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ORGANISATION DU SYSTÈME PILEUX

Quelques variétés qui existent dans les formes, la grandeur et la disposition des poils, leur organisation est à peu près la même pour tous. Nous allons donc examiner cette organisation d’une manière générale. Chirac, Malpighi , et tous les anatomistes, d’après eux, ont indiqué assez bien, sous certains rapports, et très-mal sous d’autres , la structure des cheveux, qui est à peu près ,1a même que celle de tous les autres poils. Voici ce que la plus scrupuleuse dissection m’a montré sur elle.

§ Ier. Origine des Poils.

Les cheveux, et en général tous les poils, naisîsent au milieu de la graisse sous-cutanée, ou dans! le tissu cellulaire des parties qui sont privées de ce fluide. Chacun est renfermé, à cette origine, dans une espèce de petit canal membraneux , dont la nature m’est tout-à-fait inconnue, et dont les parois transparentes laissent manifestement voir le poil lorsqu’avec un scalpel très-fin on les a bien isolées! des parties environnantes. Ce petit canal cylindrique accompagne le poil jusqu’au pore de la peau correspondant, s’insinue dans ce pore, le traverse, se, prolonge jusqu’à lepiderme, s’y confond avec lé

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tissu clë cette membrane , et ne va pas plus loin. Jja longueur de ce canal, et par conséquent du trajet que le poil parcourt sous et dans la peau, est d’à peu près cinq lignes pour les cheveux. Il n’y a aucune adhérence entre le poil et la surface interne de ce petit canal, excepté à la base renflée du premier, endroit par où il paraît recevoir sa nourriture. Aussi, en ouvrant le canal en cet endroit, et |.ien y détruisant ses adhérences, le poil devient li- ,, bre, et on le retire, avec une extrême facilité, de ; dehors en dedans, en saisissant avec une petite „ pince son bout renflé. De cette manière, le conduit preste seul et se trouve isolé. J’ai disséqué et séparé de ainsi, sur une surface de deux pouces, un très- Jgrand nombre de ces conduits, qui paraissent, lorsqu’il ne demeure rien autre chose qu’eux sur la surface interne de la peau, comme autant de petits proîongemens de celle-ci.

Arrive-t-il des vaisseaux et des nerfs à ce petit isac cylindrique qui contient l’origine des poils ? On iis; voit bien des proîongemens venir se rendre à sa suransi face externe, surtout vers son extrémité opposée à : ;la peau; mais le scalpel n’apprend pas la nature de ces proîongemens. Je n’ai pu les poursuivre jusqu’à îtlrun vaisseau ou à un nerf voisin. Haller n’a pas été plus heureux, quoiqu’il parle d’auteurs qui ont suivi des nerfs jusque dans l’origine des poils. Je présume cependant que ces proîongemens sont spécialement vasculaires. Y a-t-il un fluide entre l’origine du cheveu et son enveloppe? En ouvrant cellesci, il ne s’en échappe rien, quoi que quelques auteurs aient prétendu le contraire. Au reste, si ce fluide est

sous forme de rosée, comme sur les surfaces séreuses, on ne pourrait les distinguer.

C’est au milieu du petit sac cylindrique dont je viens de parler que se trouve l'origine du poil. On voit à son extrémité un renflement souvent presque insensible, d’autres fois assez manifeste, quoique toujours bien moins réel qu’on ne l’a dit. Ce renflement est de même couleur et de même nature que le poil lui-même. Il adhère au conduit assez probablement par les vaisseaux et peut-être par les nerfs qu’il en reçoit. Le poil qui s’en élève traverse son canal sans adhérer, comme je l’ai dit, à ses parois, passe avec lui par le pore oblique du derme, l’abandonne à l’épiderme, et se porte au dehors.

Tous les auteurs disent qu’à l’endroit de l’épiderme lepoil neleperce point, maisle soulève seulement, et s’en forme une gaine cpii l’accompagne jusqu’à son extrémité. Cette assertion est inexacte (i) : en effet, i°. Le poil est aussi épais dans son canal d’origine qu’il l’est au dehors. 2°. Ce canal étant ouvert à son extrémité opposée à la peau, on en retire, comme je l’ai dit, le poil tout entier avec une extrême facilité, et sans éprouver la moindre résistance ; ce qui devrait arriver cependant pour rompre le repli de l’épiderme. Il paraît que, depuis le renflement

(i) Lors" de leur éruption , les poils soulèvent l’épiderme, et forment sous lui une petite tumeur conique, au sein de laquelle ils s’allongent d’abord, en se contournant en spirale, mais qu’ils percent un peu plus tard ; conséquemment, s’il est inexact de soutenir que les poils ne font que soulever l’épiderme , il ne le j serait pas moins de nier ce fait complètement. ( F. Blandin. )

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le son extrémité, le poil est absolument sans nulle dhérence , et dans le canal sous-cutané , et à travers a peau, et à son passage par l’épiderme. 3\ Si l’éjuderme cutané se soulevait pour envelopper le poil, elui-ci aurait une épaisseur triple, à moins que cet piderme ne s’amincit sur lui prodigieusement. °. On ne voit point ce soulèvement prétendu en : irant le cheveu ; au contraire , une dépression existe 1 l’endroit où celui-ci sort. L’épiderme cutané ne 5 purnit donc rien aux poils, quoique la nature de Q sux-ci soit en partie identique à la sienne , et il faut > ;s considérer comme absolument uniformes dans '■ ;ur structure, d’une de leurs extrémités à l’autre.

Sous la peau, à travers celle-ci et au dehors, le e ail est composé de deux parties distinctes. L’une, ,J[ cterne, forme un canal qui s’étend depuis le ren- “îment de l’extrémité dermoïde jusqu’à l’opposée; mtre, moyenne, qui en compose comme la moelle,

e t d’une nature inconnue (i).

on

(i) Un poil se compose de deux choses , d’un prolongement né et d’un bulbe ou matrice ; le prolongementcôrné, qui conlue le poil proprement dit , est un produit complètement inorhque , comme je l’ai déjà dit pour les ongles ; il est creusé, à extrémité adhérente , d’une cavité conique , dans laquelle se e une papille , également conique ; enfin il est plus ou moins mgé , plus ou moins irrégulier à sa partie moyenne , et tantôt pie, tantôt divisé à son extrémité libre. Mais il n’y a pas dans térieur des poils un canal qui s’étendrait, comme le croyait liât, de V extrémité dermoide à l’extrémité opposée ; il n’ y a nt non plus celte substance intérieure, cette moelle que leur attribuée les auteurs ; seulement dans le poil, le pigmentum a peau est associé à la matière cornée , et on peut le considé— Axât. eus. t. tv. 55

§ II. Enveloppe extérieure des Poils.

L’enveloppe externe du poil paraît être de natu épidermoïde. En effet, elle a presque tous les a tributs de l’épiderme. i°. Les cheveux brûlent ex? tement comme cette membrane, donnent en bn lant une odeur analogue, laissent après la combi tion un charbon qui ressemble au sien : or, c’e principalement à leur portion externe qu’ils d< vent ces phénomènes. 20. L’eau pénètre avec m extrême facilité les poils; de là un moyen de co struire avec eux des hygromètres très-avantageu or, l’épiderme présente la même disposition, et 1 cheveux humides dans les temps de brouillards < frent, sous ce rapport, un phénomène analogue celui de l’épiderme ramolli, ridé et blanchi par contactd’un cataplasme. 3°. C’est par leur envelop épidermoïde que les poils sont étrangers à la v qu’ils sont insensibles, qu’ils ne deviennent jam; le siège d’aucune espèce d’affection aiguë ni cln nique. 4°- Cette enveloppe est blanche, quelle q

rer lui-même comme une expans’en locale considérable couebcs albides superficielles du corps muqueux.

D’autre part , le bulbe ou la matrice des poils est tout sirnj ment un follicule cutané , soutenu par un pédicule nerveux vasculaire , follicule au gouleau duquel sont groupés en cei neuf follicules sébacés plus petits , et dont le fond enfin doi naissance aune papille conique considérable , qui est reçue d la cavité de la base du poil , et qui produit celui-ci par sécrcti

(F. Blandin.,

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oit la couleur des poils (i). C’est dans la moelle ntérieure qu’est la cause de coloration : ainsi , l’épiilerme des nègres et celui des blancs diffèrent-ils rès-peu. Voilà pourquoi, quand la substance intéieure du cheveu a disparu, le canal restant seul irésente une blancheur plus ou moins marquée. >°. Dans cet état, quoique l’intérieur du poil soit nort, l’extérieur épidermoïde, qui en est indépenant, conserve le plus communément la faculté de croître quand on l’a coupé : ainsi l’épiderme cutané :st-il véritablement étranger à toutes les maladies ubjacentes de la peau. 6°. Je présume que c’est :ette enveloppe qui donne aux cheveux la faculté le se conserver si long-temps intacts. Lorsqu’ils ont loin de l’accès de l’air, des siècles entiers s’accunulent sur eux sans qu’ils paraissent altérés; ils font point en eux le principe de décomposition les autres substances animales .'jamais ils ne pou- ' issent ni à l’air ni dans l’eau. Ainsi avons-nous vu épiderme cutané rester toujours étranger à la puréfaction qui s’empare des parties subjacentes.

Cependant il paraît que les poils sont plus inalérables que l’épiderme, et même cpi’il y a entre aix une différence de nature. En effet, i°. La macération et l’ébullition , qui rendent l'épiderme exrêmement facile à se rompre, quoiqu’elles le ra-

( i ) Si les poils examinés contre le jour paraissent Lianes en dcN iors et p lis foncés à l’intérieur, ce n’est là qu’un effet de lumière; n effet le bord est plus mince , par conséquent il doitnlus faeicernent laisser passer la lumière , et la couleur doit y paraître uoins intense. (F. Blaxdin.)

mollissent peu , laissent les cheveux avec leur rési tance ordinaire, à moins quelles ne soient poussé<| à des degrés que je n’ai point éprouvés. En 1< mettant bouillir et macérer comparativement ave lepiderme, on fait facilement cette observatioi a0. Les acides agissent moins efficacement sur le poils que sur cette membrane; mais les alcalis le dissolvent avec autant et même plus de facilité qu lui. 3°. A épaisseur égale, un fil d’épiderme sera incomparablementmoins résistant qu’un poil. 4*- Le poils soqt, comme l’épiderme, susceptibles d’êtrj peints de diverses couleurs; mais il les conservenl moins, et il faut, pour cela, les renouveler plul souvent (i). j

Quelques auteurs modernes ont dit qu’il se déta che de l’enveloppe extérieure des poils des espèce) d écaillés qui leur forment comme de petits rameaux On ne voit point ces prolongemens : cependani l’expérience indiquée par Fourcroy, et qui consista en ce qu’en frottant un cheveu entre ses doigts, il s’élève toujours comme une espèce d’épi dans L direction de sa base à sa pointe, cette expérience dis-je, paraît prouver l’existence de ces prolonge mens insensibles, qui jouent encore un rôle essen tiel dans l’adhérence des cheveux les uns aux autrès; adhérence qui est telle, lorsqu’on a resté

(i) L’épiderme conserve moins que les poils les couleurs donli on l’imprègne; souvent on a attribué à cetle couche certaines! colorations de la peau qui lui sonttout-à-fait étrangères, celle du| ttttoupgç, par exemple, (F.Buxmrc) J

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iipng-lempssansles démêler, commedans les grandes ■«paladies, qu’on n’y parvient qu’avec une extrême li.ifïiculté.

'f Quelquefois les poils se bifurquent d’une manière oi rès-sensible à leur extrémité.

If C’est l’épaisseur plus ou moins grande de l’envebppe épidermoïde des poils qui en constitue la nain ire différente : épaisse et dense aux parties géni- 4iles, au menton, etc. , elle est moins susceptible de Lf 'i pénétrer d’eau, et y rend les poils plus élastiques, ti us susceptibles de friser; lâche et mince dans les emeveux, elle fait qu’ils sont plus lisses et y rend in us sensible la propriété hygrométrique. C’est la iture particulière de cette enveloppe extérieure ti ii donne aux cheveux et aux poils des nègres le et ractère qui les distingue.

ni D’après ce que nous venons de dire, il est évi- M nt que l’enveloppe extérieure des cheveux est si iir partie essentiellement inerte et étrangère à la 3 : il n’en est pas de même de leur substance intéi :ure.

et

§ III. Substance intérieure des Poils.

J Cette substance est la plus importante; c’est elle i caractérise essentiellement les poils, que j’aus rangés dans le système épidermoïde s’ils n’aient que leur enveloppe extérieure, comme il ur arrive lorsqu’ils blanchissent.

Nous ignorons complètement la nature de cette ostance intérieure. Il est seulement à présumer t e ce sont des vaisseaux extrêmement déliés , ren-

fermés dans l'enveloppe épidermoïde commune, . contenant la substance colorante, laquelle stagi dans ces vaisseaux , ou du moins y est soumise à t mouvement nutritif extrêmement lent. Parmi c vaisseaux, y en a-t-il, comme à la peau , qui s’oi vrentau dehors pour rejeter des fluides? Plusieu physiologistes l’ont cru, et sous ce rapport ils o: présenté les poils comme de véritables émonctoire Je ne crois pas que nous ayons sur ce point aucm donnée anatomique; mais la plique polonaise, mi ladie singulière, dans laquelle le poil coupé ver du sang, prouve manifestement qu’il y avait d exhalans dans l’état naturel, lesquels, agrandis dilatés alors, versent un fluide qu’auparavant i refusaient d’admettre. Au reste, il est hors de dou que les exhalans pileux, infiniment moins acti dans leur action que les cutanés, sont un émon toire beaucoup moins abondant. Quant aux absor tions que quelques-uns ont prétendu se faire p, les vaisseaux des poils, je crois que rien ne pe les prouver (i).

(i) Les poils sont tout-à-fait dépourvus de vaisseaux : le absorption n’est qu’une simple imbibition ; et les p'hén mènes de la plique polonaise , maladie moins commuj qu’on ne l’a dit , résultent tout simplement de l’inflammati de la papille pilifère , et d’une tuméfaction telle de cette parti qu’elle s’élève au dessus du gouleau du bulbe en refoulant poil au dehors , et qu’elle peut être intéressée avec le po lorsque l’on coupe celui-ci près de la peau. Mais dans ce ca il est bien clair que ce n’est pas le poil proprement dit qui s gne , pas plus que ce sont les plumes des très— jeunes oiseaux < répandent du sang , quand on les coupe près de la peau.

(F. Blandin.)

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D’après ce que nous venons de dire sur la substance intérieure des poils, il paraît qu’elle a une analogie véritable avec le corps réticulaire de la peau , et que , comme lui , elle résulte de deux sortes 0ljde vaisseaux , les uns où stagne la matière colorante , - les autres qui donnent issue, en certains cas au °|moins, à des fluides, et où il se fait par conséquent Aine espèce de circulation.

La substance colorante des poils présente quelques traits d’analogie avec celle de la peau. Ainsi , an remarque que la première comme la seconde iont en général d’autant plus noires qu’on les exanine dans des climats plus chauds et plus près de équateur; ainsi des cheveux roux coïncident-ils fréquemment avec ces taches de rousseur qui sont dus ou moins abondamment répandues sur la peau 11 le certaines personnes, et qui siègent manifestenent dans le corps réticulaire, comme je m’en suis issuré sur plusieurs malades qui avaient ces sortes eile taches, et chez lesquels l’épiderme s’était souevé , soit par un érysipèle , soit par un vésicatoire. Cependant les acides changent plus la couleur des mils que celle de la peau des nègres : le muriatique ,i)lanthit d’abord les cheveux, qui jaunissent en séchant; le nitrique les jaunit; le sulfurique les laisse loirs.

Ce qui nous importe surtout dans la substance atérieure des poils, c’est la vitalité réelle dont elle auit, et qui la distingue essentiellement de l’enveüppe extérieure. C’est à ce caractère qu’il faut raporter les phénomènes suivans :

i°. Les diverses passions de l’âme ont une in-

or

fluence remarquable sur la substance intérieure de, poils. Souvent, dans un temps très-court, les cha grins la font changer de couleur, la blancliissen en procurant sans doute la résorption du fluide con tenu dans les petits vaisseaux capillaires. Beaucoup d’auteurs ont rapporté de ces faits. Quelques-uns Haller même , les ont révoqués en doute; mais je connais au moins cinq ou six exemples où la décoloration a été opérée en moins de huit jours. Er une nuit une personne de ma connaissance a blanchi presque entièrement à la suite d’une nouvelh funeste. Dans ces révolutions , l’enveloppe épidermoïde reste la même , conserve sa texture, sa nature et ses propriétés, la substance intérieure seule varie. On dit que l’effroi fait dresser les cheveux; les! peintres l’expriment même par cet attribut exté-; rieur : je ne sais jusqu’où doit aller la croyance à ce phénomène, que je n’ai point observé; mais c’est une opinion trop généralement reçue pour quelle n’ait pas un fondement réel. Or, si la crainte agit si efficacement sur les cheveux, si elle peutleurim primer un mouvement réel, faut-il s’étonner de ce que le chagrin et la douleur changent subitement les fluides qui s’y trouvent, et puissent même les priver de ces fluides (i) ?

(i) Sans doute , il est incontestable que sous l’influence de la) peur et d’autres impressions morales vives, les cheveux ont souvent changé presque subitement de couleur; toutefois cesl faits sont difficiles à expliquer, et ne peuvent aucunement être comparés, sous ce rapport , à ceux de l’érection des cheveux et dçs autres poils dans certaines circonstances. Eu effet cette érec->

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i°. La plique polonaise, dont je parlais tout-àjl’heure, où les cheveux deviennent, lorsqu’on les coupe, ou même sans les couper, le siège d’une exhalation sanguinolente, et où ils prennent un excès de vie remarquable, réside évidemment dans la ubstance intérieure ; l’enveloppe épidermoïde y est étrangère. Quelques auteurs disent même que cette substance intérieure prend quelquefois une nature :omme charnue (i): alors leur enveloppe se sou- ,i|ève en écailles.

3°. On connaît le danger qu’il y a, à la suite de dusieurs maladies aiguës, de se faire couper les dieveux. J’en ai vu déjà un exemple funeste; pluj iieurs médecins en citent d’autres. Or, à quoi tiene lient ces accidens? Ce n’est pas certainement au ;ontact de l’air, dont les cheveux garantissent la o ète; car ces accidens ont lieu quoiqu’on 'recouvre ei ;elle-ci. Cela ne peut dépendre que de ce que l’ac- | n’oissement des cheveux coupés appelle sur ces orpanes une activité vitale dont les viscères intérieurs u ;e ressentent bientôt sympathiquement : de là les louleurs de tête, les maux d’yeux, etc., observés

ion est un produit très-simple de contraction musculaire : les ibres des muscles peauciers ont quelques insertions sur les bulbes es poils , et, en se contractant, elles impriment nécessairement es mouvemens au bulbe et au prolongement corné qui en naît ;

I ’est par un semblable mécanisme que les piquans du hérisson e dressent suivant la volonté de cet animal. ( F. Blakdin. )

(i) Il n’est pas de fables absurdes qui n’aient été débitées à occasion de la plique polonaise ; cette opinion peut à tous égards tfe rangée dans celte classe. (F. B landin.)

dans ce cas. C’est une espèce de sympathie active exercée par les cheveux sur les viscères: or, tour organe qui sympathise a une vitalité réelle, joui de propriétés vitales très-distinctes. Jamais l’épiderme n’entre pour rien dans les sympathies, parce qu’il est presque absolument inerte, qu’à peine i est organisé, qu’il n’est point au niveau des autreè organes, qu’il ne saurait par conséquent correspondre avec eux. Le danger de la coupe des che veux à la suite de grandes maladies me donne liei d’observer qu’il est aussi dangereux souvent d’ôtei tout à coup aux enfans la vermine qui s’empare de leur tête pendant ces maladies. J'ai vu trois ou qua tre exemples d’accidens survenus par cette cause.

4°. Non-seulement les poils influencent les autre:j systèmes, mais ils sont encore influencés par eux C’est ce qu’on voit souvent à la suite des maladie.1! aiguës, où les racines, sympathiquement affectées repoussent les fluides qui viennent les nourrir ; meurent, et laissent tomber les poils. Remarques que ces chutes des poils coïncident très-raremenl avec la desquamation de l’épiderme; ce qui prouve bien que l’opinion généralement admise, sur l’origine de l’enveloppe extérieure des poils, est absolument fausse, et que, quoique très-analogue à l’épiderme, cette enveloppe n’en naît point, ainsi que je l’ai dit.

5°. beaucoup d’animaux perdent, dans une saison de l’année, leur enveloppe pileuse, qui se reproduit ensuite : or, l’époque de sa régénération est souvent celle de beaucoup de maladies, et presque toujours d’un affaiblissement plus réel que dans

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les autres temps. On dirait que le travail nutritif qui appelle alors à l’extérieur beaucoup de forces vitales diminue ces forces dans les autres régions.

L’homme n’est point sujet à ces renouvelleinens annuels des productions extérieures qui couvrent son corps, comme les oiseaux, beaucoup de quadrupèdes, les reptiles, etc. C’est une cause de moins de maladies. En effet, sans doute que mille causes diverses eussent troublé fréquemment, dans la société, ces renouvellemens, comme mille causes troublent l’évacuation menstruelle, etc. : de là diverses maladies que nous évite le défaut de ce renouvellement. L’homme est , en général, soumis àmoins de causes de révolutions naturelles que la plupart des animaux.

6°. Le froid et le chaud influent aussi souvent sur. la substance intérieure des poils : on sait que, chez certains animaux, comme chez les lapins, les lièvres, etc., ils blanchissent pendant l’hiver et re- ; prennent leur couleur primitive en été.

70. Peu de temps après s’être fait teindre en noir les cheveux, usage plus commun en France que dans les temps où l’on les poudrait, on éprouve souvent des douleurs de tête , un gonflement du cuir chevelu, quoique la peau n’ait, été nullement intéressée, qu’il n’y ait eu aucun tiraillement, et que le cheveu seul ait été affecté (i\

(i) Les substances cjue l’on emploie pour teindre les cheveux peuvent bien affecter douloureusement la tète , sans cpie cela prouve la vascularité de ces poils ; car dans tout état de chose, les

Il suit, de tout ce que nous venons de dire, que les poils , analogues par leur enveloppe extérieure, à l’épiderme, étrangers, pour ainsi dire, par elle, à la vie, lui appartiennent bien plus particulièrement par leur substance intérieure, substance encore peu connue dans sa nature, comme je l’ai dit. Ce qui prouve d’ailleurs manifestement cette assertion, c’est que les phénomènes dont je viens de parler, et auxquels je pourrais en joindre plusieurs autres, cessent de se manifester chez les personnes où les poils, devenus blancs, n’offrent plus que leur enveloppe épidermoïde, la substance intérieure ayant en partie disparu : l’observation particulière le prouve. Cependant il pourrait se faire que, dans ce cas, la portion seule de cette substance intérieure correspondant à la coloration vînt à s’effacer, celle qui est le siège des exhalations continuant à vivre comme à l’ordinaire; et, sous ce rapport, des cheveux blancs pourraient éprouver des phénomènes vitaux; ce dont, je crois, on a peu d’exemples. Au reste, tout ceci est subordonné aux expériences ultérieures, qui éclairciront sans doute un jour plus quelle ne l’est la structure pileuse.

cheveux sont très-hygrométriques , comme on sait ; dès lors , il ; s’imbibent aisément des substances que l’on emploie pour les teindre; et ces substances, qui viennent se mettre en rapport avec la papille , partie bien distinctement vasculaire , peuvent être , là seulement , prises par les vaisseaux , de façon à impressionner nos organes d’une manière fâcheuse. ( F. Blandin. )

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