Deuxième mémoire sur les corpuscules du sang (n
Le noyau du corpuscule sanguin, ordinairement considéré comme un objet simple, est représenté ici comme un composé, dans quelques cas, de deux, trois et même d’un plus grand nombre de parties. Ces parties ont une forme constante et déterminée. Dans la substance qui environne le noyau l'auteur à pu fréquemment discerner non pas seulement la matière colorante rouge, mais des objets semblables à des cellules ; il signale aussi un orifice existant à une certaine époque dans la membrane qui environne cette substance. Dans un premier mémoire, il n’est pas moins éloigné des précédents observateurs relativement aux cellules; c'est ainsi qu'il a fait voir que le noyau d'une cellule, au lieu d'être rejeté comme inutile et absorbé, est un centre pour l'origine non-seulement des matières transitoires contenues dans sa propre cellule, mais aussi des deux ou trois cellules principales formées en dernier lieu et destinées à succéder à cette cellule; en outre que la séparation du noyau en deux ou trois parties n’est pas, ainsi que l'a supposé M. Henle, pour le globule du pus où du mucus (seuls exemples dans lesquels on a observé la séparation en question ), l'effet de l'acide acétique, commun en apparence à tous les noyaux, mais l'effet d’une séparation naturelle, commune, à ce qu'il parait, à tous les noyaux en général et constituant une partie du procédé à l’aide duquel les cellules sont reproduites. L'auteur a encore montré que ce qu'on a appelé nucleolus n'est pas un objet distinctexistant avant le noyau, mais uniquement une forme d’une série d'apparences qui surviennent successivement, l'une dans l’autre, en certaine partie du noyau, et qui continuent à se manifester même après la formation de la cellule. Ces manières d'envisager ces divers sujets sont confirmées aujourd'hui dans le présent mémoire, où l’auteur prouve qu on peut les étendre aux corpuscules du sang.
M. Barry compare ensuiteles phénomènes qu il a observés dans les corpuscules du sang avec ceux qu'il a remarqués dans l'ovule. Il résulte de ces recherches que les corpuscules du sang sont engendrés par un procédé essentiellement identique à celui qui donne naissance à ces cellules qui succèdent 1mmédiatement à la vésicule du germe, ou cellule-mère originaire, et que c'est par la continuité du même procédé que le corpuscule du sang se divise delui-même en objets plus petits figurés par l'auteur dans son précédent mémoire sur le sang. De plus, dans sa forme et son état interne, le corpuscule sanguin, tel qu'on le rencontre dans l'adulte de certains animaux, ressemble considérablement à celui qui existe dans la vie fœtale chez certains autres animaux. L'anteur fait remarquer en passant que le cerveau fœtal, à certaines époques, parait consister uniquement en objets qui ressemblent considérablement à ceux qui, à certaines périodes, forment les noyaux dans les corpuscules du sang du fœtus.