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DÉVELOPPEMENT DU SYSTÈME SEREUX

§ Ier. État de ce Système dans le premier âge.

Toutes les surfaces séreuses sont d’une extrême ténuité chez le fœtus : en ouvrant la poitrine par la section longitudinale du sternum, et en exami-

ARTICLE IV

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nant la plèvre clans le médiastin , où elle est libre des deux côtés, on trouve qu’elle a moins d’épaisseur que la lame transparente de l’épiploon ou de l’arachnoïde chez l'adulte; le péritoine est proprotionnellement un peu plus épais , mais sa ténuité est encore très-marquée; quant à l’épiploon et à l’arachnoïde, la comparaison des bulles de savon est presque insuffisante pour exprimer la finesse de leur tissu.

A cette époque, le fluide qui lubrifie les surfaces séreuses est beaucoup plus onctueux et plus visqueux que par la suite : en promenant comparativement les doigts sur les surfaces, dans les divers âges, on saisit facilement la différence. On dirait presque que les qualités tactiles des fluides séreux se rapprochent alors de celles de la synovie. J’ignore à quoi tient cette différence.

Au reste, la quantité de ces fluides ne paraît point être aussi grande proportionnellement que celle des fluides cellulaires, avec lesquels ils ont cependant tant d’analogie ; ce qui tient probablement à ce que, les mouvemens intérieurs étant moins nombreux, vu l’inaction de la plupart des muscles organiques, moins de fluide était nécessaire pour lubrifier les surfaces.

L’accroissement du système séreux est toujours proportionné à celui des organes qu’il reçoit. L’arachnoïde est plus large, à proportion, quelle ne le sera chez l’adulte; elle semble même, comme le cerveau, devenir alors le siège d’un travail nutritif plus actif : aussi les maladies y sont-elles plus fréquentes; l’augmentation d’exhalation y est plus

commune que dans toutes les autres poches séreuses : de là les hydrocéphales.

A la naissance, où les mouvemens intérieurs deviennent tout à coup très-multipiiés , à cause de la respiration, de la digestion et des excrétions, je présume que les surfaces séreuses deviennent le siège d’une exhalation plus active. Au reste, comme très-peu de sang les pénètre , la production subite du sang rouge et son abord par le système artériel, où il succède au sang noir , produit sur elles moins de changemens que sur les surfaces muqueuses et que dans le système musculaire.

Les membranes séreuses croissent comme les autres organes : long-temps minces et exactement diaphanes, elles s’épaississent peu à peu, à mesure que l’on avance en âge, et deviennent d’un blanc terne. Leur souplesse diminue à mesure que leur densité augmente; elles sont d’autant moins résistantes aux différens réactifs que le sujet est plus jeune. Chez les enfans, la macération et l’ébullition les réduisent bien plus promptement en une pulpe homogène.

J’ai observé que, dans le foetus qui se putréfie, souvent il s’amasse différens gaz aériformes dans les cavités séreuses, comme on peut s’en assurer en ouvrant sous l’eau ces cavités; phénomène beaucoup moins sensible chez l’adulte , où le tissu cellulaire est souvent tout emphysémateux par le mouvement putréfactif, sans que rien ne s’échappe par la canule d’un trois-quart qu’on enfonce dans la cavité péritonéale ou dans celle de la plevre, comme je m’en suis plusieurs fois assuré. En généra! , i

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se dégage beaucoup plus de fluides aériformes des organes du fœtus que de ceux de l’adulte, dans les expériences de macération.

§ II. Etat du Système séreux dans les âges suivans.

Dans l’adulte, le système séreux reste long-temps sans éprouver aucun changement bien sensible; ses membranes suivent seulement les lois des organes qu’elles entourent. Ainsi , dans l’âge voisin de la jeunesse les surfaces séreuses de la poitrine sont le siège plus fréquent des inflammations, des hyclropisies, etc. ; tandis que , dans l’âge voisin de la vieillesse, les surfaces inférieurs, comme le péritoine, sont plus souvent affectées.

Chez le vieillard, le système séreux devient dense, serré; ses adhérences avec les parties voisines deviennent plus marquées : aussi est-il moins susceptible des diverses locomotions dont nous avons parlé- Ses forces , qui s’affaiblissent, y rendent l’absorption moins facile : il est le siège fréquent de l’hydropisie. Lorsqu’il est affecté de quelques maladies, son défaut d’énergie leur imprime un caractère chronique remarquable. Il y a plusieurs vieillards à l’Hôtel-Dieu avec des inflammations tuberculeuses du péritoine, qu’ils portent depuis très-long-temps , tandis que les jeunes gens succombent bien plus vite aux memes inflammations. Ainsi les cancers, dans les personnes âgées, restent-ils souvent comme inertes, ne sont-ils pas même souvent douloureux, tandis que leurs périodes sont le plus souvent rapides chez les adultes.

Les épanchemens séreux sont plus rares que les infiltrations du tissu cellulaire sous-cutané, dans les vieillards; mais ils arrivent plus communément que ceux du tissu inter-musculaire.

Le système séreux s’ossifie; mais ce n’est point comme l’artériel, le cartilagineux, etc., par l’effet naturel de 1 âge. On ne trouve point habituellement ses membranes osseuses chez le vieillard; et, lorsque ce phénomène a lieu, il arrive à tout âge. C’est une maladie,, une tumeur réelle; tandis que, dans les artères, les cartilages, il paraît tenir à la série naturelle des fonctions. Je conserve une pièce où l’arachnoïde est manifestement osseuse en plusieurs points; et, comme c’est sur la dure-mère que ces productions se sont formées, leur existence sert très-bien à prouver que l’arachnoïde en est distincte; car, à l’endroit où elles se trouyent, on l’en détache facdement (1).

(1) Les recherches les plus récentes d’anatomie pathologique établissent au contraire de la manière la plus positive que rarement les membranes séreuses s’ossifient elles-mêmes : ce n’est pas que souvent on ne trouve des ossifications dans le voisinage de ces membranes ; ce n’est pas que souvent aussi ces productions osseuses 11e leur aient ‘été attribuées; mais on a constaté que presque toujours elles ont leur siège dans des couches pseudomembraneuses déposées , tantôt sur la surface libre , tantôt sur la surface adhérente de la membrane séreuse, membrane que l’on peut reconnaître à ses caractères particuliers au delà des limites de l’ altération. Au premier abord , certainement, et devant lecadavre , on est tenté d’adopter l’opinion que Bichat professe ici ; mais avec un peu plus d’attention on ne tarde pas à reconnaître la véritable disposition des choses. (F. Blandin.)

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§ III. Développement accidentel du Système séreux.

Je ne répéterai pas ici ce que j’ai dit, en parlant du tissu cellulaire , sur la formation des kystes divers. Entièrement analogues aux membranes séreuses naturelles, ces kystes doivent être véritablement considérés comme un développement accidentel de ces membranes dans l’économie. Ils ont la même apparence et presque la même texture, ils fournissent leur fluide suivant les mêmes lois , ils paraissent être le siège d’une exhalation et d’une absorption continuelles; puisque, l’on a beau les vider par la ponction, leurs fluides se reproduisent toujours jusqu’à ce qu’on les ait emportés. Par exemple, comparez le kyste qui a crû accidentellement le long du cordon spermatique à la tunique vaginale remplie d’eau dans l’hydrocèle : si le volume de ces deux tumeurs, qui souvent se rencontrent ensemble, est le même, il est impossible d’y trouver aucune différence de forme, d'apparence de texture, de propriétés, de fonctions, etc. (i).

(i) ANATOMIE PATHOLOGIQUE DU SYSTEME SEREUX.

Les altérations de ce système sont déjà en partie indiquées par Bichat : voici ce que nous ajouterons à ce qui en a été dit.

§ Ier. Altérations dans les formes extérieures.

Les membranes séreuses s’épaississent quelquefois en même

temps que leur étendue augmente , comme on le voit surtout dans les hernies et dans les hydropisies : cet accroissement dans tous les sens y suppose alors une augmentation réelle de nutrition ; il faut donc joindre cette cause;'» toutes celles qui facilitent l’extension de ces membranes , comme leur déplacement, la disparition de leurs plis , leur extensibilité propre {voyez , dans le Système séreux , l’article Extensibilité ). Dans d’autres cas , ces membranes perdent tellement de leur épaisseur par la distension , que souvent on les retrouve à peine. Il n’est pas rare de rencontrer cette disposition dans la hernie ombilicale.

Le système séreux est sujet à divers déplacemens , qui altèrent plus ou moins, sa configuration. Ces déplacemens ne sont le plus souvent que secondaires, et tiennent à des changemens survenus dans les viscères que revêt ce système, ou dans les parois des cavités qui renferment ces derniers, parois sur lesquelles il se déploie également ; ils sont par conséquent de la même nature que ceux que déterminent diverses fonctions dansl’ordre naturel.- Or ces déplacemens se font de trois manières : 1" la séreuse quitte les parois et se porte sur les viscères ; 2n elle abandonne ceux-ci pour recouvrir les premières; 3° elle se prolonge au dehors des parois , forme une poche ou sac particulier, tenant au sac général qu’elle représente au dedans. Celte poche est constituée par la portion qui tapisse les parois; mais à la longue, la membrane se détache aussi des viscères , ou les entraîne quand elle leur adhère trop fortement. Le sac dont il est ici question se produit toutes les fois qu’un viscère, poussé à travers les parois de sa cavité, pousse en même temps devant lui le feuillet séreux de ces parois ; c’est le sac des hernies ou le sac herniaire proprement dit. Mais, dans quelque cas, ce sac préexiste à la hernie, et les viscères ne s’y engagent que consécutivement : c’est ce qui arrive quand de la graisse s’accumule à l’extérieur du péritoine, par exemple, et finit par former une masse, que sa situation et son poids entraînent au dehors, et qui y entraîne également la séreuse, de sorte que celle-ci représente un sac prêt à recevoir les viscères à la première occasion ; disposition assez improprement désignée sous le nom d# hernie graisseuse. Les déplacemens des membranes séreuses sont importuns à con-

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naître dans la pratique , parce qu’ils changent souvent le, rapport des parties : le sac des hernies , en particulier, présente une foule de points à étudier.

§ II. Altérations dans l'organisation.

La plupart de celles qui sont la suite de l’inflammation dépendent des changemens qu’éprouvent les fluides naturellement exhalés dans les cavités séreuses, changement qui varient selon que l’inflammation est aiguë ou chronique. CesJ fluides peuvent être simplement augmentés en quantité, et avoir conservé toutes les qualités des fluides séreux, ou bien ils sont altérés de di-

I verses manières ; depuis cette sérosité simple jusqu’au pus opaque et pourvu de globules comme celui du tissu cellulaire, une infinité de nuances existent. Le plus souvent une matière conerescible se produit ; soit que des flocons albumineux nagent dans le liquide épanché; soit qu’une couche de la même nature, une fausse membrane, distincte de ce liquide, recouvre la séreuse enflammée; ou que cette couche, interposée entre ses deux i feuillets non séparés par un fluide intermédiaire, établisse entre eux une adhérence molle, glutineuse, semblable à celle qui se forme entre les lèvres d’une plaie réunie par première intention. Les fausses membranes commencent par des points isolés de ma- !' tière albumineuse , déposés d’abord seulement aux endroits les t plus enflammés, confondus plus tard, et formant alors une 1 couche continue , dont l’épaisseur et la consistance varient.

Cette couche adhère faiblement à la membrane qui l’a fournie ;

1 mais on remarque, en l’en détachant , que des sortes d’engrc- I nures, des inégalités réciproques, unissent lune et l’autre •: au | dessous d’elle, la séreuse est ordinairement rouge et pénétrée de vaisseaux. De la production de ces fausses membranes , et de l’adhésion molle et couenneuse qui n’en est qu’une légère modification , puisqu’elle n’en diffère que par l’absence d’un liquide propre à maintenir l’écartement des feuillets de la séreuse, dérivent tous les effets secondaires de l’inflammation tant aiguë que chronique , toutes les variétés d’épaississement , tous les modes d’adhérence. La matière albumineuse ou couenneuse des

fausses membranes , qui s’épaissit , s’endurcit , s’organise , se pénètre de vaisseaux , donne lieu à ces variétés , par la forme variable qu’elle affecte au moment où elle éprouve ces change— mens. Nous ne reviendrons pas sur la manière dont ceux-ci s’opèrent ; le développement des vaisseaux , qui en est le point capital , a été examiné dans le Système capillaire. On concevra I maintenant comment des granulations miliaires, opaques , blan— j châtres , quelquefois p us étendues et tenant par un pédicule j étroit, recouvrent les membranes séreuses à la suite de leur inflammation , résultat évident de la concrétion de l’albumine à leur surface : comment des plaques de la meme nature se remarquent , dans la même circonstance , sur le péricarde , l’arachnoïde, la tunique vaginale, etc. : comment ses diverses membranes, la plèvre, le péritoine, en particulier, acquièrent î souvent, dans l’inflammation chronique , une épaisseur double ou triple de celle qu’elles présentaient auparavant; épaisseur qui n’est due qu’à la présence des fausses membranes , organisées et intimement unies avec ces membranes, et qu’il faut bien distinguer de celle qui dépend d’un accroissement réel de nutrition : comment naissent les adhérences celluleuses, filamenteuses, celles dans lesquelles les deux feuillets sont entièrement confondus , les brides , etc. , suivant que la matière albumineuse i est peu ou point tiraillée , ou qu’au contraire cette matière a été soumise par les mouvemens de la partie à des distensions fréquentes, suivant que l’inflammation a duré plus ou moins long-temps , et que l’organisation a été plus ou moins parfaite , etc. , etc.

Une cicatrice naît du système séreux divisé, quoiqu’on en ait douté pendant long-temps. Linéaire, et par suite imperceptible quand les bords de la plaie sont restés en contact, c’est une membrane celluleuse analogue au tissu qu’elle remplace, lorsque ces bords n’ont pas été convenablement rapprochés : on pourra se convaincre de ce fait en examinant la plèvre d’un animal auquel on aura ouvert cette membrane quelque temps auparavant. Aussi, dans les hernies qui succèdent à d’anciennes plaies pénétrantes de l’abdomen , le péritoine forme, comme à l’ordinaire, un sac aux viscères déplacés, bien qu’on ait long-

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temps soutenu le contraire : seulement ce sac est plus mince , et semble entièrement formé par la cicatrice restée plus extensible que le tissu voisin.

Les séreuses s’ossiflent ( voy . ci-dessus, pag. i54); aucune n’est exempte de celte altération , qui se présente sous plusieurs formes. Ordinairement ce sont des plaques paraissant plutôt soulever la membrane que lui appartenir en propre ; quelquefois cependant ces plaques sont presque à nu à l’intérieur de celle-ci. La tunique vaginale, la plèvre, le péritoine renferment aussi, dans certains cas, des espèces de concrétions semblables à celles dont le système synovial est le siège , et sur lesquelles nous reviendrons.

Laennec a décrit dans son traité de Y Auscultation médiate des tumeurs de la plèvre qu’il rapporte au cancer cérébriforme : cils occupent la face interne de cette membrane, à laquelle elles adhèrent fortement ; leurs environs sont marqués par un peu de rougeur due au développement des vaisseaux sanguins ; elles sont ordinairement en petit nombre. On trouve assez souvent, dans les ulcérations intestinales, particulièrement dans celles qui surviennent chez les phthisiques, de petits tuï; hercules miliaires qui font corps avec la séreuse au niveau de ces ulcérations. Divers auteurs ont parlé de squirrhes des membranes séreuses ; mais ils ont sans doute voulu désigner ainsi des épaississemens résultant de l’inflammation et non une véritable dégénération.

§ III. Altérations dans le développement.

Les vices de conformation sont assez rares dans le système qui nous occupe. Le péritoine, la plèvre, le péricarde, au lieu de représenter un sac sans ouverture, sont quelquefois ouverts pardevant, et manquent de feuillet extérieur dans une certaine étendue, de manière que leurs viscères sont à nu. L’arachnoïde aune organisation très-imparfaite dans les foetus anencéphales ; mais ce v ice n’est qu’une suite de celui qui existe alors dans le cerveau. Le péritoine a offert , dans des cas rares, une sorte

d’ampoule ou de sac secondaire situé dans son intérieur, communiquant avec lui par une ouverture étroite, et contenant une partie des viscères abdominaux.

Bichat a le premier Lien prouvé l’analogie qui existe entre les kystes qui se forment accidentellement dans nos parties et les membranes séreuses ( voy. le Système cellulaire , t. i, et le Système séreux , t. îv, p. i55 ). Il a réfuté l’opinion de Louis sur le mode d’origine de ces kystes, qu’il regarde comme préexistant toujours aux matières qu’ils contiennent. Cependant il faut établir ici une distinction : en effet, i° il y a des kystes bien réellement préexistons, comme tous ceux qu’on nomme méliceris , atliérômes , stéatomes ; mais ceux-là ne sont que des follicules sébacés prodigieusement dilatés, comme nous le verrons dans une autre occasion ( voy. le Système dermoide ) : les kystes de l’ovaire sont peut-être aussi dans ce cas , en ce qu’ils ne paraissent dus qu’à un développemment de vésicules préexistantes; 2° il en est de consécutifs évidemment, qui se forment autour de divers corps venus du dehors, du sang dans l’apoplexie , du pus dans les abcès chroniques ; 3J l’origine est obscure pour un grand nombre, auxquels s’appliquent parfaitement les considérations présentées par Bichat.

D’un autre coté , quoiqu’on général ils appartiennent au système séreux , l’organisation des kystes est loin d’ètre la même. Certains sont mous et presque fluides, pour ainsi dire ; il semble qu’ils soient le résultat d’une simple exsudation : on en trouve de celte espèce dans le cerveau. D’autres fois c’est une membrane peu différente du tissu cellulaire ; dans quelques cas , au contraire , c’est une vraie cavité séreuse , très-distincte de ce tissu , comme on le voit au cou , au cordon des vaisseaux spermatiques. Il en est dont la structure se rapproche de celle des membranes muqueuses ; d’autres ont une ressemblance grossière avec la peau. Ces kystes sont d’ailleurs susceptibles de diverses transformations : ils deviennent fibreux , cartilagineux , osseux ; les dégénéralions cancéreuses et autres s’y rencontrent également.

Les substances contenues dans ces poches accidentelles varient à l’iefmi. Des corps étrangers solides, du sang, une sérosité

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limpide, uns matière visqueuse, gélatineuse, muqueuse, des fluides séreux joints à de l’albumine concrescible et non con— crescible ; des matières grasses fluides , ou à divers degrés de consistance , une substance pultacée , pierreuse ou crétacée , des concrétions plus ou moins dures , peuvent y être renfermées. Les auteurs se sont beaucoup occupés d’expliquer ces différences , qui s’observent souvent dans des kystes analogues pour la structure. Elles ont été attribuées, en général, à des causes purement mécaniques. C’est ainsi que Bostock , qui a examiné la matière de plusieurs kystes trouvés dans l’intérieur du bassin , après avoir loué Cullen de rejeter ces explications , en propose lui-même une de ce genre , d’après laquelle , suivant l’état du cœur et les modifications qui en résultent dans son action , suiva.ut celles qu’éprouve la chaleur animale ou la disposition des petits vaisseaux, il passerait par ces derniers tantôt de la sérosité du sang presque pure ; tantôt cette sérosité , plus de l’albumine , soit à l’état fluide , soit à l’état concret ; tantôt ces deux matières unies à des matières grasses sous diverses formes : toutes substances qui existent en effet dans les kystes. Il est évident que le mécanisme des exhalations nous est trop peu connu pour que ces explications puissent être exactes : les causes énoncées doivent sans doute concourir à la production du phénomène, mais assurément elles ne le constituent pas à elles seules.

Les hydatides ressemblent aux kystes par leur structure apparente, bien que très-différentes par leur nature : cela est si vrai que les auteurs ne sont souvent pas d’accord sur ce qu’il faut appeler lyste et hydatide. Yoici pourtant les principaux caractères à l’aide desquels on les distingue : i° les kystes tiennent aux parties environnantes par du tissu cellulaire et des vaisseaux ; les hydatides sont , au contraire , parfaitement libres : il est vrai que , dans certains cas, on trouve des kystes à peine adhérens ; mais ces cas sont rares. 2°. Les parois du kyste ont toujours plus ou moins de consistance ; l’hydatide n’a que celle du blanc d’œuf cuit. 3°. Celle-ci offre souvent, dans un point quelconque de sa surface, comme de petits grains qu’on y aperçoit à l’œil nu ou armé d’une loupe, et qui semblent être les rudimens d’autres hydatides : les kystes ne présentent jamais rien de Anat. GLN. T. IV. I 1

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