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HYRTL. Anatomie des Menschen. Vol.T. Prague

234. CH. ROBIN. Journal des connaissances médicales. Mars 1850, p. 239. 235. HANDFIELD JONES. London medical Gazette. Mai 1890, p. 933.

256. ROELLIRER. Zeitschr. für wissench. Zoologie. 1849, vol. IE.

RS OR CS US à ft 0 nn et nt ee

K 9. Æpiderme, epithelium.

a. Développement.

L'histoire des recherches concernant la structure intime de ces tissus, et que nous avons exposée dans le premier volume, est aussi leur histoire histogéne. sique ; en effet , les couches inférieures qui composent le réseau de Maïpighi se transforment peu à peu pour gagner la surface, et cette transformation n'est autre chose que le développement ultérieur des couches les plus jeunes, }: description des diverses couches de l'épiderme et de l'épithélium est par consé. quent elle-même l'exposé de leur développement. Nous pouvons donc résumer dans les termes suivants l'état des connaissances histogénésiques relatives à l'épiderme et à l'épithélium, en nous reportant à l'époque de la publication du mémoire inséré dans le premier volume. Le derme, parsemé de vaisseaux sanguins, produit à sa surface un blastème dans lequel se forment d'abord les noyaux composés de plusieurs granules. Autour de ces noyaux se forment les cellules. Dans les premiers temps, la cellule et le noyau croissent d’une manière à peu près uniforme; mais plus tard la cellule s’accroit davantage, surtout en largeur; elle s’aplatit simultanément, jusqu'à ce qu’enfin elle devienne une squame d'épaisseur incommensurable. Les noyaux eux-mêmes deviennent plus plats et plus pales, et finalement ils disparaissent tout à fait dans l'épiderme de la peau extérieure. Le contenu cellulaire, d'abord liquide, disparait probablement parce qu'il se solidifie et contribue à fortifier la paroi de la cellule.

Cependant il s'est formé depuis une autre opinion relative au développement de ces tissus. On nie l'existence de noyaux libres, et l'on affirme que les cellules ne se développent que par multiplication endogène. Cette manière de vom s'appuie principalement sur les observations suivantes :

Valentin (n° 96, p. 657) a observé des étranglements sur le noyau des cellules qui composent l'épithélium en pavé; il a vu en outre, quelquefois, les cellules de l'épithélium à cylindres pourvues de deux noyaux. L'auteur suppose que ces cylindres pourraient bien se former par la fusion de plusieurs cellules jeunes, dont chacune n'aurait primitivement qu'un seul noyau. Xoelliker (n° 1 16, p. 07), au contraire, cite cette observation en faveur de son opinion de multiplication endogène qui, comme on le sait, s'opère par la multiplication du noyau à lintérieur de la cellule. Il rappelle également une observation analogue de Schwann (n° 65, db, p. 85), de Æenle (n° 237, p. 8), de Todd et Bowmann (n° 235, p. 26/4) qui ont vu les cellules épithéliales se multiplier par scission dans la cavité buccale de la grenouille, une autre de Hannover (n° 03), et enfin une sienne propr (n° 101, p. 139), par laquelle l’auteur a constaté une fois deux noyaux dans unt cellule de la conjonctive de la cornée. A ces observations, on peut encore joindre celle de Bendt (n° 189, p. 143), qui a vu des cellules cylindriques pourvus de

deux noyaux avec deux renflements correspondants, et celle de trchow (n° 290)

N° 937. HENLE. Compte rendu de Canstatt, pour l'année 18/4. N° 238. Topp et BowManN. Cyclopædia of anatomy. Vol. HL, art. Mucous membrane. N° 939. ViRCHOW. Archiv für pat*ol. Anat. 1849, vol. HT.

HISTOGÉNESE SPÉCIALE. 149

p. 228), qui signale un à quatre orands noyaux nucléolés et granulés dans Îles cellules de la vessie. Koelliker tire de toutes ces observations cette conclusion, que probablement les plus petites cellules des couches inférieures du réseau muqueux se multiphent par génération endogène. Cependant, pour l'épithélium à cylindres, l'auteur (n° 175, p. 205) admet une multiplication par scission longitudinale des cellules.

Le même auteur (n° 94, p. 35) a publié l'observation suivante, à l'égard du développement des cellules à cils dans l'oviducte du Planorbis corneus. Deux cellules arrachées de l'épithélium vibratile lui offrirent un prolongement cylindrique, long de 0,014 mm. et large de 0,005 mm., qui, vers le haut, allait un peu en se rétrécissant, et sy terminait par un sommet obtus. Ce prolongement était agité d'un mouvement continuel; 1l ne cessait de se recourber et de s'étendre. Il paraissait étre une excroissance immédiate de la cellule sur laquelle il reposait. Parmi les autres cellules de lépithélium vibratile, 1l y en avait un grand nombre dont les cils partaient, en forme de pinceau, d'un prolongement très court. Il semblerait donc que le prolongement, d'abord simple, se divise de haut en bas en un faisceau de cils. J’alentin (n° 96, p. Sox) élève quelques doutes sur l'exactitude de cette observation.

La régénération s'opère de la méme manière que le développement. b. Accrotssement.

Chez les jeunes embryons, les couches supérieures de l’épiderme de la cavité buccale se composent de cellules polyédriques, pleines d'un liquide, suivant Raschkow (n° 23, p. 12). La dernière métamorphose des cellules de l’épiderme des téguments extérieurs ne s'accomplit qu'après la naissance. Suivant /arting (n° 130, p. 48), la grandeur des cellules épidermiques n'augmente que peu pendant les cinq ou six derniers mois de la vie fœtale, c'est-à-dire du moment peu éloigné de leur première origine jusqu'à la naissance de l’enfant; depuis ce terme jusqu’à l'âge adulte les cellules conservent à peu près la même grandeur. L’accroissement de l’épiderme se fait par conséquent presque exclusivement par l'augmentation du nombre des cellules. La forme des cellules subit quelques modifications pendant le développement de l'épiderme, à moins que les différences observées ne tiennent à ce que la forme varie pour les individus. Suivant le même auteur « pendant l'accroissement longitudinal et périphérique de l’épithélium vibratile de la trachée-artère, le diamètre des cellules n augmente que très peu, mais leur nombre augmente en rapport direct de l'augmentation de la surface. La longueur moyenne des cellules varie chez les adultes euxmêmes, trop pour quil soit permis d'établir une comparaison pour les âges différents. Cependant, il parait que chez le nouveau-né, les cellules ont déjà atteint le maximum de leur allongement ; tandis que chez le fœtus les cellules, quoique ayant déjà presque atteint leur largeur normale, ne sont pas encore parvenues a la longueur qu'elles sont destinées à acquérir : ce qui répond à l'idée qu’on admet ordinairement touchant leur formation , Savoir, qu'elles ont à leur première origine une forme globuleuse, qui ensuite devient oblongue, à

cause de l'accroissement suivant une seule direction. La longueur des cils chez TOME II. 37

l'enfant nouveau-né et chez l'adulte est égale; mais chez le fœtus ils sont plus courts d'un tiers. Par conséquent, les cellules s'allongent, les cils croissent auss; en longueur. »

Les observations de Xoelliker (n° 116, p. 35) s'accordent avec les précédentes Les cellules épithéliales, chez un embryon humain de quinze semaines, mesu. rent 0,009 à 0,012 de ligne; au sixième mois 0,01 à 0,012; au septième o,o1 à 0,014; chez le nouveau-né, 0,012 à 0,016; chez l'adulte, 0,008 à 0,016 de ligne,

Ç 10. Pisment.

a. Développement.

Valentin (n° 68, p. 194) a vu chez le fœtus se déposer d'abord des corpuscules isolés, arrondis, incolores et transparents, qui, chez l'homme, ont 0,0006 à 0,0009 mm. de diamètre. A la périphérie de ces corpuscules, qui sont les noyaux de cellules, et que l'auteur nomme vésicules pigmentaires, naissent les globules noirs du pigment ; à cette époque, les corpuscules sont encore translucides dans le milieu , mais ils sont obscurs et opaques au pourtour. Les noyaux se chargent de plus en plus de corpuscules pigmentaires, à tel point même qu'ils en sont enveloppés de toutes parts et entièrement cachés, de sorte qu'on ne peut plus les apercevoir qu'en les débarrassant de ces corpuscules, soit par la pression, soit par le lavage. Une substance solide, mais molle et claire, dit Æenle (n° 79, p. 300), doit entourer les noyaux, retenir les corpuscules, et se séparer plus tard en membrane cellulaire et contenu liquide; c'est sous ces états que le pigment paraît dans l'œil de l'adulte. Dans la /amina fusca, la cellule forme des prolongements qui peuvent même s unir ensemble, de manière à produire un réseau, Bischoff (n° 109, p. 223) dit que les globules de Valentin ne sont autre chose que des cellules qui ont d'abord un contenu transparent; mais peu à peu il se développe dans leur intérieur des corpuscules pigmentaires, qui saccumulent d'abord au pourtour interne des cellules, lesquelles par conséquent demeurent claires dans leur milieu, mais qui finissent par les remplir entièrement, de sorte qu'alors il devient difficile de reconnaitre la membrane elle-même des cellules. Valentin rapporte plus tard (n° 96, p. 648) ses observations dans des termes analogues, appropriés à la théorie cellulaire : cependant les molécules pigmentaires s'accumulent, suivant lui, au pourtour du noyau ; la présence d'une substance molle et claire qui réunirait les molécules est incertaine.

Les cellules du pigment, à l'extérieur de la choroïde chez un chat nouveau-né, avaient toutes, suivant //annover (n° 95, p. 64), une grande partie transparente au milieu, autour de laquelle les molécules étaient ramassées; l’auteur na pas observé de noyaux isolés. Les cellules de la surface interne n'étaient pas encore remplies de pigment, mais la couche consistait en cellules vides, hexagonts, rondes quand elles étaient isolées, à surface granuleuse. Les plus petites cellules pigmentaires, Chez le Septa, mesurent, suivant Koelliker (n° 101, p.71), 0,012 Ù 0,02 mm.; elles sont arrondies ou oblongues et se composent d'une portioP centrale, pale, la cellule embryonale et son nucléole, et d'une autre périphérique, finement sranulée, colorée et dépourvue d'une membrane visible. K arsten

(n° 99) voit les cellules les plus profondes de l'épiderme de la queue, chez des tétards privés encore d'extrémités, pourvues de noyaux, mais privées de granules pigmentaires. En se rapprochant de la surface, on voit les noyaux se remplir de pigment, s'agrandir pour toucher finalement avec leur membrane celle de la cellule. Le nucléole s'accroît également, devient vésiculaire, développe dans son intérieur un ou deux oranules, et présente alors ce qu on appelle le noyau de la cellule pigmentaire. Les cellules étoilées se produisent par la résorption des membranes cellulaires de plusieurs cellules, emboitées les unes dans les autres ; en effet, le nucléole, que nous avons vu devenir vésiculaire, peut à son tour donner naissance à des nouvelles générations qui, par conséquent, seront renfermées les unes dans les autres.

Dans les très petits tétards de 5 millimètres de longueur, Prevost et Lebert (n° 110, p. 201) voient « surtout dans la peau un certain nombre de globules, bruns chez la Rana esculenta, noirs dans la À. temporarta, qui commencent à passer de l'état sphérique à des formes moins régulières, et à avoir de petits prolongements latéraux comme premier commencement de la forme étoilée (PL. X, fig. 2,4, 5). Dans les larves noires on voit, dans beaucoup de globules, la matière pigmentaire, qui, dans cette espèce, est en général plus abondante que dans l'autre, se grouper d'un côté autour du noyau, tandis que l’autre côté du olobule n'est pas coloré. Dans les yeux de très jeunes têtards, les globules pigmentaires conservent plus longtemps le type de la forme sphérique des globules organo-plastiques primitifs ; 1ls ont de 0,025 à 0,03 mm. de diamètre, montrant dans leur centre la vésicule diaphane, et une matière colorante d’un bleu noirâtre devenant parfois violet par compression et occupant surtout la périphérie. » Les globules pigmentaires ne sont, par conséquent, suivant ces auteurs, « qu'une transformation des globules organo-plastiques qui se déforment et prennent ensuite une forme étoilée, puis un aspect frangé, et qui continuent à commurniquer les uns avec les autres au moyen de canaux, produits peut-être par la substance interglobulaire qui a persisté après le décollement des globules. »

Au-dessous de la couche pigmentaire de l'œil des mammifères, entre elle dt la choroïde, existe, suivant Bruch (n° 240, p- 0), une membrane qui parait se trouver en rapport avec le développement du pigment. Ce sont des noyaux ronds ou ovales de grandeur inégale, dont la plupart, du moins les ronds, renferment un à trois nucléoles; ils sont très pales, transparents et placés dans une membrane délicate, amorphe et d’un aspect vitré. Les noyaux ronds sont dispersés irrégulièrement, et la membrane parait alors composée de cellules polyédriques ; les noyaux ovales, qui sont quelquefois fusiformes, sont rangés par séries régulières. La membrane des cellules pigmentaires se développe autour du PF préformé ou autour d'un groupe de molécules (p. 50); cependant les molécules peuvent quelquefois se développer à l'intérieur de la cellule. L'auteur a vu quelquefois des cellules pigmentaires pourvues de deux ou trois noyaux , de qua imdiquerait une multiplication endogène. Quant aux oranules pigmentaires, 1ls proviendraient de la matière colorante du sang , altérée dans ses pro-

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