‹ Anatomie générale :Chapitre 8 sur 40 · XXJ · texte numérisé non relu

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de publier. L’opinion publique le vengea suffisamment , et la foule d’élèves qui continua à remplir son amphithéâtre fut la réponse la plus victorieuse à des hommes qui , en cherchant à diminuer sa réputation , n’en adoptaient pas moins tous ses principes.

Bichat les fit connaître , ces principes , d’une manière plus authentique et plus universelle dans ses Recherches physiologiques sur la Vie et la Mort. Cet ouvrage , publié en 1 799 , se divise en deux parties tout-à-fait différentes. La première contient uniquement l’exposition générale de ses vues physiologiques ; la seconde se compose d’une suite d’expériences sur la liaison mutuelle des trois organes principaux de la vie , le cerveau , le cœur et le poumon. Ce sont réellement deux ouvrages isolés , dont le premier sert à l’intelligence du second , mais ne lui est pas absolument nécessaire , et le jugement que l’on porte sur l’un est entièrement indépendant de celui qu’on doit porter sur l’autre.

Dans les Recherches sur la V ie, Bichat expose avec beaucoup de détails les caractères qui distinguent les deux ordres de fonctions servant , soit aux relations extérieures , soit à la conservation de l’individu. II examine le développement de ces deux vies , et enfin leur mode de cessation. Ce plan , rempli avec la plus grande richesse , offre sans cesse de quoi admirer le génie de l’auteur. On n’oubliera jamais sa théorie du sommeil, ses considérations sur ce que l’on a nommé centre épigastrique ( r ) , son

(i) Cet article renferme, dans une note fort étendue, la distinction des deux systèmes nerveux , celui du cerveau et celui des ganglions , distinction que d’autres ont voulu s’attribuer, on ne sait pourquoi , à une époque où l’ouvrage dont nous parlons étaitdepuis long-temps entre les mains de tout le monde.

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