‹ Anatomie générale :Chapitre 7 sur 40 · XX PRÉCIS HISTORIQUE · texte numérisé non relu

XX PRÉCIS HISTORIQUE

à ce contact, le conduisit à distinguer en général deux modes de sensibilité , comme on distinguait déjà deux sortes de contractilités. L’étude des sympathies dans les membranes fit naître cher lui l’heureuse idée de diviser ces phénomènes d’après les propriétés vitales dont ils ne sont que le développement irrégulier, au lieu de les classer, comme on le faisait, d’après les régions où ils surviennent, ou d’après la nature et la disposition des organes qui en sont le siège. Il augmenta le nombre des membranes séreuses , en y ajoutant l’arachnoïde dont il fit voir et les replis à la base du crâne , et la réflexion sur la dure mère , et l’introduction dans les cavités cérébrales par une ouverture placée au dessous du corps calleux. Sous le titre de membranes contre nature , il comprit les kystes , et la membrane des cicatrices, dont il expliqua d’une nouvelle manière la formation progressive , en déduisant de celte théorie les conséquences pratiques les plus utiles.

Le Traité des Membranes eut le plus grand succès. Dès qu’il parut on le regarda comme un livre élémentaire et classique. On le cita dans une foule d’ouvrages , et presque tous les savans le placèrent avec honneur dans leur bibliothèque.

Dans le même temps , Bichat commença des cours réglés de physiologie , dans lesquels il proposa sa division des phénomènes de la vie. Les avantages qu’elle présente sont universellement reconnus par les bons esprits; Bichat les a développés tant de fois dans ses ouvrages, lésa prouvés par tant de faits , que les reproduire ici serait répéter ce que personne n’ignore. Observons seulement comme le caractère le plus propre à prouver la solidité de cette doctrine , l’unanimité avec laquelle elle fut reçue et l’envie qu’elle excita. Déjà cette envie avait éclaté au sujet du Traité des Membranes. Bichat la méprisa , et ne daigna pas même répondre aux critiques injurieuses qu’on affecta

SUR M. F. X. RI CITAT

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