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Premier mémoire sur les corpuscules du sang. (n

D'après les vues de l’auteur, la formation des organes ne sopère pas simplement par la partie fluide du sang, puisqu'il a découvert que les cellules qui, ainsi que cela est démontré dans la troisième série de ses recherches sur l’embryologie (voy. Chap. VI. ), forment le chorion, se composent de corpuscules sanguins altérés ; il a trouvé de plus que la fibre musculaire(cest-à-dire le futur cylindre musculaire et non la fibrille ), est formée par la fusion de cellules, qui à leur tour dérivent des corpuscules du sang. Il a vu chacune des phases de cette transition, depuis le corpuscule sanguin sans altération jusqu'aux cellules musculaires elliptiques ou oblongues. La couleur ne change pas, si ce n’est que les corpuscules sanguins en devenant des cellules ramifiées qui forment le chorion, d'une part, et de l'autre Jusquaux cellules pour la formation du muscle, acquièrent une couleur rouge plus foncée. L'auteur confirme les observations de Valentin, et les conjectures de Schwann, touchant la formation des muscles, en ajoutant que les globules qui se réunissent, pour former le cylindre ou tube musculaire, sont des corpuscules sanguins transformés en cellules ou utricules. Les fibrilles paraissent se former postérieurement à l'intérieur du cylindre, qui devient ainsi le faisceau musculaire. La portion médullaire parait être composée d'objets translucides, dont l'un d'eux est contenu dans chacun des corpuscules sanguins altérés. Toutefois, quelques-uns de ces objets translucides continuent à occuper une position périphérique.

L'auteur croit qu'il n'est pas probable que la fibre musculaire et le chorion soient les seuls tissus formés par Les corpuscules du sang ; ilest au contraire disposé à demander quels sont les tissus dans la formation desquels ils n’enirent pas. Les nerfs, par exemple, se forment, ainsi qu'on le sait, d’une manière identique à celle des tubes musculaires et des cellules d’épithélium, présentent souvent des apparences qui ont suggéré à l’auteur l’idée que c'étaient aussi des corpuscules sanguins altérés. L'auteur pense par conséquent que les corpuscules sanguins qui tous ont la mème apparence, entrent immédiatement dans la formation des tissus qui, physiologiquement, sont extrêmement différents.

N° 82. Société royale de Londres. Séance du 4 juin 1840. Philosopnical transactions. 1840. TOME 11. 17

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