‹ Anatomie générale : (volume 2)Chapitre 24 sur 27 · PROPRIETES DU SYSTEME PILEUX · texte numérisé non relu

PROPRIETES DU SYSTEME PILEUX

Les poils n’éprouvent qu’un très-faible racornissement lorsqu’on les expose à l’action du calorique. Us se contournent bien alors en divers sens, frisent, >e tortillent; mais cela dépend d’une cause toute différente de celle du racornissement des autres organes. Le calorique enlève alors l’humidité dont es poils sont habituellement pénétrés, et fait ainsi ■approcher leurs molécules. Aussi, quand les brouilards de l’atmosphère, le bain, etc., humectent de îouveau les cheveux, leurs replis disparaissent, et 1s tombent , comme on le dit. Les corps gras dont tn les enduit pour la toilette, les entourant d’une ouche immiscible à l’eau, soutiennent la frisure n empêchant celle-ci de pénétrer les cheveux.

! Quelque temps après qu’on s’est lavé la tête, ceuxs i frisent davantage, comme on a occasion de l’observer depuis que les coiffures grecques sont en sage parmi nous. Cela parait contradictoire au remier coup-d’œil , mais ne l’est pas cependant, in effet, en frottant alors beaucoup les cheveux, n leur enlève l’enduit onctueux qui les entoure Dujours, ou bien cet enduit se combine avec le saon, si l’eau est chargée de celui-ci, comme cela rrive souvent dans celle dont nous faisons usage; ar là, elle pénètre facilement les cheveux dont les ores restent libres, et en s’évaporant ensuite avec

les fluides que y étaient déjà, et qui retenaient la couche onctueuse, elle laisse ces organes plus seef qu’ils n’étaient, par conséquent plus disposés à friser.

Une preuve que c’est l’enveloppe épidermoïde des cheveux qui perd ainsi l’humidité dont elle s’imbibe ensuite dans l’état lisse qui succède à 1; frisure , c’est qu’on peut de même faire friser l’épi derme détaché, en le contournant avec un fer chaud et lui rendre ensuite sa souplesse en le trempant dan l’eau.

La contractilité de tissu et l’extensibilité sont très peu marquées dans les poils; c’est leur résistanc qui prévient leur rupture : ils ne s’allongent près que pas.

Ils n’ont point de sensibilité animale : quand o les tiraille, la douleur qui en naît a spécialemen son siège dans la peau qu’ils traversent. Aussi, e; les tirant à contre-sens de leur direction , on soui fre bien davantage qu’en les distendant dans le s en de leurs pores. Je ne nie pas cependant que les prt longemens qui fixent leur origine aux partis vo sines ne puissent être aussi le siège de la douleu dans ces tiraillemens.

Ces organes n’ont point de contractilité animal

Les propriétés organiques existent certainemei dans leur substance intérieure. Les révolutions qu’< prouve cette substance ne peuvent dépendre cp des altérations diverses qui affectent ces propriété La sensibilité organique et la contractilité insens ble s’y exaltent surtout à un degré remarquab dans la plique polonaise ; or, pour y prendre «

PILEUX

;in

.degré d’énergie qu’elles ont alors, il faut qu’elles :c y existent dans l’état naturel. Ce sont ces deux propriétés que les sympathies dont nous avons parlé mettent en jeu.

La contractilité organique est nulle dans les poils.

Cependantnous ne pouvons disconvenir cpie dans l’état naturel ces organes ne soient , après l’épiderme et les ongles, ceux où la vie est le moins active, ceux qui ont les rapports les moins nombreux avec les autres organes. Tandis que tout est bouleversé par les maladies dans la plupart des autres systèmes, le plus souvent celui-ci ne s’en ressent point; il c croît comme à l’ordinaire, et ne paraît nullement troublé : il a donc une manière d’être, d’exister, toute différente des autres.

En général, les productions extérieures des animaux, comme les plumes, les poils, les écailles, etc., ei semblent faire une classe d’organes à part, étranu gers à la vie des organes intérieurs ; c’est presque comme les diverses espèces de mousses, qui croisirtsent sur les arbres sans faire essentiellement partie oi de leur ensemble.

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