‹ Anatomie microscopiqueChapitre 45 sur 144 · FLO D A · texte numérisé non relu

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Nous avons déja exposé l'histoire du développement des divers éléments qui composent la peau, et nous ajouterons seulement quelques mots relativement à ses glandes dont, du reste, il a été également déjà question (( 13). Les glandes sudoripares se forment, ainsi que nous l'avons déjà dit d'après Aoelliker (n° 11, p- 167), vers le cinquième mois, sous forme de bourgeons solides du réseau de Malpighi, qui s'avancent dans le derme ; ils sont jaunâtres, renflés à leur extremité inférieure et pourvus d'une membrane délicate qui se continue avec la sur. face interne de l'épiderme. Les cellules sont rondes et identiques avec celles qui composent le réseau de Malpighi. Il n'existe nulle trace de pore ni de canal Celui-ci n'apparait que vers le sixième mois, et le pore vers le septième mor. Le nombre des glandes augmente avec le développement du fœtus. Les glandes cérumineuses ont un développement analogue. Les glandes sébacées apparaissent

vers le quatrième ou le cinquième mois ; ce sont des bourgeons latéraux des folli-

cules pileux, pourvus d'une membrane propre qui se continue avec celle du follicule pileux et composés d'une masse continue de cellules. Ces bourgeons s'allongent obliquement et vers le bas. Plus tard, les cellules forment deu sroupes distincts : les externes restent inaltérées, les internes sécrètent des souttelettes de graisse dans leur intérieur. Au fur et à mesure qu'augmentent le nombre de ces cellules graisseuses, la glande devient de plus en plus véritable glande sébacée. Il existe donc une grande analogie entre le développement des

olandes sudoripares et des sébacées.

\ 20. Membranes muqueuses et organes de la digestion.

Les observations de Remak (n° 120) et de Koelliker (n° 175, p. 196), rendent probable que toutes les glandes du canalintestinal ne sont primitivement que des bourgeons solides de la couche interne ou du tube épithélial (feuillet muqueux de Pander et Baer, feuillet slandulaire de Remak); cependant les glandes de Lieberküuhn paraissent étre des exsertions creuses de l'épithélium. L'augmentation des cellules s'opère, suivant Remak, par scission ; mais, ainsi que l'avout Koelliker (n° 116, p. 170), nous ne possédons encore aucune notion sur le premier bourgeonnement de la membrane épithéliale, qui constitue la premiére trace de la glande. Cependant ce point initial est le plus important pour l'histoire histogénétique des glandes.

Ô 21. Organes des sens.

° \ . . 3 4 le , \ e La science ne possède que quelques observations relatives à l'histogénese : es d€£

l'œil; les autres organes des sens n'ont pas été le sujet d'études particulér | a

la part des auteurs. Cependant, parmi les éléments qui composent l'organe de

HISTOGÈNESE SPÉCIALE, 177 vue, le cristallin, le corps vitré, et à peine la rétine ont-ils fixé l'attention des observateurs. Pour les autres tissus, on suppose que leur développement est analogue à celui observé pour les mêmes éléments dans d’autres organes; ainsi, l'histoire histogénétique de la sclérotique est celle du tissu cellulaire, l'histogénèse de la choroide celle du pigment, etc. Nous rappelons ici nos observations sur la cornée (tome [, première partie, p. 362), dans laquelle maintenant Henle (n°9274, p- 27) est aussi parvenu à reconnaitre l'existence de lamelles et de noyaux, ainsi que nous l'avons décrit. La régénération de la cornée a été étudiée par Donders (n° 272); le nouveau tissu ressemble complétement à l'ancien; la limite entre ces deux substances est indiquée par une matière amorphe, dans les cicatrices des cornées ulcérées de l'homme. Dans le voisinage de la cicatrice, l'auteur a trouvé des corpuscules ronds, solubles dans l'acide acétique, de 0,002 à 0,0035 de ligne, placés d'une manière assez régulière. La cicatrice elle-même renfermait, outre les éléments normaux de la cornée, des molécules très fines, insolubles dans l'acide acétique.

Valentin (n° 68) a trouvé que, dans la huitième semaine, la rétine était formée de globules d'un diamètre de 0,0003 pouce qui avaient 0,0002 à 0,0003 à dix semaines, 0,0001 à 0,0003 à cinq mois. Chez un fœtus de vache long de 3 pouces, Bischoff (n° 109, p. 232) a vu le côté externe de la rétine composé de cellules fusiformes, qui peut-être faisaient le passage à la formation des bâtonnets : les cellules étaient rondes au côté interne. Hannover (n° 273, p- 341) a déjà reconnu, chez le chat nouveau-né, sur le côté externe de la rétine, la même mosaique, lormée par les bâtonnets, que celle que l'on remarque chez l'animal adulte ; mais cette mosaique résultait de cercles beaucoup plus petits, dont les contours n'étaient point arrêtés. Les corps, qu'il nomme jumelles, se voyaient aussi dans la mosaique, sous la forme de taches claires et obscures placées à des distances régulières. Les fibres du nerf optique et ses expansions rayonnantes à la face interne de la rétine étaient très fines, et la couche la plus intérieure était formée de cellules sans noyaux, ayant le volume de un à deux corpuscules du sang de poisson. Chez un jeune chat de huit jours, les bâtonnets étaient plus marqués et plus isolés, les fibres du nerf Optique avaient plus de force, les cellules offraient un petit noyau arrondi. Toutes ces parties étaient complétement développées chez un chat âgé d’un mois. Koelliker (n° 166, p. 620) affirme que les bâätonnets

sont , chez les orenouilles, des cellules embryonnales allongées ; il est moins sûr

de ce fait chez les mammifères.

Hannover (n° 273) a trouvé, dans la:membrane hyaloïde du corps vitré, chez un chat nouveau-né, des grandes cellules transparentes et ovales, avec de gros nOÿaux grenus et des nucléoles. Chez un animal agé de huit jours, on n'aperçoit plus que des noyaux ronds avec des nucléoles et des filaments qui en partent. Le corps vitré d’un embryon de chien, long de 3 pouces, a offert à Bischoff (n° 109, p. 233) des cellules à queue ép membrane hyaloïde était parcourue les parois desquels on po

arses ; Chez un lièvre presque à terme, la par des nombreux vaisseaux sanguins, dans uvait très bien distinguer les noyaux de cellules : quel-

N° 971. HENLE. Compte rendu de CANSTADT, pour l’année 1850.

N° 272. DoNDErs. Nederlandsch Lancett. 1847, p. 197; 1848, p. 218. N° 273. HANNOVER. Archives de Muller, 1840.

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