‹ Anatomie générale : (volume 2)Chapitre 17 sur 27 · PROPRIÉTÉS DU SYSTÈME DERMOÏDE · texte numérisé non relu

PROPRIÉTÉS DU SYSTÈME DERMOÏDE

§ Ie*. Propriétés de Tissu .

Ces propriétés sont très-développéesdans la peau. Les alternatives de maigreur et d’embonpoint dans (esquelîcsnos parties, les membres surtout, passent quelquefois d’un volume déterminé à un volume

Ilouble, triple même, et reviennent ensuite à leur état primitif, prouvent ces propriétés, comme encore toutes les tumeurs diverses, les dépôts, les mévrysmes extérieurs, les engorgemens subits qui iccompagnent les grandes contusions, les collecions aqueuses de l’abdomen, la grossesse, les squir- ’hes, les nombreuses affections qui augmentent le folutne du testicule, l’hydrocèle, etc. On voit, dans ous ces cas, la peau s’étendre d’abord et se dilater, )uis revenir sur elle-même, quand la cause de dis-

u quelquefois s’élever des poils au fond de ces follicules , et

(lus rarement des cornes y ont pris naissance. Un fait de ce enre a été cité par Home. Moi-même j’ai vu à Bicètre un vieil— ird qui portait sur le nez une corne en forme de stylet , qui laissait évidemment du fond d’un des follicules nombreux de î peau de cette région. L’individu sur lequel j’ai fait cette obseralion venait de temps en temps à l’infirmerie réclamer de M. Muât , chirurgien en chef de cet hospice , la section de cette sinulière excroissance. (F. Blaxdin.)

tension a cessé, et occuper la place où primitivement elle était circonscrite.

C’est de la contractilité de tissu que dépend l’écartement remarquable qu’éprouvent les deux bords d’une plaie faite avec un instrument tranchant. Cet écartement, qui a lieu sur le cadavre, prouve ce que déjà nous avons souvent remarqué, savoir, que les propriétés de tissu, absolument inhérentes à la

texture organique, sont étrangères aux forces vi-

tales, dont elles empruntent seulement un surcroît d’énergie : aussi la rétraction cutanée est-elle bien plus forte pendant la vie dans une plaie longitudinale ou transversale. Mais c’est surtout dans l’amputation que l’on remarque cet accroissement de contractilité par l’action vitale. Aucune partie, sam excepter les muscles même, ne se rétracte autanl que la peau : de là, le précepte tant recommande dans cette opération de ménager le plus possible les tégumens; de là les modifications essentielle: qu’on a été obligé d’ajouter aux procédés anciens La rétraction musculaire est plus prompte; mai celle-ci , plus durable, finit par l’emporter; en sorti que, dans le mode ancien d’amputation, où tou était coupé au même niveau, on avait un moignoi conique dont l’os formait le sommet, où l’on voyai ensuite les muscles, les artères, etc., et que 1 peau, qui représentait la base, terminait du côt du membre.

Cependant il est beaucoup de cas où l’extensibi lité dermoïde est moindre qu’il ne le semble d’; bord. Par exemple, dans les sarcocèles volumineu) la peau des parties voisines du scrotum, étant t

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aillée, s’applique sur la tumeur, et supplée à l’exensibilité qui manque à la peau de cette partie ; elle de la verge surtout est presque toute employée recouvrir la tumeur; en sorte que cet organe isparaît. C’est aux bornes mises à l’extensibilité utanée qu’il faut aussi rapporter le phénomène suiant : dans une plaie avec perte de substance, les lourgeons charnus, en se resserrant par l’évacuaion de la matière blanchâtre qui les remplit, tiaillent la peau environnante , pour venir recouvrir a plaie : or, ce tiraillement produit non-seulement me extension, mais une locomotion véritable.

I oilà pourquoi là où la peau , naturellement tendue !t adhérente, ne peut se prêter à cette locomotion, es cicatrices sont si difficiles, comme on le voit ur le crâne, sur le sternum, etc.; pourquoi, au contraire, au scrotum, au pli de l’aisselle, etc., elles présentent si peu de difficultés; pourquoi, lans la dissection des tumeurs, on recommande ant de ménager les tégumens sains, etc.

Quand la peau s’étend, les fibres qui composent >es aréoles s’écartent les unes des autres, et ces iréoles s’agrandissent. Leur largeur devient sur- :out sensible à la surface interne du derme; car, eomme les pores de la surface externe percent tous | Obliquement son tissu, la distension de ce tissu diminue seulement la longueur du petit conduit qu’ils représentent, mais n’en agrandit pas les orifices : aussi, tandis que la surface interne est parsemée d’intervalles considérables, celle-ci reste continue, mais laisse apercevoir ces intervalles qui la rendent plus transparente là où ils existent; de là.

cette apparence comme marbrée de la peau di ventre des femmes qui ont fait beaucoup d’enfans

Quand la peau se contracte, les aréoles interne! se resserrent, et s’effacent même. La surface externe, qui n’en présente point, ne peut diminue, autant de largeur, en sorte qu’il y a une dispro portion de largeur entre sa surface interne et l’ex terne : de là, comme je l’ai dit, la convexité di celle-ci dans le racornissement produit par l’eai bouillante; de là encore les inégalités, les rugosité extérieures qui surviennent lorsque le froid agi fortement sur nous, et qu’il fait crisper le tissu der moïde. Au reste, ce phénomène n’a lieu que quant la contractilité se manifeste dans l’état ordinaire car, s’il y a eu distension antécédente, les cellule: préliminairement agrandies reviennent seulement en se resserrant, à leur état naturel, et il n’y a poin de disproportion d’étendue entre les surfaces externe et interne de la peau.

Dans la plupart des extensions, il y a diminutioi d’épaisseur du tissu dermoïde. Ce n’est que quauc il se dilate par l’infiltration de l’eau dans ses aréoles comme dans la leucophlegmatie, qu’il augmente d’épaisseur en diminuant de densité. Dans l’inflam mation chronique, dans l’engorgement, et clan.1 diverses altérations dont le tissu dermoïde est le siège, il perd en partie la faculté de s’étendre; il se rompt avec facilité lorsqu’il est distendu. C’est ce qui arrive dans certains anévrysmes, dans ceux de l’aorte surtout qui ont percé le sternum : une inflammation lente s’empare de la peau qui recouvre la tumeur, et elle se rompt à un degré de disten-

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ion infiniment ail dessous de celui qu’elle supporte lans son état d’intégrité, si la mort du malade ne irévient pas cette rupture funeste, dont j’ai vu leux exemples à la salle des femmes blessées de Hôtel-Dieu. Dans cet état d’inflammation, la discnsion est très-douloureuse, tandis quelle ne l’est lullement dans l’état ordinaire.

La peau perd aussi sa faculté contractile dans la lupart des affections chroniques dont elle est le iiége et qui altèrent son tissu.

Est-ce qu’il y a des jours où la peau est plus reserrée, et d’autres où elle reste plus lâche, plus panouie? Je le croirais, d’après l’observation des races restées à la suite de la petite-vérole, et qui ont bien plus apparentes et plus profondes certains ours que d’autres.

§ U. Propriétés vitales.

Elles sont très-marquées dans ce système. On irait que la nature, en entassant un excès de vie ans l’enveloppe qu’il représente, a voulu établir ne ligne tranchante de démarcation, et nous faire ien sentir la différence qu’il y a entre les corps îorganiques avec lesquels sa surface externe est en ontact, et les tissus organisés que recouvre sa surice interne. Je considérerai ces propriétés vitales onune dans tous les autres systèmes : les unes opartiennent à la vie animale , les autres à 1 orgaique.

Propriétés de la Fie animale.

La sensibilité animale est marquée au plus ban degré dans la peau. Elle y préside au tact , lequel’ est plus fin, plus délié que dans la plupart des au très tissus ; elle y est aussi la cause du toucher double fonction qui est très-différente.

Le tact est la faculté de ressentir l’impression de corps environnans. Il nous donne les sensations d chaleur et de froid, d’humidité et de sécheresse de dureté et de mollesse, etc. Il a donc rappor i° à l’existence, o.0 aux modifications générales de corps extérieurs. Son exercice précède celui de tou les autres sens, qui ne peuvent s’exercer que cou sécutivement à son action. Il est nécessaire à la vue à l’ouïe, à l’odorat et au goût, comme il l’est a toucher. Il ne dépend point d’une modification pa ticulière de la sensibilité animale; il n'est aulr chose que cette propriété considérée en exercicf Aussi lorsque les modifications spéciales de cetl sensibilité qui président aux autres sens ont ét détruites, lorsque l’œil est insensible à la lumière l’oreille aux sons, la langue aux saveurs, la pitui taire aux odeurs, ces différens organes conserver encore la faculté de percevoir et la présence de corps et leurs attributs généraux (i).

(i) Ce passage de Y Anatomie générale contient évidemmei l’exposition de la théorie des organes des sens si bien développ* dans ces derniers temps par M. Blainville. Ainsi , les organ

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Le toucher n’a rapport qu’à des modifications particulières des corps; il est la source de nos noions sur leurs formes extérieures, leurs dimensions, îur volume, leur direction, etc. Il diffère esseniellement des quatre autres sens (i) :

lacés à la périphérie de l’organisation ne sont autre chose que es modifications plus ou moins avancées de la membrane tégunentaire générale. Comme cette membrane, ils jouissent de la ropriété de recevoir les impressions générales des corps, impresons qu’ils transmettent ensuite au centre du système nerveux, ù elles sont transformées en sensations ; mais, en outre, ces orgaessont sensibles encore à certaines excitations spéciales, suivant i modification particulière de texture qui les caractérise. Bichat i a seulement envisagé la question sous le point de vue physiolo— que ; il restait à montrer, ce que l’on pouvait facilement prévoir, ie la chose est également vraie lorsqu’on l’envisage sous le rapprt de l’anatomie ; c’est ce qu’ont fait les anatomistes modernes,

. Blainville au premier rang. ( F. Blandin. )

(i) Sans doute il existe de grandes différences entre le toucher les autres sens : mais ces différences ne sont point aussi isolues que Bichat le dit ici ; et même , à vrai dire , ces diffé— nces ne sont que du plus au moins ; tous enfin sont des modifions plus ou moins grandes du système tégumentaire. Dans échelle de ces modifications ,1a peau des doigts occupe un rang ès-inférieur , tandis que l’œil et l’oreille sont dans une position ute différente. Au reste, examinons successivement les diverses isons alléguées par Bichat en faveur de son opinion : i°. Je puis assurer /contrairement à Bichat, que la peau des )igts et des orteils a subi des modifications particulières de texre , et par suite de sensibilité : les nerfs en effet y sont plus msidérables que dans les autres parties de la peau, ils se solvent en papilles plus nombreuses et plus grosses ; ces pâlies sont entourées d’un réseau vasculaire veineux qui leur onnc une véritable érectilité étrangère en partie aux autres

i°. En ce qu’il ne nécessite, comme. le tact, au cune modification particulière de sensibilité : 1; main est bien un peu plus sensible que le reste d< la peau, mais il n’y a pas une grande différence, e

organes du même genre; en un mot la peau du ventre déployée su, les phalanges , ne remplirait point entièrement, comme Bicha l’assure , les fonctions de la peau si nerveuse et si réellemen érectile des doigts ; la chose ne saurait être contestée.

2 1. Il existe certainement beaucoup de différences entre les ex citans des organes spéciaux du toucher et l’œil , l’oreille, etc. mais cela ne détruit point les analogies remarquables qui rap proehent anatomiquement et physiologiquement tous ces appa reils.

3 Les organes du toucher, pas plus que l’œil, l’oreille , etc. ne sont mis en jeu sans la participation de l’intelligence ; e effet , pour qu’une impression soit reçue par la rétine ou 1 nerf auditif, il faut que l’attention tienne toutes ces parties dar une sorte d’érection. Que d’objets passent inaperçus devan nos yeux ! que de bruits sont venus frapper nos oreilles sans avoi été entendus! Sous ce rapport, par conséquent, il en est pou l’œil , pour l’oreille , etc. , comme pour les doigts , qui peuver très— bien embrasser un corps de toutes parts, sans nous donne la conscience de ses qualités tactiles , sans être touché enfin, sui vaut l’acception physiologique de ce mot. D’autre part, combie de fois ne nous arrive-t-il pas d’exercer notre toucher avant qu nous y ayions été excités par un autre sens? Est-ce qu’u homme qui serait à la fois sourd et aveugle ne pourrait poil; encore exercer avantageusement ses doigts sur la surface exté rieure des corps? Est-^e que le sens si parfait du toucher ne h serait point encore fort utile pour reconnaître ces corps?! assurément. Il y a plus même, l’observation a démontré que, dar les cas que je viens de supposer , le toucher se perfectionne c! plus en plus , qu’il semble susceptible d’être exercé par une parti plus grande de la membrane tégumentaire , et que l’homme au

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ions toucherions presque également les corps si elle du bas-ventre recouvrait les phalanges. Au ontraire, chaque sens a une sensibilité propre qui je met exclusivement en rapport avec un corps déerminé de la nature : la pituitaire, arrangée au and de l’œil comme la rétine, serait inutilement rappée par la lumière; la palatine, tapissant les asses nasales, ne percevrait point les odeurs, etc.

2°. Le toucher ne s’exerce que sur des masses, ;es aggrégats, plus ou moins considérables. Les aubes sens sont mis enjeu par des particules insenibles et infiniment multipliées des corps, comme ;s molécules lumineuses, savoureuses, etc.

3°. La plupart des autres sens ne nécessitent oint l’exercice préliminaire de la volonté : les rieurs, la lumière , les sons viennent frapper leurs rganes respectifs, et produire, souvent sans que ous nous y attendions, leurs sensations respectiî ps. Il en est de même du tact : la volonté n’y est le

> iel il ne reste de ses cinq sens que celui du toucher peut encore . ec quelque .connaissance de cause se transporter d’un lieu dans î autre , en évitant les obstacles qui sembleraient devoir Farter.

4" Enfin il est bien établi, contre l’assertion ueBichat, que la embrane tégumentaire, pour devenir Organe spécial du toucher, besoin d’une modification anatomique particulière, et qu’il eût point suffi de la placer seulement sur des appendices sus— plibles par leurs mouvemens variés de la mettre plus exacte— ent en rapport avec les divers points de la surface extérieure i corps. En un mot, je le répète , la peau du ventre substituée relie des doigts n’aurait point constitue des organes du toucher.

( F. Blandin. ) a5

Anat. GÉN. rr. IV.

plus communément pour rien; il s’exerce parce qui nous vivons au milieu d’une foule d’excitations Nous n’allons pas le plus souvent chercher les eau ses des sensations générales : ce sont elles qui vien nent agir sur nous. Au contraire, le toucher a es sentiellement besoin d’être déterminé par un act de la volonté; il s’exerce consécutivement au: autres sens : c’est parce que nous avons vu, en tendu ou senti un objet, que nous le touchons Nous confirmons ou nous rectifions par ce sens le notions que les autres nous ont données : voilà poui quoi il est, pour ainsi dire, sous leur dépendance Plus ils sont rétrécis, moins il s’exerce fréquem ment : l’aveugle, le sourd, etc., cherchent moins toucher que celui qui a toutes ses portes sensitive ouvertes à l’impression des corps extérieurs.

4°. La plupart des autres sens exigent une struc ture comme une sensibilité particulière dans le organes qui les composent. Au contraire, le touche ne nécessite qu’une forme spéciale dans ses org; nés; pourvu que ceux-ci aient d’une part la sens

bilité animale , et que, d’une autre part, ils puisseï

embrasser par plusieurs points les objets extérieur; ils peuvent distinguer leurs qualités tactiles. I toucher sera obscur si on ne saisit les corps qi dans un ou deux sens ; cependant il aura lieu : ain on touche avec le creux de l’aisselle, le pli des bra; des jarrets, etc., avec les lèvres, avec la langue ainsi l’éléphant touche avec sa trompe, les reptih en s’entortillant autour des corps, la plupart de animaux avec leur museau, etc. Mais quand 1 points de contact se multiplient davantage, le se:

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s’exerce plus parfaitement : la main de l’homme est sous ce rapport le plus avantageusement disposée ; elle prouve qu’il est bien plus fait pour communiquer avec ce qui l’enSoure que tous les animaux, que le domaine de sa vie animale est naturellement bien plus étendu que celui de la leur, que ses sensations sont plus précises, parce* quelles ont un moyen de perfection que les leurs n’ont pas, que ses facultés intellectuelles sont destinées à avoir une sphère infiniment plus grande, puisqu’elles ont un organe infiniment meilleur que les leurs pour se perfectionner.

La sensibilité de la peau réside essentiellement, comme nous l’avons vu, dans le corps papillaire: c’est là que se passent tous les grands phénomènes •datifs aux sensations; c’est la portion de la peau qui appartient vraiment à la vie animale, comme le :orps réticulaire est, à cause du plexus vasculaire jui le forme, la portion essentiellement dépenlante de la vie organique. Le cborion, étant pour tinsi dire passif, reste étranger à toute fonction imjortante, et sert uniquement d’enveloppe.

La sensibilité extrêmement vive du corps papilaire a besoin d’une enveloppe qui le garantisse des brtes impressions : cette enveloppe est l’épiderme. [Liant il est à nu, tout contact devient deuloueux; l’impression même de l’air est très pénible; ’est elle qui cause ce sentiment de cuisson qu’on prouve à l’instant où un vésicatoire est enlevé. Reîarquez, en effet, que la cuisson est un mode très- ’équent de douleur que nous fait éprouver la sentbilité animale de la peau plus exaltée qu’à i’ordi-

naire. Ce terme est emprunté des brûlures, qui, lorsqu’elles ne sont qu’à un certain degré , agissant à peu près comme les vésicatoires, mettent les papilles à découvert : or, comme c’est toujours la peau qui est exposée à l’action du feu, nous transportons à tous les organes brûlés les idées que nous attachons à ce mot cuisson. Mais il s’en faut de beaucoup que la douleur porte le même caractère dans les autres systèmes : celui-là n’appartient qu’au dermoïde, où il a lieu dans l’érysipèle, dans la brûlure, à la suite d’un vésicatoire, etc., et lors de toutes les inflammations quiont leur siège dans le corps

réticulaire. Aucun autre système enflammé ne nous donne ce sentiment : la douleur est pulsalive dans le cellulaire; elle présente une modification toute différente dans le musculaire devenu le siège d’un rhumatisme aigu, etc.

Il est un autre mode de douleur également propre au système cutané : c’est le prurit ou la démangeaison , premier degré, de la cuisson. Nous nous en débarrassons par un frottement léger, qui, excitant sur les papilles une sensation différente, efface celle dont elles sont alors le siège; mais, lorsque cette impression nouvelle est passée, l’antécédente, qui est occasionée par une cause permanente, se reproduit, et nécessite un frottement nouveau : il arrive alors en moins ce cpi’on observe en plus cpiand une douleur plus forte en fait oublie! une plus faible. Aucun autre système de l’économie ne présente ce mode de douleur, si fréqifent dans la gale, dans les dartres, et dans la nombreuse série des autres éruptions cutanées. Dans leurs in flara

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mations tuberculeuses, les membranes séreuses deviennent le siège d’éruptions blanchâtres, analogues à plusieurs de celles de la peau ; souvent les surfaces muqueuses sont aussi affectées d’une foule de petits boutons : or, jamais ce sentiment ne se manifeste dans les unes ni dans les autres.

Il est encore un sentiment qui semble être pour la douleur le minimum de ce dont la cuisson est le maximum : c’est le chatouillement, sensation mixte, hermaphrodite, comme l’a dit un auteur, qui est agréable à un certain degré, et devient pénible à un autre (j). Promenez légèrement les doigts sur une surface muqueuse ou séreuse', sur un muscle, sur un nerf même mis à nu; jamais sentiment analogue ne résultera du contact.

La sensibilité animale de la peau est, comme celle des surfaces muqueuses, soumise à l’influence essentielle de l’habitude, qui transforme successivement en indifférence, et même en plaisir, ce qui

; (1) Porte à un certain point et prolongé un peu long-temps , le chatouillement devient fort douloureux; il gêne la respiratiou , 2t finirait par déterminer la mort par asphyxie. Tout le monde :onnaît le fait remarquable , cité récemment par tous les journaux, de cet homme qui employa cet artifice pour donner la 'mort à sa femme , après l’avoir préalablement emmaillotée pour ' pmpccher tous ses mouvemens , et aussi pour lui ôter tous noyens de se dérober à ses intentions criminelles. On conçoit , du ■este, toute l’impurtance médico-légale d’un semblable fait, importance d’autant plus grande que le cadavre ne conserve alors îucune trace des violences criminelles qui ont été exercées, et jnele meurtrier peut ainsi facilement échapper à la juste sévérité le la loi, (F. Blandin.)

d’abord était douleur. Tout ce qui nous entoure nous fournit des preuves continuelles de cette assertion : l’air dans la succession des saisons, le calorique dans les variétés nombreuses de l’atmosphère, dans le passage brusque d’une température à l’autre, l’eau dans le bain, dans les vapeurs humides dont elle charge le milieu où nous vivons, nos vètemens , dont certains, comme ceux de laine, sont d’abord très-pénibles, tout ce qui n’agit sur la peau que par le simple contact, y produit des sensations que l’habitude modifie sans cesse. Voyez le mode d’habillement des différens peuples : chez le; uns, tous les membres supérieurs sont à découvert; chez d’autres, l’avant-bras seul paraît; cliej les autres, les membres inférieurs sont à nu en totalité ou en partie; chez quelques - uns , une portion plus ou moins considérable du tronc reste exposée à l’air; rien n’est recouvert chez les sau vages. Eh bien! les portions qui, dans chaque peu pie, restent à nu supportent le contact de l’air san: donner aucune sensation pénible. Qu’on y expose au contraire les portions habituellement recouver tes, surtout s’il est froid, il en résultera d’abort un sentiment pénible; puis les parties, s’habituan peu peu à ce contact, finiront par y être insensibles On a crié dans ces derniers temps sur le danger de; costumes grecs, sur la nudité des femmes , etc. Je n( parle pas de la morale; mais, en physiologie, tou: ce qu’il y a eu de répréhensible, c’est que la mod< a eu une marche plus rapide que celle de la sensi bililé ; si on eût mis à découvert d’abord le cou puis un peu de la poitrine , puis le sein , etc., l’ha

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oitude eût donné peu à peu une modification nouvelle à cette propriété, et aucun accident n’en serait résulté. Mais en passant subitement du costume )û tout est recouvert à celui où la moitié supérieure le la poitrine, soit en avant, soint en arrière, reste i nu , est-il étonnant que des rhumes , des catar- -hes, etc., en soient le résultat?

L’habitude étend son emnire, relativement à la peau, jusque dans nos mœurs elles-mêmes. La décence est, sous ce rapport, une chose de compa- ’aison : une femme indienne qu’une toile étroite 'ecouvre seulement au niveau du bassin, serait au nilieu de nous un objet que la pudeur publique ’epousserait; l’habitude des hommes lui sert de voile dans son pays : une sauvage transportée nue lans le même pays y serait indécente : elle ne l’est joint dans le sien. Voyez nos modes dans leur rapide succession : telle femme, en ne changeant joint son costume, eût eu, il y a deux ans, celui l’une femme publique, et se trouverait aujourd’hui jlvec une mise sévère. L’indécence dans le costume ;st ce qui choque l’habitude : l’Indienne, avec le fchiffon qui ne recouvre qu’un quart de son corps, îst plus décente que la femme dont une fente légère séparait le fichu dans nos modes anciennes : a vue de la figure choque les mœurs chez les peu- >les dont les femmes sont .voilées, etc. Considérons lonc l’habitude comme le type de la décence des costumes. La nature a voulu qu’en physiologie les Phénomènes auxquels elle préside s’enchaînassent entement; il en est de même en morale : la femme jui passe tout à coup d’un habillement très-couvert

à un très-leste, s’expose à des sensations pénibles, j des maladies catarrhales, et choque les yeux qu avaient l’habitude de la voit» sous un extérieur diffé rent : quand le changement est gradué et insensi blement amené, rien n’est troublé de l’un ni d< l’autre côté.

L’habitude ne modifie point la sensibilité cuta née qui résulte d’une alteration de tissu, d’une in flammation , etc. Fortement exaltée , dans ce dernier état , elle est de beaucoup au dessus de son niveai naturel : alors le moindre contact devient extrême ment douloureux : aussi la peau n’est-elle plus alor: en état d’exercer le toucher. Le tact lui-même n< distingue point les sensations générales; tous le; corps ne font qu’une impression commune et uni' forme, c’est celle de la douleur.

La sensibilité animale de la peau diminue quel quefois, disparaît même : les paralysies en son les preuves. Plus rares que la perte du mouvement ces affections ont lieu cependant assez souvent Dans les organes des sens, c’est l’œil qui perd le plus fréquemment le sentiment; l’oreille vient en suite, puis la peau, puis les narines, et enfin h langue, qui est constamment l’organe sensitif le plus rarement paralysé, sans doute parce qu’il es celui qui est le plus lié à l’entretien de la vie orga nique, sans laquelle onjae peut exister. Les autre; appartiennent spécialement à la vie animale, qu< nous pouvons perdre en partie sans cesser d’être Jamais toute la peau n’est en même temps para lysée; rarement même il y a hémiplégie sous c< rapport ; le sentiment 11’est éteint que dans une par

ie isolée. Je remarque que l’existence de ces parafes est encore une preuve du défaut d’influence jierveuse sur l’exhalation cutanée et sur la circulaion capillaire, puisque toutes deux se font très- >ien dans ce cas ainsi que dans les paralysies du îouvement, comme je l’ai observé plus haut. Couez les nerfs d’un membre dans un animal, pour endre ce membre insensible; si, après cette expéience préliminaire, vous appliquez un irritant, la eau s’enflammera comme à l’ordinaire.

Lorsque 'la sensibilité animale est en exercice, y -t-il une espèce d’érection des papilles pour qu’elles entent plus vivement? Même observation à cet igard que pour les surfaces muqueuses. Cette érecon est une idée ingénieuse de quelques médeins, et non un fait qui repose sur l’observation : ; crois même que celle-ci la dément; car, examiées à la loupe, les papilles paraissent être constamient dans le même état. Pourquoi la peau ne senrait-elle pas comme un nerf mis à découvert, ■omme l’oeil, comme l’oreille, etc., où on n’a jamais apposé ces sortes d’érections?

La contractilité animale est absolument étranère à l’organe cutané, qui ne se meut volontaireîent que par l’influence du pannicule charnu.

Propriétés cle la Fie organique.

La sensibilité organique et la contractilité insenble existent au plus haut degré dans l’organe camé. C’est spécialement, comme je l’ai dit, le sys-

tème capillaire extérieur , formant le corps rét culaire, qui est le siège de ces propriétés. Elles soi sans cesse en activité pour présider, i° à la circi lation capillaire, 20 à l’exhalation , 3° à l’absorptioi 4n à la nutrition de tout le tissu dermoïde, 5° à sécrétion de l’huile cutanée, si les glandes sébacé existent. Il n’est pas étonnant qu’ayant tant < fonctions à entretenir, ces propriétés soient si pri noncées sur la peau. Ajoutez à ces considératioi l'action continuelle cies corps extérieurs , action q entretient, pour ainsi dire, cet organe dans 1 éréthisme habituel, qui stimule sans cesse sa sens loilité , qui est pour cette sensibilité ce que celles d corps contenus dans les surfaces muqueuses et poi la sensibilité de ces surfaces; l’irritation est mên bien plus vive, parce que les excitans sont pi souvent renouvelés. Mdle agens de nature, de coi position, de densité différentes, se succèdent sa cesse à l’extérieur du corps; et, en même tem qu’ils agissent sur la sensibilité animale de la pea pour produire les sensations diverses, ils excite la sensibilité organique pour entretenir les fon lions auxquelles cette sensibilité préside.

Faut-il s’étonner d’après cela si le plus grai nombre des maladies cutanées suppose une aitér tion dans cette propriété et dans la contractili organique insensible qui ne s’en sépare pas? Je di tingue ces maladies en quatre classes, d’après structure que nous avons distinguée dans la peau i°. Il y a les maladies des papilles : ce sont I paralysies et les diverses exaltations du sentimen qui ne résident que dans les nerfs. Les femmes so

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artout sujettes à ces dernières, lesquelles sont si j’ononcées dans certaines affections nerveuses, u’un contact un peu fort sur la peau produit des linvulsions. ïci se rapporte encore l’extrême susoptibilité de certains individus chez lesquels le uatouiliement produit une révolution générale. Il iut bien distinguer ces exaltations de la sensibilité uimale d’avec celles dont nous avons parlé plus but, et qui dépendent d’une inflammation. La senîbilité organique est spécialement affectée dans es dernières: on dirait qu’en augmentant elle se lansforme en animale; au lieu que, dans le cas ont il s’agit, cette dernière propriété seule est itérée.

20. Il y a des maladies qui ont évidemment dur siège dans le tissu cellulaire qui occupe les iéoles dermoïdes : tels sont l’inflammation de la prtion cutanée qui recouvre un phlegmon, le i ronde, etc.

3°. Il y adesmaladiesduréseau capillaire extérieur (où naissent les exhalans. Ici se rapportent les érymèîes, plusieurs espèces de dartres, la rougeole, 1 scarlatine, et cette foule d’éruptions cutanées ignés que la pratique nous offre chaque jour.

! 4*. Enfin il y a des maladies où le chorion est af- Icté. L’éléphantiasis et, en général, beaucoup de îaladies chroniques cutanées, me semblent être e ce nombre ; et même j’observerai que jamais le uorion ne parait s’affecter primitivement dans les aladies aiguës. L’obscurité de ses forces \itales, 1 texture dense et serrée, l’espèce de privation où est de vaisseaux, ne peuvent s’accommoder qu’à

des affections chroniques. Dans l’érysipèle phle moneux, dans le furoncle, etc., il est seuieme influencé, mais il n’est point essentiellement m lade. Ainsi avons-nous vu toutes les affections d systèmes osseux, cartilagineux , fibreux, fibro-ca tilagineux, etc., être essentiellement lentes et chr niques , à cause de la texture et de l’obscurité vita de ces systèmes.

Si on réfléchit maintenant à cette division d maladies cutanées, on verra qu’à part celles de première classe, qui sont très-peu nombreuses, qui consistent dans des altérations en plus ou i| moins de la sensibilité animale, on verra, dis-j que toutes les autres supposent un trouble plus < moins marqué dans la sensibilité organique etda la contractilité insensible correspondantes. Tout dérivent d’une augmentation, d’une diminutio ou d’une altération quelconque de ces propriétés

C’est encore aux changemens divers de ces pr priélés qu’il faut rapporter les sueurs plus ou moi abondantes, les exsudations diverses dont la pe; est le siège. En effet, les vaisseaux exhalans reste toujours les mêmes relativement à leur structuré pourquoi donc admettent-ils une plus ou moi grande quantité de fluides? Pourquoi, en certai temps, livrent-ils passage à des substances qu repoussent dans d’autres? C’est cpie leurs fore organiques changent de modifications. Souvent c forces s’affaiblissent d’une manière sensible da les maladies, elles languissent, elles sont prostrée alors on applique en vain les vésicatoires; la se sibilité organique ne répond plus à l’excitatû

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ct’ils dirigent sur elle. C’est même un phénomène fippant clans les fièvres ataxiques, et qui prouve lm encore l’indépendance où tous les phénomènes c exhalation cutanée et de circulation capillaire, etc., .snt des nerfs cérébraux. En effet, tandis que, pndant l’accès, le cerveau est dans une excitation etrême,que les muscles volontaires sont mis par ctte excitation dans un état violent de convulsion, |e toute la vie animale semble doubler d’énergie aant de cesser d’être, l’organique est déjà en parti épuisée, la portion de la peau qui appartient à titte vie a déjà cessé ses fonctions.

J Les excitans de la sensibilité organique cutanée rient singulièrement dans leur degré d’intensité. ]. Les plus forts sont le feu, les cantharides, les palis, les acides suffisamment étendus d’eau pour

tgir que sur les forces vitales et pour ne point aler le tissu dermoïde par le racornissement , les es d’une foule de plantes âcres et mordantes, trtains fluides même produits dans l’économie, mme ceux des cancers, etc. Tous ces excitans agissent la peau lorsqu’ils y sont appliqués. 20. La a part des mêmes excitans, diminuant d’intensité, font que la stimuler légèrement. 3°. Enfin les lides aqueux, les cataplasmes, les fomentations ï tmrnées émollientes, semblent être l'es corps les îoins propres à cette excitation; ils affaiblissent «eme plutôt la sensibilité organique cutanée; ils smblent aeir sur elle comme sédatifs; iis modèrent Jspèce cl’éréthisme qu’elle produit dans les- inflammations. Il en est de même de la plupart des corps f as : aussi les huiles, le beurre

la graisse,

etc.

sont-ils en général peu propres à entretenir la su puration des vésicatoires. Il faut, pour maintenir peau au degré de sensibilité organique nécessaire l’exsudation purulente qui a lieu alors, mêler d

cantharides à ces substances grasses.

La peau ne paraît point jouir de la contraetil organique sensible. Les irritans n’ont commue ment d’autre action sur elle que le resserremci inappréciable à l’œil, qui compose la contracta insensible, et qui a lieu surtout dans les petits va seaux capillaires. Cependant il est une circonstan où ce resserrement est, jusqu’à un certain poin apparent : c’est lorsque le froid agit vivement sur peau, qu’il la fronce, comme on le dit, en chs de poule. J’ai indiqué plus haut le mécanisme de resserrement, dont le chorion est le siège, et q tient le milieu, comme plusieurs mouvemens qi j’ai déjà eu occasion d’indiquer, entre les deux e pèces de contractilités organiques.

Sympathies.

Nous suivrons encore la division des sympathi en actives et en passives, division qui est plus r marquable ici que dans la plupart des autres sy ternes, parce que les sympathies y sont bien pli nombreuses.

Sympathies passives.

La sensibilité animale est assez souvent mise e jeu sympathiquement dans la peau, par les affe tions des autres systèmes. On sait que l’applicatic

DERMOIDE.

u froid à la plante du pied produit fréquemment es maux de tète; que, dans une foule de cas, les iversès espèces de prurit, la cuisson même, se maifestent sans lésion à la partie où on rapporte la ouleur. Il est inutile de citer de ces exemples conus de tous les médecins. Je m’arrêterai seulement ix sympathies de clïaleur et de froid, dont on n’a oint encore parlé.

J’appelle ainsi le sentiment qu’on éprouve à la eau, sans qu’il y ait surabondance ou absence de dorique. Dans l’inflammation pour la chaleur, ans la ligature d’une grosse artère pour le froid, Y a manifestement une cause matérielle de sensaon. Au contraire, dans les cas dont je parle, ce .est qu’une aberration du principe sensitif interne,

< h ressemble à celle qui a lieu quand nous rapports la douleur à l’extrémité d’un membre amputé, ‘est ce q^ii arrive dans une foule de frissons, où le nrincipe sensitif interne rapporte à la peau une linsation dont la cause n’y existe point. Alors, en îdus approchant du feu, nous ne nous réchauffons as, parce que réellement nous n’avions pas froid;

t ais nous détruisons seulement, par une sensation celle, la sensation illusoire opposée que nous orouvions, ou plutôt nous détournons la percepon de cette sensation. On sait qu’à l’instant de éjaculation de la semence, souvent un froid subit ; sympathique se répand sur la peau. On connaît froid de la crainte, qui naît presque toujours, Diurne la sueur produite par cette passion, de iction sympathique exercée sur l’organe cutané ar un organe épigastrique affecté par la passion.

/jOO SYSTÈME

Voyez ce qui arrive dans le début de la plupa des maladies aiguës et locales, comme dans celli des surfaces séreuses et muqueuses, du poumoi des viscères gastriques, etc., etc. L’organe où do être le foyer de la maladie se dérange d’aborc aussitôt une fo.ule de symptômes sympathiques irréguliers naissent dans tous' ceux qui sont sain; c’est le trouble précurseur. Une fois que la malad est déclarée, et quelle suit ses périodes, un ordi nouveau s’établit, pour ainsi dire, dans Féconomi les rapports des organes semblent changer : dai l’irrégularité accidentelle des fonctions, une espè; d’ensemble régulier de symptômes se manifest c’est cet ensemble qui caractérise la maladie, et q la distingue de telle ou telle autre où un ordre di férent de rapports morbifiques s’établit entre 1 fonctions : or, le passage du rapport naturel à rapport accidentel des fonctions est marqué p, mille symptômes vagues, que l’on doit attribujj aux sympathies, et parmi lesquels figure spécial ment l’espèce de frisson dont je parle.

Au commencement delà digestion, une espèce tj froid sympathique est aussi rapportée à la peau, cj: est tout aussi chaude le plus souvent qu’à Fore naire : c’est une action exercée par l’estomac sur sensibilité cutanée; action d’où naît un sentime particulier, différent sans doute de celui que même viscère produit, lorsqu’il souffre, dans cerveau, où il cause les migraines, mais qui lie; cependant au même principe.

La chaleur est aussi très-souvent sympathiqi dans l’organe cutané, moins cependant, comme

DERMOIDE.

].i observé, que dans le système muqueux. On onnaît les bouffées de chaleur qui se répandent ; souvent sur la peau , d’une manière irréguhre, dans diverses fièvres, et qui ne sont point :compagnées d’un dégagement plus giund.de cairique.

Nos physiciens modernes ne concevront paspeutu’e comment, tandis que dans le plus grand nom- I e de cas il faut l’application d’un degré de caloijue supérieur ou inférieur à celui de notre temj rature pour produire le chaud ou le froid , cette snsation peut naître dans une partie sans qu’elle : rouve une augmentation ou une diminution de c principe. Mais, dans le plus grand nombre de es, la douleur n’a-t-elle pas une cause matérielle? £ cependant toutes les sympathies la produisent s as cette cause. Le vulgaire , qui s’arrête àla divers é des modifications des sentimens que nous éprouvas, croit qu’un principe isolé préside à chacun. F isons abstraction de toutes ces modifications, pour n voir qu’un principe unique dans les irrégularités crame dans la marche régulière de la sensibilité, fie cette propriété, altérée sympathiquement, nus donne la sensation de chaleur ou de froid, .rame dans la peau, de tiraillement, comme dans ii muscles considérés au début d’une maladie, etc., c ne sont là que les variétés d’une cause unique, case que nous ne saisissons pas, mais qui existe éidennnent. En général, Jes sympathies de sensi- 1. ité animale mettent en jeu , dans chaque système, i sentiment qui y est habituel : telle sympathie ■ i , agissant sur la peau , y fait naître un sentiment

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