Résén ération
On sait que le pigment est susceptible de régénération; c'est ce que prouvent un grand nombre d'observations. Elle n'a lieu simultanément avec la cicatrisation de la peau, qu'autant que la blessure à été superficielle. Nous ne connaissons pas d'observations microscopiques relatives à ce sujet.
c. Accroissement.
Le nombre des cellules du pigment noir de l'œil augmente uniquement pendant la vie fœtale, suivant Harting (n° 130, p. 51), mais apres la naissance toute augmentation à cessé, ce qui est le contraire de ce que l'auteur à observé pour les cellules de l’épiderme et pour celles de l'épithélium de la trachée, « En comparant les diamètres aux diverses périodes , il résulte que celui des cellules du fœtus et celui de celles de l'enfant nouveau-né ne diffèrent pas beaucoup, mais que ceux de l'adulte sont plus grands. Quant au nombre, il ÿ à au contraire une grande différence entre le fœtus et l'enfant, et presque aucune entre celui-ci et l'homme adulte. » J’alentin (n° 68, p. 194) dit que les cellules du pigment sont plus petites-chez un fœtus de quatre mois que chez un de trois, ce qu indiquerait, suivant Harting, une augmentation en nombre par division des cellules.
Quant aux molécules du pigment, il ne parait pas que leur diamètre varie aux différentes époques de la vie.
N° 941. VOGEL. Gœtting. gelehrte Anzeig. 1844, n° 161.
N° 942. ViIRCHOW. Arch. für patholog. Anatomie. 1848, vol. EL, p. 465.
N° 243. BRUECKE. Beschreibung des Menschlichen Augapfels. Berlin, 1847. N° 244. Gros. Fragments d'helminthologie. Moscou, 1851. |
HISTOGÉNÈSE SPÉCIALE. 149
\ 11. l'aisseaux sanguins.
a. Développement.
Suivant L.-F Wolff (n° 245), se produit, dans la substance jusques alors uniformément grenue du blastoderme, des vides dont l'apparition amène celle d'îles grenues et obscures, séparées par des gouttières claires ; dans ces dernières s'amasse un liquide, d’abord incolore et immobile, puis rougeûtre et mobile; le sang et en même temps les souttières acquièrent des parois solides formées par des iles : elles deviennent des vaisseaux. Pander et Dœllinger (n° 246) ne s'éloisnèrent de ces idées quen ce qu'ils admirent que les iles obscures de Wolff deviennent vaisseaux, tandis que les interstices clairs appartiennent à la substance solide. Ils placèrent dans le feuillet médian du blastoderme, dans celui qu'on appelle vasculaire , ce travail de séparation en amas obscurs et en intervalles clairs, dont les premiers, selon eux, se convertissent peu à peu en sang et en vaisseaux. La description de Baer (n° 10, t. HE, p. 202) se rapproche davantage de celle de Wolff; cependant, en faisant ces observations sur les extrémités des membres de l'embryon (n° 247, t. Il, p. 127), l'auteur dit que les vaisseaux sont d'abord de simples vides dans la substance solide, des conduits creusés dans son intérieur, et qui n'acquièrent que plus tard des parois plus denses. Il attribue la formation de ces vides à une fluidification.
Baumgaertner {n° 248, p. 81, PL XIE, fig. 15 à 25) pense également que Îles vaisseaux sont des gouttières creusées au milieu de la masse organique sensible, dans lesquelles une partie des globules vitellins se dispose en ligne ou en arcade, se détache peu à peu, finit par devenir libre, et se meut sous la forme de corpuscules du sang. J. Müller (n° 72) adopte la manière de voir de Wolff. Schultz (n° 249, p. 158) a cru pouvoir concilier cette opinion avec celle de Pander, en supposant que ce dernier ait décrit une période de formation postérieure à celle qu'indique Wolff. Suivant lui, il y a entre les iles obscures des souttières claires dans lesquelles un plasma, résultat de colliquation, se sépare du reste de la substance. Plus tard, il s'amasse dans ces gouttières des globules vitellins qui les rendent obscures, de manière quelles semblent alors formées de séries de olobules semblables à ceux des iles; mais peu à peu ces globules se fluidifient aussi, et les gouttières obscures se transforment alors en vaisseaux.
F'alentin (n° 08, p. 188) pense que dans le feuillet vasculaire du blastoderme se forment des amas d'un liquide visqueux, parfaitement transparent et blanc. Le feuillet vasculaire se concentre sur certains points et sy fluidifie; sa inasse
diminue et disparait dans les interstices de ces amas. Dansles vides résultant de là s'insinuent, en manière de bourrelets, le feuillet muqueux et la couche superficielle plus cohérente du jaune, qui sadaptent aux sillons produits. Ce sont
Ne
245. WoLrF. T'heoria generationts. Halle, 1759; 2° édit. 1774. N° |
2/6. PANDER. Entwickelungsseschichte des Huenchens. Würzbourp, 1815.
N° 247. Barr. Entwickelungsgeschichte. Koenigsberg, 1828-1837, à vol.
N° 248. Batmcarrrner. Beobachtungen über Nerven und Blut. Fribourg, 1830.
N° 249. C.-H. Scaurrz. System der Circulation. Stuttgard et Tubingue, 1836. TOME II.
ces sullies du feuillet muqueux qu'on a regardées à tort comme des iles de h substance du feuillet vasculaire, auquel elles sont complétement étrangères et dont elles indiquent seulement les vides. Mais les amas de la masse fluidifiée du feuillet vasculaire grandissent, se réunissent les uns aux autres, et produisent une sorte de réseau; le liquide qui les constitue se sépare extérieurement en parois vasculaires d'une transparence parfaite, intérieurement en Corpuscules sphériques ou oblonss, les futurs corpuscules du sang.
Daœllinger (n° 9) a cru voir que parfois un corpuscule du sang abandonnait son ancienne carrière, et se frayait une nouvelle voie à travers la substance animale molle, soit pour retourner, après avoir décrit une arcade, dans le courant d'où il sortait, soit pour passer dans un courant voisin, et que d’autres corpuscules ne tardaient pas à le suivre dans cette route nouvelle. If affirme, en outre, que les corpuscules muqueux situés au voisinage d'un courant sanguin se mettent quelquefois spontanément, en mouvement et, après avoir flotté de droite et de gauche pendant quelque temps, finissent par former un petit courant qui entre en communication avec l'ancien. Nous savons aujourd'hui que les corpuscules de sang ne possèdent pas de mouvement spontané, et que les oscillauons décrites par Dœllinger sont produites par un trouble de la circulation.
Les observations de Schwann (n° 65,6, p. 182) ont été faites sur le blastoderme de l'œuf de poule et sur les tétards de grenouille ; nous les avons déjà exposces (p. 40). Falenuin (n° 106, p. 217) juge vraisemblable, surtout d'après ses recherches sur les vaisseaux capillaires du sac capsulo-pupillaire, que les parois de cellules adossées, soit simplement allongées, soit ramifiées, disparaissent, par résorption, dans les points de contact, et que de là résulte un réseau de tubes. Toutefois 1l n'admet ce mode de formation que pour la membrane interne des vaisseaux qui est simple; les fibres qui la couvrent et lépithélium résultent de fibres de cellules formées et déposées à l'extérieur. Le développement de diverses membranes qui composent l'aorte thoracique d’un embryon de brebis, long de trois lignes, rappelle celui du tissu élastique (n° 96, p. 682). Rerchert (w 74, p. 142) revient à l'hypothèse que le sang, poussé par la force impulsive du cœur, se fraie, de vive force, à travers le tissu composé de cellules rondes et peu adhérentes les unes aux autres, des carrières qui n'acquièrent que plus tard leurs parois vasculaires. Mais à la portion périphérique de la membrana intermedia ou l'area vasculosa de l'œuf de poule, on trouve d'abord de petites cellules uniformément étalées à côté les unes des autres. Lorsque le cœur commence à battre, on aperçoit des places irrégulières , les unes claires et les autres obscures; les premières sont occupées par les cellules, un peu grosses, mais toujours simplement ranoces les unes à côté des autres et qui se confondent plus tard ensemble, de manière quon ne peut plus distinguer leurs limites respectives, et que les œène. Quant aux places
obscures, ce sont les carrières du sang, pleines de corpuscules sanguins, leurs
parois ne sont indiquées que par une bandelette plus claire le long de la masse du sang, mais on ne peut en aucune manière les séparer des tissus enVI-
noyaux semblent implantés dans une substance homo
ronnants.
Bischoff (n° 109, p. 280) dit que, chez les tétards de orenouille et dans des
HISTOGÉNESE SPÉCIALE, lof œufs de lapine, la vésicule blastodermique et l'allantoide ont offert des modes de formation de cellules qui lui rendent très vraisemblable l'exactitude de la doctrine de Schwann, sinon toujours et partout, du moins dans certains cas. L'auteur combat l'opinion suivant laquelle les vaisseaux se formeraient par irruption du sang. « Quoique, dit1l, cette hypothèse mécanique ait pour elle fa mollesse et la délicatesse du blastème, à travers lequel le courant doit s’insinuer, elle oublie que la force impulsive et les éléments à l'aide desquels elle doit agir ne sont ni moins délicats, ni moins faibles; d’ailleurs, elle ne saurait expliquer la précision extrème de la direction des courants du sang, qui est la même dans tant de milliers d'individus, circonstance d'où l'on doit conclure qu’elle dépend d'une loi déterminée. » Plus loin (p. 285), il se déclare d'une mamiére nette et précise contre la théorie de Schwann, parce quil n'a jamais vu de cellules ramifites ou étoilées. L'auteur a soumis à son examen la substance gélatineuse qui existe entre le chorion et l’allantoïde, dans l'œuf des ruminants et de la truite; les vaisseaux sont entourés d'un joli lacis de fibres de cellules. C'est en vain quil a cherché à découvrir si les vaisseaux qui charriaient déjà du sang possédaient une membrane interne, résultant de cellules allongées en tubes ou rangées en ligne à la suite les unes des autres, ou confondues ensemble, ou à voir de petits vaisseaux n'ayant point encore dépassé l'époque à laquelle ils se seraient formés de l'une ou de l'autre de ces manières, pour s'entourer ensuite d'une formation secondaire de fibres de cellules. « On distingue, dit Bischoff, d'abord une série simple, puis une série double de fibres de cellules, et entre ces séries apparait ensuite le petit courant de sang: mais je n'ai pu reconnaitre comment elles forment un canal. » Cependant, dans un travail postérieur (n° 250, p. 61, 03), en examinant le feuillet vasculaire de la membrane germinative de l'œuf de la chienne, Bischoff signale la présence de cellules étoilées qui seraient probablement les commencements des vaisseaux; l'auteur adopte par conséquent la théorie de Schwann. Reichert (n° 251, p. 221) combat cette opinion; les figures rayonnées et étoilées seraient, suivant lui, produites par le plissement et le froncement de la membrane sur laquelle on les observe.
Prévost et Lebert (n° 110, p. 221) étudient les développements des capillaires dans la queue des tétards et dans les branchies. On ne voit que des globules organo-plastiques, d’abord serrés et presque opaques, de 0,02 à 0,03 mm., bien remplis de granules moléculaires et de petites vésicules, ensuite de plus en plus transparents et devenant anguleux par juxtaposition dans la queue; dans les branchies, au contraire, ces globules, quoique assez rapprochés les uns des autres, conservent leur forme primitive. Ces éléments s'écartent, pour laisser entre eux l'espace que doivent occuper bientôt les vaisseaux. Ceux-ci ne sont pas creusés pau la première circulation; elle peut leur donner une forme plus régulière ; mais les voies lui sont préparées d'avance, et il est infiniment probable que les vaisseaux se forment dans une membrane hémoplastique. Dans la queue, les valssaux se forment comme des arcs collatéraux, passent d'une petite artère
N° 9050. Biscaorr. Entmickelungsgeschichte des Hundeeies. Brunswick, 1845. N° 951. REICHERT. Archives de Müller. 1846. Compte rendu.
directement à une veine. Les parois des capillaires sont partout distinctes nulle part on ne voit errer des globules du sang.
Dans l’œuf incubé depuis vingt-huit heures, les vaisseaux n ont pas encore des parois doubles (n° 111,p. 279), et ces canaux ont des diamètres inégaux ; on voit distinctement les voies de la circulation préparées antérieurement à la formation du sang lui-même. Dans l'œuf de trente-deux heures (p. 281), on ne voit nulle part encore des globules sanguins. Dans quelques endroits, on apercoit déjà | tendance des vaisseaux à établir des voies de communication, des anastomoses : on les voit d'abord pousser une légère saillie latérale (PI. X, fig. 15 et suiv.): dans d'autres, on voit un éperon du côté du vaisseau voisin, et cet éperon finit ou par l'atteindre, ou par rencontrer un autre éperon provenant du vaisseau avec lequel l'anastomose doit s'établir. Les interstices entre les canaux ont parlois une forme ronde; d'autres fois, ils sont ovales ou irréguliers. Cette forme arrondie des interstices a donné lieu à l'hypothèse erronée de Schwann, que les vaisseaux se formaient de cellules proprement destinées à cet usage. Les slobules de sang apparaissent dans l'œuf couvé depuis trente-quatre heures, dans l'intérieur des vaisseaux formés extérieurement. Les auteurs regardent donc (p. 286) comme « origine des premiers vaisseaux, une espèce de décollement de la membrane du feuillet angioplastique, décollement causé par le liquide quisy introduit par endosmose. Les interstices entre ces canaux ont quelquefois une forme ronde ou ovale, d'apparence cellulaire ; mais ce ne sont que des endroits dans lesquels aucun décollement n'a lieu. La formation des anastomoses par les éperons s'explique très bien par notre manière de voir. » À quarante-huit heures, les capillaires continuent encore à offrir des diamètres différents dans les divers points de leur trajet; on reconnait déjà deux parois distinctes. On voit non seulement de nombreux éperons qui tendent à établir des anastomoses, mais, même dans des capillaires, cet éperon se termine en cul-de-sac en forme d’une petite boule. Dans l'œuf incubé depuis quatre jours (p. 301), les vaisseaux ne sont pas encore tout à fait calibrés ; mais ils offrent en général un aspect beaucoup plus régulier. Bientôt après, les éperons disparaissent complétement et les vaisseaux se rapprochent bientôt de plus en plus de leur forme complète et définitive.
Les nouveaux vaisseaux ne se forment jamais indépendamment des anciens, suivant Plattner (n° 252, p. 525), mais constituent toujours une continuation de ces derniers; les cellules étoilées, décrites par Schwann entre les capillaires, ne se transforment jamais en vaisseaux ; en effet, aux premiers temps de leur apparition, les vaisseaux n'offrent nulle trace de noyaux implantés aux parois ; ceux-Cl ne paraissent que tardivement.
D'après les recherches de Æoelliker (n° 112, p. 94), tous les vaisseaux de la
des plus fins capillaires, c'est-à-dire qu'ils possèdent une membrane délicate,
queue des larves des batraciens ont originairement les caractères microscopiques
parfaitement homogène, avec des noyaux accolés çà et là à sa face interne (PI. IX) L'auteur n'a pu suivre la manière dont se forment les premiers rudiments du grand tronc artériel et du tronc veineux qui longent la face inférieure Ja colonne vertébrale, que l'on peut nommer artère et veine caudales, parce qu at moment de leur première apparition, les tissus des larves sont trop opaqué
HISTOGÉNÈSE SPÉCIALE. 153
pour permetire une observation exacte ; mais il a remarqué que ces deux troncs, qui aboutissent directement l’un à l'autre par une anse simple, s'allongent en arrière à mesure que la queue des larves s'accroit, en poussant des prolongements qui, en se joignant à des cellules embryonnaires rondes, accumulées autour de l'extrémité postérieure de la corde dorsale, se soudent avec elles, de manière à ne former qu'une seule cavité. Les premiers vaisseaux latéraux de Ja queue, qui ont la forme de simples arcs allant de l'artère à la veine, se formaient par une oements de l'artère et de la veine caudales avec certaines
= cellules allongées ou étoilées de la substance de Ja queue. Dès que ces arcs sont
jonction de prolon
formés et perméables au sang, de nouveaux prolongements en partent, se mettent en contact avec de nouvelles cellules ramifiées, et forment avec elles des arcs secondaires. De cette manière, le réseau capillaire s'étend toujours plus loin à mesure que la queue s'élargit et s'allonge, et devient en même temps plus épais par la formation de nouveaux vaisseaux entre ces mailles primitives ; ces vaisseaux naissent, soit de deux prolongements venant de deux vaisseaux voisins pour se souder entre eux, soit de prolongements semblables qui se joignent à des cellules ramifiées, identiques avec celles qui servent à former les arcs primitifs.
Les cellules étoilées ou allongées, dit plus loin Koelliker, qui servent à la formation des capillaires, font parties des cellules étoilées si nombreuses, dont Schwann fait déja mention en parlant de la formation des capillaires dans la queue des larves des batraciens. Ces cellules étoilées se forment par une métamorphose des cellules embryonnaires, et sont de nature très différente. Les unes, pourvues de beaucoup de prolongements, à l'instar des cellules à pigment noir ou jaune qui se trouvent à côté d'elles, ne se transforment jamais en vaisseaux,
mais se trouvent chez les larves de tout âge; les autres, plus simples, en général pourvues seulement de deux à cinq prolongements, servent à former les vaisseaux ét prennent aussi part au développement des nerfs et des vaisseaux lymphatiques. Il est assez facile de distinguer ces deux classes de cellules étoilées : mais pour ce qui regarde les variations de la seconde classe, l'auteur n'ose prétendre être à même de les distinguer dans tous les cas les unes des autres, quoique
leur aspect sOIt quelquefois assez caractéristique.
Les prolongements des vaisseaux de la queue se forment, suivant ce même auteur, de la manière suivante: Premièrement, on apercoit un petit bourrelet conique, provenant d'un accroissement latéral de la membrane d'un vaisseau capillaire. Bientôt ce bourrelet s’allonge en forme de pointe, s'accroît de plus en plus en se courbant parfois dans un sens ou dans un autre, et forme un prolongemeut plus ou moins long, et généralement de très peu d'épaisseur, souvent méme aussi mince qu'une fibrille du tissu fibreux. Au commencement, Ce prolongement est parfaitement solide; mais peu à peu, surtout apres sa Jonction, soit sine cellule étoilée, soit à un autre prolongement ou à un vaisseau déjà pérméable au Sang, on le voit devenir plus large ; alors une cavité se développe Des son intérieur : Cette cavité, en s'avancant toujours depuis le vaisseau dont il a tiré son origine, et depuis la cellule à laquelle il s'est soudé, ne tarde pas à le rendre creux dans toute sa longueur, perméable au liquide, et bientôt aussi