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TOME II

Steinlin (n° 185, p. 156-168) décrit le développement des follicules de de Gr

‘aaf chez la femme, la vache, la truie, la chienne, la chatte et la lapine. Les ov

aires des embryons se composent de cellilcs embryonnales qui sont pourvues d'une membrane très délicate, d'un contenu clair avec quelques granules, et ds orand noyau nucléolé. Des fibres existent entre les cellules dans les ovaires des nouveau-nés (homme et animaux), qui augmentent en nombre avec JA e: elles se forment par l'allongement des cellules. Outre ces éléments, l'auteur sisnale d'abord les petites cales déjà mentionnées; d'autres plus grandes Fa cellules mères, avec deux ou quatre noyaux et autant de jeunes cellules

enfin de cellules aussi grandes que ces dernières, transparentes, mais poury

se:

d'un seul noyau nucléolé. En examinant une tranche très mince de l'ovair

e, y aperçoit des groupes de cellules plus foncées; au centre de chaque D existe une cellule de la troisième espèce; ce sont là les premiers vestiges des follicules de de Graaf. Bientôt ce groupe de cellules s'entoure d'une nl amorphe et constitue ainsi un follicule primitif; les cellules se rangent à la fac interne de la membrane où elles forment une couche simple. La vésicule oerminative apparait comme cellule centrale transparente. Plus tard, les cellules placées à la face interne de l'enveloppe augmentent en nombre par génération endogène et forment bientôt, non plus une simple couche, mais plusieur superposées. Les cellules qui entourent le follicule, donnent également naissance à une seconde enveloppe qui se transforme en une membrane fibreuse d'une épaisseur assez considérable, tandis qu'il disparait l'enveloppe primitive. Avec l'accroissement du follicule, on voit apparaitre des gouttelettes de graisse autour de la vésicule germinative. Lorsque le nombre de ces gouttelettes est considérable, elles s'entourent d'une membrane épaisse, la zone transparente. L'auteur n'a pas pu distinguer une membrane vitelline particulière. Il parait qu’à l'époque du rut, de nouveaux follicules se développent chez certains auimaux. L'œul n'est donc point, suivant ces observations, une cellule simple, mais un tissu complexe, La vésicule germinative a la valeur d'une cellule ; sa tache germinativt est pourvue d'un nucléole aux premiers temps de développement chez le mammifères, les hibellules et les arachnoïdes. Suivant Sérohl (n° 358), la masse destinée à la formation du corps jaune, peut se déposer tantôt en dedans, tantot en dehors de la membrane du follicule.

L'ovule, suivant les recherches de Pouchet (n° 359), répétées sur la truie un orand nombre de fois, se développe à la surface interne de la membrane propre ou vésicule ovulifère et non dans la membrane oranuleuse. C'est ordinairement vers l'endroit le plus profond de la vésicule (membrane propre du follicule de de Graaf) qu'on le rencontre. La, il est accolé à sa face interne au-dessous de li membrane granuleuse, et souvent placé à la bifurcation d'un vaisseau capillaire dont les deux branches l'embrassent étroitement. L'ovule se voit très bien à travers la membrane granuleuse ; mais lorsqu'on a enlevé celle-ci, 1l reste encor en place, ce qui contribue à prouver évidemment qu'il n'a point de corrélation

N° 358. Srrour. De la fécondation. Thèse. Strasbourg, 1846. | Æ , ; 5res À N° 359. Poucer. Théorie positive de l'ovulation spontanée et de la fécondation des mammäfères

de l'espèce humaine. Paris, 1847. 1 vol. in-8, avec atlas de 20 planches coloriées.

DÉVELOPPEMENT DE LOEUF. | 219 avec cet organe, mais au contraire quil procède de la surface de la vésicule ovulifère. Dans tous les mammifères et les autres animaux, l'ovule doit prendre naissance entre deux membranes ovariques. L'auteur ne concoit pas comment un œuf pourrait se développer au milieu du fluide de la vésicule de de Graaf. À l'appui de son opinion, l'auteur cite les observations de Strauss (n° 360, p. 292), qui a reconnu que les œuts des scolopendres sont produits entre deux membranes, et qu'ils soulèvent linterne jusqu à ce qu'ils ne paraissent plus suspendus que par une sorte de pédicule qu'ils finissent par déchirer. Dans les arachnides, d'après Burdach (n° 19, t. 1, p. 92), et sur les écrevisses et les poissons, suivant Rathke (n° 361), on observe des phénomènes analogues. Le vitellus est composé de cellules sphéroïdales, finement granulées, de 0,1 à 0,2 mm. La vésicule germinative est d’abord située à la partie centrale du vitellus, mais à mesure que l'ovule mürit , elle s'avance vers sa périphérie.

Chez les hermelles on trouve d’abord, suivant de Quatrefages (n° 362), les mailles de l'ovaire remplies de granulations tout à fait transparentes, dont le pouvoir réfringent n'est guère plus considérable que celui de l'eau de mer et dont le diamètre égale à peine 1/500 de millimètre. Ce sont là les premiers rudiments de l'œuf. Plusieurs de ces granulations grandissent sans se séparer de l'organe producteur, et acquièrent jusqu'à 1/500 de millimètre. À cette époque on apercoit dans leur intérieur un corpuscule sphérique qui parait obscur. La sphère primitive et le corpuscule paraissent formés d'une matière parfaitement homogène et diaphane, sans aucune trace d'enveloppe propre; la sphère deviendra la vésicule germinative et le corpuscule la tache de Wagner. Lorsque la vésicule a acquis environ 1/75 mm. en diamètre, on distingue dans sa substance intérieure de très légères nébulosités distribuées par points. À mesure que le diamètre augmente, le nombre de ces points nébuleux s'accroit, mais sans qu'ils deviennent beaucoup plus distincts. Quand la vésicule de Purkinje a acquis environ 1/50 de mm. en diamètre, on voit tout à coup apparaitre autour d'elle et à une certaine distance une membrane excessivement ténue, qui s'enveloppe de toute part, en enfermant une certaine quantité d'un liquide d'abord parfaitement homogène et transparent. Bientôt, au milieu de ce liquide, on voit se développer des granulations très petites, transparentes, incolores ; ce sont la les premiers rudiments du vitellus. La membrane ovarique s'étend et se remplit peu à peu de granulations. Chez les chymènes, l'auteur a cru reconnaitre une enveloppe propre à la vésicule germinative.

Abandonnés à eux-mêmes dans de l'eau de mer bien pure, ces œufs subissent d'abord l'action de l'endosmose. Plus tard, la vésicule de Purkinje disparaït et alors la masse entière du vitellus devient le siége de mouvements très singuliers, en ce qu'ils rappellent parfaitement ceux que nous verrons plus tard se montrer dans les œufs fécondés. Mais tandis que, chez ces derniers, ces mouvements aboutissent à l'organisation du nouvel être, chez les œufs non fécondés ces

N° 360. STRAUS. Anatomie des animaux articulés. Paris, 1828. N° 361. RATHKE. Bildung und Entwickelung des Flusskrebses. Leipsik, 1829.

N° 369. DE QUATREFAGES. Æmbryogénie des annélides. — Annales des sciences naturelles. 3° série, PL X 18/18. |

mouvements ont pour résultat ou pour terme Îa désorganisation du vitell

CIM . : \ e Us,

La masse entière du vitellus change à chaque instant de forme, tantôt s'éCoulant en masse d'un point à l’autre de l'œuf, tantôt formant des lobes arrondis il

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