels n’agissent point, comme on le disait, en évacuant la matière morbifique , mais en faisant cesser l’irritation de la partie malade par celle qu’ils déterminent ailleurs.
Quatrième Caractère. — Influence du climat et de la saison sur la Vie glanduleuse.
C’est encore du caractère précédent que dérive un autre phénomène qui peut être considéré aussi comme caractéristique du système glanduleux, savoir, qu’en général il est dans une activité plus grande en hiver qu’en été, dans les climats froids que dans les pays chauds. En effet, la chaleur, qui épanouit le système cutané , augmente son action aux dépens de celle des glandes, et, réciproquement, le froid qui le condense empêchant l’exhalation habituelle qui s’y opère, force le système glanduleux à suppléer à cette action. Voilà pourquoi le même fluide, introduit dans l’économie, sort en hiver par les urines, en été par les sueurs; pourquoi , si on veut tout à coup uriner en été, il faut supprimer la sueur par l’application subite du froid à la surface de la peau, en descendant dans une cave, dans une grotte souterraine, etc.; en sorte qu’en été on est maître , à la suite de la digestion, de rendre le produit des fluides par les urines ou les sueurs, suivant qu’on digère à tel ou tel degré de température de l’atmosphère; pourquoi les boissons théiformes et les diurétiques s’excluent réciproquement , et pourquoi un médecin qui les emploierait en même
temps connaîtrait peu les lois de notre économie ; pourquoi la plupart des maladies qu’accompagne un flux immodéré de fluides sécrétés sont presque toujours caractérisées par une diminution des fluides exhalés; pourquoi, dans certaines saisons, les maladies ont plus de tendance à se juger parles sueurs, et dans d’autres à se terminer par des évacuations urinaires, muqueuses, etc. C’est à l’activité vitale, plus grande pendant l’hiver, du système glanduleux, qu’il faut rapporter alors la fréquence des catarrhes, maladies dont !a plupart supposent un accroissement contre nature de son action, la facilité plus grande des reins à être influencés par les cantharides, etc. Les médecins doivent avoir spécialement en vue ces considérations dans leurs traitemens. fl faut agir plus sur le système glanduleux en hiver, plus sur le cutané en été, parce que chaque système est d’autant plus disposé à répondre aux excitations qu’on dirige sur lui, qu’il est actuellement en activité plus grande.
Cinquième Caractère. — • Influence du Sexe sur la Irie glanduleuse.
La vie du système glanduleux est-elle plus active chez l’homme que chez la femme? Du côté des glandes destinées à la digestion, à la sécrétion des larmes, à l’évacuation des urines, etc., les deux sexes présentent peu de différences. Quant aux glandes génitales , l'homme a de plus les testicules et la prostate, la femme a les mamelles; en sorte que tout semble compensé. Remarquez cependant que
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l’influence des premiers sur l’économie est bien plus grande que celle des secondes. C’est de la matrice que partent chez la femme les irradiations qui correspondent à celles que le testicule envoie à tous les autres organes.
ARTICLE IV