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la trentième à la quarantième heure après la ponte, le vitellus semble se Partacer D
en deux hémisphères sensiblement égaux; enfin les mouvements cessent Com. plétement. Pendant les mouvements, la masse entière du vitellus est comme pétrie de manière à être plus homogène. Le nombre des granulations diminue progressivement; enfin, on ne trouve plus dans l'enveloppe ovarique que de légers flocons presque incolores. L'auteur (n° 365) a vu le même Phénomèns chez les unios.
En étudiant le développement de l'œuf dans l'ovaire des tarets, de Quatrefages (n° 364) trouve d’abord de simples globules très petits, homogènes, transparents et entiérement incolores (vésicules de Purkinje) Quelques granulations tr fines se montrent bientôt dans la substance de cette vésicule, et, au bout de quelque temps, on voit se développer dans son intérieur un second elobuke (tache germinative de Wagner). Ces deux globules grandissent ensemble pendant quelque temps, avant que la matière vitelline vienne se déposer à la surfe de la vésicule de Purkinje sous la forme de granulations d'abord isolées et transparentes, puis plus nombreuses, et de plus en plus colorées. La membrane vitelline ne se distingue que plus tard. A cette dernière époque, l'œuf est ent. rement sphérique, mais 1l n'a pas encore acquis ses dimensions définitives. [ augmente donc de volume, et en même temps se détache de la gangue oranuleuse ou 1l a pris naissance, pour s'acheminer vers la partie postérieure de l'ovaire.
Kramer (n° 146, p. 21) ne trouve pas de vésicule germinative dans Les plu petits œufs de la grenouille; ceux-ci sont de sphères, composés de granules ct étroitement entourés par une membrane délicate ; peut-être la vésicule est-elle
cachée dans les granules. Dans des œufs plus grands, la vésicule germinative est
& bien distincte. Un espace libre entoure la petite sphère de granules qui préctdemment était serrée par la membrane vésiculaire; cette sphère se ramolhtet finit par étre composée de granules et de petites plaques. La vésicule cerminaive se forme par l'agglomération de corpuscules et de granules solides ; autour dt cette agglomération se précipite une membrane soulevée plus tard par le liquide endosmosé. La vésicule s'agrandit avec l'œuf; ses corpuscules atteignent les dimensions des globules sanguins, forment des groupes plus ou moins grands; puis chaque groupe s'entoure d'une membrane et constitue ainsi une cellule,
dont le nombre dans une vésicule germinative atteint quelquefois le chiffre de lide
plusieurs centaines; elles ont les formes les plus diverses. Leur contenu $0 les
est formé, comme nous venons de l'indiquer, par l'agglomération des corpuset et des granules : mais plus tard, ilse liquéfie et finit par disparaitre, de sorte qu les cellules de la vésicule germinative ne représentent que des vésicules vides,
- ) ; F . de blanches et reluisantes. L'auteur s'accorde donc, en ce qui concerne la valeul
N° 363. DE QUATREFAGES. L'Institut. N° 811, 18 juillet 1849. ll N° 364. DE QUATREFAGES. Annales des sciences naturelles. 3° série, t. IX, 1848, P: 30e "an
t. XI Avril 1849, p. 202.
DÉVELOPPEMENT DE LOEUF: 221 ves vésicules, avec l’opinion de Pogt (147, a); mais il ne sait pas si cette liquéfaction du contenu solide s'opère tant que les cellules sont encore renfermées dans la vésicule germinative, ou après sa dissolution. Peut-être ces cellules ontelles la valeur des taches germinatives dés autres ovules.
H. Meyer (n° 365, p. 175-197) a fait ses recherches sur les larves très Jeunes de quelques insectes, et principalement des lépidoptères (Hyponomenta varlabilis, Saturnia carpini, Liparis auriflua, Gastropacha cratægi, Bombyx mort). Les ovaires se composent d’une enveloppe épithéliale, d’une masse albumineuse, et de deux espèces de noyaux, des grands et des petits. Les noyaux s'entourent de membranes pour devenir des cellules; celles qui proviennent des petits noyaux
ne dépassent guère 0,012 à 0,016 mm. Les orandes sont situées dans l'axe de
le l'ovaire et remplies d’un grand nombre de noyaux qui doivent leur origine probablement à la scission des grands noyaux primitifs. Ces noyaux secondaires sentourent également de membranes. Les cellules mères sont rangées par séries dans les tubes de l'ovaire; il s'ensuit que les cellules à petits noyaux sont serrées contre les parois de ces tubes, dont elles finissent par constituer l’épithélium. Le tube s'étrangle en forme de rosaire, de sorte que chaque étranglement répond
à une cellule mère; les cellules secondaires deviennent vésicules cerminatives ;
o cependant, toutes avortent, quoiqu'elles sentourent d'une membrane ovarienne, à l'exception de celle qui est placée près de l'orifice du tube ovarien et qui se transforme en ovule. Celui-ci s'agrandit à un tel point, qu'il reloule vers la portion supérieure du tube tous les autres ovules avortés. Les vésicules germinatives de ces derniers se remplissent d'une graisse incolore, finement oranulée ; elles perdent leurs noyaux, s'atrophient et finissent par se dissoudre. La graisse devient
hbre et disparait finalement avec l’'ovule entier. Alors le véritable ovule s'agrandit
de plus en plus, et en même temps disparait le noyau de sa vésicule serminative ; son chorion s'épaissit dans quelques endroits et se Joint en croissant à l'épithéhum interne du tube ovarien.
ittich (n° 366, p. 113) considère l'œuf, dans les arachnides, comme cellule et la vésicule germinative comme noyau ; il combat la préexistence de la tache g#erminative, et affirme au contraire que l'apparition et la multiplication de ces taches indiquent la dissolution de la vésicule (p. 116, 120). La membrane cellulaire se forme par la condensation périphérique de la masse qui réunit les granules agelomérés autour du noyau, dans l'œuf des oiseaux (p. 119) et dans celui des arachnides (p. 140).
Meckel (n° 367) considère la vésicule germinative de l'œuf des oiseaux et des reptiles à écailles comme l’analogue de l'œuf des mammifères, et l'œuf entier comme comparable au follicule de de Graaf; le vitellus représente par conséquent le contenu folliculaire et particulièrement le corps jaune de l'homme. L'auteur donne la description du développement de l'œuf dans l'ovaire chez la poule. L'œuf, dans le sens indiqué, est par conséquent une cellule simple, qui n'est pas toujours pourvue de sa membrane. L’analogie s'étend même sur la coque et la
N° 365. H. Meyer. Journal de Siebold et Koelliker. 1849, vol. T.
N° 366. WiTricH. Archives de Muller. 1849.
N° 367. MECKEL. Zeitschr. für wiss. Zoologie, par SIEBOLD et KOELLIRER. 1852. Vol TE, p. 420. TOME Il. 56
membrane caduque ; il s'opère, pendant la formation de la coque, une Perte appréciable de la muqueuse de l'ovaire chez la poule. La portion vaginale, dans laquelle la coque se forme, est pourvue de villosités rouges et de glandes r'amifiée, comme la muqueuse utérine. Enfin la coque et la muqueuse utérine de |a poule se rapprochent autant par leur structure que la caduque et la muqueuse utérine des mammiferes. Y’erneuil (n° 368) constate que la disposition rayonnée des cellules dans le cumulus, tout prêt de l'œuf, existe déjà avant la fécondation Il croit, avec Barry, que cette portion est une membrane particulière * follicule.
L'ovule parfaitement développé du cabiai est aussi bien privé de sa vésicule serminative, suivant Brischoff (n° 369), que celui du chien, du lapin, de la biche et du kanguroo; comme chez ces animaux, les cellules du disque proligère sont fusiformes, après avoir été arrondies dans l'ovule imparfaitement développé. L'auteur n'est pas de l'opinion de Barry, qui prétend que la tache germinative se compose de plusieurs fragments.
Koelliker (n° 166, p. 516) affirme que les follicules, chez les mammifères et les femmes adultes, se développent de la même manière que chez l'embryon. En ce qui regarde ce développement, l’auteur adopte le résultat des recherches de Barry; cependant, en opposition avec l'opinion généralement répandue et suivant laquelle la membrane vitelline n'est que le produit d'une formation secondaire, Koelliker suppose qu'elle pourrait déja exister sous forme d’une membrane très fine qui entourerait très étroitement la vésicule germinative. Le développement des follicules de de Graaf est complétement analogue à celui des glandes tubuleuses ; il apparait d’abord un amas de cellules qui s'entoure plus tard d'une membrane; celle-ci ne résulte pas de la fusion de cellules externes, mais elle est probablement le produit d'une exsudation. La valeur histogénétique de la vésrcule serminative et de la membrane vitelline est douteuse. La vésicule peut être un noyau de nouvelle formation développé dans la cavité du petit follicule et autour de laquelle se forme le vitellus et puis la membrane vitelline; ou bien l'ovule n'est autre chose que la cellule centrale de l'amas cellulaire qui donne naissance au follicule. Dans tous les cas, l’'ovule n’est autre chose qu'une cellule et la vésicule serminative son noyau.
Leydig(n° 121, à) décrit le développement des œufs dans l'ovaire de Raja bats. Les ovules se forment dans des espaces ronds, limités, orands de 0,06 mm., que l'on peut comparer aux follicules de de Graaf. Ces espaces renferment des cellules claires remplies de quelques molécules de graisse. Plus tard apparait une vésicule serminative entourée d'un petit vitellus, puis la membrane vitelline et une couche externe d’albumine. Dans les œufs ovariens de 7rygon pastinaca, le follicule envoie des plis nombreux dans le vitellus. Le vitellus d'ovules très Jeunes se compose de molécules de graisse. Dans des vitellus d'œufs plus développés, 02 trouve un second élément, à savoir de vésicules ou de gouttelettes d'aspect albu-
À e Q Q \ Q € [a mineux et qui peuvent atteindre un diamètre de 0,015 mm. Dans des œufs del
N° 368. VERNEUIL. Gazette médicale. 1859, p. bb1. N° 369. L. W. BISCHOFr. Entwickelunesgeschichte des Meerchweinchens. Giessen, 1892.
DEVELOPPEMENT DE L'OEUF. 293 erandeur d'une noisette, ces deux éléments ont pris de l'accroissement : les molécules graisseuses sont devenues des plaques carrées, ce qu'on appelle les tablettes de stéarine. Ces observations ont été faites sur les œufs de Scymnus lichia. Dans les œufs de 7rygon pastinaca, l'auteur n’a pu apercevoir que des gouttelettes ou molécules de graisse et de vésicules pales albumineuses. (PI. XX VIIT, fig. 9-12.)
N >. Du développement des corps jaunes.
Les recherches physiologiques modernes ont prouvé qu'il existe chez la femme et les mammifères, comme chez les ovipares, une ponte périodique de l'œuf parvenu à sa maturité. Ce fait est mis hors de doute par les observations de Négrier, Ractiborsky, Pouchet, Bischoff, etc., dont ailleurs (n° 370) nous avons donné un résumé. Ce n'est pas ici le lieu pour étudier les conditions physiologiques et anatomiques de ce phénomène : Le seul point qui nous intéresse, c'est l'étude de la transformation du follicule après l'expulsion de l’ovule, c'est-à-dire le développement histologique du corps jaune (eorpus luteum).
Au dire de Baer, Valentin et Wagner, la formation du corps jaune commence dès avant l'ouverture de la vésicule de de Graaf pendant le rut : la couche interne de cette vésicule augmente alors beaucoup de volume, et pousse des espèces de villosités vasculaires, qui remplissent toute la cavité du follicule, à l'exception du point occupé par l'ovule. Wagner à trouvé, chez une chienne, quarante-huit heures après l'accouplement, le follicule fortement distendu, et les cellules de la membrane granuleuse converties en grosses cellules ovales, pleines de molécules serrées les unes contre les autres, et possédant un noyau clair; quelques unes de ces cellules étaient plus petites et avaient un contenu pâle.
Bischoff (n° 109, p. 38) constate l'exactitude de cette observation sur plusieurs chiennes, et 1l en conclut que le corps jaune commence à se développer aussitôt que l'œuf est parvenu à maturité et que le développement du follicule s'effectue; à l'époque du rut, avant l'accouplement, même en son absence, et naturellement aussi avant l'ouverture du follicule et la sortie de l'œuf. Les physiologistes allemands cités s'accordent encore en ce point, que, suivant eux, le développement du corps jaune part de la face interne de la vésicule de de Graaf, à savoir, d’après Wagner, par l'évolution des cellules de la membrane granuleuse. Quelques écrivains modernes anglais au contraire prétendent que le corps jaune se forme entre la membrane interne et l’externe du follicule. Telle est l'opinion de Montgommery, Lee, Paterson et de Barry, qui désigne sous le nom d'ovisac la membrane interne de la vésicule de de Graaf, et dit qu'aussitôt après l'expulsion de l'œuf on peut, à l’aide de la pression, l'extraire par l'ouverture, qui à livré passage à ce dernier, sous la forme d'un corps sphérique transparent. Wharton Jones (n° 571) affirme que la substance jaune du corps jaune est un nouveau
produit, et qu'elle ne doit point être considérée comme la transformation des tissus de la vésicule de de Graaf.
N° 350. MANDL. Archives générales de médecine. 1845. N° 371. WHARTON JONES. London medical Gazette. Janvier 1844.
Do PREMIÈRE PARTIE : HISTORIQUE.
Pischoff ne doute pas que la formation du corps jaune n'ait pour Point de départ la face interne du follicule. Comme là se trouve la membrane granulense qui est composée de cellules, dit-il; comme la masse qu'on reconnait d'abor comme corps Jaune se compose également de cellules, il est bien certain que là formation de ce dernier provient du développement des cellules de la membrane sranuleuse. Mais il se produit encore une nouvelle exsudation, constituant . cytoblastème, dans lequel se développent de nouvelles cellules et des vaisseaux. ces derniers entrent en communication avec ceux des parois de la vésicule qe de Graaf, et représentent ainsi le corps jaune. Jamais l'auteur n'a vu un épan chement de sang dans les vésicules précéder le développement normal d'un Corps jaune ; et si l’on en rencontre fréquemment un chez les truies, l'auteur croit qu'il est plutôt secondaire et produit sur les vaisseaux de formation nouvelle, que primaire et occasionné par la rupture de la vésicule. | |
Zwicky (n° 372; voy. PI XVIT, fig. 25-36) distingue une période d'évolution et une autre d'involution. La première commence vers l'époque du rut de mammiferes, lorsque les follicules se gonflent sous l'influence des congestions sanguines. L'auteur distingue plusieurs couches dans la capsule du follicule e notamment deux couches de substance cellulaire ; l'intérieure, qui touche à |, membrane granuleuse, est pourvue de noyaux nombreux, ronds ou oblonss. placés irrégulièrement ; l'extérieure se confond avec le stroma de lovaire et est caractérisée par des noyaux allongés, étirés, rangés par séries parallèles. Cepen. dant l'auteur n'attache pas une haute importance à cette division en deux cou: ches. Le contenu de la capsule est un liquide albumineux qui renferme des cellules à noyaux soit isolées, soit réunies en flocons, soit cohérentes sous forme de membrane à la paroi interne du follicule. Ces cellules forment des plis et des villosités nombreuses qui s'élèvent à la surface interne du follicule ; on y découvre des vaisseaux capillaires nombreux. La membrane granuleuse serait donc pourvue de vaisseaux sanguins, opinion que, ni Béschoff, ni Reichert (n° 575, ne veulent admettre. L'auteur distingue deux espèces de cellules. Les plus petites sont allongées et se transforment en tissu cellulaire; les plus grandes sont finement granulées, rondes ou elliptiques, pourvues de nucléoles et renferment quelquefois des gouttelettes de graisse; ce n'est que plus tard quelles se transforment en fibres. Parvenues à un certain degré d'accroissement, ces cellules crèvent, ou elles s'allongent et deviennent fusiformes, comme les cellules à fibres.
Après l'expulsion de l'ovule, le follicule est plus petit et se remplit de sans, du moins chez la truie; la fibrine coagulée se transforme en fibres, en partant de la périphérie vers le centre. Plus tard, le follicule s'agrandit, soit par lat: croissement des cellules déjà existantes, soit par la formation de nouvelles
cellules ; il existe un tissu cellulaire incomplétement développé qui traversé le
le
corps jaune en tout sens et qui supporte les capillaires. Lorsque cette masse complétement rempli le follicule, alors commence la période d'involution;
N° 379. Zwicry. De corporum luteorum origine aique transformatione. These. Zurich, 1844. , . Je » + ; TR Fe N° 393. Biscnorr. Archives de Müller. 1846. Compte rendu, p. go. — REICHERT. 1b., 1845, P- 17
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DÉVELOPPEMENT DE LOEUF. 225 follicule diminue de grandeur et finit par se confondre avec le tissu ambiant de l'ovaire. Cette atrophie est expliquée par l'auteur de deux manières : les éléments diminuent de nombre ou ils adoptent des formes plus petites. En effet, les orandes cellules ovales ou rondes, après avoir acquis certaines dimensions, se transforment en cellules longues et étroites, et finissent par constituer des fibres ; mais en outre on apercoit, librement dispersés dans la substance du corps jaune, des noyaux et une masse finement granuleuse, identiques aux noyaux et à la
masse granuleuse des grandes cellules mentionnées. L'auteur suppose donc que
ces cellules crèvent, et que finalement le contenu et la membrane se trouvent
résorbés ; le corps jaune ne se compose alors que de gouttelettes de graisse,
précédemment renfermées dans les cellules, et de cellules à fibres. Ces dernières subissent les diverses transformations propres au développement du tissu cellulaire, jusqu'à ce que des fibres, qui se confondent avec la capsule et le tissu ambiant de l'ovaire, se trouvent à la place du corps jaune. En réalité donc, le corps jaune n'est pas résorbé, mais seulement transformé.
Huschke (n° 90, p. 426), adoptant l'opinion des physiologistes allemands, dit que les couches du follicule de de Graaf, d'où procède la formation du corps jaune, commencent à se développer dès avant la fécondation. Les cellules de la membrane granuleuse sont plus grosses et fusiformes avant la rupture du follicule, tandis que jusqu'alors elles avaient une forme arrondie; elles annoncent ainsi leur passage à la condition de fibres. La face interne de la tunique propre du follicule s'élève en plis villiformes dès avant cette époque; cette membrane est très riche en vaisseaux et très épaisse; sa face interne est garnie de particules pigmentaires noires. En pullulant, cette membrane remplit peu à peu le follicule ; les parois s'appliquent l’une contre l’autre, et une fois le développement parvenu au plus haut point, 1l reprend une marche rétrograde. Henle (no 70, t. I, p. 470) dit qu'après leur rupture les vésicules de de Graaf s'emplissent de sang qui peu
. à peu se décolore, s'organise et se convertit en une cicatrice dont les traces
finissent par disparaitre plus tard.
Bruch (n° 240) affirme que les corps jaunes de la vache se composent de cellules de formes variées et qui se transforment en fibres. Les cellules sont rondes, angulaires, fusiformes, etc., pourvues d'un grand noyau rond et remplies de sranules jaunes ou bruns. On trouve quelquefois des granules pigmentaires libres entre les cellules. Les corps jaunes ne sont pas résorbés, mais ils se contractent et possèdent une structure fibreuse; on aperçoit parfois une raie centrale jaune, due à la présence de quelques cellules pigmentaires.
Les follicules de de Graaf, avant d’être parvenus à l'état parfait de développement, subissent, suivant #eënhardt (n° 374, p. 20), une métamorphose rétrograde qui fait que le contenu, d’abord blanchâtre, devient jaunâtre, comme purulent, et que le follicule ne se présente à la fin que sous forme d'une tache superficielle, jaunâtre. Les cellules épithéliales de la membrane granuleuse se remplissent de granules qui recouvrent le noyau; celui-ci disparait bientôt complétement; les cellules deviennent trois à quatre fois plus grandes. La membrane cellulaire est
N° 374. REINHARDT. Archive für physiol. Anatomie. 1845. TOME 11. :
quelquefois encore visible après l’action de l'eau; d'autres fois, elle est intime. ment soudée au contenu cellulaire ou elle s est dissoute dans le liquide ambiant Les cellules résistent à la pression ; d'autres fois, celle-ci les désagréce en groupe moléculaires et en gouttelettes de graisse plus ou moins grandes. Peu cohérentes entre elles, bientôt les cellules de la membrane oranuleuse, métamorphosées de la manière indiquée, perdent tout rapport d'ensemble. À cette époque, les fo. cules ne sont pas encore crevés et renferment l'œuf pourvu d'un chorion, d'une vésicule et d'une tache germinatives. |
Dans toute la série animale, dit Pouchet (n° 359), lorsqu'il est arrivé au degré d’accroissement voulu par la nature, l'ovule doit être et est constamment expulse, Ce phénomène, l'ovulation spontanée, présente chez les mammifères les phases suivantes : D'abord la vésicule de de Graaf se distend par un épanchement considérable de sérosité albumineuse qui se produit dans son intérieur. Bientôt après l'ovule se trouve porté vers la superficie de l'organe par un épanchement de san qui se forme entre la membrane propre (vésicule ovulifère) et la membrane granuleuse. La vésicule se déchire et l'ovule sort. Alors la membrane propre s'épaissit considérablement, se plisse et remplit peu à peu la cavité du follicule en même temps que le caillot sanguin est absorbé. Cette hypertrophie del membrane propre constitue le corps jaune; elle est due au simple accroissement du diamètre de ses vésicules. En effet, la membrane propre se compose de cel. lules de 0,01 mm. très adhérentes. À l'époque à laquelle l'œuf est expulsé, déà elles ont acquis environ 0,02 mm., et sont devenues plus faciles à disséminer. Mais lorsque la membrane propre forme le corps jaune, ces cellules sont parvenues toutes à 0,04 où 0,05, et même 0,06 à 0,07 mm. sur leur grand diamètre (PI. XVIIL fig. 29). A de forts grossissements, on observe sur la paroi de chacune une sorte de hile ou nucléus, ayant à peu près le cinquième de leur diamètre qui semble traversé dans son centre par une sorte de pore ou de pertuis (fig. 30 et 51, Le corps jaune est donc déterminé par la maturation de ses vésicules et non par une production nouvelle de celles-ci.
Lorsqu'on examine à l'aide du microscope, dit Coste (n° 355, p. 251), le tissu du feuillet interne d'une capsule, un peu avant qu'elle se rompe, on trouve que, indépendamment du réseau vasculaire très abondant qui s’y distribue, ilest exclusivement formé par un assemblage de petites vésicules ou cellules, dans chacune desquelles 1l y a quelques granules moléculaires incolores ; mais aussitot après la déhiscence, ces vésicules se développent d'une manière si considérable qu'au moment où les circonvolutions remplissent la cavité de la capsule, elles ont toutes acquis un volume cinq ou six fois plus grand que celui quelles avaient dès le principe. Il faut donc que la membrane dont elles forment la paroi s'épaississe d'une manière proportionnelle. Elle devient aussi beaucoup plus molle, beaucoup plus friable, parce que les vésicules ne sont plus aussi adhérentes entre elles et que leurs parois s'amollissent. Il arrive un moment où la désunion de ces vésicules est assez facile à opérer pour qu'on puisse, en râclant la capsule, es détacher presque toutes, et alors il ne reste plus, dans la cavité de cette derniére,
N° 375. Coste. Histoire du développement des corps organisés. Yome E, fase. 2. Parts, 1849:
D LR Se js Ai ais
DÉVELOPPEMENT DE LOEUF. 227 que les arcades vasculaires dépouillées qui pénétraient dans chaque pli. À mesure que les vésicules constituantes grandissent, leur contenu se modifie d'une manière appréciable. Il se forme dans la cavité de chacune d'elles une quantité innombrable de granules moléculaires qui les rendent de plus en plus opaques et qui, sous la plus légère pression, passent à travers les parois contenantes qui se déchirent. Ces granules ne sont pas seulement remarquables par leur nombre, ils le sont aussi par la teinte jaune qui les colore ; on ne peut attribuer cette coloration, comme l'ont fait Pouchet et Ractborsky (n° 356, p.437), à une extravasation ou à une imbibition semblable à celle qui se manifeste dans les ecchymoses ou dans les foyers d'hémorrhagie cérébrale. A l'époque du déclin du corps jaune, les grandes vésicules s'évanouissent et l'on ne trouve bientôt à la place du corps jaune qu'un petit corps de nature fibreuse. Les corps jaunes ne sont donc
nullement le résultat d'une évolution des cellules de la membrane sranuleuse
g qui tapisse l’intérieur des follicules de de Graaf. Meigs (n° 377) partage l'opimon de Bruch et de Coste, sur la cause de la coloration.
Le corps jaune doit son développement, d'après Æoelliker (n° 166, p. 515), surtout à l’épaississement de la couche interne du follicule, phénomène accompagné de la production de cellules nombreuses, grandes ou petites. Les unes se transforment en tissu cellulaire embryonal et en vaisseaux, les autres persistent à l’état de cellules qui acquièrent un diamètre de 0,02 à 0,04 mm, renferment des noyaux nucléolés et vésiculaires, et un certain nombre de gouttelettes de graisse jaune. Les corps jaunes atrophiés se composent de fibres embryonales, de molécules de pigment, de cristaux colorés (hématoïdine) et de gouttelettes
de graisse libres ou renfermées encore dans les cellules.
N° 376. RaciBorsry. De la puberté et de l'âge critique chez la femme. Paris, 1844. Ne 377. Meics. On the corpus luteum. Jefferson. 18/47.