TOME
pare à ceux des parties périphériques. En effet, la substance grise du Cérveau renferme, dans une substance fondamentale amorphe, des corpuscules né partagent tous les caractères des noyaux qui existent dans les cellules ganglionnaires. On en trouve de toutes les dimensions, depuis 0°",605 jusqu'à o"",o10 et même 0"",015. Les plus petits n’ont pas de nucléoles, les grands en possèdent un ou deux. Parmi ces derniers, on en trouve qui sont entourés d'une portion de la substance amorphe fondamentale, plus solide, et qui Constituent, par conséquent, déjà de petits corpuscules ganglionnaires. Mais ils sont dépour. vus d’une membrane d’enveloppe : ce ne sont pas, par conséquent, des cellules ganglionnaires parfaites, mais bien des éléments analogues en voie de déve. loppement, comme ceux que l'on rencontre, par exemple, dans les ganglions de la sangsue, Aïnsi donc, la substance grise du cerveau et de la moelle épinière nous représente, dans sa majeure partie, des éléments embryÿonnaires si nous les comparons à ceux de la portion grise périphérique du système nerveux (ganglions, sympathique). Nous disons la majeure partie seulement, car il existe des endroits où les.corpuscules ganglionnaires sont de véritables cellules pourvues de prolongements. Mais, partout ailleurs, les éléments persistent pendant toute la vie à un degré de développement imparfait, analogue à celui de l'embryon et des animaux inférieurs.
Il en est de méme pour la substance blanche des centres nerveux. On trouve toutes les transitions, depuis les fibres les plus fines, à simples contours, jusqu'aux plus grosses, aux doubles contours. Mais ces derniers sont rares, et la majeure partie se compose de fibres à simples contours ou de fibres minces à doubles contours. C’est donc encore ici un état permanent d'arrêt de développement qui rappelle celui de l'embryon et des animaux inférieurs. Le développement des éléments nerveux peut donc étre étudié, méme che l'adulte, dans ces diverses régions.
Ÿ V. Du développement des éléments nerveux dans la série animale.
Les animaux vertébrés seuls possèdent des fibres nerveuses pourvues d'une substance médullaire, encore n'est-ce pas dans toutes les classes : ainsi, par exemple, 1l n’en existe pas, suivant Sfannius, dans la lamproie. La peau des mammiferes, l'organe électrique des poissons, le grand sympathique des plagiostomes (Leydig) ne présentent que des nerfs sans substance médullaire.
Les nerfs des invertébrés, quand ils existént, ne contiennent que des fibres pales, sans substance médullaire, dont la structure rappelle souvent complétement celle des fibres embryonnaires d'animaux supérieurs (pl. XXXIL fig. 11)
Les corpuscules ganglionnaires aussi sont dépourvus de membranes, dans cértains animaux, comme nous l'avons vu parfois chez la sangsue (voy. vol. |; pl. VL fig. 1-7); de sorte que le corpuscule prend des formes multiples, suivant le mode de préparation, la compression, etc. D'autres fois, chez le même animal, les Côrpuscüles sont pourvus de membranes (voy. pl. XX XII, fig. 13), qui peuvent même acquérir des dimensions d'épaisseur considérables. Not avons donc là, dans la série animale, divers degrés de développement , qu
comprendra parfaitement l'observateur qui est au courant des faits histogénésiques du système nerveux.
RECHERCHES DE LAUTEUR. — IHISTOGÉNÈSE NORMALE. 303