III. État du Système glanduleux après l’accroissement
La puberté se développe à peu près à l’époque >ù finit l’accroissement. Une glande, jusqu’alors nactive chez l’homme, entre tout à coup en activité. La prostate la suit dans son développement, ihez la femme les seins se gonflent, s’écartent, et prennent, en un court espace, un volume que , dusieurs années ne leur auraient pas donné, s’ils : vaient crû selon les mêmes lois que dans l’état , irécédent. Loin de s’affaiblir, en proportion que s. elles-ci se fortifient, les autres glandes augmentent ussi leur action, elles deviennent plus fortes; alors lies perdent peu à peu la mollesse qui les caracérisait dans l’enfance; elles deviennent aussi plus ures.
Jusque là la composition avait prédominé sur la lécomposition dans le mouvement nutritif général; lors presque autant de substance est habituelleaent rejetée de chaque organe qu’il en entre dans on intérieur pour le nourrir. Or, comme les glandes
Iont le grand émonctoire qui rejette au dehors le ésidu nutritif, elles versent alors plus de fluides à iroportion qu’au paravant.
Pendant la jeunesse ce sont les glandes génitales pii prédominent vraiment sur les autres : elles sem- >lent être un foyer d’où partent des irradiations qui miment toute la machine. On dirait le plus souvent quelles sont, dans le mécanisme de nos actions
morales, le balancier qui met tout en mouvement.
A mesure qu’on s’éloigne de la jeunesse, l’influence des glandes génitaless’affaibîit, parce qu’elles sont en moindre activité. Vers la trente-sixième oi quarantième année, ce sont spécialement les glande; destinées à la digestion qui prédominent sur le; autres, et parmi elles le foie semble particulièrement être en activité. Alors les affections bilieuse; sont prédominantes; alors les passions auxquelle; semble nous disposer le tempérament bilieux agiteu plus fréquemment notre âme : l’ambition , la haine la jalousie, sont les attributs souvent funestes d< cet âge. Ces passions sont alors plus durables. Le légèreté de la jeunesse, les passions nées de l’influence desglandes génitales, qui prédominent à ce âge, avaient assoupi momentanément celles-ci, or plutôt les avaient empêchées de se développer. Alor; elles restent seules, les autres s’étant échappées er fumée avec le feu de la jeunesse. Alors aussi l’influence des vives émotions de l’âme se porte spécia lement sur les glandes et sur les viscères abdominaux. Alors on ressent surtout ce resserrement ; l’épigastre, effet si pénible des passions tristes; le jaunisses que causent les chagrins sont plus fréquentes, etc.
Cet âge est celui des affections organiques de; glandes, de tous les cliangemens nombreux d( tissu, de toutes les excroissances qui, dénaturan pour ainsi dire ces organes, les transforment er des corps de texture différente. Dans l’enfance, le: leucophlegmaties étaient le plus souvent produite:
GLANDULEUX
3ar un engorgement de ces pelotons lymphatiques pie l’on nomme glandes y elles coïncident avec le :arreau, avec les engorgemens des glandes bron- :hiques, etc. Dans l’adulte, au contraire, c’est avec es maladies du foie, de la rate, du rein, etc., {u’elles se rencontrent le plus souvent.