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cloison, qui partage la cavité cellulaire et son contenu en deux parties; ces remarques sont, en effet, en harmonie avec celles de M. G. Thuret à l’égard de la formation des spores du l’aucheria.Dans les Oscillaires, on n'observe cependant pas de rétrécissement de la membrane cellulaire. M. Naegeli a trouvé que la paroi interne de la cellule du Conferva glomerata est tapissée d’une couche muqueuse dont la surface extérieure est unie et dont la face intérieure est garnie de globules de chorophylle; il ne considère nullement cette couche muqueuse comme une membrane libre, elleserait destinée à fournir des couches lignifiantes durant l'époque de son adhérence à la membrane cellulaire; quand au contraire elle vient à sen détacher, par une cause traumatique ou autre (1. c. p. 91, 95), elle ne sécrète plus que des membranes qui passent dans les couches ligneuses de la partie intacte de la cellule. M. Naegeli n'admet pas la division de la cellule par étranglement, parce que cet étranglement selon lui ne s étend pas au-delà de certaines limites et que la cloison est plus mince que l'étranglement ; il rejette la formation de la cloison d’après Mohl (n° 48), parce qu elle n'a été observée par personne, et parce que l'orifice de cette cloison, observé par M. Mohl, est l'effet d'une illusion produite par le contact du contenu avec la cloison.
M. Mohl a repris ses observations sur le Conferva. glomerata (n° 49), et il trouve que la couche muqueuse signalée par M. Naegeli, est son utricule primodiale, que cette membrane est unie à l'extérieur et à l'intérieur, et que les granules de chlorophylle n'y sont pas renfermés; il a trouvé en outre, que la formation de la cloison commence par un léger retrait des masses de chlorophylle, étranger à l'enveloppe externe et à la membrane cellulaire, et que l'étranglement de la masse de chlorophylle est l'effet d’un rétrécissement annulaire de l'utricule primodiale, laquelle est ordinairement juxtaposé à la membrane cellulaire. En traitant par les acides, etc., il a pu s'assurer que la cloison n'était autre chose qu'une duplicature de l’utricule primordiale. — Avant que la masse de chlorophylle ne se détache, la membrane cellulaire, ou plutôt sa couche la plus interne, forme un prolongement qui s'étend jusqu'au plissement de l’utricule primordiale, et ce prolongement produit un espace inter-cellulaire entre la membrane extérieure et la membrane cellulaire primordiale. Enfin les utricules primordiales s'isolent complètement, de même que la paroi cellulaire; et l'on peut reconnaitre distinctement que la cloison ne passe pas dans la cellule extérieure, mais bien dans la couche la plus interne qui enveloppe tout l’utricule primordial. M. Mohl considère donc la cloison comme une partie d'une membrane cellulaire complète. — Ce mode de cellulation peut s'appliquer en outre, selon nous, à une foule d'autres cas , trèsévidents dans les Conferves. L'opinion de M. Mobhl différerait donc de celle de M. Naegeli en ceci, que l'étranglement annulaire de la cellule n aurait pas lieu, et que la cloison ne s'appuierait pas tout à coup sur elle.
Enfin, il y aurait encore à mentionner la théorie cellulaire de Xanstern (n° 50) d'après laquelle les cellules s'engendreraient par l'extension de granules amor-
N° 48. Moux. Enistehung der Zelle durch Theilung. Tübingue, 1855. N° 49. Mour. Vermischte Schrifien, p. 266.
N° 5o. KansrTein. De cella vitali. Berlin, 1845.
HISTOGÉNÈSE VÉGÉTALE. Si phes de matière organique. Mais ces observations n ont été répétées par personne. À la vérité, M. Mettenius (n° 51) a démontré que les granules de chorophylle se forment à l'intérieur des vésicules dans les cellules capillaires de la Salvinia natans, vésicules qui sont produites par l'extension de très-petits granules. À cause de cette génération particulière, il regarde ces vésicules comme un coutenu des cellules, et croit devoir les distinguer entièrement des cellules proprement dites. Il ne lui a pas été possible de saisir les rapports des granules de chlorophylle avec la naissance de ces vésicules.
Dans ces derniers temps, MM. Fartig, Mulder et Harting ont fait des objections à la théorie de M. Mohl sur la structure cellulaire, théorie d'après laquelle la membrane la plus externe serait parfaitement close et imperforée, que son épaississement s’opérerait par le dépôt successif de membranes secondaires sur sa surface interne, et que ces membranes secondaires sont percées de petites ouvertures qui, à mesure qu'elles s épaississent, produisent dans les membranes utriculaires de véritables canaux, etc.
D'après M. Hartig (n° 52), la paroi cellulaire se composerait de trois pellicules différentes: 1°le ptychode ou membrane cellulaire primitive. 2° l'asthathe(couches secondaires de Mohl) ; 3 l’eustathe (utricule primordiale de Mohl). Cette dernière, dans l'opinion de M. Hartig, n'enveloppe pas entièrement la cellule ; elle n’est souvent visible que dans les méats intercellulaires. Par la teinture d'iode et l'acide sulfurique, le ptychode et l’eustathe se colorent en brun jaunûtre, et l'astathe en bleu. Les canaux intercellulaires correspondent aux endroits où se soudent les ptychodes, qui les ferment vers le côté extérieur.
M. Mohl (n° 53) en répétant ses premières recherches, peur répondre aux objections qui lui étaient adressées , est arrivé à ne découvrir que l'utricule primordiale dont nous venons de parler; il ne peut y reconnaitre le ptychode de Hartig, dont la durée lui semble éphemère, et il ne le retrouve plus dans les vieilles cellules où Hartig prétendait l'avoir observé. Il reconnait que la plus interne des couches secondaires pénètre quelquefois dans les canaux, qu'elle parait plus claire et qu’elle se comporte autrement que les plus externes par l'action de l'iode et de l’acide sulfurique, bien que les choses ne se passent jamais comme le prétend M. Hartig. Il considère donc la couche secondaire la plus interne comme le ptychode. Il déclare inexacte la donnée de M. Hartig, qui veut que la membrane externe (eustathe) ne soit pas une cellule parfaitement close. Il admet qu'on ne peut les séparer, dans la substance ligneuse, et qu'on ne peut non plus reconnaitre entre elles des lignes de séparation; mais le premier cas se reproduit dans les Conferves, le dernier dans les Algues avec une abondante substance intercellulaire. M. Mohl revoque aussi en doute la coloration particulière de l’eustathe, et les prolongements lenticulaires des ptychodes dans la cavité des canaux. Il réfute la succession des couches dans l’ordre que leur assigne M. Hartig, en se fondant soit sur l’inüme union des parois cellulaires extérieures, soit en démontrant queles parois,
N° 51. Mérrenius. Beytr. :. Kenntniss d. Rhizocarpeen. 1846, Dr'OP, 0e,
N° 52. Harric. Lehrb. d. Pflanzenkunde. Berlin. 1841-46.—Beytr.z. Entwickelungsg. der Pfl. Berlin. 1843. N° 55. Mont. Bot. Zeitung. 1844. Num. 15-19.
si ténués des cellules de la couche du cambium , forment un continuation immédiate du réseau, qui présente la couche primitive dans les parties plus anciennes des fibres ligneuses. Il trouve, dans l'évolution de ces couches plus épaisses qui n'occupent que les bords des cellules (Jungermannia Taylor), la confirmation de sa théorie. En effet, on ne voit que de très-minces couches secondaires dans les jeunes cellule, tandis que dans les anciennes, au contraire, ces mêmes couches minces, appuyées à la paroi primitive , se distinguent nettement des plus larges, qui se sont déposées sur elles, et qui terminent la cavité cellulaire.
MM. Mulder (n° 54) et Harting (n° 55) ont publié des recherches très-étendues sur les caractères chimiques des différentes couches qui composent les parois cellulaires, nous ne reproduirons ici que la partie de leur théorie relative au développement et à l'origine de la paroi cellulaire. |
D'après M. Mulder, la jeune membrane cellulaire est composée de cellulose. Les parois des utricules lignifiées contiennent toujours de la protéine. On y rencontre deux couches principales superposées qui se distinguent l’une de l’autre par les réactions chimiques. Elles contiennent quatre matières différentes, dont les quantités relatives varient, savoir :
a. De la cellulose, qu'on trouve uniquement dans la couche interne de la paroi.
b. Une matière qui s'incorpore intimement à la cellulose de la paroi.
ce. Une auire matière que forme la couche externe de la paroi cellulaire et qui ne peut être séparée par l'action des acides minéraux concentrés.
d. De la protéine qui a pénétré la paroi.
MM. Mulder et Harting distinguent trois sortes d'origine des couches: r° Se fondant sur ce que la jeune membrane cellulaire, composée de cellulose se trouve dans les Jeunes tissus sans couches internes, ils prétendent qu'il se fait sur cette membrane un dépôt de couches de l’intérieur à l'extérieur, puisque dans l'intérieur de la cellule, on peut toujours reconnaitre une membrane composée de cellulose; il ÿ a plus, une membrane (n. 53, p. 476) qui se colore en brun par l'iode et l'acide sulfurique, s'élabore autour de celle composée de cellulose, qui, à cause de sa complète insolubilité dans l'acide sulfurique, est appelée pellicule (cuticula) des cellules ligneuses (la cuticula épidermis a la même propriété). Elle répond à la membrane cellulaire externe de M. Mohl, et à la cuticule décrite par M. Brongniart. Dans les cellules ligneuses, on voit se déposer entre la cuticula et la membrane composée de cellulose, ce qu'on appelle la substance intermédiaire ligneuse (les couches secondaires de M. Mohl), celleci se présente en couches concentriques, se boursouffle dans l'acide sulfurique et s y dissout entièrement. D'après M. Harting, les canaux ou pertuis vasculaires dépendraient du dégré d'élaboration de la cuticule; quand elle
serait abondante, les trous des jeunes cellules se fermeraient; tandis qu'au con-
traire, quand ja cellule viendrait à s'élargir en raison de la quantité de cuticule,
“N° 54. Muper. Versuch einer physiol. Chemie, trad. par Mozcescaorr. Heidelberg. 1844. Livr. 4-5.
N° 55. Harrinc. Mikrochemische onderzoekingen over den'aard en de ent wikheling van den plantaardigen celwand. Anal. par Mou, bot. Zeit. 1846, p. 04.
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les méats resteraient ouverts, et cette ouverture déterminerait la formation des canaux, etc.; 2° le deuxième mode d'épaississement des cellules s'opérerait par le dépôt à l'intérieur de la membrane cellulaire dans le sens de M. Mohl, mais dans des limites restreintes ; 3° le troisième, enfin, serait un épaississement de la membrane cellulaire même, sans couches visibles. — Il résulte également des recherches de ces auteurs que, dans les cellules, qui ne se renforcent pas par couches, comme dans celles qui sont multiples, la cellulose disparait complétement avec l’âge, se métamorphose en une combinaison différente ou peut être remplacée par une autre (n° 54, p. 469-460). Les cellules du cambium du Pinus n'auraient rien de commun avec les cellules ligneuses, d'après M. Mohl,en effet, les premières sont composées de cellulose, les autres de la substance de la cuticule insoluble dans l'acide sulfurique.
M. Harting a combattu la théorie de M. Mohl, en donnant un nombre trèsconsidérable de mesures micrométriques sur le développement des cellules (n° 56). Il croit avoir trouvé que, dans tous les entre-nœuds de la pousse annuelle d'un végétal, le nombre des cellules reste le même du centre à la circonférence, et que, par conséquent, les entre-nœuds gagnent en grosseur, non par la multiplication des cellules, mais par l'extension de leur cavité ou l'épaisseur de leurs parois. Il prétend aussi que jusqu'à l'époque où les cellules ligneuses commencent à s'épaissir, ces cellules s'étendent uniformement dans toutes les parties de l'entre-nœud; qu'ensuite les cellules venant à s'épaissir, leurs cavités (n° 56, p. 235) conservent la même proportion que celles des cellules non encore lignifiées. Et qu'ainsi, comme le calibre ou la cavité cellulaire ne diminue pas (ce qui devrait avoir lieu si de nouvelles couchesse déposaient successivement à l'intérieur). M. Harting se croit autorisé à conclure que les couches secondaires se déposent à l'extérieur et sur la membrane primordiale.
M. Mohl (n° 57) est revenu dernièrement sur ces objections de MM. Mulder et Harting. Il 's'est assuré de nouveau que la jeune membrane cellulaire primitive est complètement close et nulle part percée de trous; il insiste de rechef sur les raisons anatomiques de sa théorie. — Il réfute M. Harting en alléguant qu'à la fin de la première période de végétation, les plus jeunes entre-nœuds lui ont présenté considérablement moins de cellules que les anciens, que conséquemment les cellules s'étaient multipliées. M. Mohl trouve une autre preuve de la multiplication des cellules; c'est que dans la première période de végétation 1l se formerait de nouvelles cellules ligneuses dans la couche du cambium.
M. Mohl maintient sa manière de voir : il voit les couches d’accroissement se déposer sur la paroi interne de la membrane cellulaire, et cela pendant le temps même ou tout l'organe élémentaire est encore en voie de développement. Cependant M. Mohl regarde comme parfaitement justes les réactions chimiques indiquées par MM. de Mulder et Harting sur les différentes couches cellulaires; tout en restreignant leurs conclusions, il pense, au contraire,
N° 56. Recherches microm. sur le développement des parties élémentaires de la tige annuelle des plantes. An. des sc. nat., t. IV, p. 210-70.
N° 57. Mour. Bot. Zeit. 1846, p. 337.